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SONGRIT MUAIPROM : L’ETERNITE DE LA LUMIERE DE L’ISAN








ศิลปิน
Songrit Muaiprom

Songrit Muaiprom Portrait Artiste Artgitato

ทรงฤทธิ์ เหมือยพรม
Exposition Bangkok Novembre 2014
BACC : Bangkok Art and Culture Centre
หอศิลปวัฒนธรรมแห่งกรุงเทพมหานคร
ถนน พระราม 1 แขวง วังใหม่ เขต ปทุมวัน
Bangkok 10500, Thaïlande

 L’ETERNITE DE
LA LUMIERE
DE L’ISAN

Des couleurs et de l’éclat, de la joie et de la fête. Et du sacré.

Des couleurs pures et éveillées, sans errances ni vicissitudes. Les peintures sont faites « à la manière de » et garde une signature personnelle d’une évidence naturelle. L’ensemble se compose sur des thèmes joyeux et festifs de chants et de danses qui illuminent les soirées des fêtes en Isan (อีสาน) comme au Laos

Songrit Muaiprom artgitato 2014Songrit Muaiprom peint le mouvement dans l’acte de foi. Il transcende ainsi le cours ordinaire de la vie et sublime ainsi la représentation. Dans sa palette pointe toujours une modernité retenue dans le contexte traditionnel de l’imagerie bouddhiste au travers d’un animal ou d’un trait parcourant l’espace de l’œuvre. Nous vagabondons entre les personnages imaginaires de Joan Miró, les couleurs de Klein ou de Malevitch.

Songrit Muaiprom artgitato

Songrit Muaiprom garde l’étincelle des couleurs qui couvrent les temples en les marquant un peu plus du sceau du religieux : le bleu méditatif, la pensée juste du jaune, l’énergie spirituelle du rouge, et la sérénité de la foi dans le blanc. Mais aussi le vert pour la force, l’énergie de vie, le dépassement de l’envie.Songrit Muaiprom artgitato 2014 2

Drapeau du BouddhismeNous retrouvons quatre des cinq couleurs qui émanent de l’Eveil du Bouddha. Ce sont les couleurs des rayons, de la Budu Res, qui se forment autour de sa tête. Il ne manque que le vert, que Songrit Maiprom garde souvent pour ses représentations de Garuda et de Naga. Ce sont les couleurs que l’on retrouvera sur le drapeau du bouddhisme.

Songrit Muaiprom artgitato 2

Songrit joue particulièrement avec le bleu et le rouge. Deux couleurs que l’on retrouve sur le drapeau de la Thaïlande. Le rouge de la Nation et le bleu de la Royauté. Mais aussi le bleu que l’on retrouve sur de nombreuses toitures de bâtiments de l’Isan et du Laos. Et le rouge, la couleur de la profondeur, de la vie, la couleur de la terre d’Isan.

Songrit Muaiprom Indiginousthai dancing and singing 2014 artgitato

Le côté décoratif reste aussi ancré dans la culture Thaïlandaise. L’œuvre se doit d’être agréable et de ne pas heurter l’œil. Mais plus encore, elle devient porteuse d’une proposition inventrice. La fougue des corps et le balancement des êtres renouvellent alors la lecture classique des œuvres traditionnelles. Songrit relie le spirituel de l’œuvre à la réalité du monde en marquant les thèmes populaires de la rencontre et de la fête sans pour autant heurter le sacré.Songrit Muaiprom Indiginousthai dancing and singing 2 2014 artgitato

Songrit montre des empreintes de vie dans cette nécessaire esthétisation du sacré. Il y place la lumière et alors les humains et les animaux sacrés échangent et communient.

Il y a aussi cette opposition entre la matière épaisse et plâtrée de l’œuvre et la transparence des formes. La première favorisant l’envol et la légèreté de la seconde. Comme cette matière blanche nous semble lourde et sculpturale quand les couleurs viennent soulever l’ensemble. Comme un arbre épais avec la légèreté de son feuillage. L’épaisseur disparaît pour ne laisser que la lumière.

Songrit Muaiprom Indiginousthai dancing and singing 1 2014 artgitatoC’est le corps qui est en fête dans une vision commune entre passé et futur, entre tradition et modernité. Dans sa force du trait et des monochromes, Songrit se place en garant et en défenseur de l’identité d’Isan, bien loin des visions globalisantes et mondialistes. Il ancre la mémoire en libérant les formes dans une danse éternellement lumineuse.

Jacky Lavauzelle

 

 

 

Songrit Muaiprom BACC 2014 2

 

Songrit Muaiprom BACC 2014 3

 

Songrit Muaiprom BACC 2014 4

 

Songrit Muaiprom BACC 2014 5

 

Songrit Muaiprom BACC 2014

 

LE VAT PHOU (LAOS) ou LE VERTIGE DE LA NATURE

LAOS ລາວ

Champassak ຈຳປາສັກ
(Province de Champassak ແຂວງຈຳປາສັກ)Le Vat Phou Argitato 2
VAT PHOU ວັດພູ

Le VAT PHOU
ou le Vertige
de la nature

Les ondes d’Angkor Vat, ອັງກໍວັດປະ, enflent inexorablement, illuminent et se dispersent tout autour du Cambodge, ປະເທດກຳປູເຈຍ, et au-delà. Et au-delà, juste là, après la limite de la frontière. Nous sommes si près et si loin. La pierre, la montagne et la nature de l’immense et tutélaire voisin sont autant de lumières qui éclairent et qui interrogent. Vat Phou avant Angkor mais Vat Phou qui ne se lit qu’au travers de son jeune frère. Mais qui dit filiation, dit aussi rupture. Six siècles séparent les deux temples. L’ambition et la dimension aussi. Ce serait comparer une cathédrale à un pays vaste et majestueux.Le Vat Phou Argitato 3

Les escaliers raides et étroits, ຍ່າງຂຶ້ນຂັ້ນໄດສູງຊັນແຄບໆ, sont autant d’efforts qui déplacent nos regards et où nos habitudes s’évaporent. Nos yeux redéfinissent les tours, les rituels et les salles. Nos yeux tentent de redresser ces informelles compositions qui depuis longtemps ne luttent plus. Et nos regards sont toujours rediriger vers la montagne qui séduisit les premiers hommes à vouloir construire l’impossible grandeur pour y loger les dieux, pour y vénérer Shiva.

Les routes qui irriguent Champassak ຈຳປາສັກ sont autant de vaisseaux vitaux entre nécessité et sacré. Un nuage architectural qui couvrait la montagne six siècles avant Angkor de moines et d’offrandes. Et pendant neuf siècles, la foi a empli chaque feuille et chaque galet avant de s’endormir dans les racines et les lianes.Le Vat Phou Argitato 4

Au-dessus des Monts Pasak, les pierres du temple plissent et se courbent. Les lignes suivent les inflexions de la montagne. Le temple est devenu nature tout comme la nature environnante s’est sacralisée à jamais pour l’éternité. A savoir maintenant qui a pris l’autre dans ses rayons.

Le Vat Phou Argitato 6Le lingam phallique du Phou Kao en point d’orgue tisse ses filets comme autant d’orgasmes par où transitent les fidèles comme les curieux. Un Lingaparvata irrigué par la source naturelle. La source déplace nos regards qui finissent dans le ciel comme dans l’eau du lac. Et ces miroirs toujours renvoient au temple que la montagne vénère.Le Vat Phou Argitato 5

La montagne a repris ces droits, toujours. A Angkor Vat comme à Vat Phou. Les frondaisons et les rochers se mêlent aux pierres et aux statues encore debout, toujours dignes. La montagne habille les lieux d’une esthétique du naturel. Un naturel toujours extraordinaire.

C’est dans cette symbiose que l’esprit est le plus grand. Il plie et se courbe. Tel un citron que l’on presse petit à petit et qui longtemps lâche des saveurs et des fragrances.

L’ensemble parfait est devenu inabouti. Les pierres manquantes sont là dans le sol ou dans le creux de la vallée ou dans un musée. La montagne majestueuse garde le secret qu’elle livre parfois au détour d’un regard et d’un rayon du soleil complice.

 

Le Vat Phou Argitato 8

Le Vat Phou Argitato 9

Le Vat Phou Argitato 10

 

Nous entendons pourtant encore les pierres qui glissent les unes à côté des autres, comme chaque feuille qui tombe dans une chute jamais improvisée et avec elle un peu d’un rituel des corps et  des mots désormais oublié.

Le Vat Phou Argitato 11

Le Vat Phou Argitato 12

Le Vat Phou Argitato 13

Le Vat Phou Argitato 16

Le Vat Phou Argitato 17

Le Vat Phou Argitato 18

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Le Vat Phou Argitato 20

Le Vat Phou Argitato 21

Le Vat Phou Argitato 7

 

Le Vat Phou Argitato 23

Le Vat Phou Argitato 24

Le Vat Phou Argitato

Vat Phou Laos ARTGITATO 1

 

 

PHA THAT LUANG (Vientiane) UN CHEVEU SUR LE CŒUR DU LAOS

LAOS
ລາວ
VIENTIANE
ວຽງຈັນ

Le Pha That Luang 

ທາດຫລວງ Pha That Luang Vientiane Artgitato 4 Jayavarman VII

UN CHEVEU
SUR LE CŒUR
DU LAOS

Au crépuscule, les formes s’estompent et se mettent en parenthèses. La densité et l’ambiguïté donne au  stūpa (स्तूप) une masse désormais sombre et fantomatique. Loin des exubérances de la ville, Pha That Luang s’est décentré, comme fuyant le mouvement et les bruits. Pha That Luang Vientiane Artgitato 7

Avec lui, le centre s’est décentré. Il ne reste que des moments de la ville, des moments du souffle, des moments de la respiration, la nôtre et les autres. Le chuchotement qui pourtant arrive, raconte la ville.

Celle-ci enfin se partage ou se livre. Les paramètres des couleurs ne tarderont pas à revenir, à revivre.

La nuit enregistre sa musique comme elle compose autour des soupirs et des espoirs des fidèles.Pha That Luang Vientiane Artgitato 8

Les dorures de l’aube déjà arrondissent les pointes et les angles du dhātu-chaitya. Nos mains aussi se réchauffent par des ondes invisibles. Nous entendons le cheveu de Bouddha quelque part qui frémit dans ce lieu de mort qui, même dans le noir d’une nuit sans lune, flamboie. Le feu est là qui toujours demande,  « Le séjour des morts, le sein stérile, une terre non rassasiée d’eau et le feu ne dit jamais : « Assez ! » (La Bible, Proverbes, 30, 16)Pha That Luang Vientiane Artgitato 3

Si près, le Bouddha couché devient l’horizon le plus lointain. Il ouvre la voie. Le feu du bâtiment est là, pleinement. Et le flot des spectateurs ou des adorateurs arrive comme dans ce passage de la Bhagavad Gita :  « De même que les multiples eaux des fleuves au courant rapide coulent tête la première dans l’océan, ainsi ces héros du monde des hommes pénètrent dans tes bouches et s’y embrasent. Comme des papillons se précipitent, pour leur perte, dans la flamme brillante, ainsi, pour leur perte, les gens se précipitent dans tes bouches. De tes bouches enflammées, tu lèches, tout en les dévorant, les mondes entiers en remplissant la totalité de l’univers de tes ardeurs, tes splendeurs terribles te consument, ô Vishnu ! » (Bhagavad Gita, Chant XI, 28-30, Ed Fayard, trad. Anne-Marie Esnoul & Olivier Lacombe)Pha That Luang Vientiane Artgitato 2

La matière change de forme pour devenir un incendie gigantesque. La foi est dans ce feu ; « C’est un feu que je suis venu apporter sur la terre, et comme je voudrais qu’il soit déjà allumé ! » (Luc, 12, 49). La création mélodique suit l’enceinte monochrome, qui devient profonde, et se transforme en cocon.

Les nuages nombreux ce matin soulèvent, un à un, les voiles et se posent au milieu. Tout au milieu. Comme concentrés à sa pointe. Pendant la migration des formes vers l’enceinte, les ombres rassurantes couvraient nos peaux avec une si douce insistance qu’elles se gravaient à force de passer et de repasser. Vaguement, les nuages infléchissaient des ponctuations dorées, elles aussi.Pha That Luang Vientiane Artgitato 6

Le jour pressenti balançait des rayons au miroir du stupa. Le jour est là, mais il est loin aussi. Il sait qu’ici il n’y a rien à attendre. Deux soleils ne peuvent régner ensemble sur la même nation.

« Voici l’expérience intérieure : Sushumnâ, l’artère du Brahman, est au milieu du corps subtil ; par son éclat, elle ressemble au Soleil et à la Pleine Lune ; elle jaillit du Centre de la Base et monte droit jusqu’à l’ouverture du Brahman ; elle en est l’Energie, tel un serpent enroulé sur lui-même, flamboyant comme mille éclairs, délicate comme une tige de lotus… Et, quand, par le Yoga du Passeur, l’adepte perçoit en permanence une lumière au sommet de son front, il atteint la perfection…D’autres fois, cette lumière est vue de l’intérieure du cœur : si l’on veut donc gagner la Délivrance, on devra pratiquer de la sorte l’expérience intérieure ! » (Sept Upanishads, Advaya – Târaka Upanishad, 5, Ed. du Seuil, Trad. Jean Varenne)

Le jour reste là, maintenant, au-delà des rues et des temples.

Le Pha That Luang, le temps de la nuit, s’est endormi. Désormais, il rayonne. Il raconte plus le monde qu’il ne raconte la ville. La ville, elle, est contée par le Mékong et par Patuxai. Le temple est hors de la ville, hors du centre. Il est au-dessus de la ville, et au-dessus des villes et des montagnes. Il raconte la vie, il raconte l’histoire, celle des rois tutélaires à l’image de Jayavarman VII, le roi khmère d’Angkor qui trône dans le cloître.

Le temple veille. Bouddha a perdu un cheveu, mais il illumine les hommes.

 

Jacky Lavauzelle

 

 

 

 

 

 

 

 

 

LE PHRA LAK PHRA LAM (ép. 9) VICTOIRE & PAIX

Le Phra Lak Phra Lam
ພຣະລັກພຣະຣາມ

Le Ballet Royal de Luang Prabang

Le Phra Lak Phra Lam Luang Prabang Ballet Royal Artgitato

Episode 9
Les amis récompensés

Victoire
&
Paix

Le déroulé du dernier épisode est le suivant :

Phra Lam a réinstallé Nang Sida sur le trône. L’épouse désavouée a retrouvé son rang. Nang Sida possède souvent un visage blanc à l’image de Sitâ. Laksmana dans de nombreux rites hindous a lui aussi le visage clair contrairement à son frère Râma qui lui a une face noire.

Dans Les Rites des deux-fois-nés, Margaret Sinclair Stevenson évoque en ces termes les mariages hindous qui ne sont jamais sous la protection de Râma et de Sîta : «  Il est intéressant de noter que pas une ne leur souhaite le bonheur de Râma et de Sîta ; en effet, la pauvre Sîta éprouva une terrible infortune causée par la méfiance de son mari, et certains disent aussi que Râma, étant le dieu appelé au moment de la mort, il serait malchanceux d’invoquer son nom à un mariage. » (Chapitre IV, Le mariage, éd. Le Soleil Noir)

Le roi étant bien en place et le couple de nouveau réuni, il est temps de répartir les royaumes et d’accorder des cadeaux aux sujets les plus méritants. La victoire est d’autant plus belle qu’elle récompense les fidélités et les loyautés. « Mieux vaut la paix certaine que la victoire espérée » écrivait Tite-Live ; Phra Lam a été victorieux et il a établi la paix dans son royaume. La plus belle des victoires reste celle que Phra Lam a gagné sur lui-même au chapitre précédent.

Le général des armées de singes, le gardien qui protège des fantômes, fils du Dieu du vent qui rivalise de vitesse avec Garuda, le grand Hanumân, se voit attribuer le royaume d’Ayothaya (à ne pas confondre avec Ayuttaya). Mais celui-ci est heureux de ses victoires et ne demande qu’à construire un nouveau royaume où sa flèche tombera au coeur de la jungle. Il ne souhaite rien prendre qui appartienne déjà à son roi adoré. Ce qui fut accepté par Phra Lam.

Le frère du roi, le valeureux Phra Lak devient le roi de Lomphat.

L’île de Lanka est attribué à Phipek.

La réunification et les nouveaux partages sont enfin fêtés comme il se doit. Tout est bien qui finit bien.

ARTGITATO

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Le Phra Lak Phra Lam est la version laotienne du Ramayana  (रामायण) Le parcours de Rama)
(Version khmère : Ramakerti – Version malaisienne : Hikayat Seri Rama – Version Thaïe : Ramakien)

Les principaux personnages de notre épopée sont :

Sītā (सीता) avatars de Lakshmi, symbole de la nature, compagne de Vishnu, épouse de Rāma symbole de la culture, devient Nang Sida
Râvana, le démon aux dix têtes et aux vingt bras, gouverne les Rakshasa sur l’île de Lanka, actuelle Sri Lanka, ennemi de  Rāma, qui enlèvera Sītā devient Hapkhanasouane.
Laksmana, लक्ष्मण, frère cadet de Rāma, l’accompagne dans son exil, deviendra Phra Lak, ພຣະລັກ.
Rāma, le frère de Laksmana, devient Phra Lam (ou Phra Ram ພຣະຣາມ)
Hanoumân, « pourvu de grandes mâchoires », le dieu singe, fidèle de Rāma qui l’aidera à retrouver Sītā deviendra Houlaman

LE PHRA LAK PHRA LAM (ép 8) : LE COMBAT D’UNE FEMME SEULE AU MONDE

Le Phralak Phralam
ພຣະລັກພຣະຣາມ
Episode 8
Nang Sida choisit
l’ordalie par le feu

0

 Le Combat
d’une femme
seule au monde

Le huitième et avant-dernier épisode de l’épopée nous montre le combat de la princesse. Elle est seule au monde. Méprisée et rejetée par son mari. Incomprise de son peuple. Même le frère, Phra Lak, la rejette. Elle décide donc de passer par une épreuve redoutable : l’ordalie. Cette seule épreuve lui permettra de retrouver sa place au cœur de son mari, de son peuple et de son royaume.

Le déroulé de cette partie est le suivant :

Après la crise de jalousie de Phra Lam, Nang Sida se retrouve seule, atterrée. Elle cherche alors le soutien de son frère Phra Lak, qui le lui refuse. Désespérée, elle décide de se soumettre au jugement de dieu, l’ordalie par le feu. Ainsi pourrait-elle par cette épreuve montrer à toutes et à tous son innocence.

Ainsi monta-t-on un bûcher à proximité du palais.  

La version de Luang Prabang parle de Nang Sida pénétrant le bûcher en flamme. Les trois sages qui suivent l’épreuve attendent que les flammes cessent au milieu d’une foule émue et trouvent au milieu du brasier Nang Sida intacte et sans aucunes brûlures.

Une autre version parle de l’intervention du Dieu du Feu. Celui-ci intervient en éteignant par une pluie soudaine le feu du bûcher.

Nang Sida sort donc victorieuse de l’épreuve du feu : elle est innocente. Toute la foule, impressionnée par sa force morale, est désormais derrière elle et la soutient.

Phra Lam, rassuré sur les actions de sa femme, se jette à ses pieds et la positionne à ses côtés sur le trône.

ARTGITATO

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 Le Phra Lak Phra Lam est la version laotienne du Ramayana  (रामायण) Le parcours de Rama).
(Version khmère : Ramakerti – Version malaisienne : Hikayat Seri Rama – Version Thaïe : Ramakien)

Les Principaux Personnages de l’épopée :

Sītā (सीता) avatars de Lakshmi, symbole de la nature, compagne de Vishnu, épouse de Rāma symbole de la culture, devient Nang Sida
Râvana, le démon aux dix têtes et aux vingt bras, gouverne les Rakshasa sur l’île de Lanka, actuelle Sri Lanka, ennemi de  Rāma, qui enlèvera Sītā devient Hapkhanasouane.
Laksmana, लक्ष्मण, frère cadet de Rāma, l’accompagne dans son exil, deviendra Phra Lak, ພຣະລັກ.
Rāma, le frère de Laksmana, devient Phra Lam (ou Phra Ram ພຣະຣາມ)
Hanoumân, « pourvu de grandes mâchoires », le dieu singe, fidèle de Rāma qui l’aidera à retrouver Sītā deviendra Houlaman

LE PHRA LAK PHRA LAM (ép. 7) LES BLESSURES INTERIEURES

Le Phralak Phralam
ພຣະລັກພຣະຣາມ

Episode 7
Le retour de Nang Sida
au Palais d’Hanoumân

Les Blessures

intérieures

Ballet Royal Phra Lak Phra Lam Ramayana Laos Artgitato

« La jalousie est un monstre qui s’engendre lui-même et naît de ses propres entrailles » (William Shakespeare). Le roi Hanoumân n’a pas besoin d’Iago. La jalousie monte tout le long de l’épisode pour atteindre son paroxysme avec l’arrivée de la princesse dans son palais. Le doute s’installe rapidement dans son esprit. La guerre terminée décrite dans l’épisode précédent se déroule désormais dans la tête du roi. Elle sera presqu’aussi violente. Mais pour le moment pas de pont entre Nang Sida et Hanoumân. Ce dernier l’a détruit ponton après ponton.

  Voici le déroulé du septième épisode :

Ballet Royal Phra Lak Phra Lam Ramayana Laos Artgitato 1Thotsokan (Rāvaṇa dans le Ramayana, Hapkhanasuan ou Phimmachak au Laos), roi des Rakshasas, est donc terrassé sur son île de Lanka. Il est remplacé par Phipek par le roi Phra Lam.

Nang Sida bien que libérée est restée sur Lanka. Par l’entremise du général Hanoumân, Phra Lam apprend que celle-ci se morfond. Il demande alors à Phipek de la ramener dans son palais. Plus rien ne doit entraver son bonheur. La route est libre et le pays en paix.

Nang Sida heureuse de retrouver son mari, prépare son voyage et s’empresse de partir avec Phipek sur son palanquin princier.

Ballet Royal Phra Lak Phra Lam Ramayana Laos Artgitato 2

Cependant, la jalousie rongeait Phra Lam. Pendant la longue absence et la captivité, Nang Sida avait pu le tromper. Il en était persuadé maintenant. Et comme le disait de Miguel De Unamuno : «  la jalousie est mille fois plus terrible que la faim, car c’est une faim spirituelle. » Et cette faim s’accroissait  de jour en jour, prenant l’effet d’une maladie.

Le flot du poison se déverse sur Nang Sida dès son arrivée au Palais de Phra Lam. Comme un fou, et en plein désespoir, Phra Lam ne peut plus se contenir. Si bien que la foule présente pour fêter triomphalement son entrée, se retire, mal à l’aise.

Le couple seul sur le champ de gloire devenu champ de bataille est à terre. L’heure de la reconstruction et du rapprochement n’a pas encore sonné.

 ARTGITATO

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Le Phra Lak Phra Lam est la version laotienne du Ramayana  (रामायण) Le parcours de Rama)
(Version khmère : Ramakerti – Version malaisienne : Hikayat Seri Rama – Version Thaïe : Ramakien)

Ballet Royal Phra Lak Phra Lam Ramayana Laos Artgitato 4

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Phra Lak Phra Lam Le Ballet Royal Luang Prabang Laos ARTGITATO

Les Principaux Personnages de l’épopée sont :

Sītā (सीता) avatars de Lakshmi, symbole de la nature, compagne de Vishnu, épouse de Rāma symbole de la culture, devient Nang Sida
Râvana, le démon aux dix têtes et aux vingt bras, gouverne les Rakshasa sur l’île de Lanka, actuelle Sri Lanka, ennemi de  Rāma, qui enlèvera Sītā devient Hapkhanasouane.
Laksmana, लक्ष्मण, frère cadet de Rāma, l’accompagne dans son exil, deviendra Phra Lak, ພຣະລັກ.
Rāma, le frère de Laksmana, devient Phra Lam (ou Phra Ram ພຣະຣາມ)
Hanoumân, « pourvu de grandes mâchoires », le dieu singe, fidèle de Rāma qui l’aidera à retrouver Sītā deviendra Houlaman

Ballet Royal Phra Lak Phra Lam Ramayana Laos Artgitato 5

LE PHRA LAK PHRA LAM (ép. 6) LE CŒUR ANEANTI & LE CŒUR LIBERE

Le Phralak Phralam
ພຣະລັກພຣະຣາມ

Episode 6
LA LIBERATION DE NANG SIDA

 Le Cœur anéanti
&
Le Cœur libéré

Le Phralak Phralam Luang Prabang Artgitato 1

Le sixième épisode se structure sur ce parallèle qui deviendra une opposition : les deux cœurs des protagonistes Hanoumân et Thotsokan sont exilés. Celui du premier est celui de l’amour, de l’altruisme. Son cœur n’est autre que la princesse Nang Sida, si proche de lui, mais éloigné par ce combat qui va se livrer. Les deux cœurs se retrouveront. Ils seront désormais unis. L’autre, celui de Thotsokan, est éloigné dans une grotte. Il est sans cœur. Il est l’égoïsme pur qui a provoqué cette guerre pour son unique plaisir personnel. Il retrouvera son cœur disloqué et anéanti. Il en mourra.

 Voici le déroulé de ce sixième épisode :

Thotsokan (Rāvaṇa dans le Ramayana, Hapkhanasuan ou Phimmachak au Laos), roi des Rakshasas, le roi des Géants est sur le pied de guerre. Il attend Phra Lam, le général Hanoumân et la horde de singes lancée sur le pont qui relie enfin le continent et l’île de Lanka.

Thotsokan attend confiant le début du combat. D’une part parce que ses soldats sont des géants assoiffés de sang et qu’il est au sens propre comme au sens figuré, sans cœur. Celui-ci a été déposé au fond d’une grotte dans l’île. Il est donc immortel. Le combat promet d’être impitoyable. Il s’en réjouit déjà.
Cependant, Hanoumân qui n’est pas naît de la dernière pluie, connaît son histoire et, avant de livrer le combat, part à la recherche de la cachette. Il parvient enfin à le trouver et le ramène devant ses troupes.
Avant de commencer les hostilités, Hanoumân montre le cœur à Thotsokan et le brise devant lui. Celui-ci, marqué par cet événement, se lance toutefois totalement dans le combat. Celui-ci, le cœur brisé, ne semblant pas défaillir, Phra Lam lance une flèche sur le cœur à terre. La flèche qui atteint sa cible a pour résultat directement l’effondrement de Thotsokan. La victoire est là. Phra Lam et Hanoumân ressortent victorieux.

Phra Lam est porté triomphalement jusqu’au palais où l’attend Nang Sida. Une Nang Sida, une princesse outragée, une princesse martyrisée mais une princesse libérée.

ARTGITATO

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Le Phra Lak Phra Lam est la version laotienne du Ramayana  (रामायण) Le parcours de Rama).
(Version khmère : Ramakerti – Version malaisienne : Hikayat Seri Rama – Version Thaïe : Ramakien)

Les Principaux Personnages de l’épopée sont les suivants  :

Sītā (सीता) avatars de Lakshmi, symbole de la nature, compagne de Vishnu, épouse de Rāma symbole de la culture, devient Nang Sida
Râvana, le démon aux dix têtes et aux vingt bras, gouverne les Rakshasa sur l’île de Lanka, actuelle Sri Lanka, ennemi de  Rāma, qui enlèvera Sītā devient Hapkhanasouane.
Laksmana, लक्ष्मण, frère cadet de Rāma, l’accompagne dans son exil, deviendra Phra Lak, ພຣະລັກ.
Rāma, le frère de Laksmana, devient Phra Lam (ou Phra Ram ພຣະຣາມ)
Hanoumân, « pourvu de grandes mâchoires », le dieu singe, fidèle de Rāma qui l’aidera à retrouver Sītā deviendra Houlaman

LE PHRA PLAK PHRA LAM (ép 5) LA SYMBOLIQUE DU PONT

Le Phralak Phralam
ພຣະລັກພຣະຣາມ
Episode 5
La construction du pont

La Symbolique
du pont

Le Phra Lak Phra Lam Argitato Luang Prabang 1

Le pont symbolise ce qui relie. C’est la force d’Hanoumân. Le pont le reliera à la princesse Sida prisonnière. La séduction permettra de relier Hanouman aux filles du roi des mers. Contrairement à Thotsakan qui s’isole dans son île, puis s’isole encore un peu plus en bannissant Phiphek.

Le pont symbolise le passage de deux états ; l’avant, celui de la séparation et de l’emprisonnement et l’après, les retrouvailles et la liberté retrouvée.

Comme chez Freud, le pont représente l’élément mâle et viril. Il est représenté par le général et son armée de singes. La mer, elle, représente l’élément féminin et maternel ; ce sont ici les princesses.

Le personnage d’Hanoumân prend plus d’épaisseur encore ici avec ce qu’il faut de force et de poigne pour diriger une armée et ce qu’il faut de douceur pour séduire. Comme le dit un proverbe chinois : « la valeur d’un général réside dans sa stratégie, non dans son courage. »

Le Phra Lak Phra Lam Argitato Luang Prabang 2

Voici le déroulé de ce cinquième épisode :

Thotsokan (Rāvaṇa dans le Ramayana, Hapkhanasuan ou Phimmachak au Laos), roi des Rakshasas, le roi des Géants aux ongles venimeux et adorateurs de chairs humaines et de cadavres, roi aux dix têtes et vingt bras, sur son île de Lanka, fait un rêve étrange qu’il ne comprend pas. Il appelle Phiphek pour que celui-ci interprète ses rêves. Comme Cassandre, elle dit la vérité qui offusque notre roi qui la chasse alors de son île.

De l’autre côté, les singes continuent la création du pont qui leur permettra de les relier à Lanka et d’attaquer les Raksharas. Mais la construction fait tellement de bruit, qu’elle dérange dans les profondeurs de l’océan, le roi Sakhala (Nagaraja = Roi des Serpents), roi des médiateurs entre le Ciel et la Terre, les fameux Nâga (नाग « Serpent »), incarnations de Vishnu. Le roi envoie ses filles, dont la princesse Massa, voir ce qui se passe au-dessus de si bruyant. Elle se transforme alors en poisson afin de passer inaperçue.

Les filles détruisirent si bien l’ouvrage que l’avancée du pont s’en trouvait compromise. Hanoumân décide alors de plonger la tête sous l’eau et découvre les « poissons » de Sakala œuvrer énergiquement à la destruction de son ouvrage. Sans lutter et avec sa seule beauté, Hanoumân séduisit les belles nymphes.

L’ouvrage put enfin se terminer. Hanoumân décide alors de faire fondre ses troupes sur Lanka afin de délivrer la belle Nang Sida prisonnière.

ARTGITATO

Le Phra Lak Phra Lam Argitato Luang Prabang 3

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 En quelques mots

Le Phra Lak Phra Lam :

Le Ramayana  (रामायण) Le parcours de Rama) version laotienne.

(Version khmère : Ramakerti – Version malaisienne : Hikayat Seri Rama – Version Thaïe : Ramakien)

Les Principaux Personnages de l’épopée :

Sītā (सीता) avatars de Lakshmi, symbole de la nature, compagne de Vishnu, épouse de Rāma symbole de la culture, devient Nang Sida
Râvana, le démon aux dix têtes et aux vingt bras, gouverne les Rakshasa sur l’île de Lanka, actuelle Sri Lanka, ennemi de  Rāma, qui enlèvera Sītā devient Hapkhanasouane.
Laksmana, लक्ष्मण, frère cadet de Rāma, l’accompagne dans son exil, deviendra Phra Lak, ພຣະລັກ.
Rāma, le frère de Laksmana, devient Phra Lam (ou Phra Ram ພຣະຣາມ)
Hanoumân, « pourvu de grandes mâchoires », le dieu singe, fidèle de Rāma qui l’aidera à retrouver Sītā deviendra Houlaman

LE PHRA LAK PHRA LAM (ép. 4) LA QUESTION DES LIMITES

Le Phralak Phralam
ພຣະລັກພຣະຣາມ

Episode 4
L’arrivée d’Hanoumân
sur Lanka
& la rencontre
avec Nang Sida

Le Phra Lak Phra Lam Argitato Luang Prabang 2

Le Phra Lak Phra Lam Argitato Luang Prabang

 La Question
des limites

Les limites sont le thème central qui articule cette partie. La limite entre le continent et Lanka. La limite du pouvoir des singes qui sont obligés de construire un pont afin d’aller combattre sur Lanka. Les limites que fixent Nang Sida à Thotsakan, qu’il n’arrive pas à dépasser. Les limites de l’action d’Hanoumân sur la décision de Nang Sida de revenir par les airs. Les limites des gardiens comme les gardiens des mers qui ne gardent pas grand-chose, ni les mers ni le passage vers Lanka.

Le résumé de l’épisode :

Hanoumân s’envole vers l’île de Lanka en laissant ses troupes de singes à terre, toujours affairés à construire le pont qui reliera le continent et Lanka. Il débarque sur l’île de Phixay Longka. Il se fait attaqué par Samouthone, la gardienne des mers. Hanoumân en sort vainqueur après un combat d’une extrême violence ou Samouthone en sort disloqué.

Il arrive alors sur l’île de Lanka et se dirige vers le palais où est retenu Nang Sida. La princesse n’ayant toujours pas cédé aux vives demandes de Thotsakan  (Hapkhanasouane).

Hanoumân réussit à rencontrer la princesse. Il lui livre son intention de la délivrer en lui montrant le bijou prêté par son mari Phra Lam.

La princesse refuse sa proposition et souhaite que son mari vienne lui-même la délivrer. Hanoumân repart donc vers le palais de Phra Lam. En partant de l’île, il en profite pour brûler une partie des bâtiments.

 Le Phra Lak Phra Lam Argitato Luang Prabang 3

Le Phra Lak Phra Lam :

Le Ramayana  (रामायण) Le parcours de Rama) version laotienne.

(Version khmère : Ramakerti – Version malaisienne : Hikayat Seri Rama – Version Thaïe : Ramakien)

Les Principaux Personnages :

Sītā (सीता) avatars de Lakshmi, symbole de la nature, compagne de Vishnu, épouse de Rāma symbole de la culture, devient Nang Sida
Râvana, le démon aux dix têtes et aux vingt bras, gouverne les Rakshasa sur l’île de Lanka, actuelle Sri Lanka, ennemi de  Rāma, qui enlèvera Sītā devient Hapkhanasouane.
Laksmana, लक्ष्मण, frère cadet de Rāma, l’accompagne dans son exil, deviendra Phra Lak, ພຣະລັກ.
Rāma, le frère de Laksmana, devient Phra Lam (ou Phra Ram ພຣະຣາມ)
Hanoumân, « pourvu de grandes mâchoires », le dieu singe, fidèle de Rāma qui l’aidera à retrouver Sītā deviendra Houlaman.

ARGITATO

LE PHRA LAK PHRA LAM (ép 3) L’INATTEIGNABLE CIBLE

Le Phralak Phralam
ພຣະລັກພຣະຣາມ

Le Phralak Phralam ARTGITATO Luang Prabang 3

Episode 3 :
Hanoumân à la recherche de Nang Sida

 L’Inatteignable
cible

Le troisième épisode est placé sous le signe du ratage. Les stratégies font long feu.

Phra Lam n’arrive toujours pas à retrouver la belle princesse Nang Sida.
Les troupes de singes menées par le brave et valeureux Hanoumân n’arrive pas à atteindre Lanka. Le vieux et sage oiseau bleu rate inlassablement les singes qu’il essaie d’attraper.

Il s’agit d’un ratage généralisé. Et notre Thotsakan, pendant ce temps, profite de son île et de la présence de Nang Sida.

Voici le déroulé du troisième épisode :

Depuis plusieurs mois la princesse Nang Sida a été enlevée par Thotsakan et reste introuvable. Phra Lam demande à Hanoumân et son armée de singe de partir sur l’île de Lanka où elle se trouve captive.

La mer empêche les troupes de continuer et ils se retrouvent dans l’obligation de se reposer dans l’île de l’oiseau rouge, Samphathy, frère de l’oiseau bleu de l’épisode précédent, Sadayou.Le Phralak Phralam ARTGITATO Luang Prabang 2

L’oiseau qui voit son espace envahit attaque les singes, mais fait face aux généraux de, Ongkhot et Somphouphanh. Cependant, Hanoumân cherche à négocier avec l’oiseau rouge en lui contant l’histoire de son frère tué des mains de Thotsakan.

Malgré son grand âge de 60.000 ans, Samphathy accepte pour venger son frère de le guider par les airs sur l’île de Lanka afin d’y retrouver Nang Sida.

……………………………………………….

 Le Pha Lak Phra Ram :

Le Ramayana  (रामायण) Le parcours de Rama) version laotienne.

(Version khmère : Ramakerti – Version malaisienne : Hikayat Seri Rama – Version Thaïe : Ramakien)

Les principaux personnages :

Sītā (सीता) avatars de Lakshmi, symbole de la nature, compagne de Vishnu, épouse de Rāma symbole de la culture, devient Nang Sida
Râvana, le démon aux dix têtes et aux vingt bras, gouverne les Rakshasa sur l’île de Lanka, actuelle Sri Lanka, ennemi de  Rāma, qui enlèvera Sītā devient Hapkhanasouane.

Le Phralak Phralam ARTGITATO Luang Prabang 1
Laksmana, लक्ष्मण, frère cadet de Rāma, l’accompagne dans son exil, deviendra Phra Lak, ພຣະລັກ.
Rāma, le frère de Laksmana, devient Phra Lam (ou Phra Ram ພຣະຣາມ)
Hanoumân, « pourvu de grandes mâchoires », le dieu singe, fidèle de Rāma qui l’aidera à retrouver Sītā deviendra Houlaman.

 

ARTGITATO