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INVASIONS SARRASINES EN CASTILLE – OS LUSIADAS III-100 LES LUSIADES CAMOES – Nunca com Semirâmis gente tanta

* Os Lusiadas Les Lusiades
OS LUSIADAS III-100 LES LUSIADES III-100
LITTERATURE PORTUGAISE





Luis de Camoes Oeuvres obras Artgitato

literatura português

Luis de Camões
[1525-1580]

Tradução – Traduction
texto bilingue




Luis de Camoes Les Lusiades

 

Obra Poética

(1556)

LES LUSIADES III-100




OS LUSIADAS III-100
A Epopeia Portuguesa

 

CHANT III
Canto Terceiro

Traduction Jacky Lavauzelle

verso 100
Strophe 100

III-100

Image illustrative de l'article Vasco de Gama

Vasco de Gama

Vasco da Gama signature almirante.svg

 

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Luís de Camões Os Lusiadas
OS LUSIADAS III-100
LES LUSIADES III-100

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Sémiramis
Reine Légendaire de Babylone
Semmiramide Regina di Babillone
XVIIIe

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« Nunca com Semirâmis gente tanta
« Jamais tant de guerriers avec Semiramis
Veio os campos idáspicos enchendo,
N’avaient pénétré les rivages de l’Hydaspe,
 
Nem Atila, que Itália toda espanta,
Jamais Attila, qui effraya toute l’Italie,
Chamando-se de Deus açoute horrendo,
Se nommant le terrible Fléau de Dieu,
 
Gótica gente trouxe tanta, quanta
Ne fut accompagné d’autant de soldats
 
Do Sarraceno bárbaro estupendo,
Que les barbares Sarrasins,
Co’o poder excessivo de Granada,
Renforcés par les armées de Grenade,
Foi nos campos Tartésios ajuntada.
Assemblés sur les plaines du Tartèse. 

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Invasion of the Barbarians or The Huns approaching Rome – Color Painting

Les Huns  déferlant sur l’Italie menés par Attila
Upiano Checa y Sanz
1887

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Alphonse IV Le Brave
( Lisbonne – )
Roi de Portugal et de l’Algarve par la grâce de dieu

Alphonse IV
Alfonso IV
Peinture du XVIIIe siècle

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Précisions historiques
et
Retour sur les versets précédents


Sonnet 1 à Sonnet 94 : la naissance du Portugal – Règnes d’Alphonse I, Sanche I, Alponse II et Sanche II. Le sonnet 94 évoque la passation de pouvoir de Sanche II à Alphonse III en 1247, un an avant la mort de Sanche II.
Sonnet 94 : nous partons pour les 32 années de règne d’Alphonse III qui nous conduirons jusqu’en 1279, date du nouveau règne de Denis Ier.
Sonnet 95 : Camoes évoque les prises guerrières d’Alphonse III en Algarve sur les Maures.
Sonnet 96 : le règne de Denis Ier-  Second fils d’Alphonse III. Son règne s’étalera de 1279 à sa mort, le 7 janvier 1325. Il nomme déjà son successeur Alphonse IV Le Brave qui règnera 32 ans de 1325 à 1357. Denis Ier va pacifier son pays – Poète et troubadour, il laissera de nombreux cantigas : cantigas de amor, cantigas de amigo, cantigas de escarnio y maldecir.
Sonnet 97 : création de l’Université de Coimbra sur les bords du Mondego -A Leiria, Denis Ier signera le Scientiae thesaurus mirabilis. L’université de Coimbra est créée en 1290.
Sonnet 98 : Denis Ier reconstruit et renforce son pays. Atropos, une des trois Moires, coupe son fil de vie en 1325. (les 3 Moires : Clotho, celle qui tisse le fil de la vie, Lachésis, celle qui déroule et qui répare le fil et la dernière Atropos, celle qui coupe). Voici venu le règne d’Alphonse IV.

Les Moires
Francisco de Goya
1820-1823
Musée du Prado – Madrid

Sonnet 99 : la traditionnelle opposition entre les Castillans et les Lusitaniens. Mais celle-ci n’empêche pas la solidarité et l’entraide, notamment lors de l’invasion Mauritanienne en terre Castillane.
Sonnet 100 : Les troupes d’invasion sont énormes. Camoes évoque la reine légendaire de Babylone, Sémiramis, celle qui créa Babylone et ses fameux jardins suspendus. L’Hydapse décrit est l’actuel Jhelum (Inde & Pakistan). Les Sarrasins se rassemblent dans le Tartèse (Andalousie).

Jacky Lavauzelle
Camoes Les Lusiades

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Vasco de Gama par Gregorio Lopes

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Luís Vaz de Camões Os Lusiadas Les Lusiades
OS LUSIADAS III-100 CAMOES LUSIADES III-100
Traduction Jacky Lavauzelle
ARTGITATO
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White_Fawn_Drawing Faon Diane

 OS LUSIADAS
LES LUSIADES CAMOES

LES CHÂTEAUX Poème de Fernando PESSOA OS DOS CASTELOS Poema de Fernando PESSOA

LES CHÂTEAUX OS DOS CASTELOS 
Poème de Fernando Pessoa
Poema de Fernando Pessoa
Mensagem Pessoa
os dos castelos poema de fernando pessoa les châteaux poème de Fernando Pessoa Artgitato




Traduction – Texte Bilingue
tradução – texto bilíngüe

Traduction Jacky Lavauzelle


LITTERATURE PORTUGAISE
POESIE PORTUGAISE

Literatura Português

FERNANDO PESSOA
1888-1935
Fernando Pesso Literatura Português Poesia e Prosa Poésie et Prose Artgitato

 




Os Dos Castelos
poema de Fernando Pessoa

Les Châteaux
poème de Fernando Pessoa

A Europa jaz, posta nos cotovelos:
L’Europe a posé ses coudes
De Oriente a Ocidente jaz, fitando,
De l’Est à l’Ouest, elle est là, fixant
E toldam-lhe românticos cabelos
Et obscurcissant ses cheveux romantiques
Olhos gregos, lembrando.
Sur ses yeux grecs, elle se souvient.

O cotovelo esquerdo é recuado;
Le coude gauche est en retrait ;
O direito é em ângulo disposto.
Le droit en angle droit.
Aquele diz Itália onde é pousado;
Celui-ci l’Italie d’où elle part;
Este diz Inglaterra onde, afastado,
Celui-là l’Angleterre d’où part
A mão sustenta, em que se apoia o rosto.
La main qui maintien son visage.

Fita, com olhar esfíngico e fatal,
Fixe, regard de sphinx, fatal,
O Ocidente, futuro do passado.
L’Occident est l’avenir du passé.

O rosto com que fita é Portugal.
Le visage fixe voilà le Portugal.

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8 de dezembro de 1928
8 décembre 1928

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LES CHÂTEAUX Poème de Fernando PESSOA
OS DOS CASTELOS Poema de Fernando PESSOA

PIAZZA CAVOUR – PLACE CAVOUR – Rome – Roma

Les Places de Rome
le Piazze di Roma
ROME – ROMA

Armoirie de Rome

 Photos Jacky Lavauzelle

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Flag_of_Lazio

le piazze di Roma
Les places de Rome
Rione Prati – Quartier Prati

PIAZZA CAVOUR
Monumento a Cavour

Piazza Cavour Place Cavour Rome Roma artgitato 0

CAMILLE CAVOUR
Camillo Paolo Filippo Giulio Benso
comte de Cavour
1810-1861
premier Président du conseil du royaume d’Italie

Camillo Cavour Camille Cavour Piazza Cavour artgitato

JARDIN DE LA PLACE CAVOUR
il giardino di Piazza Cavour
Réalisé par Nicodemo Severi entre 1895 et 1911
realizzato tra il 1895 e il 1911

Piazza Cavour Place Cavour Rome Roma artgitato 1 Piazza Cavour Place Cavour Rome Roma artgitato 3

« Le comte de Cavour n’était pas encore sorti de ces graves difficultés et déjà il en surgissait une nouvelle qu’il avait toujours redouté d’aborder. L’esprit provincial n’avait pas abdiqué devant l’élan patriotique qui avait envahi l’Italie entière. A Milan, à Florence, à Naples, on ne s’inclinait pas aisément devant la prépondérance de Turin. En cessant d’être Lombards, Toscans, Napolitains, les hommes du parti national ne se souciaient pas de devenir des Piémontais, et ils se demandaient quelle serait désormais la capitale du Royaume. Une seule ville pouvait faire taire ou concilier toutes ces rivalités. La question de Rome naquit ainsi de la constitution même de toutes les contrées en un État unique. Les groupes révolutionnaires l’avaient posée et résolue de tout temps : le siège du gouvernement italien, selon eux, devait être établi au Quirinal.  »
COMTE BENEDETTI
Le comte de Cavour et le prince de Bismarck
LA REVUE DES DEUX MONDES
TOME 137 – 1896

Piazza Cavour Place Cavour Rome Roma artgitato 4 Piazza Cavour Place Cavour Rome Roma artgitato 7 Piazza Cavour Place Cavour Rome Roma artgitato 8 Piazza Cavour Place Cavour Rome Roma artgitato 10 Monumento a Cavour Piazza Cavour Place Cavour Rome Roma artgitato 11 Monumento a Cavour Piazza Cavour Place Cavour Rome Roma artgitato 12 Monumento a Cavour

Monument à Cavour
Monumento a Cavour
Statue de bronze
statua bronzea

plateforme en granit et piédestal en marbre
piattaforma in granito e un piedistallo in marmo
allégorie de l’Italie et de Rome, de la Pensée et de l’Action
allegorie dell’Italia e di Roma, del Pensiero e dell’Azione
Stefano Galletti

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LE THEÂTRE ADRIANO
Il Teatro Adriano
« Politeama Adriano »
1898
7 juin 1898 : Mise en scène de la Bohème de Puccini
7 giugno – La bohème di PucciniPiazza Cavour Place Cavour Rome Roma artgitato 5 LE THEÂTRE ADRIANO Teatro Adriano

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Chiesa Valdese di Roma

Piazza Cavour Place Cavour Rome Roma artgitato 61 Chiesa Valdese di Roma Piazza Cavour Place Cavour Rome Roma artgitato 6 Chiesa Valdese di Roma

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Le Fontane Gemelle – Les Fontaines jumelles
Palazzo di Giustizia – Palais de Justice
il più grandioso tra gli edifici dell’epoca umbertina
La plus grand édifice du règne du roi Humbert
Fu voluto dal ministro Giuseppe Zanardelli
Commandé par le ministre Giuseppe Zanardelli
1889 -1911

Piazza Cavour Place Cavour Rome Roma artgitato 2 La Fontaine du Palais de Justice Piazza Cavour Place Cavour Rome Roma artgitato 9 Palazzo di Giustizia Piazza Cavour Place Cavour Rome Roma artgitato 91 Palazzo di Giustizia Piazza Cavour Place Cavour Rome Roma artgitato 92 Palazzo di Giustizia

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COMTE BENEDETTI
Le comte de Cavour et le prince de Bismarck
1ère Partie
LA REVUE DES DEUX MONDES
TOME 137 – 1896

« Les premières impressions de Cavour, ses premières manifestations furent d’une tout autre nature. Il était encore enfant que déjà il se révoltait contre un état de choses qui blessait tous ses instincts. Entré fort jeune et sans préparation littéraire à l’école militaire de Turin, il y fit de brillantes études scientifiques. Il fut choisi, parmi les cadets, pour faire partie du corps des pages ; cette faveur froissa son âme éprise déjà de liberté. Attaché en cette qualité à la maison du prince de Carignan, depuis le roi Charles-Albert, il se montra réfractaire aux devoirs de sa charge. Il déplut à ce prince et fut rayé du cadre des jeunes favorisés. Il a, depuis, révélé lui-même les sentimens qu’il apportait à la cour. A quelqu’un qui lui demandait comment les pages étaient habillés : « Parbleu, répondait-il, comment voulez-vous que nous fussions habillés, si ce n’est comme des laquais que nous étions ; j’en rougissais de honte. » Sorti de l’école dans les premiers rangs, il fut incorporé dans le génie ; il avait seize ans. Envoyé en garnison à Gênes, il s’y montra actif, laborieux, faisant preuve d’aptitudes qui le signalèrent à l’attention de ses chefs. Il s’y trouvait encore quand éclata la révolution de 1830 ; il y applaudit sans retenue, ne dissimulant pas des opinions libérales qui s’étaient affermies et développées dans un milieu que de vieilles traditions rendaient accessible aux mouvemens patriotiques. Dès ce moment, il eut, de la liberté ou plutôt des doctrines qui l’ont engendrée, une conception large et impérieuse. On envisageait à Turin autrement qu’à Gênes les événemens dont Paris avait été le théâtre. Charles-Albert n’avait rien oublié, et après son avènement au trône, en 1831, Cavour fut envoyé au fort de Bard qu’on jugeait opportun de mettre en bon état de défense. Cette disgrâce le blessa ; six mois après il donnait sa démission et il rentrait dans ses foyers. »