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Le Sable du désert – Poème de Miguel Hernández – Arena del desierto – 1941

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Miguel Hernández
(30 octobre 1910 Orihuela, province d’Alicante – 28 mars 1942 Alicante)
(Orihuela, 30 de octubre de 1910-Alicante, 28 de marzo de 1942)
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Jean-Léon Gérôme – Le Bain maure (1824)

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Casida del desierto
ARENA DEL DESIERTO
SABLE DU DÉSERT


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TRADUCTION JACKY LAVAUZELLE
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Arena del desierto
Sable du désert
soy, desierto de sed.
Je suis, désert de soif.
Oasis es tu boca
Ta bouche, une oasis
donde no he de beber.
d’où je ne boirai pas.

Boca: Oasis abierto
Bouche, oasis ouverte
a todas las arenas del desierto.
à tous les sables du désert.

Húmedo punto en medio
Point humide au milieu
de un mundo abrasador,
d’un monde brûlant,
el de tu cuerpo, el tuyo,
celui de ton corps, le tien,
que nunca es de los dos.
plus à nous deux. Jamais.

Cuerpo: pozo cerrado
Corps, puits fermé
a quien la sed y el sol han calcinado.
que la soif et le soleil ont brûlé.

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Poème écrit en 1941 dans la prison de Ocaña (prisión de Ocaña)
Peu de temps après, le poète sera transféré à la prison d’Alicante (cárcel de Alicante)
Le poète décédera le 28 mars 1942
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POEMES DE MIGUEL HERNANDEZ
POEMAS DE MIGUEL HERNANDEZ


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Poèmes de Miguel Hernández – Poemas de Miguel Hernández

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Miguel Hernández
Miguel Hernández Gilabert
(30 octobre 1910 Orihuela, province d’Alicante – 28 mars 1942 Alicante)
(Orihuela, 30 de octubre de 1910-Alicante, 28 de marzo de 1942)
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TRADUCTION JACKY LAVAUZELLE
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Recueil
El hombre acecha

L’HOMME TRAQUÉ
1938-1939

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L’ULTIME CHANSON
Canción última

Hilma af Klint, Chaos, no 2, 1906

Pintada, no vacía:
Peinte, non vide :
pintada está mi casa
peinte est ma maison

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Recueil
El rayo que no cesa
(1934-1935)

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LE COUTEAU CARNIVORE
Un carnívoro cuchillo

Juan Gris – Compotier et nappe à carreaux (1917)
Musée Guggenheim

Un carnívoro cuchillo
Un couteau carnivore,
de ala dulce y homicida
aile douce et homicide,



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LE SABLE DU DÉSERT
Arena del desierto
1941

Jean-Léon Gérôme – Le Bain maure (1824)

Arena del desierto
Sable du désert
soy, desierto de sed.
Je suis, désert de soif.

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Recueil
POEMAS ÚLTIMOS
(1939-1941?)

*
L’OLIVIER
SONREÍR CON LA ALEGRE TRISTEZA DEL OLIVO

Ramón CasasFlores deshojadas – 1894

Sonreír con la alegre tristeza del olivo.
Sourire semblable à la tristesse joyeuse de l’olivier.
Esperar. No cansarse de esperar la alegría.
Attendre. Ne jamais se fatiguer d’attendre la joie
.

********
Recueil
Cancionero y romancero de ausencias
CHANSONS & BALLADE SUR L’ABSENCE
(1938-1941)


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ABSENCE
AUSENCIA

Isidre Nonell La Paloma – 1904

Ausencia en todo veo:
Absence dans tout ce que je vois :
tus ojos la reflejan.
Tes yeux la reflètent.

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CADA VEZ QUE PASO
CHAQUE FOIS

Ramon Casas, Fatiguée, musée d’art de Dallas

Cada vez que paso
Chaque fois que je fais un pas
bajo tu ventana,
sous ta fenêtre,

****

LA CANTIDAD DE MUNDOS
LA QUANTITE DE MONDES

Santiago Rusiñol, Cour bleue, Arenys de Munt

La cantidad de mundos
La quantité de mondes
que con los ojos abres,
qui s’ouvrent avec les yeux,

****

MENOS TU VIENTRE
TON VENTRE

Francisco de Goya, La Maja desnuda, 1790-1800

Menos tu vientre,
En dehors de ton ventre,
todo es confuso.
tout est confusion.

****

ENTUSIASMIO DEL ODIO
ENTHOUSIASME DE LA HAINE

Francisco de Goya, La Procession à l’ermitage Saint-Isidore,1819-1823 (détail)

Entusiasmo del odio,
Enthousiasme de la haine
ojos del mal querer.
volonté des yeux du mal.

****

TANTO RIO QUE VA AL MAR
TANT DE RIVIERES

Santiago Rusiñol, Glorieta al atardecer, 1913

Tanto río que va al mar
Tant de rivières vont à la mer
donde no hace falta el agua.
où vous n’avez pas besoin d’eau.

****

BOCAS DE IRA
BOUCHE COLERE

Isidre Nonell
Coucher de soleil
Al Atardecer, Sant Martí de Provençals ,1896


Bocas de ira.
Bouche de colère.
Ojos de acecho.
Yeux traqués.

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Silbo de la llaga perfecta
SIFFLEMENT DE LA PLAIE PARFAITE

Arthur Dove, Nature Symbolized No.2, 1911, Institut d’art de Chicago

Abreme, amor, la puerta
Ouvre-moi, amour, la porte
de la llaga perfecta.
de la plaie parfaite.


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L’OLIVIER – Sonnet de Miguel Hernández – SONREÍR CON LA ALEGRE TRISTEZA DEL OLIVO

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Miguel Hernández
(30 octobre 1910 Orihuela, province d’Alicante – 28 mars 1942 Alicante)
(Orihuela, 30 de octubre de 1910-Alicante, 28 de marzo de 1942)

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POEMAS ÚLTIMOS
(1939-1941?)

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TRADUCTION JACKY LAVAUZELLE

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SONREÍR CON LA ALEGRE TRISTEZA DEL OLIVO
L’OLIVIER


SONETO- SONNET

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Ramón CasasFlores deshojadas – 1894

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Sonreír con la alegre tristeza del olivo.
Sourire semblable à la tristesse joyeuse de l’olivier.
Esperar. No cansarse de esperar la alegría.
Attendre. Ne jamais se fatiguer d’attendre la joie.
Sonriamos. Doremos la luz de cada día
Sourions. Nous allumerons la lumière de chaque jour
en esta alegre y triste vanidad del ser vivo.
dans cette joyeuse et triste vanité de l’être vivant.

*

Me siento cada día más libre y más cautivo
Je me sens plus libre chaque jour et plus captif
en toda esta sonrisa tan clara y tan sombría.
dans ce sourire si clair et si sombre.
Cruzan las tempestades sobre tu boca fría
Les tempêtes traversent ta bouche froide
como sobre la mía que aún es un soplo estivo.
comme la mienne, qui encore agite ce souffle estival.

*

Una sonrisa se alza sobre el abismo: crece
Un sourire se lève sur l’abîme : il grandit
como un abismo trémulo, pero valiente en alas.
comme un abîme tremblant, mais aux vaillantes ailes.
Una sonrisa eleva calientemente el vuelo.
Un sourire prend chaleureusement son envol.

*

Diurna, firme, arriba, no baja, no anochece.
Ferme, il se dresse, dans le jour, toujours, éloignant la nuit.
Todo lo desafías, amor: todo lo escalas.
Défiant tout, amour, surmontant tout.
Con sonrisa te fuiste de la tierra y del cielo.
D’un sourire tu as quitté la terre et le ciel.

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POEMES DE MIGUEL HERNANDEZ
POEMAS DE MIGUEL HERNANDEZ

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LA VOLONTÉ – EL QUERER – Poème de Manuel MACHADO

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Juan Gris – Vue sur la baie (1921)
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Manuel Machado Ruiz
(Sevilla, 29 de agosto de 1874-Madrid, 19 de enero de 1947)
(Séville, 29 août 1874-Madrid, 19 janvier 1947)
Juan Gris – Portrait de Germaine Raynal (1912)

*****
EL QUERER
LA VOLONTÉ

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TRADUCTION JACKY LAVAUZELLE
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En tu boca roja y fresca
Ta bouche rouge et fraîche,
beso, y mi sed no se apaga,
Je l’embrasse mais ma soif ne part pas,
que en cada beso quisiera
dans chaque baiser je voudrais
beber entera tu alma.
pouvoir boire ton âme toute entière.

Me he enamorado de ti
Je suis tombée amoureux de toi,
y es enfermedad tan mala,
quelle terrible affection,
que ni la muerte la cura,
que même la mort ne peut guérir.
¡bien lo saben los que aman!
Ceux qui aiment le savent bien !

Loco me pongo si escucho
Quel fou si j’écoute
el ruido de tu charla,
le bruit de tes mots,
y el contacto de tu mano
et le contact de ta main !
me da la vida y me mata.
Ça me donne la vie et ça me tue.

Yo quisiera ser el aire
Je voudrais être l’air
que toda entera te abraza,
qui tout entier t’embrasse,
yo quisiera ser la sangre
J’aimerais être le sang
que corre por tus entrañas.
qui court dans tes entrailles.

Son las líneas de tu cuerpo
Les lignes de ton corps
el modelo de mis ansias,
sont le modèle de mes envies,
el camino de mis besos
la voie de mes baisers
y el imán de mis miradas.
et l’aimant de mes regards.

Siento al ceñir tu cintura
Quand je t’enlace je sens
una duda que me mata
un doute qui me tue
Estoy enfermo de ti,
Je suis malade de toi,
de curar no hay esperanza,
mais de guérir il n’y a pas d’espoir ;
que en la sed de este amor loco
 dans la soif de cet amour fou
tu eres mi sed y mi agua.
 Tu es autant ma soif que mon eau.

Maldita sea la hora
Maudite soit l’heure
en que contemplé tu cara,
où j’ai contemplé ton visage,
 en que vi tus ojos negros
J’ai vu tes yeux noirs
y besé tus labios grana.
 et baisé tes lèvres rouges.

Maldita sea la sed
Maudite soit la soif
y maldita sea el agua,
 et maudite soit l’eau,
maldito sea el veneno
maudit soit le poison
  que envenena y que no mata.
qui empoisonne mais ne tue pas.

En tu boca roja y fresca
Ta bouche rouge et fraîche
beso, y mi sed no se apaga,
Je l’embrasse mais ma soif ne part pas,
que en cada beso quisiera
dans chaque baiser je voudrais
beber entera tu alma.
pouvoir boire ton âme toute entière.

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POEMES DE MANUEL MACHADO
POEMAS DE MANUEL MACHADO

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LES JOURS SANS SOLEIL – LOS DÍAS SIN SOL -Poème de Manuel MACHADO

Juan Gris – Vue sur la baie (1921)
Manuel Machado Ruiz
(Sevilla, 29 de agosto de 1874-Madrid, 19 de enero de 1947)
(Séville, 29 août 1874-Madrid, 19 janvier 1947)

Loups sur une enluminure du Bestiaire d’Aberdeen

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TRADUCTION JACKY LAVAUZELLE
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El lobo blanco del invierno
Le loup blanc de l’hiver,
el lobo blanco viene,
le loup blanc vient,
con los feroces ojos inyectados
avec ses yeux féroces injectés
en sangre helada, fijos y crueles.
de sang glacé, fixe et cruel.
¡Maldito lobo invierno, que te llevas
Maudit loup d’hiver, que portes-tu ?
los viejos y los débiles!
les vieux et les faibles !

*

¡Reunámonos, que todos
Rassemblons-nous, que tous
tengan una familia,
ayons une famille,
un libro y fuego alegre!
autour d’un livre et d’un feu joyeux !

*


Y mientras, fuera, el hacha
Et tandis que, dehors, la hache
el tronco seco hiende,
frappe le tronc sec,
que será rojo en el hogar, cerremos
qui rougeoiera bientôt à la maison, refermons
la puerta y el balcón… ¡Dios no nos quiere!
la porte et le balcon … Dieu ne veut pas de nous !

*
¡Tregua! Seamos amigos…
Un instant ! Soyons amis…
La tibia paz entre nosotros reine
La paix chaleureuse entre nous règne
en torno de la lámpara, que esparce
autour de la lampe, que propage
la tranquila poesía del presente.
la poésie calme du présent.

*
Y tú, mi amada, cuyos rojos labios
Et toi ma bien-aimée, dont les lèvres rouges
son ya la sola flor, dámelos…, ¡quiéreme!…
sont la seule fleur, donne-les-moi …, aime-moi ! …
. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .

¡Que el lobo blanco del invierno
Que le loup blanc de l’hiver
el lobo blanco viene!
le loup blanc vienne !

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POEMES DE MANUEL MACHADO
POEMAS DE MANUEL MACHADO

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CANTARES – CHANSONS – Poème de Manuel MACHADO

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Manuel Machado Ruiz
(Sevilla, 29 de agosto de 1874-Madrid, 19 de enero de 1947)
(Séville, 29 août 1874-Madrid, 19 janvier 1947)
Juan Gris – Nature morte avec fruits et mandoline (1919)

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TRADUCTION JACKY LAVAUZELLE
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Vino, sentimiento, guitarra y poesía
Vin, sensation, guitare et poésie
hacen los cantares de la patria mía.
font les chansons de mon pays.
Cantares…
Chansons …
Quien dice cantares dice Andalucía.
Qui dit chansons dit Andalousie.

A la sombra fresca de la vieja parra,
À l’ombre fraîche de la vieille vigne,
un mozo moreno rasguea la guitarra…
un homme aux cheveux noirs gratte la guitare …
Cantares…
Chansons …
Algo que acaricia y algo que desgarra.
Quelque chose qui se caresse et quelque chose qui se déchire.

La prima que canta y el bordón que llora…
La cousine qui chante et le bâton qui pleure …
Y el tiempo callado se va hora tras hora.
Et le temps calme passe heure après heure.
Cantares…
Chansons …
Son dejos fatales de la raza mora.
Sont les destins de la race maure.

No importa la vida, que ya está perdida,
La vie n’a pas d’importance, elle est déjà perdue
y, después de todo, ¿qué es eso, la vida?…
et après tout, qu’est-ce que c’est que la vie? …
Cantares…
Chansons …
Cantando la pena, la pena se olvida.
En chantant le chagrin, le chagrin s’oublie.

Madre, pena, suerte, pena, madre, muerte,
Mère, chagrin, chance, chagrin, mère, mort,
ojos negros, negros, y negra la suerte…
yeux noirs, noirs et chance noire …
Cantares…
Chansons …
En ellos el alma del alma se vierte.
En eux, l’âme de l’âme se déverse.

Cantares. Cantares de la patria mía,
Des chansons Des chansons de mon pays,
quien dice cantares dice Andalucía.
qui dit des chansons dit Andalousie.
Cantares…
Chansons …
No tiene más notas la guitarra mía.
Ma guitare n’a plus de notes.

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LES POEMES DE MANUEL MACHADO
LOS POEMAS DE MANUEL MACHADO
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Poème de Manuel MACHADO – Cante Hondo – 1912 – Cante Jondo – Chant Profond

Juan Gris -Vue sur la baie (1921)
Manuel Machado Ruiz
(Sevilla, 29 de agosto de 1874-Madrid, 19 de enero de 1947)
(Séville, 29 août 1874-Madrid, 19 janvier 1947)

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Cante Hondo
Cante Jondo
Chant Profond
Danse andalouse
1912


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Danseuse de flamenco, John Singer Sargent, 1881-1882

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TRADUCTION JACKY LAVAUZELLE
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A todos nos han cantado
Nous avons tous chanté
en una noche de juerga
dans une nuit de joyeux
coplas que nos han matado…
coplas qui nous ont tués …

Corazón, calla tu pena;
Cœur, fais taire ton chagrin ;
a todos nos han cantado
nous avons tous chanté
en una noche de juerga.
dans une nuit de fête.

Malagueñas, soleares
Malagueñas, soleas
y seguiriyas gitanas…
et seguiriyas gitanes …
Historias de mis pesares
Histoires de mes chagrins
y de tus horitas malas.
et de vos mauvaises heures.

Malagueñas, soleares
Malagueñas, soleas
y seguiriyas gitanas…
et seguiriya gitanes …

Es el saber popular,
C’est le savoir populaire,
que encierra todo el saber:
qui détient tous les savoirs :
que es saber sufrir, amar,
ce que c’est de savoir souffrir, aimer,
morirse y aborrecer.
mourir et honnir.

Es el saber popular,
C’est le savoir populaire,
que encierra todo el saber.
qui détient tous les savoirs.

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LES POEMES DE MANUEL MACHADO
LOS POEMAS DE MANUEL MACHADO
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LES LAURIERS-ROSES – Poème de Manuel MACHADO -ADEFLOS – 1899

Juan Gris -Vue sur la baie (1921)
L’attribut alt de cette image est vide, son nom de fichier est Symbole-Artgitato-2-10.gif.
Manuel Machado Ruiz
(Sevilla, 29 de agosto de 1874-Madrid, 19 de enero de 1947)
(Séville, 29 août 1874-Madrid, 19 janvier 1947)

A Miguel de Unamuno

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Juan Gris – Pierrot (1919)

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ADELFOS
LES LAURIERS-ROSES
1899


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TRADUCTION JACKY LAVAUZELLE
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Yo soy como las gentes que a mi tierra vinieron
Je suis comme ceux qui vinrent sur ma terre
—soy de la raza mora, vieja amiga del Sol—,
-Je suis de race maure, vieille amie du soleil-,
que todo lo ganaron y todo lo perdieron.
qui gagnèrent tout, pour tout perdre ensuite.
Tengo el alma de nardo del árabe español.
J’ai l’âme de nard de l’arabe espagnol.

*

Mi voluntad se ha muerto una noche de luna
Ma volonté est morte une nuit au clair de lune,
en que era muy hermoso no pensar ni querer…
comme c’était beau de ne pas penser ni vouloir …
Mi ideal es tenderme, sin ilusión ninguna…
Mon idéal est de m’allonger sans nulle illusion …
De cuando en cuando, un beso y un nombre de mujer.
De temps en temps, un baiser et un nom de femme.

*

En mi alma, hermana de la tarde, no hay contornos…;
Dans mon âme, sœur du soir, il n’y a plus de contours …;
y la rosa simbólica de mi única pasión
et la rose, symbole de mon unique passion,
es una flor que nace en tierras ignoradas
est une fleur qui naît sur des terres ignorées
y que no tiene aroma, ni forma, ni color.
et qui n’a pas ni arôme, ni forme, ni couleur.

*

Besos ¡pero no darlos! Gloria…. ¡la que me deben!
Baisers, n’en donner guère ! Gloire… ce qui m’est dû !
¡Que todo como un aura se venga para mí!
Que tout comme un souffle s’en vienne à moi !
¡Que las olas me traigan y las olas me lleven,
Puissent les vagues me porter, puissent les vagues m’emporter
y que jamás me obliguen el camino a elegir!
et que jamais ne m’obligent à choisir le chemin !

*

¡Ambición! No la tengo. ¡Amor! No lo he sentido.
Ambition ! Je n’en ai nullement. Amour ! Je ne l’ai ressenti.
No ardí nunca en un fuego de fe ni gratitud.
Je n’ai jamais brûlé dans un feu de foi ou de gratitude.
Un vago afán de arte tuve… Ya lo he perdido.
J’avais un vague désir d’art … je l’ai déjà perdu.
Ni el vicio me seduce ni adoro la virtud.
Ni le vice ne me séduit ni la vertu ne me tente.

*

De mi alta aristocracia dudar jamás se pudo.
De ma haute aristocratie, le doute ne pouvait exister. Jamais.
No se ganan, se heredan, elegancia y blasón…
Rien ne se gagne, ils héritent de l’élégance et du blason …
Pero el lema de casa, el mote del escudo,
Mais la devise de ma maison, l’emblème de mon blason,
es una nube vaga que eclipsa un vano sol.
c’est un vague nue qui éclipse un vain soleil.

*

Nada os pido. Ni os amo ni os odio. Con dejarme,
Je ne demande rien. Je n’aime ni ne hais. À me quitter,
lo que hago por vosotros, hacer podéis por mí…
ce que je fais pour toi, tu peux le faire pour moi …
¡Que la vida se tome la pena de matarme,
Laisse la vie prendre la peine de me tuer,
ya que yo no me tomo la pena de vivir! …
puisque je n’ai pas pris la peine de vivre ! …

*

Mi voluntad se ha muerto una noche de luna
Ma volonté est morte une nuit au clair de lune,
en que era muy hermoso no pensar ni querer…
comme c’était beau de ne pas penser ni vouloir …
De cuando en cuando un beso, sin ilusión ninguna.
De temps en temps un baiser, sans aucune illusion.
¡El beso generoso que no he de devolver!
Le baiser généreux que je ne rendrai pas !


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MA PEINE – Poème de Manuel MACHADO – 1900 – Mi pena es mu mala

Juan Gris – Vue sur la baie (1921)
Manuel Machado Ruiz
(Sevilla, 29 de agosto de 1874-Madrid, 19 de enero de 1947)
(Séville, 29 août 1874-Madrid, 19 janvier 1947)

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Juan Gris
Femme assise – Mujer sentada, 1917. Colección Carmen, Museo Thyssen Bornemisza


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LA « TONÁ » DE LA FRAGUA
(SEGUIRIYAS GITANAS)


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TRADUCTION JACKY LAVAUZELLE
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Mi pena es mu mala,
Ma peine est si lourde,
porque es una pena que yo no quisiera
une peine que je ne voudrais pas
que se me quitara.
voir me quitter.

Vino como vienen,
Elle est venue comme viennent,
sin saber de dónde,
 sans savoir d’où,
el agua a los mares, las flores a mayo,
 l’eau à la mer, les fleurs au mois de mai,
los vientos al bosque.
 les vents sur la forêt.

Vino, y se ha quedado
Elle est venue et s’est installée
en mi corazón,
 dans mon cœur,
como el amargo en la corteza verde
 comme l’amer à la verte écorce
del verde limón.
 du citron vert.

Como las raíces
Comme les racines
de la enredadera,
du lierre,
se va alimentando la pena en mi pecho
ma peine s’alimente dans ma poitrine
con sangre e mis venas.
 du sang de mes veines.

Yo no sé por dónde,
Je ne sais pas d’où,
ni por dónde no,
 ni d’ailleurs,
se me ha liao esta soguita al cuerpo
ce petit lien a agrippé mon corps
 sin saberlo yo.
sans que je le sache.

Pensamiento mío,
Mes pensées,
¿adónde te vas?
 Où allez-vous ?
No vayas a casa de quien tú solías,
Ne revenez pas vers votre maison,
  que no pués entrar.
vous ne pourriez plus entrer.

A pasar fatigas
Tant de fatigue
estoy ya tan hecho
 J’ai subie
  que las alegrías se me vuelven penas
que chaque joie se transforme en peine
dentro de mi pecho.  
au cœur de ma poitrine.



Yo voy como un ciego
Je vais tel un aveugle
por esos caminos.
 sur ces routes.
Siempre pensando en la penita negra
 Toujours pensant à ma petite peine obscure
que llevo conmigo.
 que je porte en moi.

Ya se han acabado
Ils sont finis
tiempos alegres.
 ces temps joyeux.
Las florecitas que hay en tu ventana
 Les petites fleurs à ta fenêtre
para mí no huelen.
Pour moi ne sentent plus.

Yo corté una rosa
J’ai coupé une rose
llenita de espinas…
 pleine d’épines …
Como las rosas espinitas tienen,
 Les roses pleines d’épines
son las más bonitas.
sont les plus divines.

El cristal se rompe
Le cristal se casse
  del calor al frío,
passant du chaud au froid,
como se ha roto de alegría y pena
 Ainsi se brise de la joie à la peine
mi corasonsiyo.
mon petit cœur.

Yo sentí el crujío
J’ai senti les craquements
del cristalito fino que se rompe
du fin cristal qui se rompt
del calor al frío.
passant du chaud au froid

Negra está la noche,
Noire est la nuit,
sin luna ni estrellas…
 sans lune ni étoiles …
A mí me alumbraban los ojitos garzos
M’éclairent seulement les petits yeux
de mi compañera.
de ma compagne.

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LES POEMES DE MANUEL MACHADO – Los poemas de manuel machado

Juan Gris – Vue sur la baie (1921)
L’attribut alt de cette image est vide, son nom de fichier est Symbole-Artgitato-2-10.gif.

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L’attribut alt de cette image est vide, son nom de fichier est ManuelMachado.jpg.
Manuel Machado Ruiz
(Sevilla, 29 de agosto de 1874-Madrid, 19 de enero de 1947)
(Séville, 29 août 1874-Madrid, 19 janvier 1947)

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TRADUCTION JACKY LAVAUZELLE
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ADELFOS
LES LAURIERS-ROSES
1899

Juan Gris – Pierrot (1919)

Yo soy como las gentes que a mi tierra vinieron
Je suis comme ceux qui vinrent sur ma terre
—soy de la raza mora, vieja amiga del Sol—,
-Je suis de race maure, vieille amie du soleil-,
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CANTE HONDO
Cante Jondo
Chant Profond
1912

Danseuse de flamenco, John Singer Sargent, 1881-1882

A todos nos han cantado
Nous avons tous chanté
en una noche de juerga
dans une nuit de joyeux

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LA COPLA (1920)

Tableau de Juan Gris – Violon et Damier (1913)

Hasta que el pueblo las canta,
Jusqu’à ce que les gens ne les chantent,
las coplas, coplas no son,
aucun de nos coplas n’existe,

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CANTARES
CHANSONS

Vino, sentimiento, guitarra y poesía
Vin, sensation, guitare et poésie
hacen los cantares de la patria mía.
font les chansons de mon pays.

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LE JARDIN GRIS – EL JARDÍN GRIS

Juan Gris -Bodegón, 1913. Museo Thyssen Bornemisza

¡Jardín sin jardinero!
Jardin sans jardinier!
¡Viejo jardín,
Vieux jardin,

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MI PENA ES MU MALA
MA PEINE
1900

Juan Gris
Femme assise – Mujer sentada, 1917. Colección Carmen, Museo Thyssen Bornemisza

Mi pena es mu mala,
Ma peine est si lourde,
porque es una pena que yo no quisiera
une peine que je ne voudrais pas

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LOS DÍAS SIN SOL
LES JOURS SANS SOLEIL

Loups sur une enluminure du Bestiaire d’Aberdeen

El lobo blanco del invierno
Le loup blanc de l’hiver,
el lobo blanco viene,
le loup blanc vient,

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EL QUERER
LA VOLONTE

Juan Gris – Portrait de Germaine Raynal (1912)

En tu boca roja y fresca 
Ta bouche rouge et fraîche, 
beso, y mi sed no se apaga, 
Je l’embrasse mais ma soif ne part pas,

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LES POÈMES DE MANUEL MACHADO
Los poemas de manuel machado

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