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János Arany J’ai déposé mon luth – Poème hongrois de 1850-LETÉSZEM A LANTOT


János Arany

 


TRADUCTION JACKY LAVAUZELLE

 

 

János Arany
Nagyszalonta, 1817. március 2. – Budapest, 1882. október 22.
  Salonta  2 mars 1817 – Budapest  22 octobre 1882.
magyar költő, író
Poète et écrivain hongrois

Arany János portréja
Portrait d’Arany János
Barabás Miklós
1848




——–


Hongrie- Magyarországon
Szöveggyûjtemény
A magyar irodalom








Traduction – Texte Bilingue
Fordítás –  Kétnyelvű szöveget

Traduction Jacky Lavauzelle


LITTERATURE HONGROISE
POESIE HONGROISE

A Magyar Irodalom
Magyar Költészet

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Magyar Költő
Poète Hongrois








LETÉSZEM A LANTOT
János Arany

J’AI RANGE MON LUTH
1850 márc. 19
19 mars 1850

**

Letészem a lantot. Nyugodjék.
J’ai rangé mon luth. Qu’il repose.
Tőlem ne várjon senki dalt.
N’attendez plus de moi de chansons.
Nem az vagyok, ki voltam egykor,
Je ne suis plus ce que j’étais,
Belőlem a jobb rész kihalt.
La meilleure partie de moi est morte.
A tűz nem melegít, nem él:
Le feu ne chauffe plus, il s’est éteint ;
Csak, mint reves fáé, világa.
Le rêve n’est plus de ce monde.
Hová lettél, hová levél
Où es-tu, où cours-tu
Oh lelkem ifjusága!
Ô jeunesse de mon âme ?

*

Más ég hintette rám mosolyját,
Un autre ciel me ravissait le cœur,
 
Bársony palástban járt a föld,
La terre marchait en robe de velours,
Madár zengett minden bokorban,
L’oiseau chantait dans chaque buisson,
Midőn ez ajak dalra költ.
Quand ses lèvres commençaient la chanson.
Fűszeresebb az esti szél,
Se parfumait la brise du soir,
Hímzettebb volt a rét virága.
Plus éclatante devenait la prairie de fleurs.
Hová lettél, hová levél
Où es-tu, où cours-tu
Oh lelkem ifjusága!
Ô jeunesse de mon âme ?

*

Nem így, magánosan, daloltam:
Non, jadis, je ne chantais pas seul :
Versenyben égtek húrjaim;
Nos doigts se mélangeaient aux cordes ;
Baráti szem, művészi gonddal
Nos yeux amis dans le respect de l’art
Függött a lantos ujjain; –
Accompagnaient nos mains ;
Láng gyult a láng gerjelminél
Nos âmes aux flammes répondaient
S eggyé fonódott minden ága.
Dans chacun de ces ardents entrelacs.
Hová lettél, hová levél
Où es-tu, où cours-tu
Oh lelkem ifjusága!
Ô jeunesse de mon âme ?

*

Zengettük a jövő reményit,
Nous chantions l’avenir,
Elsírtuk a mult panaszát;
Pleurions sur le passé ;
Dicsőség fényével öveztük
Glorifions de lumière
Körűl a nemzetet, hazát:
La nation, la patrie :
Minden dalunk friss zöld levél
Chaque chanson dessinait de fraîcheur
Gyanánt vegyült koszorujába.
Du feuillage entremêlé de la couronne.
Hová lettél, hová levél
Où es-tu, où cours-tu
Oh lelkem ifjusága!
Ô jeunesse de mon âme ?

*

Ah, látni véltük sirjainkon
Ah, nous avons pensé qu’un jour
 
A visszafénylő hírt-nevet:
La reconnaissance viendrait au bout de notre route :
Hazát és népet álmodánk, mely
Que dans le cœur de la patrie et dans le cœur des gens
Örökre él s megemleget.
Nous vivrions éternellement.
Hittük: ha illet a babér,
Nous pensions qu’en recevant les lauriers,
Lesz aki osszon… Mind hiába!
Ils auraient partagé… en vain !
Hová lettél, hová levél
Où es-tu, où cours-tu
Oh lelkem ifjusága!
Ô jeunesse de mon âme ?

*

Most… árva énekem, mi vagy te?
Maintenant, orpheline … ma voix, que fais-tu ?
Elhunyt daloknak lelke tán,
Peut-être que l’âme de nos chansons,
Mely temetőbül, mint kisértet,
Vole tel un fantôme,
Jár még föl a halál után…?
Revisite les tourments des morts …?
Hímzett, virágos szemfedél…?
Brode un linceul de fleurs…?
 Szó, mely kiált a pusztaságba…?
Ou crie dans le désert …?
Hová lettél, hová levél
Où es-tu, où cours-tu
Oh lelkem ifjusága!
Ô jeunesse de mon âme ?

*

Letészem a lantot. Nehéz az.
J’ai déposé mon luth. Le cœur en peine.
 
Kit érdekelne már a dal.
Qui voudrait de mes chansons.
Ki örvend fonnyadó virágnak,
Qui voudrait d’une fleur fanée,
Miután a törzsök kihal:
Sur une tige desséchée :
  Ha a fa élte megszakad,
Sur le bois mort,
Egy percig éli túl virága.
La fleur ne vit qu’un instant.
 Oda vagy, érzem, oda vagy
Je sens que tu n’es déjà plus
Oh lelkem ifjusága!
Ô jeunesse de mon âme !

 

***************

Petőfi rajzára Arcom vonásit ez ábrázolatban Szemed, hiszem, hogy híven fölleli. De úgy, ha amit a festő hibázott, A költő azt utána képzeli.

LE DERNIER APPEL Poème de Joseph von Eichendorff Nachruf

La Poésie de Joseph von Eichendorff
die Poesie von Joseph von Eichendorff
Nachruf  – Le dernier appel

Traduction – Texte Bilingue

Traduction Jacky Lavauzelle


LITTERATURE ALLEMANDE
Deutsch Literatur

Gedichte – Poèmes
Signature de Joseph von Eichendorff

 

Joseph von Eichendorff
 1788-1857

 Poésie de Joseph von Eichendorff Gedichte von Joseph von Eichendorff Poesie Artgitato

Nachruf

Poème de Joseph von Eichendorff

Gedicht von Joseph von Eichendorff

Le Dernier Appel

 

Nachruf

*

Le Dernier Appel Nachruf Poésie de Joseph von Eichendorff Le Caravage Le joueur de LuthLe Caravage – Le joueur de luth

*

Du liebe, treue Laute,
Toi, luth aimé et fidèle,
Wie manche Sommernacht,
Combien de nuits d’été,
Bis daß der Morgen graute,
Jusqu’à ce que le jour paraisse,
Hab ich mit dir durchwacht!
En ta compagnie !

*

Die Täler wieder nachten,
Les vallées sont plongées à nouveau dans la nuit,
Kaum spielt noch Abendrot, 
Où, à peine, émergent les lumières du soir,
Doch die sonst mit uns wachten,
Mais ceux qui veillaient sur nous,
Die liegen lange tot.
Sont morts depuis longtemps.

*

Was wollen wir nun singen
Pourquoi chanter à présent
Hier in der Einsamkeit,
Ici, dans la solitude,
Wenn alle von uns gingen,
Si chacun d’entre nous s’en est allé,
Die unser Lied erfreut?
Malgré notre chant ?

*

Wir wollen dennoch singen!
Nous voulons chanter encore !
So still ist’s auf der Welt;
Car silencieux est notre monde ;
Wer weiß, die Lieder dringen
Qui sait si nos chansons pénétreront
Vielleicht zum Sternenzelt.
Peut-être la voûte stellaire.

*

Wer weiß, die da gestorben,
Qui sait, qui est mort là-bas ;
Sie hören droben mich,
Ils m’entendront,
Und öffnen leis die Pforten
Et ouvriront les portes
Und nehmen uns zu sich.
Et nous recevront.

 

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