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CAMOES LES LUSIADES II-72 OS LUSIADAS

LUIS DE CAMOES OS CAMOES LES LUSIADES
OS LUSIADAS II-72 LES LUSIADES II-72
LITTERATURE PORTUGAISE

Luis de Camoes Oeuvres obras Artgitato

literatura português

Luis de Camões
[1525-1580]

Tradução – Traduction
texto bilingue

Luis de Camoes Les Lusiades

 

Obra Poética

(1556)

LES LUSIADES II-72

OS LUSIADAS II-72

A Epopeia Portuguesa

 

CHANT II
Canto Segundo

Traduction Jacky Lavauzelle

verso  72
Strophe 72

II-72

Image illustrative de l'article Vasco de Gama

Vasco de Gama

Vasco da Gama signature almirante.svg

 

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LUIS DE CAMOES
OS LUSIADAS
LES LUSIADES II-72

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Era no tempo alegre, quando entrava
Nous étions au cœur du riant printemps
No roubador de Europa a luz Febeia,
Où le ravisseur d’Europe, Jupiter, rencontre la lumière de Phébus,
Quando um e outro corno lhe aquentava,
Quand l’une et l’autre corne s’embrasaient,
E Flora derramava o de Amalteia:
Et quand Flore verse la corne d’abondance d’Amalthée :
A memória do dia renovava
La mémoire du jour est ramenée
O pressuroso Sol, que o Céu rodeia,
Par le rapide Soleil que le Ciel entraîne,
Em que Aquele, a quem tudo está sujeito,
Où Celui, à qui tout est soumis,
O selo pôs a quanto tinha feito;
Appose le sceau sur sa création ;

Capra almatea la chèvre amalthée Le Bernin Bernini Galerie Borghese Galleria Borghese artgitato 3

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Voir aussi article
La sculpture du Bernin à la Galerie Borghèse montrant la chèvre Amalthée nourrissant Jupiter

BERNINI : La Chèvre Amalthée
GALERIE BORGHESE
Capra Amaltea GALLERIA BORGHESE
The Goat Amalthea with the Infant Jupiter and a Faun

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DIDEROT
L’ENCYCLODEDIE
1ère édition – 1751
AMALTHÉE
c’est le nom de la chevre qui allaita Jupiter, & que ce dieu par reconnoissance plaça parmi les astres. Les Grecs ont fait d’une de ses cornes leur corne d’abondance.

Vasco de Gama par Gregorio Lopes

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LUIS DE CAMOES
OS LUSIADAS LES LUSIADES II-72

Traduction Jacky Lavauzelle
ARTGITATO
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White_Fawn_Drawing Faon Diane

LA VIE DE LUIS DE CAMOES
par Charles Magnin

( Extrait )
Par En cherchant à montrer la différence qui sépare la vie aventureuse et active des écrivains portugais, notamment celle de Camoens, de la vie casanière et posée de la plupart de nos gens de lettres, je ne prétends pas élever par-là les œuvres des uns, ni déprimer les productions des autres. Je n’en crois pas les élégies de Camoens plus touchantes parce qu’elles sont datées d’Afrique, de la Chine et de l’Inde ; je n’en estime pas Polyeucte et Cinna moins admirables, parce que le grand Corneille n’a guère fait de plus longues pérégrinations que le voyage de Paris à Rouen. Je ne conseille à personne de louer un cabinet d’étude à Macao ; mais je crois que, généralement, si les ouvrages écrits au milieu des traverses et au feu des périls ne sont pas plus beaux, les vies de leurs auteurs sont plus belles. Indépendamment de la variété des aventures, on y trouve plus d’enseignements. J’admire et j’honore infiniment La Fontaine et Molière, mais j’honore et j’admire encore plus, comme hommes, Cervantès et Camoens. A mérite de rédaction égal, une histoire littéraire du Portugal serait un meilleur et plus beau livre qu’une histoire littéraire de notre dix-septième ou dix-huitième siècle. C’est une chose bonne et sainte que la lecture de ces vies d’épreuves, que ces passions douloureuses des hommes de génie, Je ne sache rien de plus capable de retremper le cœur. C’est pour cela que dans ce temps de souffrances oisives, de désappointements frivoles, de molles contrariétés et de petites douleurs, j’ai cru bon d’écrire l’étude suivante sur la vie de Luiz de Camoens.
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