Archives par mot-clé : fleurs

NIHIL NOVUM – Poème de FLORBELA ESPANCA – RIEN DE NOUVEAU – Poème Posthume

Traduction Jacky Lavauzelle João da Cruz e Sousa
João da Cruz e Sousa Traduction Jacky Lavauzelle

LITTÉRATURE PORTUGAISE
POÉSIE PORTUGAISE
LITERATURA PORTUGUESA
POESIA PORTUGUESA

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TRADUCTION JACKY LAVAUZELLE
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Florbela Espanca
Flor Bela de Alma da Conceição
Poétesse portugaise
8 décembre 1894 – 8 décembre 1930
Vila Viçosa, 8 de dezembro de 1894 — Matosinhos, 8 de dezembro de 1930

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RIEN DE NOUVEAU
NIHIL NOVUM

Recueil – Coleção
Recueil Posthume
Reliquiae
1934

Poème paru en 1934 
Sonetos Completos (Livro de Mágoas, Livro de Sóror Saudade, Charneca em Flor, Reliquiae)
Coimbra
Livraria Gonçalves

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Mikhaïl Vroubel, Михаил Александрович Врубель, Tamara et le Démon, illustration du poème de Mikhaïl Lermontov, 1890

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Na penumbra do pórtico encantado
Dans la pénombre du portique enchanté
De Bruges, noutras eras, já vivi;
De Bruges, jadis, j’ai vécu ;
Vi os templos do Egito com Loti;
J’ai vu les temples d’Egypte avec Loti ;
Lancei flores, na Índia, ao rio sagrado.
J’ai jeté des fleurs, en Inde, dans le fleuve sacré.

*

No horizonte de bruma opalizado,
À l’horizon de la brume opalisée,
Frente ao Bósforo errei, pensando em ti!
Devant le Bosphore j’errai, pensant à toi !
O silêncio dos claustros conheci
Le silence des cloîtres j’ai connu
Pelos poentes de nácar e brocado…
Aux couchants de nacre et de brocart …

*

Mordi as rosas brancas de Ispaã
J’ai croqué les roses blanches d’Ispahan
E o gosto a cinza em todas era igual!
Au goût de cendre !
Sempre a charneca bárbara e deserta,
Toujours la lande barbare et déserte,

*

Triste, a florir, numa ansiedade vã!
Triste, à fleurir d’une vaine anxiété !
Sempre da vida ? o mesmo estranho mal,
Toujours dans la vie ? le même mal étrange,
E o coração ? a mesma chaga aberta!
Et le cœur? la même plaie ouverte !

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LA POÉSIE DE FLORBELA ESPANCA
POESIA DE FLORBELLA ESPANCA
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João da Cruz e Sousa Traduction Jacky Lavauzelle

LES SUBLIMES COULEURS DE DALI PODIASHVILI – დალი ფოდიაშვილი- PEINTRE GEORGIEN

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დალი ფოდიაშვილი
DALI PODIASHVILI
TBILISSI –  ნარიყალა

LES SUBLIMES COULEURS DE DALI PODIASHVILI - დალი ფოდიაშვილი- PEINTRE GEORGIEN TBILISSI - ნარიყალა
Géorgie
საქართველო

PHOTO JACKY LAVAUZELLE

LES SUBLIMES COULEURS DE DALI PODIASHVILI - დალი ფოდიაშვილი- PEINTRE GEORGIEN -TBILISSI - ნარიყალა

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ARTISTE GEORGIEN
ქართველი მხატვარი
[kartveli mkhat’vari]

დალი ფოდიაშვილი
DALI PODIASHVILI

Artiste née en 1948

LES SUBLIMES COULEURS
DE DALI PODIASHVILI

 


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ბალერინები
balerinebi
LES BALLERINES
Ballerinas

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მზადება
Mzadeba
LA PREPARATION

photo Jacky Lavauzelle
La préparation Dali Podiashvili

ტილო ზეთი
T’ilo zeti
Huile sur toile
Oil on Canvas

ქართული სახვითი ხელოვნების მუზეუმი
Au Musée géorgien des Beaux-arts
Georgian Museum of Fine Arts
7 Shota Rustaveli Ave, Tbilisi
7 შოთა რუსთაველის გამზირი, თბილისი

La Préparation (détail)

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allerines au miroir Dali Podiashvili – détail

  ბალერინები სარკესთან
Balerinebi sarkestan
BALLERINES AU MIROIR
BALLERINAS BY A MIRROR

ტილო ზეთი
T’ilo zeti
Huile sur toile
Oil on Canvas

ქართული სახვითი ხელოვნების მუზეუმი
Au Musée géorgien des Beaux-arts
Georgian Museum of Fine Arts
7 Shota Rustaveli Ave, Tbilisi
7 შოთა რუსთაველის გამზირი, თბილისი

Ballerines au miroir Dali Podiashvili

Ballerines au miroir – Dali Podiashvili – Détail

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Ballerines en atelier – Dali Podiashvili

ბალერინები სახელოსმონი
Balerinebi sakhelosmoni
BALLERINES EN ATELIER
Ballerinas in Workshop
1976

ტილო ზეთი
T’ilo zeti
Huile sur toile
Oil on Canvas

ქართული სახვითი ხელოვნების მუზეუმი
Au Musée géorgien des Beaux-arts
Georgian Museum of Fine Arts
7 Shota Rustaveli Ave, Tbilisi
7 შოთა რუსთაველის გამზირი, თბილისი

Ballerines en atelier – Dali Podiashvili – Détail

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Ballerine au miroir – Dali Podiashvili – 1988

  ბალერინები სარკესთან
Balerinebi sarkestan
BALLERINES AU MIROIR
BALLERINAS BY A MIRROR
1988

ტილო ზეთი
T’ilo zeti
Huile sur toile
Oil on Canvas

ქართული სახვითი ხელოვნების მუზეუმი
Au Musée géorgien des Beaux-arts
Georgian Museum of Fine Arts
7 Shota Rustaveli Ave, Tbilisi
7 შოთა რუსთაველის გამზირი, თბილისი

Ballerine au miroir – Dali Podiashvili – 1988 – Détail

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Ballerines au repos – Dali Podiashvili – Détail

ბალერინები ისვენებენ
Balerinebi isveneben
BALLERINES AU REPOS
Ballerinas taking a break
2013

ტილო ზეთი
T’ilo zeti
Huile sur toile
Oil on Canvas

ქართული სახვითი ხელოვნების მუზეუმი
Au Musée géorgien des Beaux-arts
Georgian Museum of Fine Arts
7 Shota Rustaveli Ave, Tbilisi
7 შოთა რუსთაველის გამზირი, თბილისი

Ballerines au repos – Dali Podiashvili – Détail

Ballerines au repos – Dali Podiashvili

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« Une armature, qui n’est d’aucune femme en particulier, d’où instable, à travers le voile de généralité, attire sur tel fragment révélé de la forme et y boit l’éclair qui le divinise ; ou exhale, de retour, par l’ondulation des tissus, flottante, palpitante, éparse cette extase. Oui, le suspens de la Danse, crainte contradictoire ou souhait de voir trop et pas assez, exige un prolongement transparent. « 

Stéphane Mallarmé
Divagations (1897)
« Le seul il le fallait fluide comme l’enchanteur »
Divagations, Eugène Fasquelle, éditeur

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Ballerines se préparant à entrer sur scène – Dali Podiashvili

BALLERINES SE PREPARANT A RENTRER EN SCENE
BALLERINAS PREPARING TO PERFORM
2011

ტილო ზეთი
T’ilo zeti
Huile sur toile
Oil on Canvas

ქართული სახვითი ხელოვნების მუზეუმი
Au Musée géorgien des Beaux-arts
Georgian Museum of Fine Arts
7 Shota Rustaveli Ave, Tbilisi
7 შოთა რუსთაველის გამზირი, თბილისი

Ballerines se préparant à entrer sur scène – Dali Podiashvili – Détail

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Ballerine nous regardant – Dali Podiashvili

 BALLERINE NOUS REGARDANT
Ballerina is looking at us

ტილო ზეთი
T’ilo zeti
Huile sur toile
Oil on Canvas

ქართული სახვითი ხელოვნების მუზეუმი
Au Musée géorgien des Beaux-arts
Georgian Museum of Fine Arts
7 Shota Rustaveli Ave, Tbilisi
7 შოთა რუსთაველის გამზირი, თბილისი

Ballerine nous regardant – Dali Podiashvili – Détail

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Ballerines en Tutu Rose – Dali Podiashvili

 

ბალერინები ვარდისფერ პაჩკამი
BALLERINES EN TUTU ROSE
BALLERINAS IN PINK TUTU

ტილო ზეთი
T’ilo zeti
Huile sur toile
Oil on Canvas

ქართული სახვითი ხელოვნების მუზეუმი
Au Musée géorgien des Beaux-arts
Georgian Museum of Fine Arts
7 Shota Rustaveli Ave, Tbilisi
7 შოთა რუსთაველის გამზირი, თბილისი

Ballerines en Tutu Rose – Dali Podiashvili – Détail

Ballerines en Tutu Rose - Dali Podiashvili - Détail
Ballerines en Tutu Rose – Dali Podiashvili – Détail

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Ballerines au travail – Dali Podiashvili

BALLERINES AU TRAVAIL
Ballerinas on stage

ტილო ზეთი
T’ilo zeti
Huile sur toile
Oil on Canvas

ქართული სახვითი ხელოვნების მუზეუმი
Au Musée géorgien des Beaux-arts
Georgian Museum of Fine Arts
7 Shota Rustaveli Ave, Tbilisi
7 შოთა რუსთაველის გამზირი, თბილისი

Ballerines au travail – Dali Podiashvili  – Détail

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Ballerine attachant ses chaussures à pointe – Dali Podiashvili

Ballerinas tying her pointe shoe
BALLERINE ATTACHANT SES CHAUSSURES A POINTE
2008

ტილო ზეთი
T’ilo zeti
Huile sur toile
Oil on Canvas

ქართული სახვითი ხელოვნების მუზეუმი
Au Musée géorgien des Beaux-arts
Georgian Museum of Fine Arts
7 Shota Rustaveli Ave, Tbilisi
7 შოთა რუსთაველის გამზირი, თბილისი

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Quand une femme tourne ainsi avec rapidité dans un plan vertical, la jupe, projetée par la force centrifuge, mérite d’être comparée — ce qui est banal et faux d’ailleurs en d’autres circonstances — à la corolle d’une fleur, laquelle, comme on sait, s’ouvre vers le soleil et jamais en bas. La plus austère pudeur ne saurait s’alarmer, car, par les bienfaits de ladite force centrifuge, le vêtement adhère énergiquement jusqu’aux pieds, à condition toutefois d’une rotation assez rapide.

La danse, telle qu’elle se pratique au contraire dans les ballets, s’avoue d’une immoralité flagrante : la ballerine pirouettant debout, la jupe s’écarte, toujours par la force centrifuge, jusqu’à s’éployer entièrement, de telle sorte que sa circonférence soit dans le même plan que les points d’attache.

Alfred Jarry
Balistique de la danse
Spéculations, Fasquelle éd., 

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LES MARINES
Marine paintings

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Batumi Dali Podiashvili – détail

წვიმიანი ბათუმის სანაპირო
Tsvimiani batumis sanapiro
RAINY COAST OF BATUMI
PLUIE SUR LA CÔTE DE BATUMI

ტილო ზეთი
T’ilo zeti
Huile sur toile
Oil on Canvas

ქართული სახვითი ხელოვნების მუზეუმი
Au Musée géorgien des Beaux-arts
Georgian Museum of Fine Arts
7 Shota Rustaveli Ave, Tbilisi
7 შოთა რუსთაველის გამზირი, თბილისი

Batumi Dali Podiashvili

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ყვავილები
Kvavilebi
LES FLEURS
FLOWERS

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Fleurs Dali Podiashvili – détail

ყვავილები
Kvavilebi
FLOWERS
FLEURS
2015

ტილო ზეთი
T’ilo zeti
Huile sur toile
Oil on Canvas

ქართული სახვითი ხელოვნების მუზეუმი
Au Musée géorgien des Beaux-arts
Georgian Museum of Fine Arts
7 Shota Rustaveli Ave, Tbilisi
7 შოთა რუსთაველის გამზირი, თბილისი

Fleurs – Dali Podiashvili

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იასამნები
Iasamnebi
LILAS
LILACS
2015

ტილო ზეთი
T’ilo zeti
Huile sur toile
Oil on Canvas

ქართული სახვითი ხელოვნების მუზეუმი
Au Musée géorgien des Beaux-arts
Georgian Museum of Fine Arts
7 Shota Rustaveli Ave, Tbilisi
7 შოთა რუსთაველის გამზირი, თბილისი

Lilas – Dali Podiashvili

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Roses – Dali Podiashvili

ვარდები
Vardebi
ROSES

ტილო ზეთი
T’ilo zeti
Huile sur toile
Oil on Canvas

ქართული სახვითი ხელოვნების მუზეუმი
Au Musée géorgien des Beaux-arts
Georgian Museum of Fine Arts
7 Shota Rustaveli Ave, Tbilisi
7 შოთა რუსთაველის გამზირი, თბილისი

Roses – Dali Podiashvili – Détail

Roses – Dali Podiashvili – Détail

Roses – Dali Podiashvili – Détail

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champ de coquelicot – Dali Podiashvili – 2013

ყაყაჩოების მინდორი
Qaqachoebis mindori
CHAMP DE COQUELICOT
Poppy Field
2013

ტილო ზეთი
T’ilo zeti
Huile sur toile
Oil on Canvas

ქართული სახვითი ხელოვნების მუზეუმი
Au Musée géorgien des Beaux-arts
Georgian Museum of Fine Arts
7 Shota Rustaveli Ave, Tbilisi
7 შოთა რუსთაველის გამზირი, თბილისი

champ de coquelicot - Dali Podiashvili - 2013
champ de coquelicot – Dali Podiashvili – 2013 – Détail

champ de coquelicot – Dali Podiashvili – 2013 – Détail

 

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Lilas 1905 – Dali Podiashvili – Détail

ლილაკი – ყვავილები
Lilaki – Qvavilebi
LILAS – FLEURS
LILACS – FLOWERS
1985

ტილო ზეთი
T’ilo zeti
Huile sur toile
Oil on Canvas

ქართული სახვითი ხელოვნების მუზეუმი
Au Musée géorgien des Beaux-arts
Georgian Museum of Fine Arts
7 Shota Rustaveli Ave, Tbilisi
7 შოთა რუსთაველის გამზირი, თბილისი

Lilas 1905 – Dali Podiashvili

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LES NUS

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Nu – Dali Podiashvili

NU
NUDE

ტილო ზეთი
T’ilo zeti
Huile sur toile
Oil on Canvas

ქართული სახვითი ხელოვნების მუზეუმი
Au Musée géorgien des Beaux-arts
Georgian Museum of Fine Arts
7 Shota Rustaveli Ave, Tbilisi
7 შოთა რუსთაველის გამზირი, თბილისი

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დალი ფოდიაშვილი
DALI PODIASHVILI
TBILISSI –  ნარიყალა

LES SUBLIMES COULEURS DE DALI PODIASHVILI - დალი ფოდიაშვილი- PEINTRE GEORGIEN TBILISSI - ნარიყალა
Géorgie
საქართველო

POEME BILINGUE FERNANDO PESSOA Quando tornar a vir a Primavera

 Quando tornar a vir a Primavera
Quand le printemps

Poème de Fernando Pessoa
Alberto Caeiro
Poemas Inconjuntos
Poèmes Désassemblés





Traduction – Texte Bilingue
tradução – texto bilíngüe

Traduction Jacky Lavauzelle


LITTERATURE PORTUGAISE
POESIE PORTUGAISE

Literatura Português

FERNANDO PESSOA
1888-1935
Fernando Pesso Literatura Português Poesia e Prosa Poésie et Prose Artgitato

 





Poema de Fernando Pessoa
por Alberto Caeiro
Poemas Inconjuntos

Poème de Fernando Pessoa
Alberto Caeiro
POEMES DESASSEMBLES
1913-1914-1915

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Quando tornar a vir a Primavera
QUAND LE PRINTEMPS

 

****

Quando tornar a vir a Primavera
Quand le Printemps sera de nouveau là
  Talvez já não me encontre no mundo.
Peut-être n’appartiendrai-je plus à ce monde.
Gostava agora de poder julgar que a Primavera é gente
J’aimerais maintenant penser que le printemps est une personne
Para poder supor que ela choraria,
Peut-être alors pleurerait-il
Vendo que perdera o seu único amigo.
Voyant qu’il a perdu son seul ami.
Mas a Primavera nem sequer é uma cousa:
Mais le Printemps n’est même pas une chose :
É uma maneira de dizer.
C’est une manière de parler.
Nem mesmo as flores tornam, ou as folhas verdes.
Pas même les fleurs ne reviennent, ni les feuilles vertes.
 Há novas flores, novas folhas verdes.
Il y a de nouvelles fleurs, de nouvelles feuilles vertes.
Há outros dias suaves.
Il y a d’autres doux jours.
Nada torna, nada se repete, porque tudo é real.
Rien ne revient, rien ne se répète, car tout est réel.

********

Quando tornar a vir a Primavera

 

Quand le Printemps

LE MONDE EST SI BEAU Die Welt ist so schön HEINE INTERMEZZO LYRIQUE XXIX

INTERMEZZO LYRIQUE
Heinrich Heine
LE MONDE EST SI BEAU
Die Welt ist so schön

INTERMEZZO LYRIQUE HEINE
LITTERATURE ALLEMANDE
intermezzo-lyrique-heine-artgitato-lyrisches-intermezzo-heine-willem-van-aelst-bloemenstilleven-met-horloge



Christian Johann Heinrich Heine
UE MONDE EST SI BEAU
Die Welt ist so schön




Deutsch Poesie
 Deutsch Literatur

Heinrich HeineHeinrich HeineHeinrich HeineHeinrich HeineHeinrich HeineHeinrich HeineHeinrich HeineHeinrich HeineHeinrich HeineHeinrich Heine

HEINRICH HEINE
1797- 1856

German poet
Poète Allemand
Deutsch Dichter

Heinrich Heine Oeuvre Poèmes Poésie Gedichte Artgitato

Übersetzung – Traduction
Jacky Lavauzelle




INTERMEZZO LYRIQUE HEINE
XXIX

Die Welt ist so schön

 

Lyrisches Intermezzo
XXIX
LE MONDE EST SI BEAU

 

1823

INTERMEZZO LYRIQUE
Le Monde est si beau
Heinrich Heine

*

XXIX

 Die Welt ist so schön und der Himmel so blau,
Le monde est si beau et le ciel si bleu,
Und die Lüfte die wehen so lind und so lau,
Et les brises qui soufflent si douces et si tièdes,
Und die Blumen winken auf blühender Au’,
Et les fleurs ondulent dans la prairie fleurie
Und funkeln und glitzern im Morgenthau’,
Eclatent et brillent sous la rosée matinale
Und die Menschen jubeln wohin ich schau’,
Et les hommes jubilent là où je fixe mon regard
Und doch möcht ich’ im Grabe liegen,
Pourtant, je voudrais me poser dans la tombe,
Und mich an ein todtes Liebchen schmiegen.
Et embrasser mon amie morte.

*******

XXIX
LE MONDE EST SI BEAU
HEINRICH HEINE
INTERMEZZO LYRIQUE

********

*********
LA POESIE DE HEINRICH HEINE

A ce point de vue, Heine est traité en privilégié. Les Allemands peuvent bien maudire le pamphlétaire, ils savent par cœur les vers du poète. Éditeurs, biographes, critiques d’outre-Rhin lui ont consacré d’importans travaux. Chez nous, seul entre les poètes allemands, il bénéficie de ce privilège d’avoir un public. Je ne nie pas que nous n’ayons pour quelques autres, et pour Goethe par exemple, un juste respect. Nous admirons Gœthe, nous ne l’aimons pas. Au contraire, l’auteur de l’Intermezzo est pour quelques Français de France un de ces écrivains qui sont tout près du cœur. Cela tient à plusieurs raisons parmi lesquelles il en est d’extérieures. Heine a vécu pendant de longues années parmi nous ; il parlait notre langue, quoique avec un fort accent ; il l’écrivait, quoique d’une façon très incorrecte ; il nous a loués, quoique avec bien de l’impertinence ; il a été mêlé à notre société ; il a été en rapports avec nos écrivains, nos artistes et même nos hommes politiques. Nous nous sommes habitués à le considérer comme un des nôtres, et sa plaisanterie, fortement tudesque, passe encore pour avoir été une des formes authentiques de l’esprit parisien. Notre sympathie pour Heine se fonde d’ailleurs sur des motifs plus valables. Il a quelques-unes des qualités qui nous sont chères : son style est clair ; ses compositions sont courtes. Nous aimons ces lieds dont quelques-uns durent le temps d’un soupir, l’espace d’un sanglot. Leur pur éclat nous semble celui de la goutte de rosée que le soleil taille en diamant, ou d’une larme qui brille dans un sourire. C’est par eux que le meilleur de la sentimentalité allemande est parvenu jusqu’à nous. Ou, pour parler plus exactement, la poésie de Heine représente une nuance particulière de sensibilité, qu’il a créée et que nous avons accueillie. Aussi doit-elle avoir sa place dans une histoire de la poésie lyrique en France. De même qu’il y a une « critique allemande » de l’œuvre de Heine, il convient qu’il y en ait parallèlement une « critique française ».

René Doumic
Revue littéraire
La poésie de Henri Heine d’après un livre récent
Revue des Deux Mondes
4e période
tome 140
1897
pp. 457-468

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INTERMEZZO LYRIQUE
XXIX
HEINRICH HEINE

Aus meinen Thränen sprießen Poussent de mes larmes Heinrich Heine

Aus meinen Thränen sprießen
INTERMEZZO LYRIQUE HEINE
LITTERATURE ALLEMANDE
intermezzo-lyrique-heine-artgitato-lyrisches-intermezzo-heine-willem-van-aelst-bloemenstilleven-met-horloge



Christian Johann Heinrich Heine
Aus meinen Thränen sprießen




Deutsch Poesie
 Deutsch Literatur

Heinrich HeineHeinrich HeineHeinrich HeineHeinrich HeineHeinrich HeineHeinrich HeineHeinrich HeineHeinrich HeineHeinrich HeineHeinrich Heine

HEINRICH HEINE
1797- 1856

German poet
Poète Allemand
Deutsch Dichter

Heinrich Heine Oeuvre Poèmes Poésie Gedichte Artgitato

Übersetzung – Traduction
Jacky Lavauzelle




INTERMEZZO LYRIQUE HEINE
I
Aus meinen Thränen sprießen

Lyrisches Intermezzo I
Poussent de mes larmes
1823

I

Aus meinen Thränen sprießen
Poussent de mes larmes
 Viel blühende Blumen hervor,
Des milliers de fleurs,
Und meine Seufzer werden
Et mes soupirs ne sont
Ein Nachtigallenchor.
Qu’un chœur de rossignols.

*

Und wenn du mich lieb hast, Kindchen,
Et si tu m’aimes, mon enfant,
Schenk’ ich dir die Blumen all’,
Je te donne toutes les fleurs,
Und vor deinem Fenster soll klingen
Et à ta fenêtre tu entendras
 Das Lied der Nachtigall.
Le chant des rossignol.

******

Aus meinen Thränen sprießen

*********
LA POESIE DE HEINE

A ce point de vue, Heine est traité en privilégié. Les Allemands peuvent bien maudire le pamphlétaire, ils savent par cœur les vers du poète. Éditeurs, biographes, critiques d’outre-Rhin lui ont consacré d’importans travaux. Chez nous, seul entre les poètes allemands, il bénéficie de ce privilège d’avoir un public. Je ne nie pas que nous n’ayons pour quelques autres, et pour Goethe par exemple, un juste respect. Nous admirons Gœthe, nous ne l’aimons pas. Au contraire, l’auteur de l’Intermezzo est pour quelques Français de France un de ces écrivains qui sont tout près du cœur. Cela tient à plusieurs raisons parmi lesquelles il en est d’extérieures. Heine a vécu pendant de longues années parmi nous ; il parlait notre langue, quoique avec un fort accent ; il l’écrivait, quoique d’une façon très incorrecte ; il nous a loués, quoique avec bien de l’impertinence ; il a été mêlé à notre société ; il a été en rapports avec nos écrivains, nos artistes et même nos hommes politiques. Nous nous sommes habitués à le considérer comme un des nôtres, et sa plaisanterie, fortement tudesque, passe encore pour avoir été une des formes authentiques de l’esprit parisien. Notre sympathie pour Heine se fonde d’ailleurs sur des motifs plus valables. Il a quelques-unes des qualités qui nous sont chères : son style est clair ; ses compositions sont courtes. Nous aimons ces lieds dont quelques-uns durent le temps d’un soupir, l’espace d’un sanglot. Leur pur éclat nous semble celui de la goutte de rosée que le soleil taille en diamant, ou d’une larme qui brille dans un sourire. C’est par eux que le meilleur de la sentimentalité allemande est parvenu jusqu’à nous. Ou, pour parler plus exactement, la poésie de Heine représente une nuance particulière de sensibilité, qu’il a créée et que nous avons accueillie. Aussi doit-elle avoir sa place dans une histoire de la poésie lyrique en France. De même qu’il y a une « critique allemande » de l’œuvre de Heine, il convient qu’il y en ait parallèlement une « critique française ».

René Doumic
Revue littéraire
La poésie de Henri Heine d’après un livre récent
Revue des Deux Mondes
4e période
tome 140
1897
pp. 457-468

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Aus meinen Thränen sprießen

SUR LE TROTTOIR Chanson de Charlys & Montagnon

SELECTION ARTGITATO

CHANSON FRANCAISE
SUR LE TROTTOIR CHANSON


 

PAROLES de CHARLYS (18xx-1955) & MONTAGNON
MUSIQUE de CHARLYS (18xx-1955) & MONTAGNON
  

 

 
SUR LE TROTTOIR

Paroles de Charlys & Montagnon
Musique de Charlys & Montagnon

PREMIER COUPLET
Elle naquit un matin de printemps
Ainsi que viennent les roses
Fleur du hasard qu’on jette à peine éclose
Sur le chemin du passant
Elle était née d’un beau serment d’amour
Mais les serments sont frivoles
L’amour s’envole et dans le vieux faubourgs
L’enfant reste seul un jour.

REFRAIN
Sur le trottoir près du ruisseau
Epave de la rue
Abandonnée loin du berceau
Pauvre fille perdue
Fleur du pavé que par devoir
Une passante émue
Par charité recueille un soir
Là-bas sur le trottoir.

SECOND COUPLET
Elle grandit sans soutien, sans tuteur,
Comme les herbes sauvages.
A dix-huit ans un amour de passage
Vint déjà, prendre son cœur
Et pour un homme, un vaurien sans aveu,
On la vit, vendre ses charmes.
Combien de larmes
Et de chagrins honteux
Pouvaient se lire en ses yeux.

REFRAIN
Sur le trottoir près du ruisseau
Epave de la rue
Vendant son cœur pour ce qu’il vaut
Elle se prostitue
Ses cheveux courts, ses grands yeux noirs,
Dans la foule inconnue
Sont au passant qui veut l’avoir,
Là-bas sur le trottoir.

TROISIEME COUPLET
Mais le temps passe, elle a déjà vieilli,
Comme les fleurs éphémères,
Les fleurs d’amour ne se conservent guère
Une saison les flétrit
Maintenant c’est un objet de dédain,
Que l’homme regarde à peine
Femme qui traîne,
Epuisée de chagrin
Sans abri, sans feu, sans pain.

REFRAIN
Sur le trottoir, près du ruisseau
Epave de la rue,
Elle est tombée sans dire un mot,
C’est le froid qui la tue.
Puissants du jour, votre pouvoir
Vos lois qu’on institue,
Ne sont rien tant qu’on pourra voir
Des femmes sur le trottoirs.

sur le trottoir paroles  & musique de Charlys & Montagnon

Pianto Antico CARDUCCI Texte & Traduction – Plainte Antique (1871)

Traduction – Texte Bilingue
Pianto antico CARDUCCI
LITTERATURE ITALIENNE

letteratura italiana

CARDUCCI

Pianto antico carducci poème de Giosuè Carducci Plainte AntiqueTraduction Artgitato Poème


Giosuè Carducci
1835- 1907


Prix Nobel de Littérature 1906

Traduction Jacky Lavauzelle

——–
 Rime nuove, 1887

Pianto Antico

Plainte Antique


1871

L’albero a cui tendevi
L’arbre à qui tu tendais
 la pargoletta mano,
ta petite main,
il verde melograno
le vert grenadier
da’ bei vermigli fior,
aux belles fleurs vermeilles,

nel muto orto solingo
dans le jardin solitaire silencieux
 rinverdì tutto or ora,
reverdit tout juste maintenant,
 e giugno lo ristora
et juin le ravive
di luce e di calor.
de  lumière et de chaleur.

Tu fior de la mia pianta
Toi fleur de ma plante
percossa e inaridita,
battue et flétrie,
 tu de l’inutil vita
Toi de l’inutile vie
estremo unico fior, 
unique fleur dernière,

sei ne la terra fredda,
tu es dans la terre froide,
sei ne la terra negra
tu es dans la terre noire
né il sol più ti rallegra
le soleil ne t’enchante plus
né ti risveglia amor.
l’amour ne te réveille plus.

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Traduction Jacky Lavauzelle
ARTGITATO
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pianto antico carducci

THE GARDEN OF LOVE Blake Texte Bilingue – LE JARDIN D’AMOUR

 LITTERATURE ANGLAISE
Poésie anglaise – English poetry
Songs of Innocence and of Experience

SONGS OF EXPERIENCE
THE GARDEN OF LOVE William Blake

poèmes – poems
1794

WILLIAM BLAKE
1757-1827

The Garden of Love Blake Le Jardin d'Amour William Blake par Thomas Phillips Traduction Artgitato française

THE GARDEN OF LOVE
—–
Le Jardin d’Amour

 

I went to the Garden of Love,
Je suis allé au Jardin d’Amour,
And saw what I never had seen:
Et vu ce que je ne l’avais jamais vue :
A Chapel was built in the midst,
Une chapelle était construite en plein milieu,
Where I used to play on the green.
Où j’avais l’habitude de jouer sur la pelouse.

And the gates of this Chapel were shut,
Et les portes de cette chapelle étaient fermées,
And ‘Thou shalt not’  writ over the door;
Et « Tu ne feras pas« , était écrit sur cette porte ;
So I turn’d to the Garden of Love,
Je me suis tourné alors vers le Jardin d’Amour,
That so many sweet flowers bore.
Que tant de fleurs douces décoraient.

And I saw it was filled with graves,
Et je l’ai vu rempli de tombes,
And tomb-stones where flowers should be:
Et de pierres tombales où les fleurs devaient être:
And Priests in black gowns, were walking their rounds,
Et les prêtres en robe noire, déambulaient dans leurs rondes,
And binding with briars, my joys & desires.
En liant avec des ronces, mes joies & mes désirs.

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Traduction Jacky Lavauzelle
ARTGITATO
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the garden of love blake

CE SECOND SALOMON Luis de GONGORA SONNET (1589) SACROS ALTOS DORADOS CAPITELES

Luis de Góngora Sonnet
Literatura
española – Littérature Espagnole
Siècle d’or espagnol -Siglo de Oro 

 

TRADUCTION JACKY LAVAUZELLE

Luis de Góngora y Argote
1561-1627

Sonetos – Sonnets

SACROS ALTOS DORADOS CAPITELES
1589

SACROS ALTOS DORADOS CAPITELES Luis de Góngora y Argote Artgitato Soneto Sonnet

 

Sacros, altos, dorados capiteles

Sacrés, élevés, chapiteaux dorés

Sacros, altos, dorados capiteles,
Sacrés, élévés, chapitaux dorés
que a las nubes borráis sus arreboles,
qu’aux nuages dérobent la lumière,
Febo os teme por más lucientes soles,
Phébus vous craint pour des soleils pleins de brillances,
y el cielo por gigantes más crüeles.
et le ciel pour des géants terriblement cruels.

**

Depón tus rayos, Júpiter, no celes
Abandonne tes rayons, Jupiter, ne cache pas
los tuyos, Sol; de un templo son faroles,
les tiens, Soleil ; du temple ils sont les lumières
que al mayor mártir de los españoles
qu’au plus grand martyr des espagnoles
erigió el mayor rey de los fiïeles,
on érigea le plus grand roi des fidèles,

**

religiosa grandeza del monarca
religieuse grandeur du monarque
cuya diestra real al nuevo mundo
dont la main droite au nouveau monde
abrevia, y el oriente se le humilla.
réduisit, et à l’Orient posséda.

**

Perdone el tiempo, lisonjee la Parca,
Pardonne le temps, que la Parque flatte
la beldad desta octava maravilla,
la beauté de cette huitième merveille,
 los años deste Salomón segundo.
et les années de ce second Salomon.

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LA POESIE DE GONGORA

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Traduction Jacky Lavauzelle
ARTGITATO
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LE GRAND PASTEUR DES FLEURS – Sonnet de Luis de GONGORA (1609) ESTE A POMONA CUANDO YA NO SEA

Luis de Góngora y Argote
Literatura
española Littérature Espagnole
Siècle d’or espagnol -Siglo de Oro 

 

Luis de Góngora y Argote
1561-1627

Sonetos – Sonnets

TRADUCTION JACKY LAVAUZELLE

Este a Pomona cuando ya no sea
1609

Este a Pomona cuando ya no sea Luis de Góngora y Argote Artgitato Soneto Sonnet

 

Este, a Pomona cuando ya no sea

Consacré à Pomone, cet édifice

 

Este, a Pomona cuando ya no sea,
Consacré à Pomone, cet édifice
edificio al silencio dedicado 
qui n’est pas dédié au silence
 (que si el cristal lo rompe, desatado,
(car si le cristal le brise, sans retenue,
 süave el ruiseñor lo lisonjea),
suave, le rossignol le flatte)

**

dulce es refugio donde se pasea 
doux est le refuge où passe
la quïetud, y donde otro cuidado 
la quiétude, et où d’autres soucis
 despedido, si no digo burlado, 
raillés je ne dis pas moqués,
de los términos huye, desta aldea.
fuient les maisons de ce village.

**

Aquí la primavera ofrece flores 
Ici le printemps offre des fleurs
al gran pastor de pueblos, que enriquece 
au grand pasteur des peuplesqui enrichit
de luz a España, y gloria a los Venegas. 
de lumière l’Espagne, et de gloire des Vénégas.

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Oh peregrino, tú, cualquier que llegas, 
Ô pélerin, toi,  d’où que tu viennes
paga en admiración las, que te ofrece 
paie en admiration, ce qui t’est offert par
el huerto, frutas, y el jardín, olores.
le verger
, les fruits et le jardin des senteurs.

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SONNET DE LUIS DE GONGORA

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Traduction Jacky Lavauzelle
ARTGITATO
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