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Syed Zamzur Akasah THE FUSION NOWADAYS 2016 (Delai Seni Visual Negara Kuala Lumpur)

Malaysia
Voyage en Malaisie
PHOTO JACKY LAVAUZELLE




 

 

Balai Seni Visual Negara
BSVN
Syed Zamzur Akasah
THE FUSION NOWADAYS
2016


 Visiter Kuala Lumpur
Meneroka kota Kuala Lumpur
Melawat Kuala Lumpur
吉隆坡
Куала-Лумпур

 

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Balai Seni Visual Negara
LA GALERIE NATIONALE DES ARTS VISUELS DE KUALA LUMPUR
国家视觉艺术画廊在吉隆坡
National Visual Arts Gallery

SYED ZAMZUR AKASAH SYED AHMED JALALUDDIN
THE FUSION NOWADAYS
LA FUSION DE NOS JOURS
2016

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Syed Zamzur Akasah Syed Ahmad Jalaluddin
Born-Né en 1988
A étudié à la Faculty of Art and Design de Klang (à quelques kilomètres à l’ouest de Kuala Lumpur)

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Dans une autre exposition, l’année dernière, en 2016, Syed Zamzur Akasah, avait fait une proposition différente, diamétralement opposée ?, à celle qu’il propose au Balai Seni Visual Negara de Kuala Lumpur.
Il exposait trois céramiques d’une même femme sur des étagères en bois plantée dans un pot, comme une plante. Ces femmes portaient des cornes de bouc (Serve’d #1), des cornes de cervidés (Serve’d #2) ou des oreilles de lapin (Serve’d #3). Ici, ce ne sont plus des humains qui prédominent mais des animaux divers, un véritable bestiaire comme nous les concevions au Moyen Âge.
Syed Zamzur Akasah range ici ses créatures, ses créations inquiétantes, à sa manière, sur des étagères désormais fermées sur les côtés mais munies d’autant de miroirs.
Nous nous retrouvons vers autant d’animaux humanisés. Ou ne serait-ce pas nous qui nous nous animalisons ; la présence répétitive des miroirs améliorent notre perception tout en nous intégrant aussi dans l’œuvre et nous plongeant dans son questionnement.
Il est étonnant aujourd’hui de voir ici combien la représentation animale foisonne dans cette nouvelle création de jeunes artistes malaisiens nés entre 1989 et 1992 : Amy Bakar (né en 1989) avec sa blanche chouette géante dans la nuit (Sang Pungguk Perindu) ou son gorille posant à la manière de l’Olympia d’Eduard Manet, ou encore de son oiseau couronné de fleurs (Si Pecut). Fadhli Ariffin (née en 1989) peint des insectes géants dévorant jusqu’à la toile, ou un mille pattes immense entourant une femme totalement voilée en formant un gigantesque S, dans Crise. Hazul Ahmed, né en 1989, montre des personnages en singes hilarants montant une chèvre dans Babak III. Nous avons déjà évoqué une autre œuvre de Mohd Fazli Othman, Pesta Pisang, elle-même exposée à la Balai Seni Visual Negara (http://artgitato.com/mohd-fazli-othman-pesta-pisang/).  Et la liste de ces jeunes créateurs ne s’arrêtent pas là : Roza Khir (n. en 1990) avec Visite de la ville, 3.85, 1.0, 2.0. Les représentations de loup porteur d’enfant chez Syahbandi Samat (né en 1992).

L’exposition devient une explosion d’une série qui étudie attentivement, comme un musée d’histoire naturelle, leurs expressions. Nous ne savons pas si nous regardons une métamorphose de l’humain ou de l’animal. En tout cas, nous regardons notre création, nous rassurant en pensant qu’elles se trouvent contenues dans des caissons de bois. Ce qui constitue l’animalité, « c’est la faculté d’utiliser un mécanisme à déclenchement pour convertir en actions «explosives» une somme aussi grande que possible d’énergie potentielle accumulée » précisait Henri Bergson dans L’Evolution Créatrice.

Les animaux-humains passent d’une certaine douceur à une agressivité assumée jusqu’à des espèces non reconnaissables. Le cochon ressemble à Hitler avec l’œil dur. Jonathan Swift, dans ses Voyages de Gulliver, soulignait que « puisqu’une créature se prétendant douée de raison puisse commettre de telles abominations, il faut craindre que la corruption de cette faculté ne soit pire que l’ animalité elle-même. »

Syed Zamzur Akasah, entre la force des images, la précision des traits, l’utilisation globalisante des miroirs, comme s’il voulait dire aussi qu’il n’y a rien derrière, que de l’animalité rien que de l’animalité, nous installe devant deux options : « Il y a dans tout homme, à toute heure, deux postulations simultanées, l’une vers Dieu, l’autre vers Satan. L’invocation à Dieu, ou spiritualité, est un désir de monter en grade; celle de Satan, ou animalité, est une joie de descendre. » (Charles Baudelaire, Mon cœur mis à nu – in Journaux intimes -1887)

Jacky Lavauzelle




Ceramic (Stoneware paperclay cone, Mirror glass & synthetic hair)Céramique (cône en grès en argile de papier, miroir en verre et cheveux synthétiques)

 

 

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« My experience of living inspired my work. I am interested in the intellectual, emotional and primal relationship between humans and the environment. In respond through observation, by the understanding of the man’s role in the environment changed, and living in an era of what has been called a « great acceleration » developed in a very drastic ways, driving force in behavior changes.
« Mon expérience inspire mon travail. Je suis intéressé par les relations intellectuelles, émotionnelles et primaires entre les humains et l’environnement. La compréhension du rôle de l’homme dans l’environnement a changé, et, à cette époque de «grande accélération», se développe de manière drastique, conduisant à des changements profonds de comportement. »

Stressed this into art, I love to blending the character of animals into human as the combination evoking a statement and stronger sense of relationship and balance-imbalance in the earth. Idea of lifelike fusion in blending of animal character and human raised the sense of understanding visually, emotionally and intellectually and explore such fierceness, instincts, purity and more. These commingle means to understand ourselves as humans where can develop a shocking mannerism.
J’ai mis l’accent sur l’art car j’aime mélanger le caractère des animaux à ceux des humains car la combinaison amène à un questionnement et propose un sens plus fort à cette relation et questionne aussi sur le déséquilibre-équilibre sur notre terre. L’idée d’une fusion réelle dans le mélange du caractère animal et de l’être humain reste une proposition à une compréhension visuelle, émotionnelle et intellectuelle en explorant autant la férocité, l’instinct, la pureté et plus encore. Ce qui rapproche signifie se comprendre plus intensément comme des êtres humains quitte à développer un maniérisme choquant.

I see my work as an exploration on universals form, idea, and tradition as integral components. These explorations lead deeper understanding and experiences interwoven with nature. Clay always impressed me with interaction between fingers and forming clay and creation is done in challenges existing, in paradigms and presumptions which served before and after the kiln door open.
« 
Je vois mon travail comme une exploration sur la forme universelle, sur l’idée et la tradition comme des composants intégrés. Ces explorations mènent à une compréhension et à des expériences plus profondes liées à la nature. L’argile m’a toujours impressionné par l’interaction entre les doigts, la formation d’argile et la création qui se fait dans les défis, dans les paradigmes et les attentes avant et après l’ouverture de la porte du four. »

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Syed Zamzur Akasah

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LE DORMEUR DU VAL ARTHUR RIMBAUD

Le Dormeur du Val Arthur Rimbaud Edouard Manet l'homme mort 1864 1865 National Gallery of Art
L’Homme mort Edouard Manet 1864 – 1865 National Gallery of Art

LE DORMEUR DU VAL
POESIE FRANCAISE

Arthur Rimbaud poésies artgitato

ARTHUR RIMBAUD
1854-1891

 

Arthur Rimbaud Poésies Oeuvre Poèmes Poésie Artgitato

 

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Œuvres d’Arthur RIMBAUD
 


LE DORMEUR DU VAL

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C’est un trou de verdure où chante une rivière
Accrochant follement aux herbes des haillons
D’argent, où le soleil de la montagne fière
Luit : c’est un petit val qui mousse de rayons.

Un soldat jeune, bouche ouverte, tête nue,
Et la nuque baignant dans le frais cresson bleu,
Dort ; il est étendu dans l’herbe, sous la nue,
Pâle dans son lit vert où la lumière pleut ;

Les pieds dans les glaïeuls, il dort. Souriant comme
Sourirait un enfant malade, il fait un somme :
Nature ! berce-le chaudement : il a froid.

Les parfums ne font pas frissonner sa narine.
Il dort dans le soleil, la main sur la poitrine,
Tranquille. Il a deux trous rouges au côté droit.

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Arthur Rimbaud Poésies
Arthur Rimbaud Poésies