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LES SENS & LA RAISON – LE CHANSONNIER PÉTRARQUE SONNET 211 (Première Partie) CANZONIERE – CCXI

*

FRANCESCO PETRARQUE SONNETS

Francesco PETRARCA
1304 – 1374

Traduction Jacky Lavauzelle

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Canzoniere Petrarca  Sonetto 211

LE CHANSONNIER PETRARQUE
Sonnet 211
CCXI

Rerum vulgarium fragmenta

Fragments composés en vulgaire

Rime In vita di Madonna Laura

PRIMA PARTE
Première Partie

211/263

Dante Boccace Petrarque Guido Cavalvanti Cino da Pistoia Guittone dArezzo Trecento Italien 1544 Giorgio Vasari

Voglia mi sprona, Amor mi guida et scorge,
Envie m’éperonne, Amour me guide et me dirige,
 Piacer mi tira, Usanza mi trasporta,
Plaisir me tire, Coutume me transporte,
Speranza mi lusinga et riconforta
Espérance me flatte et me réconforte
et la man destra al cor già stanco porge;
et donne sa main droite à mon cœur déjà fatigué ;

**

e’l misero la prende, et non s’accorge
et le malheureux la prend, et sans remarquer
di nostra cieca et disleale scorta:
notre escorte aveugle et déloyale :
regnano i sensi, et la ragion è morta;
les sens règnent et la raison est morte ;
de l’un vago desio l’altro risorge.
d’un vague désir un autre se lève.

**


**

Vertute, Honor, Bellezza, atto gentile,
Vertu, Honneur, Beauté, actes bienveillants,
dolci parole ai be’ rami m’àn giunto
les douces paroles m’ont atteint
 ove soavemente il cor s’invesca.
là où mon cœur s’agite doucement.

**

Mille trecento ventisette, a punto
En mille trois cent vingt-sept, à
su l’ora prima, il dí sesto d’aprile,
la première heure, le six avril,
 nel laberinto intrai, né veggio ond’esca.
je pénétrai dans le labyrinthe sans voir aucune issue.

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Traduction Jacky Lavauzelle
ARTGITATO
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Ritratto_di_francesco_petrarca,_altichiero,_1376_circa,_padova

canzoniere Petrarca 211
le chansonnier Pétrarque Sonnet 211
canzoniere poet

FRANCESCO PETRARQUE SONNETS

L’ULTIME CHANSON – Poème de Miguel Hernández – Canción última – 1938/1939

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Miguel Hernández
(30 octobre 1910 Orihuela, province d’Alicante – 28 mars 1942 Alicante)
(Orihuela, 30 de octubre de 1910-Alicante, 28 de marzo de 1942)
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Recueil
El hombre acecha

L’HOMME TRAQUÉ
1938-1939


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L’ULTIME CHANSON
Canción última


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TRADUCTION JACKY LAVAUZELLE

Hilma af Klint, Chaos, no 2, 1906


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Pintada, no vacía:
Peinte, non vide :
pintada está mi casa
peinte est ma maison
del color de las grandes
au couleur des grandes
pasiones y desgracias.
passions et des grands malheurs.


Regresará del llanto
Elle reviendra des pleurs
adonde fue llevada
où elle était partie
con su desierta mesa
avec sa table déserte
con su ruidosa cama.
avec son lit tonitruant.


Florecerán los besos
Les baisers fleuriront
sobre las almohadas.
sur les oreillers.
Y en torno de los cuerpos
Et autour des corps
elevará la sábana
va soulèvera la feuille
su intensa enredadera
le lierre intense
nocturna, perfumada.
nocturne et parfumé.


El odio se amortigua
La haine s’évapore
detrás de la ventana.
derrière la fenêtre.


Será la garra suave.
La griffe sera douce.


Dejadme la esperanza.
Laisse-moi l’espérance.

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POEMES DE MIGUEL HERNANDEZ
POEMAS DE MIGUEL HERNANDEZ

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ESPERANCE Poème de Friedrich SCHILLER – HOFFNUNG GEDICHTE VON SCHILLER

HOFFNUNG
ESPERANCE POEME DE FRIEDRICH SCHILLER

***
Friedrich Schiller
1759-1805

*Friedrich Schiller Allegorie des Tanzes, Allégorie de la Danse, William Bouguereau Der Tanz Schiller Jacky Lavauzelle



Jacky Lavauzelle Traduction

*
HOFFNUNG
ESPERANCE

POEME DE

 FRIEDRICH SCHILLER

Poèmes de Friedrich Schiller – Gedichte von Friedrich Schiller


****
Friedrich Schiller


Gedicht -Poème
**

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Hoffnung
Espérance

Es reden und träumen die Menschen viel
Les gens parlent et rêvent toujours
von bessern künftigen Tagen;
à des jours meilleurs ;
 nach einem glücklichen, goldenen Ziel
vers un but heureux et glorieux
sieht man sie rennen und jagen.
vous les voyez courir et courir encore.
Die Welt wird alt und wird wieder jung,
Le monde vieillit et rajeunit,
doch der Mensch hofft immer Verbesserung.
mais l’homme espère toujours des jours plus beaux. 

Die Hoffnung führt ihn ins Leben ein,
L’espérance l’accompagne toute sa vie :
sie umflattert den fröhlichen Knaben,
 elle s’agite autour du garçon joyeux,
 den Jüngling locket ihr Zauberschein,
le jeune homme, lui, est attiré par sa magie,
 sie wird mit dem Greis nicht begraben;
enfin, elle ne sera pas enterrée avec le vieil homme ;
 denn beschließt er im Grabe den müden Lauf,
car, dans la tombe, il termine son parcours fatigué,
 noch am Grabe pflanzt er – die Hoffnung auf.
toujours sur la tombe, il plante… l’espérance.

Es ist kein leerer, schmeichelnder Wahn,
Ce n’est pas une illusion vide et flatteuse,
 erzeugt im Gehirne des Toren,
générée dans le cerveau de l’insensé,
 im Herzen kündet es laut sich an:
dans le cœur puissamment nous entendons une voix :
zu was Besserm sind wir geboren.
Nous sommes nés pour quelque chose de mieux !
Und was die innere Stimme spricht,
Et ce que dit la voix intérieure
das täuscht die hoffende Seele nicht.
ne trompe pas l’âme qui espère.

*****

HOFFNUNG
ESPERANCE POEME DE FRIEDRICH SCHILLER

***
Friedrich Schiller
1759-1805

*Friedrich Schiller Allegorie des Tanzes, Allégorie de la Danse, William Bouguereau Der Tanz Schiller Jacky Lavauzelle


Poèmes de Friedrich Schiller – Gedichte von Friedrich Schiller

*

Portrait de Friedrich Schiller par Anton Graff – 1785

Poèmes de Friedrich Schiller - Gedichte von Friedrich Schiller




LITTERATURE ALLEMANDE
Poèmes de Friedrich Schiller

Deutsch Poesie




 Deutsch Literatur

Friedrich von Schiller
Johann Christoph Friedrich von Schiller
1759-1805

German poet
Poète Allemand
Deutsch Dichter

Übersetzung – Traduction
Jacky Lavauzelle




Poèmes de Friedrich Schiller

Gedichte von Friedrich Schiller

*




 DER TANZ
LA DANSE
1796

DER TANZ Schiller Jacky Lavauzelle Friedrich Schiller
Allegorie des Tanzes, Allégorie de la Danse, William Bouguereau

« Sieh, wie sie durcheinander in kühnen Schlangen sich winden,
Vois comme, dans de serpentines vagues, ils se vrillent ,
       Wie mit geflügeltem Schritt schweben auf schlüpfrigem Plan.
Comme volent ces pas ailés qui sur le sol glissent…

***

WALLENSTEINS LAGER
LE CAMP DE WALLENSTEIN
1799

 

Le Camp de Wallenstein Friedrich Schiller par Ludovike Simanowiz Traduction Française Artgitato

SOMMAIRE
Inhaltsverzeichnis

1. Auftritt
Scène 1

2. Auftritt
Scène 1

3. Auftritt
Scène 3

4. Auftritt
Scène 4

5. Auftritt
Scène 5

6. Auftritt
Scène 6

7. Auftritt
Scène 7

8. Auftritt
Scène 8
Huitième Tableau
Kapuzinerpredigt Schiller
Le Sermon du Capucin

9. Auftritt
Scène 9
Neuvième Tableau

10. Auftritt
Scène 10
Dixième Tableau

11. Auftritt
Scène 11
Onzième Tableau
Erste Teil – Première Partie
Zweite Teil – Seconde Partie
Teil Drei – Troisième Partie
Vierter Teil – Quatrième Partie
Fünfter Teil – Cinquième Partie
Teil Sechs – Sixième Partie
Teil 7 – Septième Partie
Teil 8 – Ende des Spiels – Fin de la pièce

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An die Freude 
Hymne à la Joie
Ode à la Joie
1785

An di Freude Schiller Hymne à la Joie Ode à la Joie Friedrich Schiller par Ludovike Simanowiz Traduction Française Artgitato

Freude, schöner Götterfunken,
Joie, belle étincelle des dieux,
Tochter aus Elisium,
Fille d’Elysée,
Wir betreten feuertrunken

Nous entrons ivres avec le feu

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DER HANDSCHUH
LE GANT

Vor seinem Löwengarten,
Devant le jardin aux lions,
 Das Kampfspiel zu erwarten,
Où ils vont combattre

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HOFFNUNG
ESPERANCE

Es reden und träumen die Menschen viel
Les gens parlent et rêvent toujours
von bessern künftigen Tagen;
à des jours meilleurs ;

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LES MOTS DE LA FOI
DIE WORTE DES GLAUBENS

Drei Worte nenn ich euch, inhaltschwer,
Trois mots ! Je vous parlerai de trois mots si intenses et profonds ;
Sie gehen von Munde zu Munde,
Ils vont de bouche en bouche,

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LES MOTS DE L’ILLUSION
DIE WORTE DES WAHNS

Drei Worte hört man, bedeutungsschwer,
Trois mots fondamentaux s’entendent
 Im Munde der Guten und Besten;
Dans la bouche du bon et du meilleur d’entre nous ;

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DAS SPIEL DES LIEBENS
LE JEU DE LA VIE

  Wollt ihr in meinen Kasten sehn?
Voulez-vous voir ma boîte ?
Des Lebens Spiel, die Welt im Kleinen,
Le jeu de la vie, le monde en miniature,

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La Poésie de Schiller par

Xavier Marmier
(préface)

La poésie lyrique est l’une des joies les plus pures, et l’une des gloires littéraires les plus brillantes du peuple allemand. On n’a point vu se développer dans ce vaste pays d’Allemagne certains rameaux de la pensée humaine qui, dans d’autres contrées, ont porté tant de fleurs précieuses et tant de fruits vivifiants. L’Allemagne n’a point eu de Molière, point de Walter Scott ni de La Fontaine, et le drame, qui, dans les derniers temps, lui a donné une si grande illustration, le drame n’est apparu sur la scène allemande avec une réelle originalité et un véritable éclat, qu’après une longue suite d’obscurs tâtonnements, de froids essais, de fades imitations. Sa rapide durée, sa subite décadence, prouvent qu’il n’était point issu du génie de la nation allemande, mais de la pensée puissante de quelques hommes. Ce drame commence à Lessing et finit à Goethe. Après la mort de Schiller, après le silence de l’immortel auteur de Faust, les théâtres d’Allemagne sont retombés dans leur viduité première ; les œuvres de Werner, de Mullner, de Grillparzer ; les trop nombreuses productions de Raupach et le brillant début de M. Munch-Bellinghausen, ne lui ont donné qu’une lueur fugitive. Le désordre est entré dans les rangs de ces écrivains dramatiques que deux bannières illustres ralliaient, il y a vingt ans, autour d’un sentiment de création originale, d’une grande idée d’art. Dans leur vague incertitude, dans leurs désirs flottants et leur impuissance, ils en sont réduits maintenant à chercher une substance étrangère, à prendre, qui de-ci, qui de-là, une comédie du Théâtre-Français, un vaudeville de Boulevard, qu’ils revêtent de langues germaniques, et conduisent à la lisière sur le théâtre de Vienne ou de Berlin.

Mais depuis les plus anciens temps, l’Allemagne, avec sa nature tendre, rêveuse, idéale, a senti s’éveiller en elle le sentiment mélodieux de la poésie lyrique. Les vieux guerriers chantaient en allant au combat ; les Minnesinger ont répandu à travers les sombres mœurs du moyen âge les trésors de l’inspiration la plus suave, et les délicieux accents d’une pensée d’amour unie à la religion par un lien mystique. Les Meistersanger conservaient la même inspiration, et ils n’en altérèrent le charme primitif qu’en se trompant eux-mêmes sur certains effets de style et certains raffinements de forme. C’est par la poésie lyrique que la première école silésienne se signala au XVIIe siècle ; c’est par la poésie lyrique que Bürger, Holly et leurs jeunes amis de Goettingue ramenèrent les beaux esprits de leur temps à une tendance littéraire plus juste, à un langage plus simple et plus vrai. Enfin, c’est par la poésie lyrique que les principaux écrivains de l’époque actuelle, Novalis, Uhland, Ruckert, se sont fait une renommée qui de l’Allemagne s’est promptement répandue dans les autres contrées. À travers les tempêtes qui ont agité l’Europe, les événements politiques qui en ont changé la face, au milieu des questions vitales dont le monde poursuivait chaque jour la solution, l’Allemagne est apparue comme le scalde scandinave, qui ne pouvait en prenant l’épée abandonner sa harpe. Elle n’a pas cessé un instant de rêver, et pas un instant de chanter. Klopstock saluait par une ode l’aurore de notre révolution, et Théodore Korner, après avoir suivi tout le jour son escadron de chasseurs sur le champ de bataille, composait le soir au bivouac la chanson du lendemain. Il faut avoir visité les diverses contrées de l’Allemagne, pour savoir tout ce qu’il y a là d’instinct musical et de sentiment lyrique. Dès qu’on a passé la frontière, il semble qu’on entre dans une région fabuleuse où les hommes gazouillent et chantent comme des oiseaux. L’ouvrier chante en s’en allant le sac sur l’épaule, de ville en ville, gagner ses titres de maîtrise ; l’étudiant chante en cheminant sur la route de son Université ; l’humble famille bourgeoise qui, le dimanche, va se reposer des fatigues de la semaine sous le feuillage d’un Lustgarten, ne rentre guère dans sa demeure sans entonner aussi quelque chanson d’Uhland mise en musique par Strauss ; et dans les salons du grand monde, on serait bien étonné de passer une soirée sans cahiers de musique et sans piano. Il y a en Allemagne des chants pour toutes les fêtes et toutes les circonstances solennelles de la vie, pour toutes les classes de la société, toutes les corporations, tous les métiers, et chaque jour en augmente encore le nombre. Là, pas un site pittoresque qui n’ait été célébré plusieurs fois par les poëtes, pas une ruine des bords du Danube qui n’ait sa légende populaire, pas un château de la Thuringe, des bords du Rhin, de la Silésie, dont le nom ne se retrouve dans plusieurs recueils littéraires, dont l’histoire, réelle ou fictive, n’ait été racontée dans mainte et mainte strophe.

Ces chants de l’Allemagne n’ont point en général la vive et émouvante gaieté de ceux de la France, ni le caractère humoristique de ceux de l’Angleterre. Il en est peu qui n’allient à l’élan le plus joyeux une réflexion philosophique, une pensée religieuse. On y trouve d’ailleurs, même dans les plus vulgaires, un indice de vague rêverie, un sentiment de la nature qui ne se révèlent point dans les nôtres. L’ouvrier allemand ne se contente point de célébrer en vers plus ou moins corrects l’amour et le vin, il chante souvent avec une douce et naïve mélancolie la verdure des champs, la fraîcheur des bois ; et il y a telles de ces chansons d’artisan, de ces Burschenlieds qui retentissent chaque jour dans les plus obscurs cabarets et que l’on pourrait citer comme de petites odes harmonieuses, et remarquables par une pensée exquise.

Il est clair cependant que dans cette quantité de poésies lyriques qui inondent l’Allemagne, il y a un nombre infini de chansonnettes qui ne peuvent être considérées que comme des motifs de composition musicale, ou comme la pâle expression d’une pensée banale. C’est à la critique à chercher, au milieu de tant de productions, ce qui mérite d’être conservé et classé parmi les véritables œuvres d’art. Dans ces œuvres choisies, on distinguera les poésies lyriques de Schiller. L’homme de génie a mis là les qualités que l’on aime à retrouver dans ses drames, sa tendresse de cœur, ses grandes idées sociales, sa philosophie religieuse. Quand il n’aurait point écrit Marie Stuart, Guillaume Tell, Wallenstein, son petit volume d’élégies, de ballades, suffirait pour lui assurer une belle place parmi les poëtes de notre époque. Nous avons publié, en tête de la traduction de son théâtre, une notice biographique qui nous dispense de revenir sur les divers incidents de la vie de ce grand écrivain. Nous essaierons ici de rechercher les premières traces de ses compositions lyriques, et d’indiquer les différentes phases que sa pensée a suivies, le cercle qu’elle a parcouru, jusqu’à ce qu’elle arrivât à sa dernière manifestation, à son dernier développement, interrompu, brisé par une mort prématurée.

Xavier Marmier
Préface
Poésies de Schiller
Charpentier

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Portrait de Friedrich Schiller par Anton Graff – 1785

Poèmes de Friedrich Schiller - Gedichte von Friedrich Schiller




LITTERATURE ALLEMANDE
Poèmes de Friedrich Schiller

Deutsch Poesie

An die Freude SCHILLER – Hymne à la Joie – Ode à la Joie (1785)

LES LUSIADES – OS LUSIADAS -Traduction du Poème de Luis de Camões – Livre I – Canto Primeiro – strophe 105- Verso 105

LES LUSIADES – OS LUSIADAS
LITTERATURE PORTUGAISE

literatura português

Luis de Camões
[1525-1580]

Tradução – Traduction
texto bilingue

Luis de Camoes Les Lusiades

 

Obra Poética

(1556)

LES LUSIADES

OS LUSIADAS

A Epopeia Portuguesa

 

CHANT I
Canto Primeiro

Traduction Jacky Lavauzelle

verso  105
Strophe 105

I-105

Image illustrative de l'article Vasco de Gama

Vasco de Gama

Vasco da Gama signature almirante.svg

O recado que trazem é de amigos,
Le message qu’ils apportent est amical,
Mas debaixo o veneno vem coberto;
Mais dessous le poison couve ;
Que os pensamentos eram de inimigos,
Car les pensées étaient inamicales
Segundo foi o engano descoberto.
Une seconde fois ,comme le stratagème le montra une fois découvert.
 Ó grandes e gravíssimos perigos!
O grands et terribles dangers !
Ó caminho de vida nunca certo:
O chemin de la vie jamais certain :
Que aonde a gente põe sua esperança,
Que là où l’homme a le plus d’espérance,
Tenha a vida tão pouca segurança!
La vie apporte si peu d’assurance !

Vasco de Gama par Gregorio Lopes

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Traduction Jacky Lavauzelle
ARTGITATO
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White_Fawn_Drawing Faon Diane

Canzoniere Poet – LE CHANSONNIER Pétrarque Sonnet 32-CANZONIERE PETRARCA SONETTO 32

CANZONIERE POET
Traduction – Texte Bilingue
Le Chansonnier PETRARQUE 32
LITTERATURE ITALIENNE

Letteratura Italiana

PETRARQUE

Francesco PETRARCA
1304 – 1374

Traduction Jacky Lavauzelle

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Canzoniere Petrarca Sonetto 32

LE CHANSONNIER PETRARQUE Sonnet 32

Rerum vulgarium fragmenta

Fragments composés en vulgaire

PRIMA PARTE
Première Partie

32/366

Quanto piú m’avicino al giorno extremo
Plus j’avance vers ce jour extrême
che l’umana miseria suol far breve,
où l’humaine misère n’a plus cours,
piú veggio il tempo andar veloce et leve,
plus je vois le temps aller vite et se faire léger,
e ’l mio di lui sperar fallace et scemo.
et en lui l’espoir devenir fallacieux et stupide.

*

I’ dico a’ miei pensier’: Non molto andremo
A mes pensées, je dis : Nous n’irons plus souvent
d’amor parlando omai, ché ’l duro et greve
parlant d’amour, car le dur et lourd
terreno incarco come frescha neve
fardeau de la terre, comme neige fraîche
si va struggendo; onde noi pace avremo:
s’en va fondant ; mais nous aurons la paix !

*

perché co llui cadrà quella speranza
car avec lui l’espérance s’évanouira
che ne fe’ vaneggiar sí lungamente,
qui si longtemps nous fit vaniteux,
e ’l riso e ’l pianto, et la paura et l’ira;
ainsi que les rires et les pleurs, ainsi que la colère et la peur ;

*

sí vedrem chiaro poi come sovente
oui, alors nous gagnerons la clarté à voir comme souvent
per le cose dubbiose altri s’avanza,
pour des choses douteuses on attend une avance,
et come spesso indarno si sospira.
et comme l’on soupire aussi souvent pour de basses vanités.

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Traduction Jacky Lavauzelle
ARTGITATO
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canzoniere Petrarca sonetto 32
le chansonnier Pétrarque sonnet 32
canzoniere poet