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Peñas Arriba José María de Pereda 1894

Espagne – España – 西班牙 -Испания – スペイン
José María de Pereda
Escritor español
Peñas arriba
1894


Photos Jacky Lavauzelle

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José María de Pereda
Peñas arriba

José María de Pereda y Sánchez Porrúa
6 février 1833 Polanco, Cantabrie -1er mars 1906 Santander
6 de febrero de 1833 Polanco, Cantabria –
1 de marzo de 1906 Santander
jose-maria-de-pereda
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Peñas arriba

Extraits – Extractos

Dedicatoria

A la santa memoria de mi hijo Jose Manuel
A la sainte mémoire de mon fils José Manuel

 Hacia el último tercio del borrador de este libro, hay una cruz y una fecha entre dos palabras de una cuartilla (no viene en esta edición).
Dans la dernière partie de ce livre, il se trouve une croix et une date entre deux mots d’une page.
Para la ordinaria curiosidad de los hombres, no tendrían aquellos rojos signos gran importancia;
L’ordinaire curiosité des hommes n’aurait pas apporté une grande importance à ces signes rouges ;
y, sin embargo, Dios y yo sabemos que en el mezquino espacio que llenan, cabe el abismo que separa mi presente de mi pasado;
et cependant, Dieu et moi savons que dans ce minuscule interstice correspond à ce qui sépare mon présent de mon passé ;
Dios sabe también a costa de qué esfuerzos de voluntad se salvaron sus orillas para buscar en las serenas y apacibles regiones del arte, un refugio más contra las tempestades del espíritu acongojado;
Dieu sait aussi quels efforts de volonté il a fallu pour rechercher les régions sereines et paisibles de l’art, un abri contre les tempêtes de l’esprit agité ;

por qué, en fin, y para qué declaro yo estas cosas desde aquí a esa corta, pero noble, falange de cariñosos lectores que me ha acompañado fiel en mi pobre labor de tantos años, mientras voy subiendo la agria pendiente de mi Calvario y diciéndome, con el poeta sublime de los grandes infortunios de la vida, cada vez que vacila mi paso o los alientos me faltan:
Enfin, je déclare ces choses à ces rares, mais nobles lecteurs attentionnés, qui m’accompagnent fidèlement dans mon travail depuis tant d’années, en remontant la pente de mon Calvaire et je dis, avec le poète sublime des grandes infortunes de la vie, chaque fois que l’étape vacille et que le courage me manque :

«Dominus dedit; Dominus abstulit.Sicut Domino placuit, ita factum est»*.
J. M. DE PEREDA
Diciembre de 1894.

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*Note Artgitato

Nudus egressus sum de utero matris meae et nudus revertar illuc. Dominus dedit, Dominus abstulit; sicut Domino placuit, ita factum est: sit nomen Domini benedictum.

Job 1:21
Je suis sorti nu du ventre de ma mère, et je retournerai nu dans le sein de la terre. Le Seigneur m’avait tout donné, le Seigneur m’a tout ôté  ; il n’est arrivé que ce qu’il lui a plu  ; que le nom du Seigneur soit béni !

La Sainte Bible
 traduite
 par Lemaistre de Sacy

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Capítulo I
Chapitre I

 Mientras anduve ocupado en hacer abundante provisión de ropas de abrigo, calzado recio, armas ofensivas y defensivas, libros de Aimard, de Topffer y de cuantos, incluso Chateaubriand, han escrito cosas amenas a propósito de montañas, de selvas y de salvajes, lo mismo que si proyectara una excursión por el centro de un remoto continente inexplorado, puedo responder de que no me faltó la fiebre.
Alors que je marchais occupé à faire d’abondantes provisions de vêtements chauds, des chaussures robustes, des armes offensives et défensives, des livres de Gustave Aimard [1818-1883], de Rodolphe Töpffer [1799-1846] et d’autres, incluant même Chateaubriand, qui décrivent des choses intéressantes sur les montagnes, jungles et monde sauvage, ou même sur l’excursion du centre d’un continent inexploré, …

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Capítulo II
Chapitre II

Con el saboreo de aquellas noticias y de estas «seguridades», sin un astro visible en el cielo, la tierra envuelta en la más cerrada y tenebrosa de las noches, y empezando a lloviznar, me dejé sumir en la barranca que se abría a corta distancia del santuario, encomendando mi alma a Dios y mi vida al instinto del cuadrúpedo que me conducía.
Avec la saveur de ces nouvelles et ces «réconforts» sans une étoile visible dans le ciel, la terre enveloppée dans une des plus ténébreuses et sombres nuits, où tombait un fin crachin, je me laissais descendre dans le canyon qui s’ouvrait à proximité du sanctuaire , offrant mon âme à Dieu et me félicitant de mon instinct de vie de quadrupède.
Y así llegué, sin saber cómo ni por dónde ni a qué hora, al suspirado fin de mi jornada memorable.
Ne sachant, ni comment ni à quel moment se terminerait ma journée mémorable.

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Capítulo IV
Chapitre IV

Poco tiempo después, encerrado yo en mi cuarto, paseábame a lo largo de él intentando pensar en muchas cosas sin llegar a pensar con fundamento en nada, no sé si porque realmente no quería, o porque no podía pensar de otra manera.
Peu de temps après, enfermé dans ma chambre, marchant en tentant de penser à de nombreuses choses sans pouvoir penser à quoi que ce soit, sans savoir si je ne le voulais pas ou si je n’arrivais pas à penser autrement.
Con esta oscuridad en mi cerebro y el continuo zumbar del río en su cañada, acabé por sentirme amodorrado, y me acosté.
Avec cette obscurité dans mon cerveau et le bourdonnement continu de la rivière dans le canyon, je finis par me sentir somnolent et je suis parti me coucher.

Blanca de ropas y limpia como un sol era mi cama; pero ¡
Des vêtements blancs et propre comme un soleil se trouvaient sur mon lit ;
qué fría… y qué dura me pareció!
mais quel froid … et comme il me paraissait dur !

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Capítulo V
Chapitre V

Sin embargo, dormí toda la noche de un solo tirón; pero soñando mucho y sobre muchas cosas a cual más extravagante.
Cependant, je dormis cette nuit d’une seule traite ; mais rêvant de nombreuses choses sur beaucoup de choses et chacune plus extravagante les unes que les autres.
Recuerdo que soñé con el oso del Puerto;
Je me souviens que je rêvais de l’ours du Port ;
con desfiladeros y cañadas que no tenían fin, y tan angostas de garganta, que no cabía yo por ellas ni aun andando de medio lado. Obstinado en pasar huyendo de la fiera que me seguía balanceándose sobre sus patas de atrás y relamiéndose el hocico, tanto forzaba la cuña de mi cuerpo, que removía los montes por sus bases y oscilaban allá arriba,
avec des gorges et des ravins qui n’en finissaient jamais, et des crevasses si étroites…

….

La PUERTA del SOL – Пуэрта-дель-Соль – 太阳门 – MADRID

Madrid – Мадрид – 马德里
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Madrid Blason Artgitato

Photos Jacky Lavauzelle
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Madrid Drapeau Artgitato


La Puerta del Sol
Пуэрта-дель-Соль
太阳门

La estatua del oso y del madroño
La statue de l’ours et de l’arbousier

Madrid L'Ours & L'arbousier Artgitato La estatua del oso y del madroño

Puerta del Sol La Porte du Soleil Artgitato 0 Puerta del Sol La Porte du Soleil Artgitato 1 Puerta del Sol La Porte du Soleil Artgitato 2 Puerta del Sol La Porte du Soleil Artgitato 3 Puerta del Sol La Porte du Soleil Artgitato 4 Puerta del Sol La Porte du Soleil Artgitato 5 Puerta del Sol La Porte du Soleil Artgitato 6 Puerta del Sol La Porte du Soleil Artgitato 7 Puerta del Sol La Porte du Soleil Artgitato 8

MADRID et autour de la Puerta del Sol
en 1847

« Ces changements ne donnent-ils pas un tout autre aspect à une ville ? Il est certain que Madrid possède en ce moment des quartiers qui s’embellissent chaque jour et qui peuvent rivaliser avec les quartiers les plus renommés des autres capitales : telle est la rue d’Alcala, qui s’étend du Prado à la porte du Soleil, et forme, avec la rue Mayor, qui lui succède, la principale artère de Madrid. Imaginez parallèlement à la rue d’Alcala la rue San-Geronimo, la belle et vaste rue d’Atocha, toutes deux conduisant au Prado, qui les couronne, et vous pourrez prendre une idée de la partie remarquable de la ville. Là est le mouvement, là est la vie ; c’est le beau côté de la médaille. Si vous voulez connaître le revers, vous n’avez qu’à aller fouiller un instant le quartier de Lavapiès, dont les pauvres maisons cachent des existences plus pauvres encore, et où la misère espagnole s’étale dans toute sa nudité… »

Charles de Mazade
Madrid et la société espagnole en 1847
Revue des Deux Mondes, Période Initiale
Tome 18, 1847 pp. 317-353

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LA PUERTA DEL SOL
vue par Théophile Gautier

« Devant le portail de l’église del Buen-Suceso, qui forme un des pans de la place irrégulière qu’on nomme Puerta-del-Sol, s’élevait un édifice de charpente avec fronton, colonnes, escalier, une Madeleine de carton ; ce n’était assurément pas la peine de dépenser vingt mille duros pour cacher une jolie façade rococo par une vilaine colonnade gréco-romaine. Le Correo ou hôtel des Postes s’enveloppait également d’une armature destinée à porter des transparents et des verres de couleur. »

Théophile Gautier – Loin de Paris
Michel Lévy frères – 1865 -pp. 141-227
EN ESPAGNE  – LES COURSES ROYALES À MADRID

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LA PUERTA DEL SOL
Le rendez-vous des oisifs
Théophile Gautier

« La Puerta del Sol n’est pas une porte, comme on pourrait se l’imaginer, mais bien une façade d’église peinte en rose et enjolivée d’un cadran éclairé la nuit, et d’un grand soleil à rayons d’or, d’où lui vient le nom de Puerta del Sol. Devant cette église, il y a une espèce de place ou carrefour traversé par la rue d’Alcala dans sa longueur, et croisé par les rues de Carretas et de la Montera. La poste, grand bâtiment régulier, occupe l’angle de la rue de Carretas et a sa façade sur la place. La Puerta del Sol est le rendez-vous des oisifs de la ville, et il paraît qu’il y en a beaucoup, car dès huit heures du matin la foule est compacte. Tous ces graves personnages sont là, debout, enveloppés dans leurs manteaux, bien qu’ils fasse une chaleur atroce, sous le prétexte frivole que ce qui défend du froid défend aussi du chaud. »

Théophile Gautier
Voyage en Espagne
charpentier, 1859
pp. 89-124
Chapitre VIII

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LA PUERTA DEL SOL en 1889

Quoiqu’il en soit, Madrid n’en est pas moins devenue la première cité espagnole, se distinguant par l’importance de sa population, par ses admirables musées, ses écoles, ses établissements publics, ses manufactures, et par sa situation au point de croisement des grandes artères de la monarchie. Elle a en outre la renommée d’être l’une des plus belle villes de l’Europe. On remarque surtout les rues d’Alcala, d’Atocha, du Fuen Carral, de Toledo ; — la plaza mayor, décorée de la statue équestre de Philippe III ; — la célèbre Puerta del Sol, au centre de Madrid, l’une des merveilles de la capitale de l’Espagne, à laquelle viennent aboutir huit des plus belles rues de la ville ; — la place d’Orient, où s’élèvent le palais royal, le théâtre royal et la statue équestre de Philippe IV ; — la place du Congrès, ornée de la statue de Cervantès ; — la magnifique promenade du Prado, la plus fréquentée ; — d’autres charmantes promenades, telles que les Délices, prolongement du Prado. : la Florida, sur la rive droite du Manzanarès ; la Castellana, et surtout les délicieux jardins du Buen Retiro, le lieu le plus agréable de la ville.

Honoré Beaugrand – Lettres de voyages
Presses de La Patrie – 1889 – pp. 294-302
Trentième lettre : Madrid
Madrid, 10 février 1889

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LA PUERTA DEL SOL
CONFLUENT DES PRINCIPALES RUES

« Ce n’est pas que l’ordre soit difficile à garder. Placez-vous, par exemple, à la Puerta del Sol : elle vous mène à tout, elle est le confluent des principales rues : d’un côté la calle Mayor, de l’autre la rue d’Alcala, la carrera San-Geronimo, la Montera et les Carrelas. C’est dans ces limites qu’est concentrée l’activité de Madrid et ce qui s’y fait de commerce. »

John Lemoinne
Quelques Jours en Espagne
Revue des Deux Mondes, 2e période, tome 16, 1858 -pp. 423-445

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LA PUERTA DEL SOL
EN 1879
Rumeurs & Oisiveté

« Le lendemain, dès le lever du soleil, une rumeur étrange commença à circuler dans les nombreux groupes d’oisifs rassemblés à la Puerta del Sol ; cette rumeur, d’abord faible, hésitante, incertaine, grossit peu à peu, s’étendit de proche en proche ; en moins d’une heure, elle prit un essor effrayant, et se répandit dans tous les quartiers de Madrid avec la rapidité d’un courant électrique. »

Gustave Aimard
Par mer et par terre : le batard
1879 – pp. 338-360
CHAPITRE XVI
QUELLE FUT LA MORT DU DUC DE SALABERRY-PASTA

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MADRID