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LES POÈMES DE JULES LEMAÎTRE

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LITTÉRATURE FRANÇAISE

JULES LEMAÎTRE

 né le  à Vennecy et mort le  à Tavers

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LES POÈMES
DE
JULES LEMAÎTRE

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Jules Lemaître

LES MOUETTES

Alphonse Lemerre, éditeur
 

Par les couchants sereins et calmes, les mouettes
Vont mêlant sur la mer leur vol entrecroisé :

genre Rhodostethia mouette rosée par Johann Friedrich Naumann

LES PETITES ORIENTALES
RECUEIL

NOSTALGIE

Jardin de l’Occident, douce terre natale,
D’un cœur trop peu fervent je t’aimais autrefois,

LES MÉDAILLONS
RECUEIL

PASCAL

Tu voyais sous tes pas un gouffre se creuser
Qu’élargissaient sans fin le doute et l’ironie. . .

DON JUAN INTIME

Toutes les fois qu’une de vous,
Dupe de la pire chimère,

POÈMES PUBLIÉS
DANS LA REVUE

LISEZ-MOI

LA-BAS…
publié en 1930 dans la revue « Lisez-moi »

La-bas, sur la rive africaine,
Sous le beau ciel élyséen,

AUTRES POÈMES

LA LYRE D’ORPHÉE

Quand Orphée eut perdu sa maîtresse à jamais,
Il dit : « Je chanterai, pour épuiser ma peine,

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NOSTALGIE – Poème de JULES LEMAÎTRE

LITTÉRATURE FRANÇAISE

 

JULES LEMAÎTRE

 né le  à Vennecy et mort le  à Tavers

 

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LES POÈMES
DE
JULES LEMAÎTRE

 

RECUEIL 
LES PETITES ORIENTALES

NOSTALGIE

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Jules Lemaître
Alphonse Lemerre, éditeur
 
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Jardin de l’Occident, douce terre natale,
D’un cœur trop peu fervent je t’aimais autrefois,
Ô Touraine, où sur l’or des sables fins s’étale
La Loire lente, honneur du vieux pays gaulois !

Mais le ciel d’Orient, dont l’immuable gloire
Brûle mes yeux et pèse à mon corps accablé,
Par un lent repentir ramène ma mémoire
Vers ton sourire humain et de larmes voilé.

Car la Nature ici ne m’est plus une mère ;
Sa bonté ne rit plus éparse dans le jour ;
Elle n’a pas souci de l’homme, et c’est chimère
De rêver avec elle un commerce d’amour.

Belle implacablement, l’ombre sèche des palmes
Se découpe sur la blancheur de son front pur,
Et la fatalité siège dans ses yeux calmes
Dont nul pleur n’attendrit l’inconscient azur.

Elle ne comprend pas nos besoins de tendresses ;
L’éclat de ses couleurs éblouit sans charmer ;
Sa clarté sans pénombre ignore les caresses,
Et ses contours sont durs comme un refus d’aimer.

Je ne sens plus, perdu dans sa splendeur hostile,
Que mon être chétif sort de son flanc divin.
Sa face fulgurante et pourtant immobile
Est une porte close et que je heurte en vain…

Mais là-bas, au pays, la terre est maternelle.
La Nature a chez nous la grâce et l’ondoiement,
Quelque chose qui flotte et qui se renouvelle,
Et des vagues contours le mystère charmant.

Elle a le bercement infini des murmures
Et les feuillages fins dissous dans l’air léger ;
Elle a les gazons frais sous les molles ramures
Et les coins attirants où l’on vient pour songer.

Elle a dans ses couleurs, dans ses lignes fuyantes,
Des indécisions qui caressent les yeux ;
Et j’aime à lui prêter des pitiés conscientes,
Et je me ressouviens du jour de nos adieux.

Je sentais bien, là-bas, que je vis de sa vie
Et que je suis né d’elle, et qu’elle me comprend.
C’est une volupté que cette duperie,
J’ai trop souffert, ici, du ciel indifférent.

Et je veux vous revoir, ô ciel changeant et tendre,
Coteaux herbeux, petits ruisseaux, coins familiers !
Saules, je vous désire ! et je veux vous entendre,
Chuchotements plaintifs des tremblants peupliers…

(Petites Orientales)

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