Archives par mot-clé : Kytice

TRADUCTION TCHEQUE Jacky Lavauzelle Francouzský překlad českých textů

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Traduction TCHEQUE Jacky Lavauzelle
ARTGITATO
Francouzský překlad českých textů
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Traductions Artgitato Français Portugais Latin Tchèque Allemand Espagnol

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TRADUCTION TCHEQUE

Francouzský překlad českých textů

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Adalbert de Prague
saint Adalbert 

Svatý Vojtěch  
Saint Venceslas
Svatý Václave

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Březina Otokar

Jarní noc
Nuit printanière

TCHEQUE – čeština 
Dalibor de Bedřich Smetana
(trad. Acte I)

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Jaroslav Hašek

Le Brave Soldat Chvéïk
Dobrý voják Svejk
1921-1923
L’avant-propos (1923) Úvod
Chapitre 1 : Intervention du Brave Soldat Chvéïk dans la Grande Guerre

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Heyduk Adolf

Mélodies tsiganes
Cigánské melodie

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Karel Jaromir Erben

Holubek de Karel Jaromir Erben
Kytice de Karel Jaromir Erben
Dceřina Kletba (La Fille maudite) de Karel Jaromir Erben

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Kollár Ján

Slávy dcera
La Fille de Slava

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Jan Neruda

Le Vampire
Vampýr
1909

Jan_Neruda Poezi Jan Neruda Les Poésies de Jan Neruda Vampire Vampýr

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Sládek Josef Vaclav

Bílá hora
La Montagne blanche

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Jaroslav Vrchlicky

 Amarus

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Francouzský překlad českých textů
Traduction Tchèque

DCEŘINA KLETBA – La fille maudite – Karel Jaromir ERBEN

Karel Erben
Karel Erben práce

Traduction – Texte Bilingue

LITTERATURE TCHEQUE
POESIE Tchèque

Česká literatura
Česká poezie

 Karel Jaromir ERBEN
(1811-1870)

Jan Vilímek Karel Jaromír Erben DCERINA KLETBA Artgitato La fIlle Maudite

Český-Francouzský
Texte Tchèque & Traduction Française

DCEŘINA KLETBA
LA FILLE MAUDITE
(Extrait de Kytice)

Traduction Jacky Lavauzelle

Což jsi se tak zasmušila,
Pourquoi es tu si triste,
dcero má?
ma fille ?
což jsi se tak zasmušila?
pourquoi es tu si triste ?
Vesela jsi jindy byla,
Ainsi tu n’as jamais été,
nyní přestal tobě smích!
maintenant ton rire s’est envolé !

*

„Zabila jsem holoubátko,
« J’ai tué le pigeon,
matko má!
ma mère !
zabila jsem holoubátko —
j’ai tué le pigeon
opuštěné jediňátko —
je l’ai abandonné
bílé bylo jako sníh!“
il était blanc comme neige ! « 
*

Holoubátko to nebylo,
Ce n’était pas un pigeon,
dcero má!
ma fille !
holoubátko to nebylo —
ce n’était pas un pigeon,
líčko se ti proměnilo,
tes joues sont métamorphosées,
a potrhán je tvůj zhled!
Ravagées, elles sont devenues !

*

„Oh! zabila jsem děťátko,
«Oh! J’ai tué le bébé,
matko má!
ma mère!
oh! zabila jsem děťátko,
oh! J’ai tué le bébé,
své ubohé zrozeňátko —
mon pauvre enfant
žalostí bych pošla hned!“
le chagrin est là maintenant! « 

*

A co míníš učiniti,
Et que vas tu faire,
dcero má?
ma fille ?
a co míníš učiniti?
et que vas tu faire?
kterak vinu napraviti
comment laver cette culpabilité
a smířiti boží hněv?
et ménager la colère divine ?

*

„Půjdu hledat květu toho,
«Je vais chercher cette fleur,
matko má!
ma mère !
půjdu hledat květu toho,
Je vais chercher cette fleur,
kterýž snímá viny mnoho
qui ôte royalement la culpabilité
a zbouřenou chladí krev.“
et refroidit le sang. « 

*

A kde najdeš toho květu,
Et où trouveras-tu la fleur,
dcero má?
ma fille ?
a kde najdeš toho květu
et où trouveras-tu la fleur,
po všem široširém světu?
dans l’infinité du monde entier ?
v které roste zahrádce?
dans quel jardin pousse t-elle ?

*

„Tam za branou nad vršíkem,
« A côté de la porte, sur un monticule,
matko má!
ma mère !
tam za branou nad vršíkem,
à côté de la porte, sur un monticule,
na tom sloupu se hřebíkem,
 sur le mât avec un clou,
na konopné oprátce!“
sur la corde de chanvre ! « 

*

A co vzkážeš hochu tomu,
Et que vas-tu donner à ce garçon,
dcero má,
ma fille,
a co vzkážeš hochu tomu,
et que vas-tu donner à ce garçon,
jenž chodíval k nám do domu
qui est venu dans notre maison
a s tebou se těšíval?
et a trouvé son bonheur ?

*

„Vzkazuji mu požehnání,
« Il a ma bénédiction,
matko má !
ma mère !
vzkazuji mu požehnání —
il a ma bénédiction,
červa v duši do skonání,
un ver dans son âme jusqu’à la fin,
že ml zrádně mluvíval!
pour le punir de sa traitrise !

*

A co necháš svojí matce,
Et que laisses-tu à ta mère,
dcero má?
ma fille ?
a co necháš svojí matce,
et que laisses-tu à ta mère,
jež tě milovala sladce
qui t’aimait doucement
a draze tě chovala ?
et t’a soignée tendrement ?

„Kletbu zůstavuji tobě,
«Je te laisse la malédiction,
matko má!
ma mère !
kletbu zůstavuji tobě,
je te laisse la malédiction,
bys nenašla místa v hrobě,
tu ne trouveras pas la paix dans la tombe,
žes mi zvůli dávala!“
pour ce cœur que tu m’as donnée ! « 

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Traduction Jacky Lavauzelle
ARTGITATO
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Karel Erben
český básník

Poésie Tchèque : KYTICE Karel Poème de Jaromir Erben ERBEN

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Poésie TchèquePoésie Tchèque : KYTICE Karel Poème de Jaromir Erben ERBEN - JACKY LAVAUZELLE




 

Traduction Jacky Lavauzelle

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Karel Jaromir Erben
1811-1870


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KYTICE 
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Poésie Tchèque : KYTICE Karel Poème de Jaromir Erben ERBEN Jan Vilímek Karel Jaromír Erben Kytice Artgitato

Český-Francouzský
Texte Tchèque & Traduction Française

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Zemřela matka a do hrobu dána,
 La mère est morte ; dans sa tombe on la déposa –
siroty po ní zůstaly ;
Restent des orphelins après son séjour sur terre ;
i přicházely každičkého rána
 Ils sont venus chaque matin 
a matičku svou hledaly.
A la recherche de leur mère.

I zželelo se matce milých dítek ;
La mère si affligée pour ses chers garçons 
duše její se vrátila
Que son âme s’est retournée
a vtělila se v drobnolistý kvítek,
Et s’est réincarnée en fleur,
jímž mohylu svou pokryla.
En recouvrant son monticule de terre.

Poznaly dítky matičku po dechu,
Les enfants reconnurent leur mère et eurent le souffle coupé,
poznaly ji a plesaly ;
Ils savaient et ils chantèrent ;
a prostý kvítek, v něm majíc útěchu,
Une simple fleur porte en elle tant de consolation
mateří-douškou nazvaly. –
Ils l’appelèrent : « l’âme maternelle« .

Mateří-douško vlasti naší milé,
« 
L’âme maternelle« , chère à notre patrie bien-aimée,
  vy prosté naše pověsti !
Votre récit simple est le nôtre !
  Natrhal jsem tě na dávné mohyle –
Tirerez-je de cet ancien tumulus
 komu mám tebe přinésti ?
Ce
que je dois vous apporter ?

Ve skrovnou já tě kytici zavážu,
Un modeste bouquet je vous livre,
ozdobně stužkou ovinu ;
Décoré d’un ruban;
do šírých zemí cestu ti ukážu,
Dans ces vastes pays, il vous montre un chemin,
kde příbuznou máš rodinu.
Où vous trouverez une famille.

Snad že se najde dcera mateřina,
Vous trouverez peut-être une fille ,
jíž mile dech tvůj zavoní ;
Attirée agréablement par votre souffle ;
snad že i najdeš některého syna,
Peut-être trouverez-vous un fils,
jenž k tobě srdce nakloní !
Qui se penche sur votre cœur!

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Traduction française Jacky Lavauzelle
Artgitato

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« Dissiper la nuit qui enveloppait le sort des paysans
et des classes asservies »

Après s’être prodigué durant plus de cinquante ans au service de l’histoire, Palacky tâcha d’en dégager la vérité pour la faire pénétrer dans l’âme du peuple, qui avait besoin d’un tel appui moral dans la lutte engagée pour reconquérir son autonomie d’autrefois. Le vrai but que Palacky poursuivit en écrivant son histoire fut de donner aux aspirations nationales une base solide : le droit historique.

Les historiens tchèques venus après lui, Tomek, Gindelly, Erben, Emler, Kalousek, Goll, s’attachèrent à faire mieux connaître, d’une part, les institutions urbaines et les tendances de la bourgeoisie, — telle fut l’œuvre de Celakovsky, qui écrivit le Corpus juris municipalis regni bohemiæ, de Winter, etc., — et d’autre part, ils s’efforcèrent de dissiper la nuit qui enveloppait le sort des paysans et des classes asservies. Parmi ces derniers historiens prennent rang Kalousek et Pekar. Palacky, ayant été nommé historiographe par les Etats, donna une place peut-être trop large, dans son histoire, aux classes privilégiées, laissant dans L’ombre la bourgeoisie et les ruraux.

François Palacky, historien de la Bohême (1798-1876)
Henri Hantich
Revue des Deux Mondes
Tome 10, 1912

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Poésie TchèquePoésie Tchèque : KYTICE Karel Poème de Jaromir Erben ERBEN - JACKY LAVAUZELLE

 

HOLOUBEK (Karel Jaromir Erben) Traduction française et texte tchèque

Karel Jaromir ERBEN
(1811-1870)

Jan Vilímek Karel Jaromír Erben Artgitato Holoubek Traduction


Holoubek
La Colombe sauvage
(Titre anglais The Wild Dove)
(Titre allemand Die Waldtaube)
Ballade extraite de KYTICE
Texte Tchèque & Traduction Française

[Cette ballade de Erben a inspiré Antonín Dvořák
La Colombe (Holoubek), B. 198 (op. 110)]

Okolo hřbitova
Autour du cimetière
cesta úvozová;
un chemin encaissé
šla tudy, plakala
marchant par ici, pleure
mladá, hezká vdova.
une jeune et jolie veuve.

Plakala, želela
Elle pleure, elle le regrette
 pro svého manžela :
pour ce mari défunt :
neb tudy naposled
Mais ainsi, une dernière fois
jej doprovázela. –
Il l’accompagne.

Od bílého dvora
Du grand hall blanc
po zelené louce
Après la verte prairie
jede pěkný panic,
vient un jeune noble,
péro na klobouce.
une plume au chapeau.

„Neplač, nenaříkej,
«Ne pleure pas, te dis-je,
mladá, hezká vdovo,
jeune et jolie veuve,
škoda by tvých očí,
Cela va gâcher la beauté de tes yeux,
slyš rozumné slovo.
Écoute cette juste parole.

Neplač, nenaříkej,
Ne pleure pas, te dis-je,
mlada, hezká růže,
jeunes et jolies roses,
a když muž ti umřel,
quand le mari est mort,
vezmi mne za muže.“ –
il te faut en choisir un autre« .

Jeden den plakala,
Le premier jour, elle a pleuré,
druhý ticho minul,
le second, dans le silence c’est passé,
třetího žel její
au troisième, malheureusement, 
pomalu zahynul.
la douleur se meurt lentement.

V témž dni umrlého
Ce jour, un homme trépasse
z mysli vypustila :
à son comble est la peine
než měsíc uplynul,
un mois passe
k svatbě šaty šila.
avant que la robe de mariée ne revienne.

Okolo hřbitova
Autour du cimetière, par là
veselejší cesta :
  le chemin joyeux :
jedou tudy, jedou
conduit par ci, conduit par là
ženich a nevěsta.
le marié et la mariée heureux.

Byla svatba, byla
C’était le mariage, il était
hlučná a veselá :
bruyant et gai :
nevěsta v objetí
étreinte la  mariée
nového manžela
par ce nouveau marié.

Byla svatba, byla,
C’était le mariage, il était,
hudba pěkně hrála :
avec une musique parfaite
 on ji k sobě vinul,
Dans les bras de son nouveau mari
ona jen se smála.
Elle a juste ri.

Směj se, směj, nevěsto,
Ris, ris, jeune mariée ;
pěkně ti to sluší :
Si cela te convient ainsi:
nebožtík pod zemí,
Le souterrain défunt,
ten má hluché uši !
a des oreilles de sourds !

Objímej milého,
Câline ta bien-aimée,
netřeba se báti :
Nul besoin de craindre :
rakev dosti těsná –
Le cercueil est assez serré
ten se neobrátí !
Il ne va pas  sortir !
Líbej si je, líbej,
Embrasse-le, baise-le,
ty žádané líce :
sur ces joues qui attendent :
komus namíchala,
ceux qui ont concocté cette potion,
neobživne více !
ne reviendront plus à la vie !

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Běží časy, běží,
La marche du temps s’affole,
všecko s sebou mění:
tout change avec elle:
co nebylo, přijde
Ce qui n’était pas, advient
co bývalo, není. 
Ce qui était jadis n’est plus.

Běží časy, běží,
La marche du temps s’affole
rok jako hodina :
les années sont comme les heures:
jedno však nemizí :
une seule chose ne change pas :
pevnět’ stojí vina.
la culpabilité reste là fermement.

Tři roky minuly,
Trois années ont passé,
co nebožtík leží ;
Depuis la mort du mari :
na jeho pahorku
sur la colline
tráva roste svěží.
l’herbe pousse luxuriante

Na pahorku tráva,
Sur l’herbe de la colline,
u hlavy mu doubek,
A sa tête un jeune chêne,
na doubku sedává
sur ce jeune chêne s’est posée
běloučký holoubek.
une blanche colombe immaculée.

Sedává, sedává,
Il est assis, il est posé,
přežalostně vrká :
plaintivement il roucoule :
každý, kdo uslyší,
Quiconque entend cette écorchure
srdce jemu puká.
crève-cœur pour son âme.

Nepuká tak jiným
Un cœur plus sensible que les autres
jako jedné ženě :
comme celui de cette femme :
z hlavy si rve vlasy,
elle s’arrache les cheveux de sa tête,
volá uděšeně :
dans un appel terrifié:

„Nehoukej, nevolej,
« Ne me grondez pas, ne appelez pas,
nehuč mi tak v uši :
que par mes oreilles ;
tvá píseň ukrutná
votre chanson cruelle
probodá mi duši!
ne perce mon âme!

Nehoukej, nežaluj,
Ne me grondez pas , ne m’accusez pas,
hlava se mi točí ;
la tête me tourne ;
aneb mi zahoukej,
à tant me crier dessus,
a se mi rozskočí !“ –
qu’elle peut exploser ! »

Teče voda, teče,
L’eau coule, coule,
vlna vlnu stíhá
à l’onde succède l’onde
a mezi vlnami
et entre les vagues
bílý šat se míhá.
une robe blanche apparaît.

Tu vyplývá noha,
Là flottent maintenant les pieds,
tam zas ruka bledá :
Là encore, une main pâle :
žena nešťastnice
femme malheureuse
hrobu sobě hledá !
à la recherche de sa tombe !

Vytáhli ji na břeh,
Ils l’ont traînée à terre,
zahrabali skrytě,
enterrée secrètement,
kde cesty pěšiny
où les chemins
křižují se v žitě.
se croisent dans le seigle.

Nižádného hrobu
Elle n’a pas de tombe
jí býti nemělo :
comme cela devrait être :
jen kámen veliký
seulement une grosse pierre
tlači její tělo
 presse encore son corps

Však nelze kamenu
Cependant, la pierre ne peut
tak těžko ležeti,
continuellement mentir,
jako jí na jménu
sur son nom
spočívá prokletí !
repose la malédiction!

Traduction Jacky Lavauzelle
Artgitato

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VOCABULAIRE

1ère strophe

Okolo : environ – hrbitov : cimetière
plakat : pleurer
šlapat : marcher – úvoz : chemin encaissé
cesta : chemin, la voie
Tudy : par ici/par là

2ème strophe

doprovázet : accompagner /suivre /escorter
želet : regretter.

3ème strophe

bílého : blanc
dvorana : le hall, le vestibule
lučina : prairie
panic : un garçon, un puceau, un jeune noble

4ème strophe

nenaříkej : nena (peu-pas) et říkat (dire)
hejký : joli /beau /gentil

5ème strophe

umřit : mourir

8ème strophe

veselý : joyeux

Autres strophes
doubek : jeune chêne, chêneau
běloučký : tout blanc
houkat : gronder nehoukat : ne pas gronder
volat : appeler  nevolat : ne pas appeler
žaluj – žalovat : se plaindre, attaquer en justice
žalovatelný : accusable, incriminable
rozskoč : crever /éclater
však : cependant
nelze /lze : on ne peut pas, n’est pas possible/on peut, possible