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Basilica Santi Ambrogio e Carlo al Corso – Basilique Saint-Ambroise-et-Saint-Charles – Rome

Les Places de Rome
le Piazze di Roma
ROME – ROMA

Armoirie de Rome

 Photos Jacky Lavauzelle

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Le Chiese di Roma
Les églises de Rome

Basilica Santi Ambrogio e Carlo al Corso
basilique saint-Ambroise-et-saint-Charles

Basilique vouée à
saint-Ambroise de Milan (340-397)
un des quatre Pères de l’Église d’Occident
Ambroise de Milan

« Saint Léon le Grand, Priez pour nous.
Saint Grégoire le Grand, Priez pour nous.
Saint Ambroise de Milan, Priez pour nous.
Saint Jérôme, Priez pour nous. »
LITANIES DES SAINTS

 et
à saint-Charles Borromée – Carlo Borromeo (1538-1584) Evêque – archevêque de Milan – cardinal
Carlo_Borromeo 

Basilica santi ambrogio e carlo al corso Basilique saint ambroise et saint Charles au Corso 1 Basilica santi ambrogio e carlo al corso Basilique saint ambroise et saint Charles au Corso 2 Basilica santi ambrogio e carlo al corso Basilique saint ambroise et saint Charles au Corso 3 Basilica santi ambrogio e carlo al corso Basilique saint ambroise et saint Charles au Corso 4 Basilica santi ambrogio e carlo al corso Basilique saint ambroise et saint Charles au Corso 5 Basilica santi ambrogio e carlo al corso Basilique saint ambroise et saint Charles au Corso 6 Basilica santi ambrogio e carlo al corso Basilique saint ambroise et saint Charles au Corso 7 Basilica santi ambrogio e carlo al corso Basilique saint ambroise et saint Charles au Corso 8 Basilica santi ambrogio e carlo al corso Basilique saint ambroise et saint Charles au Corso 9 Basilica santi ambrogio e carlo al corso Basilique saint ambroise et saint Charles au Corso 10

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EDWARD GIBBON
Histoire de la décadence et de la chute de l’Empire romain
1776
Traduction par François Guizot
Texte établi par François Guizot
Lefèvre 1819 Tome 5

SAINT AMBROISE

« Parmi les ecclésiastiques qui ont illustré le règne  Théodose, saint Grégoire de Nazianze se distingua par ses talens pour la chaire : le don des miracles ajouta, dans l’opinion des hommes, un grand éclat aux vertus monastiques de saint Martin de Tours ; mais la vigueur et l’habileté de l’intrépide saint Ambroise lui obtinrent, à juste titre, le premier rang parmi les évêques. Il descendait d’une noble famille romaine : son père avait occupé le poste distingué de préfet du prétoire de la Gaule ; le fils, après avoir reçu une éducation brillante, parvint, par les gradations ordinaires des honneurs civils, au rang de consulaire de la Ligurie, dans laquelle se trouvait enclavée la résidence de Milan. Saint Ambroise, âgé de trente-quatre ans, n’avait point encore reçu le sacrement du baptême, lorsqu’à sa grande surprise et à celle du public, de gouverneur d’une province, il se trouva transformé en archevêque. Sans cabale et sans intrigue, à ce que l’histoire rapporte, le public le nomma d’une voix unanime à l’épiscopat. L’accord et la persévérance des acclamations passa pour une impulsion surnaturelle, et le magistrat fut contraint, malgré sa répugnance, d’accepter des fonctions spirituelles auxquelles les habitudes et les occupations de sa vie passée le rendaient tout-à-fait étranger ; mais la vigoureuse activité de son génie le rendit bientôt propre à exercer, avec zèle et prudence, les devoirs de la juridiction ecclésiastique ; en même temps qu’il renonçait avec joie aux brillantes et vaines décorations de la grandeur temporelle, il daignait, pour l’avantage de l’Église, diriger la conscience des empereurs, et surveiller l’administration de l’empire.  Gratien l’aimait et le révérait comme son père, et ce fut pour l’instruction de ce jeune prince que saint Ambroise composa avec tant de soin son Traité sur la foi de la Trinité. Après sa mort tragrique, et au moment où l’impératrice Justine tremblait pour sa propre sûreté et pour celle de son fils Valentien, elle chargea l’archevêque de Milan de deux ambassades successives à la cour de Trêves. Il déploya une intelligence et une fermeté égales dans ses fonctions politiques et ecclésiastiques, et contribua peut-être, par son éloquence et par son autorité, à suspendre les desseins ambitieux de Maxime, et à conserver la paix de l’Italie. Saint Ambroise avait dévoué sa vie et ses talens au service de l’Église, Plein de mépris pour les richesses, il avait abandonné son patrimoine particulier, et il vendit sans hésiter l’argenterie sacrée pour le rachat des captifs.  »