Archives par mot-clé : Gaules

CAMOES OS LUSIADAS III-11 LES LUSIADES

Luís Vaz de Camões Les Lusiades
OS LUSIADAS III-11 LES LUSIADES III-11
LITTERATURE PORTUGAISE

Luis de Camoes Oeuvres obras Artgitato

literatura português

Luis de Camões
[1525-1580]

Tradução – Traduction
texto bilingue

Luis de Camoes Les Lusiades

 

Obra Poética

(1556)

LES LUSIADES III-11

OS LUSIADAS III-11

A Epopeia Portuguesa

 

CHANT III
Canto Terceiro

Traduction Jacky Lavauzelle

verso  11
Strophe 11

III-11

Image illustrative de l'article Vasco de Gama

Vasco de Gama

Vasco da Gama signature almirante.svg

 

******

Luís Vaz de Camões Les Lusiades
OS LUSIADAS III-11
LES LUSIADES III-11

 *****

« Entre este mar e o Tánais vive estranha
« Entre cette mer et le fleuve Tanaïs* vivent des étranges
 Gente: Rutenos, Moseos e Livónios,
Peuples : les Ruthènes**, les Moscovites et les Livoniens***,
Sármatas outro tempo; e na montanha
Jadis appelés les Sarmates**** ; et des montagnes
  Hircínia os Marcomanos são Polónios.
Hercyniennes*****, nous trouvons les Marcomans****** , qui sont les Polonais.
Sujeitos ao Império de Alemanha
Puis nous avons les sujets de l’Empire d’Allemagne :
     São Saxones, Boêmios e Panónios,
 Ce sont les Saxons, les Bohémiens et les Pannoniens,
E outras várias nações, que o Reno frio
Et plusieurs autres nations, que le glacial Rhin
Lava, e o Danúbio, Amasis e Albis rio.
 Traverse, ainsi que le Danube, l’Amasis******* et l’Albis********. »

*****

NOTES ET PRECISIONS

*Tanaïs (Τάναϊς)- actuellement Le Don (Дон = « la rivière » chez les Scythes) qui se jette dans la mer d’Azov (Crimée-Mer Noire)  

**Les Ruthènes vivent dans les Carpates Orientales (Ukraine approximativement)

*** Les Livoniens : « LIVONIE, la (Géog.) province de l’empire russien, avec titre de duché, sur la mer Baltique, qui la borne au couchant, & sur le golfe de Finlande, qui la borne au nord. Cette province peut avoir environ cent milles germaniques de longueur, en la prenant depuis les frontieres de la Prusse jusqu’à Riga, & quarante milles dans sa plus grande largeur, sans y comprendre les îles. » (Jaucourt – L’Encyclopédie, 1re édition – 1751 Tome 9, p. 600)

****Les Sarmates :  » SARMATES ou SAUROMATES, s. f. pl. (Hist. anc.) nation nombreuse & belliqueuse, qui étoit divisée en plusieurs tribus. Leur pays appellé Sarmatie, se divisoit en Européenne & en Asiatique ; la premiere s’étendoit depuis la Vistule, jusqu’au Pont-Euxin, au Bosphore cimmérien, le Palus Méotide, & étoit séparée par le Tanaïs, de la Sarmatie Asiatique ou Scythie. Ce vaste pays renfermoit ceux qui sont connus aujourd’hui sous le nom de Pologne, de Russie, & une partie de la Tartarie.  Les Sarmates commencerent à menacer l’empire romain en 63 sous l’empire de Néron ; ils furent défaits en plusieurs occasions par Marc-Aurele, par Carus, par Constantin, sous l’empire duquel ils furent chassés par leurs esclaves nommés Limigantes ; mais ils furent remis en possession par l’empereur Constance. En 358, en 407, ils firent une irruption dans les Gaules avec plusieurs autres nations barbares. Leur pays fut ensuite subjugué par les Huns sous Attila. » (L’Encyclopédie, 1re édition – 1751 – Tome 14, p. 661)

***** Montagne Hercyniennes ou Chaîne Varisque

****** Les Marcomans : «  MARCOMANS, les (Géogr. anc.) Marcomani, ancien peuple de la Germanie, où ils ont habité différens pays. Spener croit ce mot formé de marck & de manner, deux mots allemands, qui signifient des hommes établis pour la garde & la défense des frontieres. On conjecture avec probabilité, que la demeure des Marcomans étoit entre le rhin & le Danube. Cluvier a tâché de marquer les bornes précises du pays des Marcomans. Il dit que le Nécre bornoit la Marcomanie au nord ; que le Kocker qui se joint au Nécre, & le Brentz qui se jette dans le Danube, la bornoient à l’orient, le Danube au midi, & le Rhin à l’occident. Tout cela est assez vraissemblable. De cette façon les Marcomans auroient possédé les terres que comprend le duché de Wirtemberg, la partie du Palatinat du Rhin qui est entre le Rhin & le Nécre, le Brisgaw, & la partie du duché de Souabe, située entre la source du Danube & le Brentz. » (L’Encyclopédie, 1re édition – 1751 – Tome 10, page 90)

******** Amasis = Ems aujourd’hui : « EMS, (Géog. mod.) fleuve d’Allemagne ; il a sa source au comté de la Lippe, passe dans l’Oost-Frise, & se jette dans la mer au-dessus d’Embden. » (L’Encyclopédie, 1re édition – 1751 Tome 5, p. 601)

********* Albis – Albia – Elbe -(Tchéquie & Allemagne) se jette dans la Mer du Nord

*********

Vasco de Gama par Gregorio Lopes

*********************
Luís Vaz de Camões Les Lusiades
OS LUSIADAS III-11 LES LUSIADES III-11
Traduction Jacky Lavauzelle
ARTGITATO
*********************

White_Fawn_Drawing Faon Diane

LA VIE DE LUIS DE CAMOES

EURIC – EURICO – Эйрих- PLAZA DE ORIENTE Madrid PLACE DE L’ORIENT -东方广场 – Плаза-де-Ориенте –

Madrid – Мадрид – 马德里
——

Madrid Blason Artgitato  Madrid L'Ours & L'arbousier Artgitato La estatua del oso y del madroño

Photos Jacky Lavauzelle
*

Madrid Drapeau Artgitato


PLAZA DE ORIENTE
La place de l’Orient
Плаза-де-Ориенте
东方广场

EURIC
EURICO
Эйрих

420-484
Roi des Wisigoths 466-484

 

Plaza de Oriente Place de l'orient Madrid Athaulf eURICO

Euric EURICO Roi des Wisigoths

« Gregoire De Tours dit positivement qu’Euric avoit fait mourir quelques-uns de ces prélats ; a-t’il seulement éclairci le texte obscur de Sidonius par ce qu’il en sçavoit d’ailleurs ; ou ce qui me paroît plus vraisemblable, n’a-t’il point mal entendu le texte de l’évêque de Clermont qui n’auroit jamais donné à Euric les loüanges qu’il lui donne dans des lettres dont nous avons rapporté le contenu, et qui sont posterieures à celles dont nous discutons le sens, s’il eût été notoire que ce roi des visigots avoit fait martiriser plusieurs évêques… Nous verrons dans la suite combien cette persécution d’Euric fut favorable aux progrès de Clovis, parce qu’elle fit craindre aux romains des Gaules qui presque tous étoient catholiques, qu’ils n’eussent souvent à essuyer de pareilles tempêtes, tant qu’ils seroient sous la domination des visigots et des bourguignons. Les uns et les autres étoient également ariens. Enfin Euric après un regne d’environ dix-sept ans, mourut vers la fin de l’année quatre cens quatre-vingt-trois de l’ère chrétienne. Voici ce que dit à ce sujet Isidore De Seville.  » Euric mourut dans Arles de mort naturelle… etc.  » tout le monde sçait que l’ère d’Auguste, qui a été en usage en Espagne jusques dans le quatorziéme siecle, précede de trente-huit ans l’ère chrétienne. Ainsi Euric sera mort, comme nous venons de le dire, à la fin de l’année de Jesus-Christ quatre cens quatre-vingt-trois ou bien au commencement de l’année suivante, et par consequent la dixiéme année, soit courante, soit révoluë, du regne de Zenon parvenu à l’empire en quatre cens soixante et quatorze. Nous ferons observer comme une nouvelle preuve de ce que nous avons dit concernant les prérogatives du thrône d’orient, qu’Isidore qui écrivoit en occident date la mort d’Euric par les années de l’empereur d’orient, parce qu’il n’y avoit plus d’empereur en occident, lorsqu’elle arriva. Nous avons remarqué ci-dessus en parlant de la durée de l’exil de Childéric, qu’il étoit impossible que, comme le dit aujourd’hui le texte de Gregoire De Tours, Euric eût regné vingt-sept ans ; les copistes auront corrompu peu à peu ce texte, et comme l’abbréviateur a écrit qu’Euric n’avoit regné que vingt ans, on peut croire que du tems de l’abbréviateur le texte de Gregoire De Tours n’étoit point encore entierement dépravé et qu’il portoit, qu’Euric n’avoit point regné davantage. Si cette faute est la cause, ou bien si elle est l’effet de celles qui sont dans la date de la durée de l’administration de la premiere Aquitaine et qui fut conferée à Victorius par Euric, je n’en sçais rien. Il est seulement certain que les dates en sont aussi fausses que l’est celle de la durée de la disgrace de Childéric. Gregoire De Tours ayant dit que Victorius n’avoit eu cet emploi que la quatorziéme année du regne d’Euric, et que cet officier l’avoit gardé neuf ans ; il ajoute qu’Euric avoit encore regné quatre ans après la retraite de Victorius. Ces trois nombres d’années font ensemble le nombre de vingt-sept ans, et par conséquent Euric, suivant ce calcul, devroit avoir regné en tout vingt-sept ans. Mais ce prince comme on l’a déja dit, ne sçauroit avoir regné ce tems-là. Nous avons vû qu’il ne monta sur le thrône qu’en l’année quatre cens soixante et sept, et nous voyons qu’il mourut au plus tard dès l’année quatre cens quatre-vingt-cinq, puisque Alaric Second son fils et son successeur, mort en cinq cens sept, ne mourut cependant qu’après avoir commencé la vingt-troisiéme année de son regne. »

Histoire critique de l’établissement de la monarchie françoise dans les Gaules
LIVRE 3 CHAPITRE 17

***

EURIC & la Septimanie

« SEPTIMANIE, (Géog. mod.) Sidoine donne le nom de Septimanie à sept cités, dont Euric roi des Visigoths s’empara. Ce prince aussi célebre par les cruautés qu’il exerça contre les Catholiques, que par ses intrigues & par ses conquêtes, soumit d’abord, sans coup férir, une partie de l’Aquitaine, & forma un gouvernement particulier de sept cités, qu’il occupa dans cette province. »

Jaucourt
L’Encyclopédie – Première édition
1751 – Tome 15, pp. 72-73

******

 466. Euric s’empare de Pampelune. demar se partagent ses États.
472 Euric, roi des Visigoths, soumet les peuples de la l re Aquitaine et plusieurs autres provinces environnantes.
473.Euric pousse ses conquêtes jusqu’au Rhône et jusqu’à la Loire. 474. Euric attaque l’Auvergne. Belle défense de Clermont par Ecdicius, fils de l’empereur Avi tus, que soutenaient les Bourguignons.
477. Basiliscus dispute l’empire d’Orient à Zenon, qui se retire en Isaurie. Julius Népos, par l’entremise de S. Épiphane de Pavie, fait la paix avec Euric, auquel il abandonne l’Auvergne.
477. Mort de Genséric. — Son fils Hunériç lui succède. — Il persécute les catholiques. Euric, roi des Visigoths, s’empare de toute l’Espagne, à l’exception de la Galice, où les Suèves se maintiennent encore pendant un siècle.
480. Euric s’empare d’Arles, de Marseille et de toute la Provence, qui lui est cédée par Odoacre. Naissance de saint Benoît, à Nursia, dans la Sabine, près de Spolète.
484. Alaric II succède à Euric roi des Visigoths.