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SUR LA TOMBE DE LA MÈRE DE SCHILLER – Poème de MÖRIKE – AUF DAS GRAB VON SCHILLERS MUTTER

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Mörike
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Traduction Jacky Lavauzelle

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LITTÉRATURE ALLEMANDE
Deutsch Literatur

Gedichte – Poèmes

EDUARD MÖRIKE

8. September 1804  Ludwigsburg- 4. Juni 1875 Stuttgart
8 septembre 1804 – 4 juin 1875

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AUF DAS GRAB VON SCHILLERS MUTTER
SUR LA TOMBE DE LA MÈRE DE SCHILLER

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Elisabetha Dorothea Schiller, geb. Kodweiß, auf einem Gemälde von Ludovike Simanowiz – Elisabetha Dorothea Schiller, née Kodweiß, sur un tableau de Ludovike Simanowiz

Cleversulzbach, im Mai
Cleverssulzbach, mai

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Nach der Seite des Dorfs, wo jener alternde Zaun dort
Du côté du village, où cette clôture vieillissante
Ländliche Gräber umschließt, wall ich in Einsamkeit oft.
Encercle les vieilles tombes, je déambule souvent dans la solitude.
Sieh den gesunkenen Hügel; es kennen die ältesten Greise
Voir la colline engloutie ; les personnes âgées s’en souviennent
Kaum ihn noch, und es ahnt niemand ein Heiligtum hier
À peine encore, et personne ne soupçonne un sanctuaire ici
Jegliche Zierde gebricht und jedes deutende Zeichen;
Sans ornements ni signes ;
Dürftig breitet ein Baum schützende Arme umher.
Un arbre écarte mal ses bras protecteurs.
Wilde Rose! dich find ich allein statt anderer Blumen;
Rose sauvage ! Je te trouve seule au lieu d’autres fleurs ;
Ja, beschäme sie nur, brich als ein Wunder hervor!
Oui, fais-leur honte, éclate comme un miracle !
Tausendblättrig eröffne dein Herz! entzünde dich herrlich
Ouvre ton cœur de mille pétales ! Brûle à merveille
Am begeisternden Duft, den aus der Tiefe du ziehst!
Par le parfum inspirant que tu tires des profondeurs !
Eines Unsterblichen Mutter liegt hier bestattet; es richten
Une mère d’un Immortel est enterrée ici ;
. Deutschlands Männer und Fraun eben den Marmor ihm auf.
Les hommes et les femmes allemands viennent de lui préparer un marbre.


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La mère de Friedrich Schiller
Mutter von Friedrich Schiller
Elisabetha Dorothea Schiller
geb. Kodweiß
Née Kodweiß
(13. Dezember 1732 Marbach am Neckar – 29. April 1802 Cleversulzbach), 13 décembre 1732 – 29 avril 1802


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JOIE D’AIMER – Poème de MÖRIKE – LIEBESGLÜCK

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Mörike
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Traduction Jacky Lavauzelle

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LITTÉRATURE ALLEMANDE
Deutsch Literatur

Gedichte – Poèmes

EDUARD MÖRIKE

8. September 1804  Ludwigsburg- 4. Juni 1875 Stuttgart
8 septembre 1804 – 4 juin 1875

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LIEBESGLÜCK
JOIE D’AIMER

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SONNET

Kouzma Petrov-Vodkine, Кузьма Сергеевич Петров-Водкин, Cheval rouge au bain, 1912, Купание красного коня, Третьяковская галерея, Galerie Tretiakov, Moscou

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Wenn Dichter oft in warmen Phantasieen,
Si, souvent, les poètes pris dans de fougueuses imaginations,
von Liebesglück und schmerzlichem Vergnügen,
sur des joies d’amour et sur de douloureuses peines,
sich oder uns, nach ihrer Art, belügen,
se mentent ou nous mentent, selon leur nature,
so sei dies Spielwerk ihnen gern verziehen.
Mais à ce jeu, qu’ils en soient pardonnés.

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Mir aber hat ein gütger Gott verliehen,
Mais un bon Dieu m’a donné quant à moi
den Himmel, den sie träumen, zu durchfliegen,
la possibilité de voler dans leur rêve et dans le ciel,
ich sah die Anmut mir im Arm sich schmiegen,
J’ai vu la grâce nichée dans mes bras,
der Unschuld Blick von raschem Feuer glühen.
le regard innocent luire dans un prompt feu.

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Auch ich trug einst der Liebe Müh und Lasten,
Moi aussi, j’ai porté une fois le labeur et le fardeau de l’amour,
verschmähte nicht den herben Kelch zu trinken,
sans dédaigner de boire la coupe amère,
damit ich seine Lust nun ganz empfinde.
pour que je puisse enfin ressentir pleinement sa luxure.


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Und dennoch gleich ich jenen Erzphantasten:
Et pourtant, je suis comme ces grands rêveurs :
mir will mein Glück so unermeßlich dünken,
mon bonheur me semble si incommensurable
daß ich mir oft im wachen Traum verschwinde.
que je disparais souvent dans le rêve éveillé.



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