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LE PROPHETE MALACHIE A LA CATHEDRALE SAINT JEAN DE LYON

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PROPHETE MALACHIE



FRANCE – LYON

CATHEDRALE SAINT-JEAN
La primatiale Saint-Jean-Baptiste-et-Saint-Étienne
1175-1480

Prophète Malachie Photo Jacky Lavauzelle


Prophète Malachie Photo Jacky Lavauzelle Cathédrale Saint-Jean

  


Photo Jacky Lavauzelle Cathédrale Saint-Jean Lyon PHOTOS JACKY LAVAUZELLE

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LYON

LA CATHEDRALE SAINT-JEAN
La primatiale Saint-Jean-Baptiste-et-Saint-Étienne
LE PROHETE MALACHIE

Cathédrale Saint-Jean
Cinquième arrondissement de Lyon
Place Saint-Jean, 69005 Lyon

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LE PROPHETE MALACHIE vu par la Comtesse de Ségur

« Je vous raconterai l’histoire intéressante et terrible des Machabées, après avoir parlé d’un des petits prophètes, nommé Jonas, qui vivait du temps de Jéroboam, roi d’Israël.
Petit-Louis. Il y avait donc des petits prophètes et des grands prophètes ?
Grand’mère. Certainement ; les quatre grands prophètes sont Isaïe, Jérémie, Ézéchiel et Daniel ; on appelle les autres petits prophètes, parce qu’ils ont moins écrit, qu’ils ont moins prophétisé la venue de Notre-Seigneur et joué un rôle moins important dans l’histoire du peuple de Dieu.
Paul. Est-ce qu’il y a beaucoup de petits prophètes ?
Grand’mère. Il y en a douze :…
Malachie fut le dernier des prophètes.
Tous ces prophètes prédirent la venue du Fils de Dieu, et les faits importants de sa vie. »

Comtesse de Ségur
La Bible d’une grand’mère
L. Hachette et Cie

Prophète Malachie Photo Jacky Lavauzelle

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REPROCHES du Seigneur adressés à Israël par Malachie

2
Je vous ai aimés, dit le Seigneur, et vous avez dit : Quelles marques nous avez-vous données de cet amour ? Esaü n’était-il pas frère de Jacob ? dit le Seigneur ; et cependant j’ai aimé Jacob,
3
et j’ai haï Ésaü. J’ai réduit ses montagnes en une solitude, et j’ai abandonné son héritage aux dragons des déserts.
4
Si l’Idumée dit, Nous avons été détruits ; mais nous reviendrons, et nous rebâtirons ce qui a été détruit : voici ce que dit le Seigneur des armées : Ils bâtiront, et moi je détruirai ; et on les appellera une terre d’impiété, et un peuple contre qui le Seigneur a conçu une colère qui durera éternellement.
5
Vous verrez ceci de vos propres yeux, et vous direz alors : Que le Seigneur soit glorifié dans la terre d’Israël.
6
Le fils honore son père, et le serviteur révère son seigneur. Si donc je suis votre Père, où est l’honneur que vous me rendez ? et si je suis votre Seigneur, où est la crainte respectueuse que vous me devez ? dit le Seigneur des armées. Je m’adresse à vous, ô prêtres ! qui méprisez mon nom, et qui dites : Quel est le mépris que nous avons fait de votre nom ?
7
Vous offrez sur mon autel un pain impur, et vous dites : En quoi vous avons-nous déshonoré ? En ce que vous avez dit : La table du Seigneur est dans le mépris.
8
Si vous présentez une hostie aveugle pour être immolée, n’est-ce pas un mal que vous faites ? si vous en offrez une qui soit boiteuse ou malade, n’est-ce pas encore un mal ? Offrez ces bêtes à celui qui vous gouverne, pourvoir si elles lui plairont, ou s’il vous recevra favorablement, dit le Seigneur des armées.
9
Étant donc coupables de toutes ces choses, offrez maintenant vos prières devant Dieu, afin qu’il vous fasse miséricorde, et qu’il vous reçoive enfin d’une manière plus favorable, dit le Seigneur des armées.
10
Qui est celui d’entre vous qui ferme les portes de mon temple, et qui allume le feu sur mon autel gratuitement ? Mon affection n’est point en vous, dit le Seigneur des armées, et je ne recevrai point de présents de votre main.
11
Car depuis le lever du soleil jusqu’au couchant, mon nom est grand parmi les nations ; et l’on me sacrifie en tout lieu, et l’on offre à mon nom une oblation toute pure ; parce que mon nom est grand parmi les nations, dit le Seigneur des armées.
12
Et cependant vous avez déshonoré mon nom, en ce que vous dites : La table du Seigneur est devenue impure, et ce que l’on offre dessus est méprisable aussi bien que le feu qui le dévore.
13
Vous me dites, Ce que nous vous sacrifions est le fruit de notre travail ; et cependant vous le rendez digne de mépris, dit le Seigneur des armées. Vous m’avez amené des hosties boiteuses et malades, qui étaient le fruit de vos rapines, et vous me les avez offertes en présent : pensez-vous que je reçoive un tel présent de votre main ? dit le Seigneur.
14
Malheur à l’homme trompeur, qui après avoir fait un vœu, ayant dans son troupeau un mâle sans défaut, offre en sacrifice au Seigneur une bête malade ! car c’est moi qui suis le grand Roi, dit le Seigneur des armées, et mon nom sera révéré avec une sainte frayeur parmi les nations.

La Sainte Bible
traduite par Le Maistre de Saci
Malachie
Premier Chapitre

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LE PROPHETE MALACHIE
LA CATHEDRALE SAINT-JEAN LYON
La primatiale Saint-Jean-Baptiste-et-Saint-Étienne

Prophète Jérémie LA CATHEDRALE SAINT-JEAN Photo Jacky Lavauzelle

LE PROPHETE ISAÏE A LA CATHEDRALE SAINT JEAN DE LYON

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PROPHETE ISAÏE



FRANCE – LYON

CATHEDRALE SAINT-JEAN
La primatiale Saint-Jean-Baptiste-et-Saint-Étienne
1175-1480

Prophète Isaïe Photo Jacky Lavauzelle
Prophète Jérémie Photo Jacky Lavauzelle Cathédrale Saint-Jean

  


Photo Jacky Lavauzelle Cathédrale Saint-Jean Lyon PHOTOS JACKY LAVAUZELLE

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LYON

LA CATHEDRALE SAINT-JEAN
La primatiale Saint-Jean-Baptiste-et-Saint-Étienne
LE PROHETE ISAÏE

Cathédrale Saint-Jean
Cinquième arrondissement de Lyon
Place Saint-Jean, 69005 Lyon

*****Prophète Isaïe Photo Jacky Lavauzelle

« LE PROPHÈTE ISAÏE 

(Depuis l’an 785 avant J.-C, jusqu’à l’an 675.)
Isaïe, descendant d’Amazias, roi de Juda, est le plus grand, le plus connu de tous les prophètes. Il commença à prophétiser à l’âge de douze ans ; il prédit très-clairement non-seulement la venue en ce monde de Notre-Seigneur Jésus-Christ, mais encore l’époque de sa venue, les détails les plus importants de sa vie, sa Passion, son crucifiement, sa résurrection.
Il a reproché aux rois avec un grand courage leur impiété, leur cruauté et leur vie détestable. Il prophétisa pendant près de cent ans, et il mourut victime de son zèle à prêcher contre l’impiété ; car le roi Manassès, irrité de ses reproches, le fit périr d’une mort cruelle. Il le fit scier en deux, et, pour rendre ses souffrances plus affreuses et sa mort plus lente, il ordonna qu’on se servît d’une scie de bois.
Louis. Mais comment une scie de bois pouvait-elle couper ?
Grand’mère. Aussi ne coupait-elle pas. Elle déchirait et usait les chairs à force de frottement. Et c’est ce qui fait que le supplice a été si cruel et la mort si lente.
Isaïe avait plus de cent ans ; quand vous serez grands et que vous lirez ses prophéties et ses cantiques dans la Bible, vous verrez l’éloquence et la beauté de sa parole. »

« 

Comtesse de Ségur
La Bible d’une grand’mère
L. Hachette et Cie
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La vision prophétique d’Isaïe, fils d’Amos

VISION prophétique d’Isaïe, fils d’Amos, qu’il a vue sur le sujet de Juda et de Jérusalem, au temps d’Ozias, de Joathan, d’Achaz et d’Ezechias, rois de Juda.
2
Cieux, écoutez ; et toi, terre, prête l’oreille ; car c’est le Seigneur qui a parlé. J’ai nourri des enfants, et je les ai élevés ; et après cela ils m’ont méprisé.
3
Le bœuf connaît celui à qui il est, et l’âne l’étable de son maître ; mais Israël ne m’a point connu, et mon peuple a été sans entendement.
4
Malheur à la nation pécheresse, au peuple chargé d’iniquité, à la race corrompue, aux enfants méchants et scélérats ! Ils ont abandonné le Seigneur ; ils ont blasphémé le Saint d’Israël ; ils sont retournés en arrière.
5
A quoi servirait de vous frapper davantage, vous qui ajoutez sans cesse péché sur péché ? Toute tête est languissante, et tout cœur est abattu.
6
Depuis la plante des pieds jusqu’au haut de la tête, il n’y a rien de sain dans lui. Ce n’est que blessure, que contusion, et qu’une plaie enflammée, qui n’a point été bandée, à laquelle on n’a point appliqué de remède, et qu’on n’a point adoucie avec l’huile.
7
Votre terre est déserte, vos villes sont brûlées par le feu ; les étrangers dévorent votre pays devant vous, et il sera désolé comme une terre ravagée par ses ennemis.

La Sainte Bible
traduite par Lemaistre de Sacy

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LE PROPHETE ISAÏE
LA CATHEDRALE SAINT-JEAN LYON
La primatiale Saint-Jean-Baptiste-et-Saint-Étienne

Prophète Jérémie LA CATHEDRALE SAINT-JEAN Photo Jacky Lavauzelle

Fernando I de Portugal – LUIS DE CAMOES LES LUSIADES Chant 3 III-140 OS LUSIADAS

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Fernando I de Portugal
OS LUSIADAS CANTO 3
LES LUSIADES CHANT 3Os Lusiadas Traduction Jacky Lavauzelle Les Lusiades de Luis de Camoes Os Lusiadas Les Lusiades
OS LUSIADAS III-140 LES LUSIADES III-140
LITTERATURE PORTUGAISE

Os Lusiadas Traduction Jacky Lavauzelle Les Lusiades de Luis de Camoes




Os Lusiadas Canto III Traduction Jacky Lavauzelle Les Lusiades de Luis de Camoes

literatura português

Luis de Camões
[1525-1580]

Tradução – Traduction
texto bilingue




Luis de Camoes Les Lusiades

 

Obra Poética

(1556)

LES LUSIADES III-140




OS LUSIADAS III-140
A Epopeia Portuguesa

 

CHANT III
Canto Terceiro

Traduction Jacky Lavauzelle

verso 140
Strophe 140

III-140

Les Lusiades Camoes os lusiadas canto III

Vasco de Gama

Vasco da Gama signature almirante.svg

 

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Luís de Camões Os Lusiadas
OS LUSIADAS III-140
LES LUSIADES III-140
OS LUSIADAS CANTO III
Fernando I de Portugal

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« Do pecado tiveram sempre a pena
« Du péché, ceux qui en connurent la douleur
 Muitos, que Deus o quis, e permitiu:
 Furent nombreux, c’est ce que Dieu a voulu et a permis :
 Os que foram roubar a bela Helena,
Ainsi ceux qui enlevèrent la belle Hélène,
 E com Apio também Tarquilio o viu.
 Ainsi pour Appius Claudius, ainsi pour Sextus Tarquin.
  Pois por quem David Santo se condena?
 Qui d’autre condamna le saint David ?
 Ou quem o Tribo ilustre destruiu
  Qui d’autre détruisit l’illustre Tribu
 De Benjamim?Bem claro no-lo ensina
  De Benjamin ? C’est ce que nous enseigne clairement
  Por Sara Faraó, Siquém por Dina.
Les épisodes de Pharaon avec Sarah, et de Sichem pour Dina. 

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LES LUSIADES CHANT 3

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Précisions historiques
et
Retour sur les versets précédents

 


Sonnet 1 à Sonnet 94 : la naissance du Portugal – Règnes d’Alphonse I, Sanche I, Alponse II et Sanche II. Le sonnet 94 évoque la passation de pouvoir de Sanche II à Alphonse III en 1247, un an avant la mort de Sanche II.
Sonnet 94 : nous partons pour les 32 années de règne d’Alphonse III qui nous conduirons jusqu’en 1279, date du nouveau règne de Denis Ier.
Sonnet 95 : Camoes évoque les prises guerrières d’Alphonse III en Algarve sur les Maures.
Sonnet 96 : le règne de Denis Ier-  Second fils d’Alphonse III. Son règne s’étalera de 1279 à sa mort, le 7 janvier 1325. Il nomme déjà son successeur Alphonse IV Le Brave qui règnera 32 ans de 1325 à 1357. Denis Ier va pacifier son pays – Poète et troubadour, il laissera de nombreux cantigas : cantigas de amor, cantigas de amigo, cantigas de escarnio y maldecir.
Sonnet 97 : création de l’Université de Coimbra sur les bords du Mondego -A Leiria, Denis Ier signera le Scientiae thesaurus mirabilis. L’université de Coimbra est créée en 1290.
Sonnet 98 : Denis Ier reconstruit et renforce son pays. Atropos, une des trois Moires, coupe son fil de vie en 1325. (les 3 Moires : Clotho, celle qui tisse le fil de la vie, Lachésis, celle qui déroule et qui répare le fil et la dernière Atropos, celle qui coupe). Voici venu le règne d’Alphonse IV.

les lusiades

Les Moires
Francisco de Goya
1820-1823
Musée du Prado – Madrid

Sonnet 99 : la traditionnelle opposition entre les Castillans et les Lusitaniens. Mais celle-ci n’empêche pas la solidarité et l’entraide, notamment lors de l’invasion Mauritanienne en terre Castillane.
Sonnet 100 : Les troupes d’invasion sont énormes. Camoes évoque la reine légendaire de Babylone, Sémiramis, celle qui créa Babylone et ses fameux jardins suspendus. L’Hydapse décrit est l’actuel Jhelum (Inde & Pakistan). Les Sarrasins se rassemblent dans le Tartèse (Andalousie).
Sonnet 101 : Alphonse XI de Castille est dépassé par l’armée imposante de l’ennemi sarrasin. Il envoie Marie-Constance, sa femme, pour avoir le soutien d’Alphonse IV du Portugal, qui n’est autre que sa propre fille (que celui-ci a eu avec Béatrice de Castille). Ce n’était pas tout à fait « a caríssima consorte » d’Alphonse XI puisqu’il lui préférait sa maîtresse, Leonor de Guzmán.
Sonnet 102 : Arrivée de la belle Marie-Constance en sanglots devant son père Alphonse IV.
Sonnet 103 : Un rassemblement gigantesque d’armées venues d’Afrique sont derrière le grand Roi du Maroc.
Sonnets 104 & 105 : La supplique de Marie-Constance à son père Alphonse IV. S’il ne vient pas à l’aide d’Alphonse XI de Castille, Marie aura tout perdu.
Sonnet 106 : Camoes compare la demande de Marie à celle de Vénus pour Énée devant Jupiter.
Sonnet 107 : Alphonse IV accepte et regroupe ses forces dans les plaines d’Évora.
Sonnet 108 : Alphonse IV à la tête des troupes lusitaniennes pénètre en Castille avec sa fille Marie-Constance.
Sonnet 109 : 1340 La bataille de Tarifa (Province de Cadix) ou bataille du Salado (30 octobre 1340) se prépare entre les deux Alphonse (IV du Portugal et XI de Castille) face aux armées menées par Abu al-Hasan ben Uthman et Yusuf Ier de Grenade.
Sonnet 110 : Camoes évoque les troupes agaréenne (des descendants d’Agar). Agar, servante d’Abraham donne naissance à Ismaël considéré comme Prophète par les musulmans (Cf. la Sourate Ibrahim). Camoes fait un rapprochement audacieux et fallacieux entre les termes Sarrasins et Sarah. On retrouve couramment cette méprise, par exemple chez  Isidore de Séville (VIe et VIIe siècle, Étymologies, IX,2,57.
Sonnet 111 : Comparaison avec David et Goliath. La foi supérieure à la force.
Sonnet 112 : Avec l’aide de Dieu, les Castillans et les Portugais sont prêts à affronter les armées du Roi du Maroc (Abu al-Hasan ben Uthman) et du Souverain de Grenade (Yusuf Ier de Grenade).
Sonnet 113 : Au cœur du combat. 30 octobre 1340, bataille de Tarifa.
Sonnet 114 et Sonnet 115 : Défaite du Río Salado : Alphonse IV bat les armées de Grenade de Yusuf Ier et part ensuite aider son beau-père Alphonse XI de Castille qui lutte encore contre les Mauritaniens et les troupes de Abu al-Hasan ben Uthman.
Sonnet 116 : Camoes fait référence à deux batailles célèbres pour les comparer à la bataille de Salado : la première, la bataille  de Verceil où les Romains, menés par le général Marius  (157 av. J.-C.- 86 av. J.-C.) écrasèrent les Cimbres, originaire du Jutland, le
30 juillet de l’an 101 av. J.-C., et la Bataille de Cannes (en Italie, Cannæ en Apulie), une des grandes batailles de la deuxième guerre punique où Hannibal Barca et les Carthaginois démantelèrent les troupes de la République Romaine le 2 août 216 av. J.-C. menés par consuls Caius Terentius Varro et Lucius Æmilius Paullus.
Sonnet 117 : Bataille de Salado Seul Titus a tué autant d’âmes. Titus en 70 détruira Jérusalem et incendiera le Temple d’Hérode. Référence à  Daniel IX – 26 [26 Et après soixante et deux semaines le Christ sera mis à mort ; et le peuple qui le doit renier ne sera point son peuple. Un peuple avec son chef qui doit venir détruira la ville et le sanctuaire ; elle finira par une ruine entière, et la désolation qui lui a été prédite arrivera après la fin de la guerre. – La Sainte Bible traduite par Lemaistre de Sacy]
Le Cocyte :  fleuve des Enfers, affluent de l’Achéron ou du Styx.
Sonnet 118 : Alphonse IV victorieux rentre au Portugal. Début de l’histoire d’Inès de Castro qui deviendra la Reine Morte. Pierre Ier, fils d’Alphonse IV prendra le trône en 1357. En 1360, cinq après la mort d’Inès, Pierre rend public son mariage (par la proclamation de Cantanhede).
Sonnet 119 : Le pouvoir et les actions du cruel et pur Amour.
Sonnet 120 : La jeunesse innocente et paisible d’Inès sur les bords du Mondego.
Sonnets 121 & 122 : L’immense amour qui lie Inès à Pierre. Inquiétudes du père.
Sonnet 123 : Le père, le roi Alphonse IV, se prépare à retourner son glaive et frapper Inés de Castro, afin de rompre le sortilège qui les lie.
Sonnets 124 & 125 : Inès est portée devant Alphonse IV, d’abord saisi de pitié, ensuite, pressé par la foule, la condamnant.
Sonnets 126 & 127 : Début du réquisitoire d’Inès qui argumente sa défense en évoquant les colombes qui sauvèrent Sémiramis, la fondatrice de Babylone, et de la louve qui allaita Rémus et Romulus. Alphonse aurait-il moins de cœur qu’eux et serait-il sans pitié ?
Sonnets 128 & 129 : Inès implore l’exil, même dans les contrées les plus hostiles.
Sonnet 130 : Le roi souhaite le pardon mais il est soumis à la pression et à la colère du peuple qui souhaite qu’une exécution soit prononcée.
Sonnet 131 : Evocation de la digne mort de Polyxène, fille d’Hécube, aimée d’Achille, et tuée par Pyrrhus, le fils d’Achille.
Sonnet 132 : Inès assassinée. Camoes insiste sur le contraste entre la blancheur immaculée et sereine d’Inès et la rage déchaînée des tueurs.
Sonnet 133 : La supplique au Soleil, pour qu’il détourne ses rayons de telles atrocités, comme par le passé avec Thyeste.
Sonnet 134 : Inès tuée  dans l’éclat de sa jeunesse, telle une marguerite coupée prématurément.
Sonnet 135 : Les Nymphes du Mondego célèbrent la Source des Amours en mémoire d’Inès.
Sonnet 136 : Les meurtriers d’Inès sont arrêtés.
Sonnet 137 : Le règne juste et sanguinaire de Pierre Ier de Portugal, (Pedro I de Portugal) dit Pierre le Justicier (Pedro o Justiceiro)
Sonnet 138 : Le règne  désastreux de Ferdinand, le fils de Pierre, qui met en péril l’existence-même du Royaume.
Sonnet 139 : La passion désastreuse de Ferdinand Ier avec Leonor Teles de Meneses la Perfide,  « a aleivosa », qui deviendra par la suite reine consort de Portugal entre 1371 et 1383.

Éléonore Teles de Menezes
Éléonore Teles de Menezes la Perfide  A aleivosa

Sonnet 140 : Camoes évoque dans ce sonnet les personnages illustres qui furent condamnés par la justice divine en raison du péché de luxure :
Le viol de Lucrèce par Sextus Tarquin
Virginie déshonorée par Appius Claudius
(Extrait des Juges La Sainte Bible – traduite
par Le Maistre de Saci – Chapitre XIX)
« 24 : J’ai une fille vierge, et cet homme a sa concubine ; je vous les amènerai, et vous les aurez pour satisfaire votre passion : je vous prie seulement de ne pas commettre à l’égard d’un homme ce crime détestable contre la nature.
25 : Mais le Lévite voyant qu’ils ne voulaient point se rendre à ses paroles, leur amena sa femme, et l’abandonna à leurs outrages ; et ayant abusé d’elle toute la nuit, quand le matin fut venu, ils la laissèrent.
26 : Lorsque les ténèbres de la nuit se dissipaient, cette femme vint à la porte de la maison où était son mari, et y tomba étendue par terre.
27 : Le matin son mari s’étant levé, ouvrit la porte pour continuer son chemin, et il y trouva sa femme couchée par terre, ayant les mains étendues sur le seuil de la porte.
28 : Il crut d’abord qu’elle était endormie, et lui dit : Levez-vous, et allons-nous-en. Mais elle ne répondant rien, il reconnut qu’elle était morte ; et l’ayant prise, il la remit sur son âne, et s’en retourna en sa maison.
29 : Etant venu chez lui, il prit un couteau, et divisa le corps de sa femme avec ses os en douze parts, et en envoya une part en chacune des tribus d’Israël.
30 : Ce que les enfants d’Israël ayant vu, ils crièrent tous d’une voix : Jamais rien de tel n’est arrivé dans Israël, depuis le jour que nos pères sortirent d’Egypte jusqu’aujourd’hui : prononcez là-dessus, et ordonnez tous ensemble ce qu’il faut faire en cette rencontre. »
-David et Bethsabée, qu’il enleva de son mari Urie le Hittite en le faisant mourir au combat
– La vengeance contre les exactions des hommes de la tribu de Benjamin sur la tribu de Lévi
– L’épisode où Pharaon cherche à séduire Sarah, qui lui est présentée comme la sœur d’Abraham (Extrait de la Genèse – La Sainte Bible – traduite par Le Maistre de Saci – Chapitre XII) :
– « 13 : Dites donc, je vous supplie, que vous êtes ma sœur : afin que ces gens-ci me traitent favorablement à cause de vous, et qu’ils me conservent la vie en votre considération.
14 : Abram étant entré ensuite en Egypte, les Egyptiens virent que cette femme était très-belle.
15 : Et les premières personnes du pays en ayant donné avis à Pharaon, et l’ayant fort louée devant lui, elle fut enlevée et menée au palais du roi.
16 : Ils en usèrent bien à l’égard d’Abram à cause d’elle ; et il reçut des brebis, des bœufs, des ânes, des serviteurs et des servantes, des ânesses et des chameaux. « 

Jacky Lavauzelle
Camoes Les Lusiades

Fernando I de Portugal
OS LUSIADAS CANTO 3
LES LUSIADES CHANT 3

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os lusiadas canto 3 les lusiades

Vasco de Gama par Gregorio Lopes

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Luís Vaz de Camões Os Lusiadas Les Lusiades
OS LUSIADAS III-140 CAMOES LUSIADES III-140
Traduction Jacky Lavauzelle
ARTGITATO
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Les Lusiades Chant 3 Camoes Canto III

Fernando I de Portugal
OS LUSIADAS III CANTO 3
LES LUSIADES CHANT 3
LUIS DE CAMOES LES LUSIADES

Camoes os lusiadas canto III

Peñas Arriba José María de Pereda 1894

Espagne – España – 西班牙 -Испания – スペイン
José María de Pereda
Escritor español
Peñas arriba
1894


Photos Jacky Lavauzelle

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José María de Pereda
Peñas arriba

José María de Pereda y Sánchez Porrúa
6 février 1833 Polanco, Cantabrie -1er mars 1906 Santander
6 de febrero de 1833 Polanco, Cantabria –
1 de marzo de 1906 Santander
jose-maria-de-pereda
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Peñas arriba

Extraits – Extractos

Dedicatoria

A la santa memoria de mi hijo Jose Manuel
A la sainte mémoire de mon fils José Manuel

 Hacia el último tercio del borrador de este libro, hay una cruz y una fecha entre dos palabras de una cuartilla (no viene en esta edición).
Dans la dernière partie de ce livre, il se trouve une croix et une date entre deux mots d’une page.
Para la ordinaria curiosidad de los hombres, no tendrían aquellos rojos signos gran importancia;
L’ordinaire curiosité des hommes n’aurait pas apporté une grande importance à ces signes rouges ;
y, sin embargo, Dios y yo sabemos que en el mezquino espacio que llenan, cabe el abismo que separa mi presente de mi pasado;
et cependant, Dieu et moi savons que dans ce minuscule interstice correspond à ce qui sépare mon présent de mon passé ;
Dios sabe también a costa de qué esfuerzos de voluntad se salvaron sus orillas para buscar en las serenas y apacibles regiones del arte, un refugio más contra las tempestades del espíritu acongojado;
Dieu sait aussi quels efforts de volonté il a fallu pour rechercher les régions sereines et paisibles de l’art, un abri contre les tempêtes de l’esprit agité ;

por qué, en fin, y para qué declaro yo estas cosas desde aquí a esa corta, pero noble, falange de cariñosos lectores que me ha acompañado fiel en mi pobre labor de tantos años, mientras voy subiendo la agria pendiente de mi Calvario y diciéndome, con el poeta sublime de los grandes infortunios de la vida, cada vez que vacila mi paso o los alientos me faltan:
Enfin, je déclare ces choses à ces rares, mais nobles lecteurs attentionnés, qui m’accompagnent fidèlement dans mon travail depuis tant d’années, en remontant la pente de mon Calvaire et je dis, avec le poète sublime des grandes infortunes de la vie, chaque fois que l’étape vacille et que le courage me manque :

«Dominus dedit; Dominus abstulit.Sicut Domino placuit, ita factum est»*.
J. M. DE PEREDA
Diciembre de 1894.

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*Note Artgitato

Nudus egressus sum de utero matris meae et nudus revertar illuc. Dominus dedit, Dominus abstulit; sicut Domino placuit, ita factum est: sit nomen Domini benedictum.

Job 1:21
Je suis sorti nu du ventre de ma mère, et je retournerai nu dans le sein de la terre. Le Seigneur m’avait tout donné, le Seigneur m’a tout ôté  ; il n’est arrivé que ce qu’il lui a plu  ; que le nom du Seigneur soit béni !

La Sainte Bible
 traduite
 par Lemaistre de Sacy

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Capítulo I
Chapitre I

 Mientras anduve ocupado en hacer abundante provisión de ropas de abrigo, calzado recio, armas ofensivas y defensivas, libros de Aimard, de Topffer y de cuantos, incluso Chateaubriand, han escrito cosas amenas a propósito de montañas, de selvas y de salvajes, lo mismo que si proyectara una excursión por el centro de un remoto continente inexplorado, puedo responder de que no me faltó la fiebre.
Alors que je marchais occupé à faire d’abondantes provisions de vêtements chauds, des chaussures robustes, des armes offensives et défensives, des livres de Gustave Aimard [1818-1883], de Rodolphe Töpffer [1799-1846] et d’autres, incluant même Chateaubriand, qui décrivent des choses intéressantes sur les montagnes, jungles et monde sauvage, ou même sur l’excursion du centre d’un continent inexploré, …

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Capítulo II
Chapitre II

Con el saboreo de aquellas noticias y de estas «seguridades», sin un astro visible en el cielo, la tierra envuelta en la más cerrada y tenebrosa de las noches, y empezando a lloviznar, me dejé sumir en la barranca que se abría a corta distancia del santuario, encomendando mi alma a Dios y mi vida al instinto del cuadrúpedo que me conducía.
Avec la saveur de ces nouvelles et ces «réconforts» sans une étoile visible dans le ciel, la terre enveloppée dans une des plus ténébreuses et sombres nuits, où tombait un fin crachin, je me laissais descendre dans le canyon qui s’ouvrait à proximité du sanctuaire , offrant mon âme à Dieu et me félicitant de mon instinct de vie de quadrupède.
Y así llegué, sin saber cómo ni por dónde ni a qué hora, al suspirado fin de mi jornada memorable.
Ne sachant, ni comment ni à quel moment se terminerait ma journée mémorable.

*

Capítulo IV
Chapitre IV

Poco tiempo después, encerrado yo en mi cuarto, paseábame a lo largo de él intentando pensar en muchas cosas sin llegar a pensar con fundamento en nada, no sé si porque realmente no quería, o porque no podía pensar de otra manera.
Peu de temps après, enfermé dans ma chambre, marchant en tentant de penser à de nombreuses choses sans pouvoir penser à quoi que ce soit, sans savoir si je ne le voulais pas ou si je n’arrivais pas à penser autrement.
Con esta oscuridad en mi cerebro y el continuo zumbar del río en su cañada, acabé por sentirme amodorrado, y me acosté.
Avec cette obscurité dans mon cerveau et le bourdonnement continu de la rivière dans le canyon, je finis par me sentir somnolent et je suis parti me coucher.

Blanca de ropas y limpia como un sol era mi cama; pero ¡
Des vêtements blancs et propre comme un soleil se trouvaient sur mon lit ;
qué fría… y qué dura me pareció!
mais quel froid … et comme il me paraissait dur !

**

Capítulo V
Chapitre V

Sin embargo, dormí toda la noche de un solo tirón; pero soñando mucho y sobre muchas cosas a cual más extravagante.
Cependant, je dormis cette nuit d’une seule traite ; mais rêvant de nombreuses choses sur beaucoup de choses et chacune plus extravagante les unes que les autres.
Recuerdo que soñé con el oso del Puerto;
Je me souviens que je rêvais de l’ours du Port ;
con desfiladeros y cañadas que no tenían fin, y tan angostas de garganta, que no cabía yo por ellas ni aun andando de medio lado. Obstinado en pasar huyendo de la fiera que me seguía balanceándose sobre sus patas de atrás y relamiéndose el hocico, tanto forzaba la cuña de mi cuerpo, que removía los montes por sus bases y oscilaban allá arriba,
avec des gorges et des ravins qui n’en finissaient jamais, et des crevasses si étroites…

….

LA DEPOSITION DU CHRIST MUSEE DE LA CATHEDRALE DE BURGOS

la-deposition-du-christ-musee-de-la-cathedrale-burgos-2LA DEPOSITION DU CHRIST
DESCENDIMIENTO DE CRISTO

MUSEE DE LA CATHEDRALE DE BURGOS
MUSEO DE LA CATEDRAL DE BURGOS

CATHEDRALE DE BURGOS
CATEDRAL DE BURGOS

BURGOS
布尔戈斯
ブルゴス
Бургос

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Photos Jacky Lavauzelle
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LA DEPOSITION DU CHRIST
DESCENDIMIENTO DE CRISTO
Museo de la Catedral
de Burgos
Le Musée de la Cathédrale
de Burgos

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LA DEPOSITION DU CHRIST
Descendimiento de Cristo
Siglo XVII – XVIIe Siècle
Copia Espanola de Tintoretto
Copie Espagnole du Tintoret
Oleo sobre lienzo
Huile sur toile

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La Déposition du Christ
dans
ÉVANGILE DE SAINT JEAN

33
Il vint donc des soldats qui rompirent les jambes au premier, et de même à l’autre qu’on avait crucifié avec lui.

33
Puis étant venus à Jésus, et voyant qu’il était déjà mort, ils ne lui rompirent point les jambes ;

34
mais un des soldats lui perça le côté avec une lance ; et aussitôt il en sortit du sang et de l’eau.

35
Celui qui l’a vu, en rend témoignage (et son témoignage est véritable, et il sait qu’il dit vrai), afin que vous le croyiez aussi.

36
Car ces choses ont été faites afin que cette parole de l’Écriture fût accomplie : Vous ne briserez aucun de ses os.

37
Il est dit encore dans un autre endroit de l’Écriture : Ils verront celui qu’ils ont percé.

38
Après cela Joseph d’Arimathie, qui était disciple de Jésus, mais en secret, parce qu’il craignait les Juifs, demanda à Pilate qu’il lui permît d’enlever le corps de Jésus ; et Pilate le lui ayant permis, il vint et enleva le corps de Jésus.

39
Nicodème, qui était venu trouver Jésus la première fois durant la nuit, y vint aussi, avec environ cent livres d’une composition de myrrhe et d’aloès ;

40
et ayant pris le corps de Jésus, ils l’enveloppèrent dans des linceuls avec des aromates, selon la manière d’ensevelir qui est en usage parmi les Juifs.

41
Or il y avait au lieu où il avait été crucifié un jardin, et dans ce jardin un sépulcre tout neuf, où personne n’avait encore été mis.

42
Comme donc c’était le jour de la préparation du grand jour du sabbat des Juifs, et que ce sépulcre était proche, ils y mirent Jésus.

ÉVANGILE DE SAINT JEAN
19 – 33/42
La Sainte Bible
 traduite par Lemaistre de Sacy