Archives par mot-clé : Edvard Munch

Joy and Sorrow LE PROPHETE VIII THE PROPHET KHALIL GIBRAN JOIE ET TRISTESSE

joy-and-sorrow-le-prophete-viii-the-prophet-khalil-gibran-joie-et-tristesseJoy and Sorrow
Joie et Tristesse
Le Prophète – The Prophet

Le Prophète VIII
KHALIL GIBRAN
Littérature Libanaise
Lebanese literature
le-prophete-khalil-gibran-fred-holland-day-1898Photographie de Fred Holland Day
1898





جبران خليل جبران
Gibran Khalil Gibran
1883–1931
le-prophete-khalil-gibran-the-prophete-n

Traduction Jacky Lavauzelle

 

THE PROPHET VIII
Joy and Sorrow
JOIE ET TRISTESSE

1923




*****

joy-and-sorrow-le-prophete-viii-the-prophet-khalil-gibran-joie-et-tristesse

Illustrations
Edvard Much Le Cri 1893  Musée Munch Oslo
Frans Hals Le Jeune Ramp et sa belle 1623, Metropolitan Museum of Art New York

*****

The Prophet
Joy and Sorrow
Joie et Tristesse
Khalil Gibran
Le Prophète VIII

********

Then a woman said, « Speak to us of Joy and Sorrow. »
Puis une femme demanda : « Parle-nous de la Joie et de la Tristesse. »

And he answered:
Et il répondit :

Your joy is your sorrow unmasked.
Votre joie est votre tristesse démasquée.

And the selfsame well from which your laughter rises was oftentimes filled with your tears.
Et le même puits d’où viennent vos rires a été souvent rempli de vos larmes.

And how else can it be?
Et comment peut-il en être différemment ?

The deeper that sorrow carves into your being, the more joy you can contain.
Plus profondément la douleur creuse dans votre être, plus de joie vous pouvez contenir.

Is not the cup that holds your wine the very cup that was burned in the potter’s oven?
La coupe que contient votre vin n’est-elle pas la même qui a été brûlée dans le four du potier?

And is not the lute that soothes your spirit, the very wood that was hollowed with knives?
Et le luth qui apaise votre esprit ne vient-il pas du même bois sculpté avec des couteaux?

When you are joyous, look deep into your heart and you shall find it is only that which has given you sorrow that is giving you joy.
Lorsque vous êtes joyeux, regardez profondément dans votre cœur et vous trouverez que c’est seulement ce qui vous a donné la douleur qui vous donne la joie.

When you are sorrowful look again in your heart, and you shall see that in truth you are weeping for that which has been your delight.
Lorsque vous avez le regard douloureux, plongez-vous à nouveau dans votre coeur, et vous verrez qu’en vérité vous pleurez pour ce qui fut votre plus grand plaisir.

Some of you say, « Joy is greater than sorrow, » and others say, « Nay, sorrow is the greater. »
Certains d’entre vous disent : «La joie est plus grande que la douleur», et d’autres disent: «Non, la douleur est la plus grande. »

But I say unto you, they are inseparable.
Mais je vous le dis, elles sont inséparables.

Together they come, and when one sits alone with you at your board, remember that the other is asleep upon your bed.
Ensemble, elles viennent, et quand l’une d’elles est assise, seule à vos côtés, rappelez-vous que l’autre est endormie dans votre lit.

Verily you are suspended like scales between your sorrow and your joy.
En vérité, vous êtes suspendus comme une balance entre votre tristesse et votre joie.

Only when you are empty are you at standstill and balanced.
Seulement quand vous êtes vide que vous êtes à l’arrêt et à l’équilibre.

When the treasure-keeper lifts you to weigh his gold and his silver, needs must your joy or your sorrow rise or fall.
Lorsque le gardien du trésor vous soulève pour peser son or et son argent, votre joie ou votre douleur monte ou descend.

**

 The Prophet
Joy and Sorrow
Joie et Tristesse
Khalil Gibran
Le Prophète VIII

L’ENFANT MOURANT – Poème de HANS CHRISTIAN ANDERSEN – Det døende Barn

Denmark- Danemark – Danmark
arbejde Hans Christian Andersen
Œuvre de Hans Christian Andersen
Det døende Barn
L’Enfant Mourant
Poème de Hans Christian Andersen
Hans Christian Andersen silhouette 3

Traduction – Texte Bilingue
Hans Christian Andersen Poésie Poesi
LITTERATURE DANOISE POESIE DANOISE
dansk litteratur dansk poesi danske digte

 

Andersen Hans Christian Andersen Oeuvre Arbejde Artgitato 2

Hans Christian Andersen
1805 – 1875
Hans_Christian_Andersen_Signature_svg

Traduction Jacky Lavauzelle

Det døende Barn
L’Enfant mourant

Arbejde                                        Hans Christian Andersen
Œuvre de Hans Christian Andersen

Det døende Barn L'Enfant mourant poème de Hans Christian Andersen Artgitato Munch_Det_Syke_Barn_1885-86

Edvard Munch
Det Syke Barn
L’Enfant malade
Nasjonalmuseet
1885-86

Poème de Hans Christian Andersen

**

Moder, jeg er træt, nu vil jeg sove,
Mère, je suis fatigué, maintenant je veux dormir,
Lad mig ved dit Hjerte slumre ind;
Laisse-moi sommeiller sur ton cœur ;
Græd dog ei, det maa Du først mig love,
Ne pleure pas, n’aie pas peur,
Thi din Taare brænder paa min Kind.
Tes larmes brûlent sur ma joue.
Her er koldt og ude Stormen truer,
Voici la froid et la tempête menace,
Men i Drømme, der er Alt saa smukt,
Mais dans mon rêve, il fait si beau,
Og de søde Englebørn jeg skuer,
Et  je vois l’ange illuminé,
Naar jeg har det trætte Øie lukt.
Quand mes yeux fatigués se ferment.

*

Moder, seer Du Englen ved min Side?
Mère, ne vois-tu pas l’ange à mes côtés ?
Hører Du den deilige Musik?
Entends-tu cette délicieuse musique ?
See, han har to Vinger smukke hvide,
Regarde les deux belles ailes blanches,
Dem han sikkert af vor Herre fik;
Que notre Seigneur a dû faire ;
Grønt og Guult og Rødt for Øiet svæver,
Du vert, de l’or et du rouge dansent devant mes yeux,
Det er Blomster Engelen udstrøer!
Voilà des fleurs que l’ange disperse !
Faaer jeg ogsaa Vinger mens jeg lever,
Aurais-je des ailes dès maintenant,
Eller, Moder, faaer jeg naar jeg døer?
Ou, Mère, les aurais-je à ma mort ?

*

Hvorfor trykker saa Du mine Hænder?
Pourquoi serres-tu mes mains ?
Hvorfor lægger Du din Kind til min?
Pourquoi ces soupirs sur ma joue ?
Den er vaad, og dog som Ild den brænder,
Elle est humide, et pourtant le feu brûle,
Moder, jeg vil altid være din!
Mère, je serai toujours à toi !
Men saa maa Du ikke længer sukke,
Mais il ne faut plus soupirer,
Græder Du, saa græder jeg med Dig.
Tu pleures et je pleure avec toi.
O, jeg er saa træt! — maa Øiet lukke –
Oh, je suis si fatigué ! – je dois fermer les yeux –
 — Moder — see! nu kysser Englen mig!
– Mère – regarde ! maintenant c’est l’ange qui m’embrasse !

**************

Poème de Hans Christian Andersen