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BERIKAOBA ბერიკაობა- LA RONDE EFFRENEE – SCUPLTURE DE Avtandil MONASELIDZE

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Avtandil MONASELIDZE
SCULPTURES DE TBILISSI
BERIKAOBA

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Berikaoba TBILISSI - ნარიყალა
Géorgie
საქართველო

PHOTO JACKY LAVAUZELLE

Berikaoba TBILISSI - ნარიყალა

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ARTISTE GEORGIEN
ქართველი მხატვარი
LA BERIKAOBA Photo Jacky Lavauzelle
LA BERIKAOBA – La Ronde Effrenée de Tbilissi





LA BERIKAOBA
LA RONDE EFFRENEE
1981


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23 ნიკოლოზ ბარათაშვილის ქუჩა, თბილისი
23 rue Nikoloz Baratashvili, Tbilissi

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La grande composition « Berikaoba » rue Nikoloz Baratashvili a été créée par l’architecte  George Janberidze et le sculpteur l’Avtandil Monaselidze en 1981

 

 

ბერიკაობა

La Berikoba est un spectacle masqué  d’improvisation  folklorique géorgien. Ce spectacle est une fête païenne de la fertilité et de la renaissance, il est célébré dans la perspective de la fécondation et du culte des enfants et provient de la racine géorgienne commune « ბერ » (fils).  Les scènes de Berikaoba peuvent être à caractère explicitement érotique, ou être une satire politique et servir une protestation sociale.
La Berikaoba implique généralement plusieurs hommes, les berika, qui sont pour la plupart déguisés en animaux. Les costumes et les masques pour le mystère sont en peau de bête. Les crânes d’animaux, les queues, les plumes, les cornes, les citrouilles, les rubans et les cloches sont utilisés pour ajouter de la couleur à la scène. Les mascarades typiques de berikaoba font participer le marié, la mariée, l’entremetteur, le juge, le médecin, le prêtre, le cochon, la chèvre, l’ours, et la liste n’est pas exhaustive. Les identités sont échangeables pour un même acteur. Les acteurs sont exclusivement des hommes.
La structure du Berikaoba a évolué au cours des années. Il existe de nombreux textes écrits néanmoins.
La fête commence par le rassemblement de villageois. Ce sont les villageois qui vont choisir les acteurs.
La procession des berikas, des acteurs, s’accompagne de sons de cornemuses,  სტვირი, stviri.
Ils se déplacent de porte en porte pour recueillir du vin, du miel, de la viande et d’autres victuailles servies par des hôtes. Les personnages principaux de la procession sont une « épouse » appelée Kekela კეკელა et un marié qui, après une série de tentatives, persuade la femme de l’épouser. Le mariage est alors perturbé par l’apparition d’un « tatar », référence aux siècles d’invasions des puissances musulmanes voisines. Le marié est tué et les berikas consolent la femme, lui promettant un meilleur mari.
Alors que les berikas tentent de réanimer le marié avec de l’eau de guérison, des herbes et des minéraux, la nouvelle se répand de l’enlèvement de Kekela. Cela ramène le marié à la vie. Il poursuit les ravisseurs et retrouve son épouse. La performance se termine par un long festin.
La tradition similaire, keenoba (ყეენობა, de « the Khan »), faisant la satire des envahisseurs étrangers de Géorgie et, plus tard, des autorités russes impériales, jouissait d’une popularité particulière à Tbilissi, au XIXe siècle, et dans ses environs.
La tradition du berikaoba a été inscrite sur la liste du patrimoine culturel immatériel de la Géorgie en 2013.

 

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FILMS SUR LA BERIKAOBA GEORGIENNE

ბერიკაობა. Berikaoba Georgia.

ბერიკაობა

 

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LE SCULPTEUR

 Avtandil Monaselidze
ავთანდილ მონასელიძე

მოქანდაკე – Sculpteur
Né 18 juin 1947, 71 ans
18 ივნისი, 1947  (71 წლის)
Né à Tbilissi
ქ. თბილისი
დაამთავრა თბილისის სახელმწიფო სამხატვრო აკადემიის ქანდაკების ფაკულტეტი 1974 წელს
Il est diplômé de l’Académie des beaux-arts de l’État de Tbilissi en 1974
1986 – ამიერკავკასიის რესპუბლიკების I ბიენალე, ვერცხლის მედალი
1986 – Biennale des républiques transcaucasiennes, médaille d’argent
1984 – პარიზის საერთაშორისო გამოფენა, ვერცხლის მედალი
1984 – Exposition internationale de Paris, médaille d’argent
1980 – საქართველოს მხატვართა კავშირის მედალი , წლის საუკეთესო ნამუშევრისთვის
1980 – Médaille de l’Union des artistes géorgiens pour le meilleur travail artistique de l’année
1975 – სსრკ-ის სამხატვრო აკადემიისა და სსრკ-ის მხატვართა კავშირის მედალი, საუკეთესო სადიპლომო ნამუშევარისთვის
1975 – Médaille de l’Académie des Beaux-Arts et de l’Union des Artistes de l’URSS pour le meilleur ouvrage

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L’ARCHITECTE

პროექტის ავტ. გიორგი ჯანბერიძე
Auteur du projet

GEORGE JANBERIDZE
გიორგი ჯანბერიძე
Giorgi Janberidze

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Avtandil MONASELIDZE
SCULPTURES DE TBILISSI
BERIKAOBA

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Berikaoba TBILISSI - ნარიყალა
Géorgie
საქართველო

LA PLACE DE LA LIBERTE LE MONUMENT DE SAINT GEORGES TBILISSI -თავისუფლების მოედანი – თბილისი

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თავისუფლების მოედანი

 géorgie LA REINE TAMAR DE GEORGIE
Géorgie
საქართველო

PHOTO JACKY LAVAUZELLE

Géorgie თავისუფლების მოედანი

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TBILISSI
თბილისი

PLACE DE LA LIBERTE
თავისუფლების მოედანი

ex Place Erivan
T’bilisi, Géorgie


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PLACE DE LA LIBERTE
თავისუფლების მოედანი თბილისი
Monument à la Liberté
MONUMENT DE SAINT GEORGES
2006

 

 

ძეგლი თავისუფლებისკენ
Saint Georges de Lydda terrassant le dragon
Sculpteur Zourab Tsereteli
ზურაბ წერეთელი
(Sculpteur né le 4 janvier 1934)

Cadeau de Zourab Tsereteli président de l’Académie russe des beaux arts aux habitants de la capitale géorgienne

Saint Georges de Lydda
Fêté en Géorgie le 23 novembre
vers 275/280 à Lydda – saint patron de la chevalerie chrétienne et de la Géorgie

 

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SAINT GEORGES

Poème de
Émile Verhaeren

Ouverte en large éclair, parmi les brumes,
Une avenue ;
Et Saint Georges, fermentant d’ors,
Avec des plumes et des écumes,
Au poitrail blanc de son cheval, sans mors,
Descend.

L’équipage diamantaire
Fait de sa chute, un triomphal chemin
De la pitié du ciel, vers notre terre.

Héros des joyeuses vertus auxiliaires,
Sonore d’audace et cristallin,

 

Mon cœur nocturne, oh qu’il l’éclaire,
Au tournoiement de son épée auréolaire !
Que j’entende le babil d’argent
Du vent, autour de sa cotte de mailles,
Ses éperons, dans les batailles ;
Le Saint Georges, celui qui luit
Et vient, parmi les cris de mon désir,
Saisir
Mes pauvres bras tendus vers sa vaillance !

Comme un haut cri de foi
Il tient en l’air, sa lance,
Le Saint Georges ;
Il a passé, par mon regard,
Comme une victoire d’or hagard,
Avec, au front, l’éclat du chrême,
Le Saint Georges du devoir
Beau de son cœur et par lui-même.

Sonnez toutes mes voix d’espoir !
Sonnez en moi ; sonnez, sous les rameaux,
En des routes claires et du soleil !
Micas d’argent, soyez la joie, entre les pierres ;

 

Et vous, les blancs cailloux des eaux
Ouvrez vos yeux, dans les ruisseaux,
À travers l’eau de vos paupières ;
Paysage, avec tes lacs vermeils,
Sois le miroir des vols de flamme
Du Saint Georges, vers mon âme !

Contre les dents du dragon noir,
Contre l’armature de lèpre et de pustules,
Il est le glaive et le miracle.
La charité, sur sa cuirasse, brûle
Et son courage est la débâcle
Bondissante de l’instinct noir.

Feux criblés d’or, feux rotatoires
Et tourbillons d’astres, ses gloires,
Aux galopants sabots de son cheval,
Éblouissent les yeux de ma mémoire.

Il vient, en bel ambassadeur
Du pays blanc, illuminé de marbres,
Où, dans les parcs, au bord des mers, sur l’arbre
De la bonté, suavement croît la douceur.

 

Le port, il le connaît, où se bercent, tranquilles,
De merveilleux vaisseaux, emplis d’anges dormants
Et les grands soirs, où s’éclairent des îles
Belles, mais immobiles,
Parmi les yeux, dans l’eau, des firmaments.
Ce royaume, d’où se lève, reine, la Vierge,
Il en est l’humble joie ardente — et sa flamberge
Y vibre, en ostensoir, dans l’air ;
Le dévorant Saint Georges clair
Comme un feu d’or, parmi mon âme.

Il sait de quels lointains je viens
Avec quelles brumes, dans le cerveau,
Avec quels signes de couteau,
En croix noires, sur la pensée,
Avec quelle dérision de biens,
Avec quelle puissance dépensée,
Avec quelle colère et quel masque et quelle folie,
Sur de la honte et de la lie.

J’ai été lâche et je me suis enfui
Du monde, en mon orgueil futile ;
J’ai soulevé, sous des plafonds de nuit,
Les marbres d’or d’une science hostile,

 

Vers des sommets barrés d’oracles noirs ;
Seule la mort est la reine des soirs
Et tout effort humain n’est clair que dans l’aurore :
Avec les fleurs, la prière désire éclore
Et leurs douces lèvres ont le même parfum ;
Le blanc soleil, sur l’eau nacrée, est pour chacun
Comme une main de caresse, sur l’existence ;
L’aube s’ouvre, comme un conseil de confiance,
Et qui l’écoute est le sauvé
De son marais, où nul péché ne fut jamais lavé.

Le Saint Georges cuirassé clair
A traversé, par bonds de flamme,
Le frais matin, jusqu’à mon âme ;
Il était jeune et beau de foi ;
Il se pencha d’autant plus bas vers moi,
Qu’il me voyait plus à genoux ;
Comme un intime et pur cordial d’or
Il m’a rempli de son essor
Et tendrement d’un effroi doux ;
Devant sa vision altière,
J’ai mis, en sa pâle main fière,
Les fleurs tristes de ma douleur ;
Et lui, s’en est allé, m’imposant la vaillance

 

Et, sur le front, la marque en croix d’or de sa lance,
Droit vers son Dieu, avec mon cœur.

Émile Verhaeren
SAINT GEORGES
Poèmes
Troisième série
Société du Mercure de France
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თავისუფლების მოედანი géorgie LA REINE TAMAR DE GEORGIE
Géorgie
საქართველო

LES ARGONAUTES – 2012 – SCULPTURE DE ZOURAB TSERETELI – არგონავტები

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LES ARGONAUTES

Zourab Tsereteli
ზურაბ წერეთელი
Зураб Константинович Церетели

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Zourab Tsereteli ზურაბ წერეთელი PEINTRE GEORGIEN - PEINTRE GEORGIEN TBILISSI - ნარიყალა
Géorgie
საქართველო

PHOTO JACKY LAVAUZELLE

Zourab Tsereteli ზურაბ წერეთელი PEINTRE GEORGIEN - PEINTRE GEORGIEN TBILISSI - ნარიყალა

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ARTISTE GEORGIEN
ქართველი მხატვარი





ZOURAB TSERETELI
ლადო გუდიაშვილი
Зураб Константинович Церетели

Né le 4 janvier 1934 à Tbilissi
დაიბადა 1934 წლის 4 იანვარს თბილისში


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LES ARGONAUTES
არგონავტები
Argonavtebi

2012

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MOMA
MUSEE D’ART MODERNE ZOURAB TSERETELI
Museum of Modern Art Zurab Tsereteli
27 Rustaveli Avenue
Tbilissi, Géorgie
რუსთაველის გამზირი 27
თბილისი, საქართველო

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MÉDÉE est la fille du roi de Colchide (Région occidentale de l’actuelle Géorgie (Svanétie, Ratcha, Abkhazie, Iméréthie, Gourie, Adjarie), la dépassant sur le sud actuellement Turc (Trabzon -Trébizonde Arvin) et sur le nord Russe). Elle a pour tante la magicienne Circé que l’on retrouve chez Ulysse, experte en poisons. Médée est aussi magicienne comme sa tante.

Le Roi usurpateur d’Iolcos, Pélias, qui a subtiliser le trône à son frère Aeson, père de Jason, conçoit une expédition vers la Colchide pour conquérir la fameuse Toison d’Or. La Colchide est gouvernée par le père de Médée,  Éétès. L’expédition impossible et suicidaire est forcément vouée à l’échec et permettra à Pélias d’éliminer Jason qui revendique naturellement le trône d’Ioclos.
La Toison d’Or provient de la fourrure d’un bélier nommé Chrysomallos

Une expédition impossible et suicidaire

Trois épreuves impossibles seront proposées à Jason. Jason réussira les épreuves grâce au concours de Médée, amoureuse de notre Jason.

Cf. ci-dessous les détails (Première Encyclopédie)

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les mains des héros valeureux qui allèrent chercher pour Pélias la Toison toute d’or

« Plût aux dieux que le navire Argo n’eût pas volé par-delà les Symplégades bleu sombre vers la terre de Colchide, que dans les vallons du Pélion le pin ne fût jamais tombé sous la hache et n’eût armé de rames les mains des héros valeureux qui allèrent chercher pour Pélias la Toison toute d’or ! « 

(Discours de la Nourrice)
Euripide
Médée
traduction Henri Berguin

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LA PUISSANCE
DE MEDEE LA MAGICIENNE

Dieux ! Que fera Médée, et quel affreux courroux
Ne l’enflammera point contre un parjure époux ?
Si vous l’abandonnez, redoutez sa vengeance.
Vous savez de son art jusqu’où va la puissance.
La nature est soumise à ses commandements :
Elle trouble le Ciel, l’Enfer, les Éléments ;
Elle arrête, à son gré, les Astres dans leur course.
Les torrents les plus fiers remontent vers leur source.
La Lune sort du Ciel, les Mânes des tombeaux :
Elle lance la foudre, et change en sang les eaux.
Iphite à Jason dans l’Acte I Scène 1
Médée d’Hilaire de Longepierre
Rien ne peut m’enlever à ma belle Princesse.
Je défie, à la fois, les Mortels et les Dieux,
Et tout l’art de Médée, et l’Enfer, et les Cieux.
Jason à Créuse dans l’Acte I Scène 2
Médée d’Hilaire de Longepierre

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Mais un puissant serpent garde la fameuse Toison d’Or

LE SERPENT
GARDIEN DE LA TOISON D’OR

Jason réussit les épreuves demandées, aidé par Médée, notamment la maîtrise des deux taureaux aux sabots d’airain et crachant le feu, et l’ensemencement d’un champ avec des dents de dragons qui se transforment en Spartes, c’est-à-dire en guerriers redoutables. Il arrive pour récupérer son trophée. Mais un puissant serpent garde la fameuse Toison d’Or.
Pour la récupérer, Médée fera des incantations qui endormiront le serpent.

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LA TOISON D’OR
Dans la Première Edition de l’Encyclopédie
1751

Médée que Jason avoit promis d’épouser & d’emmener dans la Grece, sollicitée encore par Calciope sa sœur, veuve de Phryxus, qui voyoit ses enfans en proie à l’avarice d’un roi cruel, aida son amant à voler les trésors de son pere, soit en lui donnant une fausse clé ou de quelqu’autre maniere, & s’embarqua avec lui. Cette histoire étoit écrite en phénicien, que les poëtes qui sont venus longtems après, n’entendoient que très-imparfaitement ; & les mots équivoques de cette langue donnerent lieu aux fables qu’on en a racontées. En effet, dans cette langue le mot syrien gaza signifie également un trésor ou une toison ; sam qui veut dire une muraille, désigne aussi un taureau ; & on exprime dans cette langue de l’airain, du fer & un dragon par le mot nachas ; ainsi au lieu de dire que Jason avoit enlevé un trésor que le roi de la Colchide tenoit dans un lieu bien fermé, & qu’il faisoit garder soigneusement, on a dit que pour enlever une toison d’or, il avoit fallu dompter des taureaux, tuer un dragon, &c.

il a fallu dompter des taureaux




L’amour de Médée pour Jason

L’amour de Médée pour Jason, ce grand ressort qu’Œlien croit avoir été inventé par Eurypide dans sa tragédie de Médée faite à la priere des Corinthiens n’a rien d’extraordinaire ; & cette princesse qui abandonna son pere & sa patrie pour suivre Jason, montre assez par sa conduite qu’elle en étoit amoureuse, sans qu’il soit besoin de faire intervenir Junon& Minerve dans cette intrigue qui fut l’ouvrage de Calciope. Cette femme pour venger la mort de son mari, & sauver ses enfans qu’Aëtès avoit résolu de faire mourir à leur retour de la guerre où il les avoit envoyés, favorisa de tout son pouvoir la passion que sa sœur avoit conçue pour Jason. On peut ajouter que les quatre jeunes princes que Jason avoit ramenés,& qui se voyoient exposés à la fureur de leur grand-pere, si les Grecs étoient vaincus, les secoururent de tout leur pouvoir.

LOUIS DE JAUCOURT
PREMIERE EDITION DE L’ENCYCLOPEDIE
1751
TOME 16

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MEDEE
Dans la Première Edition de l’Encyclopédie
1751

Cette fille d’Hécate & d’Aëtes, roi de Colchide, joue un trop grand rôle dans la fable, dans l’histoire & dans les écrits des poëtes, pour supprimer entierement son article.

Pausanias, Diodore de Sicile, & autres historiens nous peignent cette princesse comme une femme vertueuse, qui n’eut d’autre crime que d’aimer Jason, qui l’abandonna lâchement, malgré les gages qu’il avoit de sa tendresse, pour épouser la fille de Créon ; une femme qui, étant en Colchide, sauva la vie de plusieurs étrangers que le roi vouloit faire périr, & qui ne s’enfuit de sa patrie que par l’horreur qu’elle avoit des cruautés de son pere ; enfin, une reine abandonnée, persécutée, qui, après avoir eu inutilement recours aux garants des promesses de son époux, fut obligée de passer les mers pour chercher un asile dans les pays éloignés.

Les Corinthiens inviterent Médée à venir prendre chez eux possession d’un trône qui lui étoit dû ; mais ces peuples inconstans, soit pour venger la mort de Créon dont ils accusoient cette princesse, ou pour mettre fin aux intrigues qu’elle formoit pour assurer la couronne à ses enfans, les lapiderent dans le temple de Junon, où ils s’étoient refugiés. Ce fait étoit encore connu de quelques personnes, lorsque Euripide entreprit de l’altérer faussement en donnant sa tragédie de Médée. Les Corinthiens lui firent présent de cinq talens, pour l’engager de mettre sur le compte de Médée, le meurtre des jeunes princes dont leurs aïeux étoient coupables. Ils se flatterent avec raison, que cette imposture s’accréditeroit par la réputation du poëte, & prendroit enfin la place d’une vérité qui leur étoit peu honorable : en effet, les tragiques qui suivirent se conformant à Euripide, inventerent à l’envi tous les autres crimes de l’histoire fabuleuse de Médée ; les meurtres d’Absyrtes, de Pélias, de Créon & de sa fille, l’empoisonnement de Thésée, &c.

Cependant ceux qui ont chargé cette reine de tant de forfaits, n’ont pu s’empêcher de reconnoître que née vertueuse, elle n’avoit été entraînée au vice que par une espece de fatalité, & par le concours des dieux, sur-tout de Vénus, qui persécuta sans relâche toute la race du Soleil, pour avoir découvert son intrigne avec Mars. De-là ces fameuses paroles d’Ovide : Vidco meliora, proboque, deteriora sequor : paroles que Quinault a si bien imitées dans ces deux vers :

Le destin de Médée est d’être criminelle ;
Mais son cœur étoit fait pour aimer la vertu.

Outre Euripide qui choisit pour sa premiere piece de présenter sur la scène la vengeance que Médée tira de l’infidélité de Jason, Ovide avoit composé une tragédie sur ce sujet, qui n’est pas venue jusqu’à nous, & dont Quintilien nous a conservé ce seul vers si connu :

Servare potui, perdere an possins, rogas ?

« Si j’ai pu le sauver, ne puis-je le détruire ? »

On dit que Mécénas avoit aussi traité ce sujet à sa maniere ; mais il ne nous reste que la Médée de Séneque. Nous avons parmi les modernes la tragédie de Louis Dolce en italien, & en françois celle du grand Corneille. (D. J.)

LOUIS DE JAUCOURT
PREMIERE EDITION DE L’ENCYCLOPEDIE
1751
TOME 10

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Zourab Tsereteli
ზურაბ წერეთელი
Зураб Константинович Церетели

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Zourab Tsereteli ზურაბ წერეთელი PEINTRE GEORGIEN - PEINTRE GEORGIEN TBILISSI - ნარიყალა
Géorgie
საქართველო

Niko Pirosmani ნიკო ფიროსმანი – LES PERIGRINATIONS GEORGIENNES

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Niko Pirosmani
ნიკო ფიროსმანი
Nikolos Pirosmanachvili
ნიკოლოზ ფიროსმანაშვილი

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Niko Pirosmani ნიკო ფიროსმანი - Nikolos Pirosmanachvili -ნიკოლოზ ფიროსმანაშვილი
Géorgie
საქართველო

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LADO GUDIASHVILI ლადო გუდიაშვილი PEINTRE GEORGIEN -TBILISSI - ნარიყალა

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ARTISTE GEORGIEN
ქართველი მხატვარი





PIROSMANI

5 mai 1862 – 9 avril 1918
მაისი 5, 1862 – 9 აპრილი, 1918

 

Niko Pirosmani
ნიკო ფიროსმანი
Nikolos Pirosmanachvili
ნიკოლოზ ფიროსმანაშვილი

LES PERIGRINATIONS GEORGIENNES DE PIROSMANI

 


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LA SALLE PIROSMANI
au
Georgian National Museum
shalva amiranashvili museum of fine arts
შალვა ამირანაშვილის სახვითი ხელოვნების მუზეუმი

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Savoir écouter est un art, disait Epictète. Nous entendons les bruits de la fête, les sons lancinants des orgues de barbarie, les verres qui tintent au fond de la taverne blanche, les cris, les injonctions des militaires. Tout se voit car tout s’entend. La peinture de Pirosmani est une peinture des sons. Mais nous sentons aussi les mets et les crépitements des cheminées qui attendent l’agneau pascal, nous sentons les fragrances du vin doux sur les tables des festivités. La peinture de Pirosmani est une peinture des odeurs. Mais nous sommes au milieu des gens dans cette autre époque et dans d’autres lieux et tout nous semble familier. Familier notamment grâce à ces milliers de détails que la simplicité des formes nous rend avec encore plus de force. Dans son Art Poétique, Boileau soulignait qu’il fallait être simple avec art. Pirosmani a fait de l’art avec simplicité. C’est toute cette simplicité qui nous rend l’œuvre plus directe encore. Cette simplicité rend simplement extraordinaire l’ordinaire. Pirosmani donne tort à Balzac quand celui-ci rapprochait l’art du mensonge. Il n’y a pas de tromperie, il n’y a jamais de falsification dans l’œuvre de Pirosmani, juste la vie qui vient et qui va devant nous. Juste notre vie.
Pirosmani serait beaucoup plus d’accord avec Alphonse Allais quand il disait que dans l’art, la vie seule intéresse.
C’est pour cela qu’il nous semble si familier et si proche dans ses périgrinations géorgiennes.

Jacky Lavauzelle

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Le fondateur d’une nouvelle époque artistique en Géorgie
Par Tamo Japaridze

« ფიროსმანი დამსახურებლად იკავებს ადგილს ისეთი შემოქმედებითი ინდივიდების გვერდით, როგორებიც არიან ვინსენტ ვან გოგი, პოლ სეზანი, პაბლო პიკასო, ანრი მატისი და სხვა. ქართულ კულტურას ფიროსმანი რეფორმატორი მხატვრის მნიშვნელობით მოევლინა, იგი ახალი მხატვრული ეპოქის ფუძემდებელია საქართველოში. « 

1998. იანვარი.
     თემო ჯაფარიძე.

« Pirosmani mérite sa place  au milieu de créateurs tels que Vincent Van Gogh, Paul Cézanne, Pablo Picasso, Henry Matisse et d’autres. Pirosmani a inventé la culture géorgienne au sens d’un artiste réformateur, c’est le fondateur d’une nouvelle époque artistique en Géorgie. »

Janvier 1998
Tamo Japaridze

***

მუშა ტიკით
musha tikit
TRAVAILLEUR PORTANT UNE OUTRE DE VIN
WORKER WITH WINE SKIN

Huile sur toile cirée
Oil on oilcloth
60,5×37
Georgian National Museum
shalva amiranashvili museum of fine arts
შალვა ამირანაშვილის სახვითი ხელოვნების მუზეუმი

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ნატურმორტი
Naturmorti
NATURE MORTE
STILL-LIFE

მუშამბი, ზეთი
Huile sur plaque d’étain
Oil on tine-plate
39×74
Georgian National Museum
shalva amiranashvili museum of fine arts
შალვა ამირანაშვილის სახვითი ხელოვნების მუზეუმი

***

ნატურმორტი
Naturmorti
NATURE MORTE
STILL-LIFE

მუშამბი, ზეთი
Huile sur plaque d’étain
Oil on tine-plate
20×71.5
Georgian National Museum
shalva amiranashvili museum of fine arts
შალვა ამირანაშვილის სახვითი ხელოვნების მუზეუმი

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მუშა კასრით
musha kasrit
TRAVAILLEUR AVEC TONNEAU
WORKER WITH KEG

Huile sur toile cirée
Oil on oilcloth
60,5×37
Georgian National Museum
shalva amiranashvili museum of fine arts
შალვა ამირანაშვილის სახვითი ხელოვნების მუზეუმი

***

ბაბუა და შვილიშვილი
Babua da shvilishvili
GRAND-PERE ET SON PETIT-FILS
GRANDFATHER AND GRANDSON

Huile sur toile
Oil on oilcloth
75×55.5
Georgian National Museum
shalva amiranashvili museum of fine arts
შალვა ამირანაშვილის სახვითი ხელოვნების მუზეუმი

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ქალი წველის ძროხას
kali ts’velis dzrokhas
FEMME TRAYANT UNE VACHE
WOMAN MILKING A COW

 

ნიკო ფიროსმენი – NIKO PIROSMANI – ქალი წველის ძროხას – kali ts’velis dzrokhas – Femme trayant une vache – Woman Milking a Cow – Adjara Art Museum
NIKO PIROSMANI- Femme trayant une vache – Détail

მუყაო, ზეთი
Muqao, zeti
Carton, huile
Cardboard, oil
Adjara Art Museum
Batumi – ბათუმი

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შეძლებული გლეხის პორტრეტი
shedzlebuli glekhis portreti
PORTRAIT D’UN RICHE PAYSAN
PORTRAIT OF WEATHY PEASANT

Huile sur toile
Oil on oilcloth
94×50.5
Georgian National Museum
shalva amiranashvili museum of fine arts
შალვა ამირანაშვილის სახვითი ხელოვნების მუზეუმი

***

მეარღნე
JOUEUR D’ORGUE
ORGAN GRINDER

Huile sur toile cirée
Oil on oilcloth
102×47
Georgian National Museum
shalva amiranashvili museum of fine arts
შალვა ამირანაშვილის სახვითი ხელოვნების მუზეუმი

***

მზარეული
Mzareuli
CHEF DE CUISINE
CHIEF DE CUISINE

Huile sur toile
Oil on oilcloth
105×44
Georgian National Museum
shalva amiranashvili museum of fine arts
შალვა ამირანაშვილის სახვითი ხელოვნების მუზეუმი

***

ორთაჭალის ტურფა მარაოთი
Ortachalis turpa maraoti
ORTACHALA BELL A L’EVENTAIL

ORTACHALA BELL WITH A FAN

Pirosmani – ORTACHALA BELL A L’EVENTAIL

Huile sur toile
Oil on oilcloth
110×49
Georgian National Museum
shalva amiranashvili museum of fine arts
შალვა ამირანაშვილის სახვითი ხელოვნების მუზეუმი

***

ფიტნე ბოლნისი-ხაჩინი
pitne bolnisi-khachini
ბოლნისი (ყოფილი ბოლნის-ხაჩინი)CELEBRATION A BOLNISSI-KHACHINI EN KARTLIE
CELEBRATION IN BOLNISI-KHACHINI

PIROSMANI – CELEBRATION A BOLNISSI EN KARTLIE

Bolnisi-Khachini s’appelle aujourd’hui Bolnissi est un village de la Kartlie au sud-est de Tbilissi Situé dans la plaine de Kvemo Kartli, sur la rive gauche de la rivière Bolnistskali.

PIROSMANI – CELEBRATION A BOLNISSI EN KARTLIE – DETAIL
PIROSMANI – CELEBRATION A BOLNISSI EN KARTLIE – DETAIL
PIROSMANI – CELEBRATION A BOLNISSI EN KARTLIE – DETAIL

Huile sur toile
Oil on oilcloth
136×269
Georgian National Museum
shalva amiranashvili museum of fine arts
შალვა ამირანაშვილის სახვითი ხელოვნების მუზეუმი

***

ქორწილი კახეთში
kortsili kakhetshi
MARIAGE EN KAKHETI
WEDDING IN KAKHETI
1916

Pirosmani Mariage en Kakheti 1916

Huile sur toile cirée
Oil on oilcloth
99,5×170
Georgian National Museum
shalva amiranashvili museum of fine arts
შალვა ამირანაშვილის სახვითი ხელოვნების მუზეუმი

Pirosmani Mariage en Kakheti Détail
Pirosmani Mariage en Kakheti Détail
Pirosmani Mariage en Kakheti Détail

***

შველი ნუკრით წყალზე
shveli nukrit tsqalze
CHEVREUIL AVEC FAON BUVANT AU POINT D’EAU
ROE DEER WITH FAWN AT A WATERING PLACE

Pirosmani – CHEVREUIL AVEC FAON BUVANT AU POINT D’EAU

Huile sur toile cirée
Oil on oilcloth
274×77.5
Georgian National Museum
shalva amiranashvili museum of fine arts
შალვა ამირანაშვილის სახვითი ხელოვნების მუზეუმი

***

დათვი ბელებით
datvi belebit
OURSE AVEC SES OURSONS
BEAR WITH CUBS

Pirosmani – Ourse avec ses oursons

მუყაო, ზეთი
Huile sur carton
Oil on oilcloth
100×140
Georgian National Museum
shalva amiranashvili museum of fine arts
შალვა ამირანაშვილის სახვითი ხელოვნების მუზეუმი

***

მეთევზე
metevze
PÊCHEUR
FISHERMAN

მუშამბი, ზეთი
Huile sur toile cirée
Oil on oilcloth
111×90
Georgian National Museum
shalva amiranashvili museum of fine arts
შალვა ამირანაშვილის სახვითი ხელოვნების მუზეუმი

***

წმ. ბიორბის დღეობი ბოლნიში
FÊTE DE SAINT GEORGES A BOLNISSI
FESTIVAL OF SAINT GEORGE IN BOLNISI

PIROSMANI – FÊTE DE SAINT GEORGES A BOLNISSI

მუშამბი, ზეთი
Huile sur toile
Oil on oilcloth
79×269
Georgian National Museum
shalva amiranashvili museum of fine arts
შალვა ამირანაშვილის სახვითი ხელოვნების მუზეუმი

PIROSMANI – FÊTE DE SAINT GEORGES A BOLNISSI – DETAIL
PIROSMANI – FÊTE DE SAINT GEORGES A BOLNISSI – DETAIL
PIROSMANI – FÊTE DE SAINT GEORGES A BOLNISSI – DETAIL
PIROSMANI – FÊTE DE SAINT GEORGES A BOLNISSI – DETAIL
PIROSMANI – FÊTE DE SAINT GEORGES A BOLNISSI – DETAIL
PIROSMANI – FÊTE DE SAINT GEORGES A BOLNISSI – DETAIL
PIROSMANI – FÊTE DE SAINT GEORGES A BOLNISSI – DETAIL

***

ბლეხის ქალი ბავშსვებით
blekhis kali bavshsvebit
PAYSANNE AVEC SES ENFANTS
PEASANT WOMAN WITH CHILDREN

მუშამბი, ზეთი
Huile sur toile
Oil on oilcloth
112×93
Georgian National Museum
shalva amiranashvili museum of fine arts
შალვა ამირანაშვილის სახვითი ხელოვნების მუზეუმი

***

თბილისის ფუნიკულიორი
tbilisis punikuliori
FUNICULAIRE DE TBILISSI
TBILISI FUNICULAR

PIROSMANI – FUNICULAIRE DE TBILISSI

მუშამბი, ზეთი
Huile sur toile
Oil on oilcloth
109×116
Georgian National Museum
shalva amiranashvili museum of fine arts
შალვა ამირანაშვილის სახვითი ხელოვნების მუზეუმი

PIROSMANI – FUNICULAIRE DE TBILISSI – DETAIL
PIROSMANI – FUNICULAIRE DE TBILISSI – DETAIL

***

ქეიფი მეარღნე დათიკო ზემელთას
keipi mearghne datiko zemeltas
CARROUSSEL A L’ORGUE DE BARBARIE
Datiko Zemel
CAROUSAL WITH DATIKO ZEMEL THE ORGAN GRINGER
1906

PIROSMANI – CARROUSSEL A L’ORGUE DE BARBARIE Datiko Zemel – 1906

მუშამბი, ზეთი
Huile sur toile
Oil on oilcloth
104×97
Georgian National Museum
shalva amiranashvili museum of fine arts
შალვა ამირანაშვილის სახვითი ხელოვნების მუზეუმი

PIROSMANI – CARROUSSEL A L’ORGUE DE BARBARIE Datiko Zemel – 1906 – DETAIL

***

LA FÊTE DES CINQ NOBLES
THE FEAST OF FIVE NOBLES
1906

Pirosmani – La Fête des cinq nobles

The feast of five nobles
1906
Oil on oilcloth
104X194 cm
Art Museum of Georgia

Pirosmani – La Fête des cinq nobles – Détail

***

ქრწანისი
KRTSANISI

PIROSMANI – KRTSANISI

მუშამბი, ზეთი
Huile sur toile
Oil on oilcloth
93×116,5
Georgian National Museum
shalva amiranashvili museum of fine arts
შალვა ამირანაშვილის სახვითი ხელოვნების მუზეუმი

PIROSMANI – KRTSANISI – DETAIL

***

ლუდხანა „ზაკათალა„
Ludkhana « Zakatala »
BRASSEURS ZAKATALA
BEER-HOUSE ZAKATALA

PIROSMANI – BRASSEURS ZAKATALA

 

მუშამბი, ზეთი
Huile sur toile
Oil on oilcloth
92×120
Georgian National Museum
shalva amiranashvili museum of fine arts
შალვა ამირანაშვილის სახვითი ხელოვნების მუზეუმი

PIROSMANI – BRASSEURS ZAKATALA – DETAIL

***

ლხინი ქართლუი
Lkhini Kartlui
KERMESSE EN KARTHLI
CHURCH FESTIVAL IN KARTLI

PIROSMANI – KERMESSE EN KARTHLI

La Karthli est la grande région qui comprend la capitale Tbilissi

 მუშამბი, ზეთი
Huile sur toile
Oil on oilcloth
118,5×211
Georgian National Museum
shalva amiranashvili museum of fine arts
შალვა ამირანაშვილის სახვითი ხელოვნების მუზეუმი

PIROSMANI – KERMESSE EN KARTHLI- DETAIL
PIROSMANI – KERMESSE EN KARTHLI- DETAIL
PIROSMANI – KERMESSE EN KARTHLI- DETAIL

***

სვირი
SVIRI

PIROSMANI – SVIRI

 მუშამბი, ზეთი
Huile sur toile
Oil on oilcloth
62.3×197
Georgian National Museum
shalva amiranashvili museum of fine arts
შალვა ამირანაშვილის სახვითი ხელოვნების მუზეუმი

PIROSMANI – SVIRI -DETAIL
PIROSMANI – SVIRI -DETAIL
PIROSMANI – SVIRI -DETAIL

***

თეთრი დუქანი
Tetri Dukani
LA TAVERNE BLANCHE
WHITE DUKHAN

PIROSMANI – LA TAVERNE BLANCHE

 მუშამბი, ზეთი
Huile sur toile
Oil on oilcloth
52×94
Georgian National Museum
shalva amiranashvili museum of fine arts
შალვა ამირანაშვილის სახვითი ხელოვნების მუზეუმი

PIROSMANI – LA TAVERNE BLANCHE – DETAIL

Taverne – ტავერნა  DUKANI – DUQANI sont les tavernes géorgiennes. Aujourd’hui le nom de Dukani est réservé aux tavernes typiques de Tbilissi – Il s’agiit en faitt de  restaurants traditionnels situé au sous-sol très souvent dans une cave en brique dans le vieux Tbilissi.

***

ჟირაფი
Zhirapi
GIRAFE
Giraffe

***

შეშის გამყიდველი ბიჭი
Sheshis gamqidveli bichi
VENDEUSE DE BOIS DE CHAUFFAGE
 SALESWOMAN OF FIREWOOD
1908

***

სააღდგომო ცხვარი
Saaghdgomo tskhvari
AGNEAU PASCAL
EASTER SHEEP

agneau pascal

***

აქტრისა მარგარიტა
aktrisa margarita
ACTRICE MARGARITA
ACTRESS MARGARITA

***

ბათუმის პორტი
PORT DE BATUMI
PORT OF BATUMI

***

ღორი
Ghori
SANGLIER
BOAR

***

FEMME AVEC ENFANT ALLANT A LA SOURCE
Woman with children going to the source

***

GEORGIE – DECOUVERTE DE LA GEORGIE – საქართველოს აღმოჩენა

***

HOMME MONTE SUR UN ÂNE
Man riding a donkey

***

NATURE MORTE
STILL LIFE

*****

CINEMA
DECOUVREZ PIROSMANI

1969

ფიროსმანის
PIROSMANI

Réalisation Gueorgui Chenguelaia
გიორგი შენგელაია
Avec Avtandil Varazi (Pirosmani)
ავთანდილ ვარაზი (ნიკალა)
A la fin du XIXe siècle, le peintre miséreux Niko Pirosmanichvili, dans les rues de Tiflis troque des toiles contre des repas. Deux artistes remarquent son talent malgré le mépris que lui porte la critique officielle.

LE CINEMA GEORGIEN – ქართული კინო

****
****
Niko Pirosmani
ნიკო ფიროსმანი
Nikolos Pirosmanachvili
ნიკოლოზ ფიროსმანაშვილი

*

Niko Pirosmani ნიკო ფიროსმანი - Nikolos Pirosmanachvili -ნიკოლოზ ფიროსმანაშვილი
Géorgie
საქართველო

GEORGIE – DECOUVERTE DE LA GEORGIE – საქართველოს აღმოჩენა

LE RIONI – რიონი – LA RIVIERE D’OR DE L’ANTIQUITE

  *****
GEORGIE
REGION DE L’IMERETHIE
იმერეთი
KOUTAÏSSI
ქუთაისი
LE RIONI

******

FONTAINE DE COLCHIDE A LA DECOUVERTE DE KOUTAISSI ქუთაისი
Géorgie
საქართველო

PHOTO JACKY LAVAUZELLE
Le Rioni à proximité de Koutaïssi
***

Rioni A LA DECOUVERTE DE KOUTAISSI ქუთაისი

A LA DECOUVERTE DE
KOUTAÏSSI
ქუთაისი

LE RIONI
რიონი
LA RIVIERE D’OR DE L’ANTIQUITE
 

____________________________________________________________

LE RIONI
PORTE DE LA MER NOIRE

Après un premier séjour à Tiflis, M. Eichwald alla visiter l’Imérétie et la Mingrélie. L’Imérétie fut longtemps réunie à la Géorgie, puis elle forma un royaume à part. Elle en est séparée par un contre-fort du Caucase, où se trouve la ligne de partage entre les eaux du Kour, qui vont à la mer Caspienne, et celles que le Phase ou Rioni porte à la mer Noire. La religion, la langue, les mœurs, sont à peu près les mêmes dans les deux pays.

Edmond de Cazalès
Établissements russes dans l’Asie occidentale
Revue des Deux Mondes, période initiale
Tome 15
1838
L’entrée du Rioni à Koutaïssi

 

LA QUALITE DU LIN DU RIONI
LE RIONI ANCIENNEMENT LE PHASE
CITE DANS « DE LA CHASSE »
DANS XENOPHON

Il faut qu’un chasseur aux filets aime son art, parle grec, soit âgé d’environ vingt ans, ait le corps souple, robuste, l’âme forte, de manière à surmonter la fatigue et à se plaire à son métier. Les rets, les panneaux et les toiles doivent être de fin lin du Phase ou de Carthage. Les rets ont neuf cordes à trois fils, de neuf brins chacun ; leur grandeur est de cinq empans, avec des mailles larges de deux palmes

Xénophon
DE LA CHASSE
CHAPITRE I
Œuvres complètes de Xénophon
Traduction par Eugène Talbot
Editions Hachette
1859

 

LE RIONI
რიონი
LE FLEUVE QUII TRAVERSE KOUTAÏSSI
AUTREFOIS LE PHASE
ETAIT LA RIVIERE D’OR DE L »ANTIQUITE

Sur une plage, sablonneuse en partie, en partie boueuse, couverte d’herbes de marécage, une forêt épaisse, à moitié plongée dans l’eau, s’éloignait à l’infini dans l’intérieur des terres, en suivant le cours d’un fleuve large, au lit tortueux, plein de roches, de fanges et de troncs d’arbres échoués. C’était le Phase, la rivière d’or de l’antiquité, aujourd’hui le Rioni. Au milieu d’une végétation vigoureuse, ici règne la fièvre, et tout ce qui appartient à la nature mouvante en souffre autant que la nature végétale y prospère. La fièvre a usurpé là en souveraine le sceptre d’Acté et des enfants du Soleil.
***
Ce fut ainsi que Moreno eut des occasions de s’apercevoir que la contrée forestière, traversée par le Rioni, n’est nullement aussi déserte qu’il en avait d’abord eu l’impression. De temps en temps, lui et son camarade voyaient sortir brusquement des fourrés quelques bandes effarées de petits porcs, très-semblables à des marcassins, noirs, avec des soies longues et dures, aux jambes fines, brusques, lestes, agiles et jolis, au point de se faire renier par tous leurs congénères d’Europe.

Arthur de Gobineau
Nouvelles asiatiques
Chapitre I
LA DANSEUSE DE SHAMAKHA
Le Caucase
Editions Didier
1876

****

LE RIONI CONTINUE SA COURSE
JUSQU’A POTI
(Mer Noire)
UN DES TROIS GRANDS PORTS DE LA GEORGIE
SUR LA MER NOIRE

Poti était nommé alors Phasis en rapport avec le Phase
« LE PHASE ROULE LES PAILLETTES D’OR »

« Il fallait que la Russie eût réellement bien besoin d’une station sur cette partie de la Mer-Noire pour « décréter » une ville sur un pareil emplacement. Poti, qui est bâti au milieu de l’eau, n’a même pas la consolation d’avoir un port. Situé à 1 kilomètre de la mer sur le Rioni (l’ancien Phase), il n’est accessible qu’aux bâtimens de faible tonnage. Que le vent souffle en tempête, et l’entrée du fleuve est impossible. Il en était déjà ainsi du temps de Jason. Apollonius de Rhodes nous montre les argonautes naviguant « à travers un marais rempli de roseaux. » Il est heureux pour le succès de l’entreprise que leur chef n’ait pas eu la fantaisie de se présenter à la fille d’Eétès sur un vaisseau de haut bord ; autrement tous les artifices de Médée n’eussent pu réussir à leur assurer la conquête de la Colchide. Au dire des habitans, le Phase roule encore des paillettes d’or. Les paysans de l’Imérithie n’en ont pas moins renoncé à se servir de la toison de leurs brebis pour arrêter les pépites aurifères ; ils trouvent plus sage de s’en faire des manteaux ou des bonnets fourrés. Autres temps, autres mœurs. « 

Un voyage d’hiver au Caucase
De la Mer-Noire à la Mer Caspienne
Jules Patrenotre
Revue des Deux Mondes
Tome 6
1874

  *****
GEORGIE
REGION DE L’IMERETHIE
იმერეთი
KOUTAÏSSI
ქუთაისი
LE RIONI

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FONTAINE DE COLCHIDE A LA DECOUVERTE DE KOUTAISSI ქუთაისი
Géorgie
საქართველო

LA FONTAINE DE COLCHIDE DE KOUTAÏSSI de David Gogichaishvili – კოლხეთის შადრევანი

  *****
GEORGIE
REGION DE L’IMERETHIE
იმერეთი
KOUTAÏSSI
ქუთაისი
FONTAINE DE COLCHIDE
David Gogichaishvili
ბაგრატის ტაძარი

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FONTAINE DE COLCHIDE A LA DECOUVERTE DE KOUTAISSI ქუთაისი
Géorgie
საქართველო

PHOTO JACKY LAVAUZELLE

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Fontaine de Colchide A LA DECOUVERTE DE KOUTAISSI ქუთაისი

A LA DECOUVERTE DE
KOUTAÏSSI
ქუთაისი

 

LA FONTAINE DE KOUTAÏSSI
LA FONTAINE DE COLCHIDE
Colchis Fountain
კოლხეთის შადრევანი
kolkhetis shadrevani

 

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30 statues colorées forment la Fontaine de Colchide
30 მოოქროვილი კოლხური ქანდაკება
L’architecte est David Gogichaishvili
არქიტექტორი დავით გოგიჩაიშვილია
Symbolise la puissance et la force de la Colchide.
Sur cette place centrale, il n’y a plus de monument dédié à David le Constructeur construit en 1995 sous le nom de David Aghmashenebeli. Ce monument a été transféré à la gare centrale de Koutaïssi.
Les dorures imposantes recouvrant les chevaux marquent les richesses de la Colchide. « Strabon & Justin pensaient que la fable de cette toison était fondée sur ce qu’il y avait dans la Colchide des torrents qui roulaient sur un sable d’or qu’on ramassait avec des peaux de mouton, ce qui se pratique encore aujourd’hui vers le fort Louis, où la poudre d’or se recueille avec de semblables toisons, lesquelles quand elles en sont bien remplies, peuvent être regardées comme des toisons d’or.  » (Louis de Jaucourt – Le Première Edition de l’Encyclopédie – 1751 – Tome 16 – Article Toison)
 

*****

« CETTE COLCHIDE AUTREFOIS SI RICHE ET SI PEUPLEE »

ARTICLE SUR LA COLCHIDE
DE LA PREMIERE EDITION
DE L’ENCYCLOPEDIE

COLCHIDE, s. f. (Géog. anc.) L’ancienne Colchide, aujourd’hui la Mingrelie, est au fond de la mer Noire, entre la Circassie, la Géorgie, & l’Aladulie.
Ce pays passoit autrefois pour être fertile en poisons ; de-là vient qu’Horace parle souvent des poisons de la Colchide, venena Colcha ou Colchica. Médée, si fameuse par ses vénéfices, étoit de la Colchide : en falloit-il davantage pour donner lieu aux fictions de la Poésie ?
Mais ce qui n’est point une fiction poétique, c’est l’étrange & réelle différence qu’il y a entre la Colchide de nos jours, & cette Colchide d’autrefois si riche & si peuplée ; différence qui n’a point échappé à l’auteur de l’esprit des lois. « A voir, dit-il, liv. XXI. ch. v. aujourd’hui la Colchide, qui n’est plus qu’une vaste forêt, où le peuple qui diminue tous les jours ne défend sa liberté que pour se vendre en détail aux Turcs & aux Persans ; on ne diroit jamais que cette contrée eût été du tems des Romains pleine de villes où le commerce appelloit toutes les nations du monde : on n’en trouve aucun monument dans le pays ; il n’y en a de traces que dans Pline & Strabon ».

M. le Chevalier de Jaucourt
Louis de Jaucourt
Première Edition de l’Encyclopédie
Tome 3
Article COLCHIDE

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LE RIONI
LE FLEUVE QUII TRAVERSE KOUTAÏSSI
AUTREFOIS LE PHASE
ETAIT LA RIVIERE D’OR DE L »ANTIQUITE

Sur une plage, sablonneuse en partie, en partie boueuse, couverte d’herbes de marécage, une forêt épaisse, à moitié plongée dans l’eau, s’éloignait à l’infini dans l’intérieur des terres, en suivant le cours d’un fleuve large, au lit tortueux, plein de roches, de fanges et de troncs d’arbres échoués. C’était le Phase, la rivière d’or de l’antiquité, aujourd’hui le Rioni. Au milieu d’une végétation vigoureuse, ici règne la fièvre, et tout ce qui appartient à la nature mouvante en souffre autant que la nature végétale y prospère. La fièvre a usurpé là en souveraine le sceptre d’Acté et des enfants du Soleil.

Arthur de Gobineau
Nouvelles asiatiques
Chapitre I
LA DANSEUSE DE SHAMAKHA
Le Caucase
Editions Didier
1876

  *****
GEORGIE
REGION DE L’IMERETHIE
იმერეთი
KOUTAÏSSI
ქუთაისი
FONTAINE DE COLCHIDE
ბაგრატის ტაძარი

 

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FONTAINE DE COLCHIDE A LA DECOUVERTE DE KOUTAISSI ქუთაისი

KOUTAÏSSI ქუთაისი- A LA DECOUVERTE DE KOUTAÏSSI – REGION DE L’IMERETHIE

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GEORGIE
REGION DE L’IMERETHIE
იმერეთი
KOUTAÏSSI
ქუთაისი

******

A LA DECOUVERTE DE KOUTAISSI ქუთაისი
Géorgie
საქართველო

PHOTO JACKY LAVAUZELLE

 

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A LA DECOUVERTE DE KOUTAISSI ქუთაისი

A LA DECOUVERTE DE
KOUTAÏSSI
ქუთაისი

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Drapeau de Kutaïssi
Drapeau de Koutaïssi
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LA VILLE DE KOUTAÏSSI
ქუთაისი

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LE FLEUVE RIONI
LE PHASE
მდინარე რიონი
mdinare Rioni
LA RIVIERE D’OR DE L’ANTIQUITE

****

LA CATHEDRALE DE BAGRATI
ბაგრატის ტაძარი
bagrati tamara

cathédrale de Bagrati Photo Jacky Lavauzelle

****

LE MONASTERE DE MOTSAMETA
მოწამეთა მონასტერი
 motsameta monasteri

****

LE MONASTERE DE GHELATI
გელათის მონასტერი
ghelatis monasteri

****

LA FONTAINE DE COLCHIDE
კოლხეთის შადრევანი
de David Gogichaishvili
დავით გოგიჩაიშვილია

****

LE JARDIN BOTANIQUE DE KOUTAÏSSI
ქუთაისის ბოტანიკური ბაღი
koutaisis botanikuri baghi
Kutaisi Botanical Garden

**********

HISTOIRE

KOUTAÏSSI EN 1885 TRAVERSEE PAR LA RIVIERE RIONI

*

LA DECOUVERTE DE KOUTAÏSSI
EN 1892
Par Paul Müller-Simonis

 

La population semble bien clairsemée ; cependant, comme il ne circule qu’un seul train par jour dans chaque direction, la foule est compacte aux stations. La langue étrange, l’aspect bigarré des gens étonnent le voyageur. À l’une de ces stations se promène gravement au milieu de la plèbe, un noble imérétien. Il est vêtu d’un long kaftan et porte comme coiffure le papanaki, curieux petit carré brodé. Sa démarche est majestueuse ; mais la noblesse de son maintien est gâtée par un air de désœuvrement fainéant.

Vom Kaukasus zum Persischen Meerbusen b 025.jpg
Noble imérétien culte du Papanaki.

 Près de Nicolala le train franchit la Natonyeba, l’ancienne Isis, qui jusqu’à la dernière guerre russo-turque formait frontière ; actuellement elle sépare la province de Batoûm-Kars du gouvernement de Kouthaïs.
Nous voici en Iméreth près d’Orpiri, qui est l’extrême limite de la navigation sur le Rion, la ligne franchit cette rivière ; à Samtredi bifurque la ligne de Poti. L’on devine au loin la grande chaîne du Caucase à demi voilée par la brume.
La vallée du Phase est toute verdure ; mais malgré sa fertilité, la population y est pauvre ; les nobles sont, paraît-il, ruinés depuis l’abolition du servage, bien que les droits seigneuriaux aient été rachetés. Beaucoup d’entre eux deviennent cosaques, et sont loin de former l’élément le plus discipliné de l’armée. Quant au paysan, il trouve difficilement un débouché pour ses récoltes, et les transports sont coûteux ; aussi le numéraire est-il rare.
Comme le chemin de fer transcaucasien laisse Kouthaïs à quelque distance au Nord, un embranchement spécial dessert cette ville ; il doit être actuellement prolongé jusqu’aux houillères de Tkvibouli, à peu près les seules qui soient en exploitation dans le Caucase. Nous débarquons vers 2 heures du soir à Kouthaïs, où nous trouvons un hôtel un peu meilleur que celui de Batoùm. Kouthaïs est située à l’endroit où le Rion sortant des montagnes débouche dans la grande plaine d’Iméreth ; au Nord de la ville c’est donc un paysage de haute vallée montagneuse ; au Sud s’étend la plaine que bornent au loin les majestueuses montagnes du Persathi (petit Caucase). Vue de la hauteur, Kouthaïs a cet aspect si reposant de bien des villes d’Orient, une forêt parsemée de toits. Tout y est vert, jusqu’aux coupoles des églises, jusqu’aux toitures des maisons. Pour mieux jouir du paysage, nous nous faisons voiturer — Dieu sait par quels chemins ! — au sommet d’une colline située sur la rive droite du Rion et dominant la ville au Nord (B). À nos pieds s’étend la Kouthaïs moderne, bâtie sur la rive gauche du fleuve. Dans l’antiquité il existait déjà une sorte de faubourg sur l’emplacement actuel de la ville ; il s’appelait Koutatissium ; mais la vraie ville, celle qui commandait le cours du

Vom Kaukasus zum Persischen Meerbusen b 026.jpg
Plan des mines d’Oukhimêrion et d’une partie de Kouthaïs moderne, d’après Dubois de Montpéreux.

Rion, était bâtie sur la colline où nous nous trouvons, et s’appelait Oukhimérion. Procope en parle déjà. Elle garda longtemps son importance, et des ruines intéressantes se trouvent dans son enceinte.
Oukhimérion comprenait une ville haute (B) et une ville basse (C) ; la forteresse était à l’Est de la ville haute (A), à 250 pieds environ au-dessus du fleuve. Totleben la détruisit en 1769 ; depuis, les Russes ont bâti leur citadelle sur le même emplacement, mais avec des dimensions moindres. Une enceinte entourait la ville haute et la reliait à la citadelle. C’est là que se trouve la cathédrale (14), le monument le plus intéressant de Kouthaïs.
Bagrat iii, à la fois souverain de l’Abkhasie et du Kartli, bâtit cette église en 1003 ; le canon des Turcs la ruina en 1690. On

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Cathédrale d’Oukhimérion.

peut la considérer comme le meilleur type de l’architecture géorgienne ; j’en donne une vue prise du côté du chœur et un petit plan emprunté à Brosset. La décoration de la façade extérieure des trois absides est très remarquable au lieu de laisser se dessiner sur des plans différents les convexités des absides dont les raccords sont souvent si disgracieux, l’architecte a donné aux absides latérales la même profondeur qu’à l’abside centrale ; il les a noyées toutes trois dans un mur plan ; comme ce mur eut, sans utilité aucune, atteint une très grande épaisseur entre les absides, il y creusa des niches à section triangulaire, terminées au sommet par des coquilles de saint Jacques. Ces niches forment le centre d’une ornementation de colonnettes et d’arceaux du meilleur goût, et où l’on rencontre exclusivement le chapiteau géorgien. Ce chapiteau est fort simple, mais assez élégant : les colonnes se terminent par un petit tore au-dessus duquel se développe un renflement ovoïde surmonté d’une abaque qui déborde, et reproduit exactement le tore inférieur ; c’est là tout le chapiteau. Le style géorgien est d’ailleurs très étroitement apparenté au style arménien.
Kouthaïs a une population de 12 à 15 000 habitants parmi lesquels un assez grand nombre d’Arméniens. Beaucoup d’entre eux étaient autrefois catholiques, et une mission de capucins était établie dans la ville. Dubois de Montpéreux, voyageur protestant, bien que l’accueil assez froid des capucins l’ait mal disposé en leur faveur, rend hommage à la salutaire influence des missionnaires et à la supériorité morale conquise par les Arméniens catholiques (1833). En 1845 le gouvernement russe a impitoyablement détruit la mission malgré la généreuse opposition du général en chef, Neidgard.
Le climat de Kouthaïs est chaud et humide ; les vents d’Ouest y apportent de très fortes pluies, et la chaleur y est intense en Juillet et Août. Quand le scirocco du Sud-Est venant des steppes de l’Asie, franchit le col de Souram, la température s’élève jusqu’à 42 degrés centigrades ; il souffle pendant 3 jours, brûlant

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RUINES DE LA CATHÉDRALE D’OUKHIMERION.

et desséchant tout ; généralement la pluie lui succède. Octobre et Novembre sont, dit-on, de beaux mois.

Paul Müller-Simonis
Du Caucase au Golfe Persique
De Constantinople à Tiflis
Université catholique d’Amérique
   ****

LE CAUCASE ET KOUTAÏSSI
VU PAR JULES VEREN
dans KERABAN-LE-TÊTU

Le Caucase est cette partie de la Russie méridionale, faite de hautes montagnes et de plateaux immenses, dont le système orographique se dessine à peu près de l’ouest à l’est, sur une longueur de trois cent cinquante kilomètres. Au nord s’étendent le pays des Cosaques du Don, le gouvernement de Stavropol, avec les steppes des Kalmouks et des Nogaïs nomades ; au sud, les gouvernements de Tiflis, capitale de la Géorgie, de Koutaïs, de Bakou, d’Élisabethpol, d’Érivan, plus les provinces de la Mingrélie, de l’Iméréthie, de l’Abkasie, du Gouriel. À l’ouest du Caucase, c’est la mer Noire ; à l’est, c’est la mer Caspienne.

Jules Verne
Kéraban-le-Têtu
Editions Hetzel
1883
Tome 1
*****
GEORGIE
KOUTAÏSSI
ქუთაისი

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A LA DECOUVERTE DE KOUTAISSI ქუთაისი
Géorgie
საქართველო

PHOTO JACKY LAVAUZELLE

LA CATHEDRALE DE BAGRATI – KOUTAÏSSI – ბაგრატის ტაძარი

GEORGIE
REGION DE L’IMERETHIE
იმერეთი
KOUTAÏSSI
ქუთაისი
FONTAINE DE COLCHIDE
ბაგრატის ტაძარი

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FONTAINE DE COLCHIDE A LA DECOUVERTE DE KOUTAISSI ქუთაისი
Géorgie
საქართველო

PHOTO JACKY LAVAUZELLE
PHOTO JACKY LAVAUZELLE
***

Cathédrale de Bagrati ბაგრატის ტაძარი A LA DECOUVERTE DE KUTAISSI ქუთაისი

A LA DECOUVERTE DE
KOUTAÏSSI
ქუთაისი

LA CATHEDRALE DE BAGRATI
ბაგრატის ტაძარი
bagrati tadzari

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Chef-d’œuvre de « l’âge d’or »
de la Géorgie médiévale

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CATHEDRALE DU début XIe SIECLE
Construite sous le règne de BAGRAT III
d’où son nom de CATHEDRALE DE BAGRATI

***

BAGRAT III
ბაგრატ III
vers 960 – 7 mai 1014
Fondateur du Royaume Unifié de Géorgie

***

1106
Achèvement de la construction de la Cathédrale
LE RENFORCEMENT DE LA
FACADE SUD EN 1930
ბაგრატის ტაძრის სამხრეთი ფასადი 30-იანი წლების გამაგრებითი სამუშაოების შემდგომ

*

LE RENFORCEMENT DE
LA FACADE SUD EN 1950
ბაგრატის ტაძრის სამხრეთი ფასადი 50-იანი წლების სარეკონსტრუქციო სამუშაოების შემდგომ

*
1994
Inscription  sur la Liste du patrimoine mondial de l’UNESCO

*

2010
Inscription sur  la Liste du patrimoine mondial en péril de l’UNESCO
*
2 juillet 2017
Retrait de la Liste du Patrimoine mondial en péril
Décision prise lors du Comité du patrimoine mondial, réuni à Cracovie

 

saint George terrassant le dragon

   *****

LA CATHEDRALE DE KOUTAÏSSI
EN 1892

À nos pieds s’étend la Kouthaïs moderne, bâtie sur la rive gauche du fleuve. Dans l’antiquité il existait déjà une sorte de faubourg sur l’emplacement actuel de la ville ; il s’appelait Koutatissium ; mais la vraie ville, celle qui commandait le cours du

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Plan des mines d’Oukhimêrion et d’une partie de Kouthaïs moderne, d’après Dubois de Montpéreux

Rion, était bâtie sur la colline où nous nous trouvons, et s’appelait Oukhimérion. Procope en parle déjà. Elle garda longtemps son importance, et des ruines intéressantes se trouvent dans son enceinte.
Oukhimérion comprenait une ville haute (B) et une ville basse (C) ; la forteresse était à l’Est de la ville haute (A), à 250 pieds environ au-dessus du fleuve. Totleben la détruisit en 1769 ; depuis, les Russes ont bâti leur citadelle sur le même emplacement, mais avec des dimensions moindres. Une enceinte entourait la ville haute et la reliait à la citadelle. C’est là que se trouve la cathédrale (14), le monument le plus intéressant de Kouthaïs.

Bagrat iii, à la fois souverain de l’Abkhasie et du Kartli, bâtit cette église en 1003 ; le canon des Turcs la ruina en 1690. On

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Cathédrale d’Oukhimérion

peut la considérer comme le meilleur type de l’architecture géorgienne ; j’en donne une vue prise du côté du chœur et un petit plan emprunté à Brosset. La décoration de la façade extérieure des trois absides est très remarquable au lieu de laisser se dessiner sur des plans différents les convexités des absides dont les raccords sont souvent si disgracieux, l’architecte a donné aux absides latérales la même profondeur qu’à l’abside centrale ; il les a noyées toutes trois dans un mur plan ; comme ce mur eut, sans utilité aucune, atteint une très grande épaisseur entre les absides, il y creusa des niches à section triangulaire, terminées au sommet par des coquilles de saint Jacques. Ces niches forment le centre d’une ornementation de colonnettes et d’arceaux du meilleur goût, et où l’on rencontre exclusivement le chapiteau géorgien. Ce chapiteau est fort simple, mais assez élégant : les colonnes se terminent par un petit tore au-dessus duquel se développe un renflement ovoïde surmonté d’une abaque qui déborde, et reproduit exactement le tore inférieur ; c’est là tout le chapiteau. Le style géorgien est d’ailleurs très étroitement apparenté au style arménien.

Paul Müller-Simonis
Du Caucase au Golfe Persique
De Constantinople à Tiflis
Université catholique d’Amérique

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KOUTAÏSSI ქუთაისი- A LA DECOUVERTE DE KOUTAÏSSI – REGION DE L’IMERETHIE

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GEORGIE
REGION DE L’IMERETHIE
იმერეთი
KOUTAÏSSI
ქუთაისი
CATHEDRALE DE BAGRATI
ბაგრატის ტაძარი

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Cathédrale de Bagrati ბაგრატის ტაძარი A LA DECOUVERTE DE KUTAISSI ქუთაისი
Géorgie
საქართველო

 

TBILISSI – Poème de Paolo Iashvili პაოლო იაშვილი

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POEME DE PAOLO IASHVILI
პაოლო იაშვილი
LITTERATURE GEORGIENNE
ქართული ლიტერატურა
POESIE GEORGIENNE
ქართული პოეზია

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TBILISSI - Poème de Paolo Iashvili პაოლო იაშვილი
Géorgie
საქართველო

GEORGIE – DECOUVERTE DE LA GEORGIE – საქართველოს აღმოჩენა

TRADUCTION JACKY LAVAUZELLE

TBILISSI - Poème de Paolo Iashvili პაოლო იაშვილი

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POESIE GEORGIENNE
ქართული პოეზია

PAOLO IASHVILI
პაოლო იაშვილი

29 juin 1894 – 22 juillet 1937
29 ივნისი 1894 –  22 ივლისი 1937

TRADUCTION JACKY LAVAUZELLE

Paolo Iashvili Trad Jacky Lavauzelle

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TBILISSI
თბილისი

Les Bains de Tbilissi – Photo J L

 

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მინდა ავვარდე მამადავითზე,
minda avvarde mamadavitze,
Je voudrais partir,
იქ აირჩიე, სულო ბინა შენ;
ik airchie, sulo bina shen;
Trouver un refuge ;
მინდა უეცრად მუხლზე დავეცე
minda uetsrad mukhlze davetse
Je veux soudainement m’agenouiller
ჩემი თბილისის და მზის წინაშე.
chemi tbilisis da mzis ts’inashe.
Devant toi, Tbilissi, et devant le soleil.
ჩემო ქალაქო! არ დამაკელი
chemo kalako! ar damak’eli
Ma ville ! Tu ne m’as rien caché
შენ სიხარული მზისგან ფერილი,
shen sikharuli mzisgan perili,
Tu es la joie qu’apporte le soleil,
თავზე გადგია, როგორც კანკელი,
tavze gadgia, rogorts k’ank’eli,
Sur le dessus de la croix,
ცა მოელვარე და აჟღერილი.
tsa moelvare da azhgherili.
Ton ciel est brillant et vibrant.
ვხედავ, ურმები ლორთქა თივებით
vkhedav, urmebi lortka tivebit
Je vois les charrettes chargées de foin
გზას ახარებენ აჭრიალებით;
gzas akhareben ach’rialebit;
Enthousiasmer ce chemin de terre ;
მტკვარს მოჰყვებიან ფიჭვის ტივები,
mt’k’vars mohq’vebian pich’vis t’ivebi,
La Mtkvari charrie ses lourds chargements de pin,
ვით მოცურავე თეთრი ქალები.
vit motsurave tetri kalebi.
Comme des femmes blanches qui nagent.
სდუღან ოქროს და წითელ ღვარებად
sdughan okros da ts’itel ghvarebad
De fortes rouges vagues d’or
კვირა დღეებით შენი ქუჩები,
k’vira dgheebit sheni kuchebi,
Egaient tes ruelles dominicales,
და იცვლებიან ოხშივარებად
da itsvlebian okhshivarebad
Et les brumes partent en paix
შენს გარეშემო მთები თუჯების.
shens gareshemo mtebi tujebis.
Au-delà des montagnes qui t’entourent.
შენს ალაყაფთან მსურს დავალაგო
shens alaq’aptan msurs davalago
C’est en ton cœur, Ma ville, que les vers
ლექსები, როგორც სისხლის წვეთები…
leksebi, rogorts siskhlis ts’vetebi…
De mes poèmes ressemblent aux gouttes de sang …
მილიონ ხმებით სავსე ქალაქო,
milion khmebit savse kalako,
Ô ville pleine de ces millions de voix,
დიდი სატახტო ხარ პოეტების.
didi sat’akht’o khar p’oet’ebis.
Tu es le grand maître des poètes.
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POEME DE PAOLO IASHVILI
პაოლო იაშვილი
LITTERATURE GEORGIENNE
ქართული ლიტერატურა
POESIE GEORGIENNE
ქართული პოეზია

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TBILISSI - Poème de Paolo Iashvili პაოლო იაშვილი

 

LA STATUE DE MEDEE BATUMI -მედეა- SCULPTURE DE DAVID KHMALADZE დავით ხმალაძე

STATUE DE MEDEE BATUMI
მედეა
დავით ხმალაძე – David Khmaladze

GEORGIE – DECOUVERTE DE LA GEORGIE – საქართველოს აღმოჩენა

GEORGIE
საქართველო
Sakartvelo
République autonome d’Adjarie
აჭარის ავტონომიური რესპუბლიკა
Acharis Avtonomiuri Respublika 
Médée Batumi A LA DECOUVERTE DE BATUMI
BATUMIბათუმი

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Médée Batumi - Photo Jacky Lavauzelle
Géorgie
საქართველო

PHOTO JACKY LAVAUZELLE

MEDEE BATUMI

A LA DECOUVERTE DE
BATUMI
ბათუმი

MEDEE BATUMI
დავით ხმალაძე
Davit Khmaladze
MEDEE BATUMI

LA STATUE DE MÉDÉE
ET LA CONQUËTE DE LA TOISON D’OR
PAR JASON ET LES ARGONAUTES

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Statue inaugurée par le président de la Géorgie, Mikheil Saakashvili,  მიხეილ სააკაშვილი,  le 6 juillet 2007 (6 ივლისი)

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MÉDÉE est la fille du roi de Colchide (Région occidentale de l’actuelle Géorgie (Svanétie, Ratcha, Abkhazie, Iméréthie, Gourie, Adjarie), la dépassant sur le sud actuellement Turc (Trabzon -Trébizonde Arvin) et sur le nord Russe). Elle a pour tante la magicienne Circé que l’on retrouve chez Ulysse, experte en poisons. Médée est aussi magicienne comme sa tante.

Le Roi usurpateur d’Iolcos, Pélias, qui a subtiliser le trône à son frère Aeson, père de Jason, conçoit une expédition vers la Colchide pour conquérir la fameuse Toison d’Or. La Colchide est gouvernée par le père de Médée,  Éétès. L’expédition impossible et suicidaire est forcément vouée à l’échec et permettra à Pélias d’éliminer Jason qui revendique naturellement le trône d’Ioclos.
La Toison d’Or provient de la fourrure d’un bélier nommé Chrysomallos

Trois épreuves impossibles seront proposées à Jason. Jason réussira les épreuves grâce au concours de Médée, amoureuse de notre Jason.

Cf. ci-dessous les détails (Première Encyclopédie)

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MEDEE BATUMI
LA STATUE DE MEDEE BATUMI

    MEDEE BATUMI

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LE NAVIRE ARGO

 Une cinquantaine d’équipiers accompagne Jason dans sa quête. Le navire se nommera Argo, « le rapide », et ses compagnons, les Argonautes, dont Orphée lemusicien, Pélée le père d’Achille, Castor et Pollux, Hercule, Thésée, …

MEDEE BATUMI

« Plût aux dieux que le navire Argo n’eût pas volé par-delà les Symplégades bleu sombre vers la terre de Colchide, que dans les vallons du Pélion le pin ne fût jamais tombé sous la hache et n’eût armé de rames les mains des héros valeureux qui allèrent chercher pour Pélias la Toison toute d’or ! « 

(Discours de la Nourrice)
Euripide
Médée
traduction Henri Berguin

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LA PUISSANCE
DE MEDEE LA MAGICIENNE

Dieux ! Que fera Médée, et quel affreux courroux
Ne l’enflammera point contre un parjure époux ?
Si vous l’abandonnez, redoutez sa vengeance.
Vous savez de son art jusqu’où va la puissance.
La nature est soumise à ses commandements :
Elle trouble le Ciel, l’Enfer, les Éléments ;
Elle arrête, à son gré, les Astres dans leur course.
Les torrents les plus fiers remontent vers leur source.
La Lune sort du Ciel, les Mânes des tombeaux :
Elle lance la foudre, et change en sang les eaux.
Iphite à Jason dans l’Acte I Scène 1
Médée d’Hilaire de Longepierre
Rien ne peut m’enlever à ma belle Princesse.
Je défie, à la fois, les Mortels et les Dieux,
Et tout l’art de Médée, et l’Enfer, et les Cieux.
Jason à Créuse dans l’Acte I Scène 2
Médée d’Hilaire de Longepierre

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LE SERPENT
GARDIEN DE LA TOISON D’OR

Jason réussit les épreuves demandées, aidé par Médée, notamment la maîtrise des deux taureaux aux sabots d’airain et crachant le feu, et l’ensemencement d’un champ avec des dents de dragons qui se transforment en Spartes, c’est-à-dire en guerriers redoutables. Il arrive pour récupérer son trophée. Mais un puissant serpent garde la fameuse Toison d’Or.
Pour la récupérer, Médée fera des incantations qui endormiront le serpent.

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LA TOISON D’OR
Dans la Première Edition de l’Encyclopédie
1751

Médée que Jason avoit promis d’épouser & d’emmener dans la Grece, sollicitée encore par Calciope sa sœur, veuve de Phryxus, qui voyoit ses enfans en proie à l’avarice d’un roi cruel, aida son amant à voler les trésors de son pere, soit en lui donnant une fausse clé ou de quelqu’autre maniere, & s’embarqua avec lui. Cette histoire étoit écrite en phénicien, que les poëtes qui sont venus longtems après, n’entendoient que très-imparfaitement ; & les mots équivoques de cette langue donnerent lieu aux fables qu’on en a racontées. En effet, dans cette langue le mot syrien gaza signifie également un trésor ou une toison ; sam qui veut dire une muraille, désigne aussi un taureau ; & on exprime dans cette langue de l’airain, du fer & un dragon par le mot nachas ; ainsi au lieu de dire que Jason avoit enlevé un trésor que le roi de la Colchide tenoit dans un lieu bien fermé, & qu’il faisoit garder soigneusement, on a dit que pour enlever une toison d’or, il avoit fallu dompter des taureaux, tuer un dragon, &c.




L’amour de Médée pour Jason, ce grand ressort qu’Œlien croit avoir été inventé par Eurypide dans sa tragédie de Médée faite à la priere des Corinthiens n’a rien d’extraordinaire ; & cette princesse qui abandonna son pere & sa patrie pour suivre Jason, montre assez par sa conduite qu’elle en étoit amoureuse, sans qu’il soit besoin de faire intervenir Junon& Minerve dans cette intrigue qui fut l’ouvrage de Calciope. Cette femme pour venger la mort de son mari, & sauver ses enfans qu’Aëtès avoit résolu de faire mourir à leur retour de la guerre où il les avoit envoyés, favorisa de tout son pouvoir la passion que sa sœur avoit conçue pour Jason. On peut ajouter que les quatre jeunes princes que Jason avoit ramenés,& qui se voyoient exposés à la fureur de leur grand-pere, si les Grecs étoient vaincus, les secoururent de tout leur pouvoir.

LOUIS DE JAUCOURT
PREMIERE EDITION DE L’ENCYCLOPEDIE
1751
TOME 16

***

MEDEE
Dans la Première Edition de l’Encyclopédie
1751

Cette fille d’Hécate & d’Aëtes, roi de Colchide, joue un trop grand rôle dans la fable, dans l’histoire & dans les écrits des poëtes, pour supprimer entierement son article.

Pausanias, Diodore de Sicile, & autres historiens nous peignent cette princesse comme une femme vertueuse, qui n’eut d’autre crime que d’aimer Jason, qui l’abandonna lâchement, malgré les gages qu’il avoit de sa tendresse, pour épouser la fille de Créon ; une femme qui, étant en Colchide, sauva la vie de plusieurs étrangers que le roi vouloit faire périr, & qui ne s’enfuit de sa patrie que par l’horreur qu’elle avoit des cruautés de son pere ; enfin, une reine abandonnée, persécutée, qui, après avoir eu inutilement recours aux garants des promesses de son époux, fut obligée de passer les mers pour chercher un asile dans les pays éloignés.

Les Corinthiens inviterent Médée à venir prendre chez eux possession d’un trône qui lui étoit dû ; mais ces peuples inconstans, soit pour venger la mort de Créon dont ils accusoient cette princesse, ou pour mettre fin aux intrigues qu’elle formoit pour assurer la couronne à ses enfans, les lapiderent dans le temple de Junon, où ils s’étoient refugiés. Ce fait étoit encore connu de quelques personnes, lorsque Euripide entreprit de l’altérer faussement en donnant sa tragédie de Médée. Les Corinthiens lui firent présent de cinq talens, pour l’engager de mettre sur le compte de Médée, le meurtre des jeunes princes dont leurs aïeux étoient coupables. Ils se flatterent avec raison, que cette imposture s’accréditeroit par la réputation du poëte, & prendroit enfin la place d’une vérité qui leur étoit peu honorable : en effet, les tragiques qui suivirent se conformant à Euripide, inventerent à l’envi tous les autres crimes de l’histoire fabuleuse de Médée ; les meurtres d’Absyrtes, de Pélias, de Créon & de sa fille, l’empoisonnement de Thésée, &c.

Cependant ceux qui ont chargé cette reine de tant de forfaits, n’ont pu s’empêcher de reconnoître que née vertueuse, elle n’avoit été entraînée au vice que par une espece de fatalité, & par le concours des dieux, sur-tout de Vénus, qui persécuta sans relâche toute la race du Soleil, pour avoir découvert son intrigne avec Mars. De-là ces fameuses paroles d’Ovide : Vidco meliora, proboque, deteriora sequor : paroles que Quinault a si bien imitées dans ces deux vers :

Le destin de Médée est d’être criminelle ;
Mais son cœur étoit fait pour aimer la vertu.

Outre Euripide qui choisit pour sa premiere piece de présenter sur la scène la vengeance que Médée tira de l’infidélité de Jason, Ovide avoit composé une tragédie sur ce sujet, qui n’est pas venue jusqu’à nous, & dont Quintilien nous a conservé ce seul vers si connu :

Servare potui, perdere an possins, rogas ?

« Si j’ai pu le sauver, ne puis-je le détruire ? »

On dit que Mécénas avoit aussi traité ce sujet à sa maniere ; mais il ne nous reste que la Médée de Séneque. Nous avons parmi les modernes la tragédie de Louis Dolce en italien, & en françois celle du grand Corneille. (D. J.)

LOUIS DE JAUCOURT
PREMIERE EDITION DE L’ENCYCLOPEDIE
1751
TOME 10

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STATUE DE MEDEE BATUMI
დავით ხმალაძე – David Khmaladze
GEORGIE
საქართველო
Sakartvelo
République autonome d’Adjarie
აჭარის ავტონომიური რესპუბლიკა
Acharis Avtonomiuri Respublika 
Médée Batumi A LA DECOUVERTE DE BATUMI
BATUMIბათუმი

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Médée Batumi - Photo Jacky Lavauzelle