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À CICÉRON CATULLE CATULLUS XLIX – AD M. T. CICERONEM

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CATULLE CATULLUS XLIX

litterarumLittérature Latine
Catulle

Poeticam Latinam

Traduction Jacky Lavauzelle

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CATULLE – CATULLUS
84 av J.-C. – 54 av J.-C.

POESIE XLIX

 Ad M. T. Ciceronem
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À CICÉRON
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***

 

Disertissime Romuli nepotum,
Toi le plus éloquent des fils de Romulus,
Quot sunt quotque fuere, Marce Tulli,
D’aujourd’hui et d’hier, Marcus Tullius,
Quotque post aliis erunt in annis,
Et de ceux qui arriveront dans les années à venir ;
Gratias tibi maximas Catullus
Reçois les grâces les plus sincères de Catulle
Agit, pessimus omnium poeta ;
Qui est le pire de tous les poètes ;
Tanto pessimus omnium poeta,
Il est autant le plus mauvais des poètes,
  Quanto tu optimus omnium patronus.
Que tu es le plus grand de tous.



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CICÉRON
Marcus Tullius Cicero
3 janvier 106 av. J.-C. –  7 décembre 43 av. J.-C.

Le Jeune Cicéron lisant
fresque de Vincenzo Foppa de Brescia
vers 1464

 

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Catulle – Catullus
POESIE XLIX

CATULLE POÈME

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LA CANAILLE & LES DELICATS
par Ferdinand Brunetière
1882

On a voulu faire de Catulle, sans arguments bien solides, un poète aristocratique, un poète du grand monde, comme de sa Lesbie, sur des inductions plutôt que sur des preuves, ce que Brantôme appelait « une grande et honnête dame. » Je persiste à ne pas croire, pour ma part, que Lesbie fût la célèbre Clodia, mais je crois que bon nombre des fréquentations de Catulle furent parmi la bohème littéraire de Rome. Au surplus, la conciliation n’est pas si difficile. Ce que nous savons, en effet, c’est que, lorsque l’adolescent de Vérone arriva de sa province dans la capitale, il y subsistait, sous le raffinement de quelques habitudes, sous l’étalage du luxe et sous l’apparence de la civilisation, un grand fonds d’antique brutalité romaine. Si nous en pouvions douter, nous rapprendrions au moins de certaines épigrammes de Catulle lui-même, plus grossières que mordantes, et dont l’outrageuse crudité passe tout. C’est bien fait à M. Rostand de nous les avoir traduites. On ne peut pas juger d’un poète en commençant par faire exception de toute une partie de son œuvre, qui peut-être est celle que les contemporains en ont presque le plus goûtée. Là où Catulle est bon, il va jusqu’à l’exquis, et c’est bien de lui que l’on peut dire aussi justement que de personne qu’il est alors le mets des délicats ; mais là où il est grossier, il l’est sans mesure, et c’est bien encore de lui que l’on peut dire qu’il est le charme de la canaille. Or, à Rome, en ce temps-là, dans le sens littéraire de l’un et l’autre mot, la canaille et les délicats, c’était presque tout un. On ne distinguait pas encore, selon le mot d’Horace, la plaisanterie spirituelle de l’insolente rusticité. La curiosité de l’intelligence, vivement éveillée, capable de goûter les finesses de l’alexandrinisme, était en avance, pour ainsi dire, sur la rudesse des mœurs et la vulgarité des habitudes mondaines.



Quand on grattait ces soupeurs qui savaient apprécier les jolies bagatelles du poète, on retrouvait le paysan du Latium, qui s’égayait, au moment du vin, à faire le mouchoir. La raillerie, comme à la campagne, s’attaquait surtout aux défauts ou disgrâces physiques. Je sais bien que, jusque dans Horace, la grossièreté du vieux temps continuera de s’étaler, mais ce ne sera plus de la même manière naïvement impudente. Au temps de Catulle, la délicatesse n’avait pas encore passé de l’esprit dans les manières. Quand il s’élevait seulement un nuage sur les amours du poète et de sa Lesbie, le docte traducteur de Callimaque s’échappait en injures de corps de garde. Cette société très corrompue ne s’était pas encore assimilé la civilisation grecque. Elle s’essayait à la politesse, elle n’y touchait pas encore. Et sous son élégance toute superficielle, elle manquait étrangement de goût. — Il me paraît que, si l’on examinée quel moment de notre histoire la plupart de ces traits conviennent, on trouvera que c’est au XVIe siècle, dans le temps précis que le contact des mœurs italiennes opérait sur la cour des Valois le même effet qu’à Rome, sur les contemporains de César, le contact des mœurs de la Grèce.

Ferdinand Brunetière
Revue littéraire
À propos d’une traduction de Catulle
Revue des Deux Mondes
Troisième période
Tome 54 –  1882

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SATIRES JUVENAL I 1-14 CONTRE L’IMPUNITE DES ORATEURS

SATIRES JUVENAL I 1-14
TRADUCTION JACKY LAVAUZELLE

Decimus Iunius Iuvenalis
JUVENAL
~50 -après 128

Les chroniques de Nuremberg
Michael Wolgemut – Wilhelm Pleydenwurff
Gravure sur bois XIVe siècle

 








LITTERATURE LATINE

JUVENAL
LES SATIRES
I 1-14

Contre l’impunité des orateurs

TROP C’EST TROP
Les quatorze premiers vers des Satires montrent l’exaspération de Juvénal. Trop c’est trop. Il ne peut plus s’abstraire d’écrire sur l’ensemble des excès qu’il constate constamment.
Ecouter est une chose. Mais écouter quoi ? « Semper ego auditor tantum? »
JUVENAL EST UN PROBLEME POUR NOUS
Juvénal se sent agressé. Il réagit et sa réaction est violente et rude. Pourtant, comme le souligne Gaston Boissier dans son Juvénal et son temps (Revue des deux mondes), nous sommes devant ce qui nous paraît être une contradiction : « C’est pourtant à l’aurore de ces beaux jours, au moment où Rome devait être le plus sensible à ce bonheur qui lui était inconnu, qu’une voix discordante et emportée s’élève, qui accuse son temps avec une violence inouïe, et qui voudrait nous faire croire que jamais l’humanité n’a été si criminelle ni si misérable. Juvénal est un problème pour nous. Quand on songe qu’il vivait sous Trajan et sous Hadrien, que le siècle qu’il a si maltraité est celui dont les historiens nous font de si grands éloges, on ne sait comment expliquer son amertume, on ne peut rien comprendre à sa colère. Pourquoi s’est-il mis ainsi en contradiction avec tous ses contemporains ? Comment se décider entre eux et lui ? Qui donc trompe la postérité, qui nous a menti, de l’histoire, qui dit tant de bien de cette époque, ou du poète qui en a laissé des tableaux si repoussants ? »

Où EST PASSEE L’ELOQUENCE DE JADIS ?
Juvénal ne critique pas à proprement parler les textes, mais ce que l’on en fait. Les acteurs, les orateurs sont les objets de sa critique.
L’auteur du Mens sana in corpore sano (X) critique la longueur infinie des œuvres contemporaines. Il se moque moins de Cordus, auteur d’une Théséide, que de la prestation enrouée (rauci – rauque) qu’il doit subir.
Nous ne sommes plus dans le rayonnement et la puissance de l’art oratoire, plus d’un siècle plus tôt, d’un Cicéron faisant relaxer Lucius Licinius Murena contre son ami Servius Sulpicius Rufus, le plus grand juriste de son époque. On parlait alors du « génie de l’éloquence« . Avec Juvénal, cet art s’est délité, généralisé, popularisé.
Le siècle d’or de l’éloquence est passé, ce Ier siècle avant Jésus-Christ. Le IIème siècle avait ouvert la voie pour cette future profusion  : « Le style de Caton étoit sec & dur ; celui de Caïus Gracchus étoit marqué au coin de la violence de son caractere : enfin les orateurs de cet âge ébaucherent seulement les premiers traits de l’éloquence romaine ; elle attendoit sa perfection du siecle suivant, je veux dire, celui où regnerent les dictateurs perpétuels. Jamais on ne vit les Romains plus grands ni plus magnifiques que dans ce troisieme âge : Arts, Sciences, Philosophie, Grammaire, Rhétorique, tout se ressentit de l’éclat de l’empire, & eut, pour ainsi dire, part à la même élévation ; tout ce qu’il y avoit de brillant au-delà des mers, se réfugioit comme à l’envi dans Rome à la suite des triomphes. » (Jaucourt – L’Encyclopédie, Première édition – 1765 – Tome 11)
Marcus Cornelius Fronto, Fronton, cité ci-dessous, est un grammairien contemporain de Juvénal, auteur d’un traité De eloquentia.

LA TRADUCTION DE LOUIS-VINCENT RAOUL
Louis-Vincent Raoul
 () traduit ces premiers vers de la manière suivante, légèrement différente de celle proposée ci-dessous :








« Me faudra-t-il toujours écouter sans répondre !
Sans pouvoir, sots lecteurs, à mon tour vous confondre !
Quoi ! Codrus s’enrouant jusqu’à perdre la voix,
M’aura de son Thésée assassiné cent fois !
J’aurai pu du Téléphe endurant la lecture,
Pendant tout un grand jour, rester à la torture !
L’un m’aura sans pitié lu ses drames latins !
L’autre, en vers langoureux, soupiré ses chagrins ?
Celui-ci, dans vingt chants, en attendant le reste,
Page, marge et revers, déclamé son Oreste !
Et je le souffrirai ! Non, je suis las enfin
Du bois sacré de Mars, de l’antre de Vulcain,
D’Æacus tourmentant les ombres du Cocyte,
D’Éole, de Jason, des combats du Lapythe,
Dont les noms éternels répétés à grands cris,
De Fronton tous les jours ébranlent les lambris.
Car dans ce cadre usé s’enfermant tous de même,
Du premier au dernier, ils n’ont pas d’autre thème. »
(Les Satires Juvénal Wouters, Raspoet et cie, 

EN FINIR AVEC L’IMPUNITE
Un des mots essentiels qui est à l’origine de son désir d’écrire ces satires est celui d’inpune – impunité. Il y a une absence de règles et de sanctions. Les orateurs se permettent tout. Il faut s’y opposer. Remettre de l’ordre dans ce chaos pour y retrouver du plaisir et de l’envie, voilà le projet de Juvénal.

JUVENAL, JALOUX ?
Ou alors, moins glorieusement, est-ce de la jalousie par rapport au métier de ses débuts. C’est la thèse que soutient aussi Gaston Boissier : « On a remarqué aussi qu’en général il est mal disposé pour ceux qui suivaient la même carrière que lui et qui y avaient mieux réussi. Il ne manque pas une occasion de se moquer de Quintilien ; il plaisante en passant Isée, ce déclamateur grec qui fit courir Rome entière, et auquel Pline a consacré une de ses lettres. Cette mauvaise humeur manifeste, ces mots amers qui lui échappent sans cesse contre les déclamateurs et la déclamation, semblent trahir une espérance trompée. Il débuta dans la vie par un mécompte, et dut être d’abord mal disposé contre cette société qui refusait de le mettre au rang dont il se sentait digne. » (Juvénal et son temps, La Revue des deux mondes)

Jacky Lavauzelle

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VERS 1 à 14

Semper ego auditor tantum? numquamne reponam
Ne serai-je jamais qu’un auditeur ? ne répondrai-je jamais
 uexatus totiens rauci Theseide Cordi?
A mon exaspération devant la Théséide d’un Cordus enroué ?
inpune ergo mihi recitauerit ille togatas,
Aurait-on l’impunité en me racontant, l’un, ses comédies,
hic elegos? inpune diem consumpserit ingens
L’autre, ses élégies ? Est-ce impunément que j’aurai, une journée durant,
Telephus aut summi plena iam margine libri 
Subit de Télèphe, qui déjà rempli jusqu’au bord du livre,
scriptus et in tergo necdum finitus Orestes?
Son Oreste, écrit jusqu’au dos, sans être encore tout à fait fini ?
nota magis nulli domus est sua quam mihi lucus
Personne ne connaît sa propre maison comme je connais les bosquets
Martis et Aeoliis uicinum rupibus antrum
De Mars et, à côté d’Eole, la grotte rocheuse
Vulcani; quid agant uenti, quas torqueat umbras
De Vulcain ; ce qui est fait par le vent, les ombres que torture
Aeacus, unde alius furtiuae deuehat aurum
Eaque, le vol de la toison d’or,
pelliculae, quantas iaculetur Monychus ornos,
Les cendres lancés par Monychus,
Frontonis platani conuolsaque marmora clamant
Les acclamations dans les salles de marbre de Fronton,
semper et adsiduo ruptae lectore columnae.
Tout, toujours et constamment fracassé par la voix d’un lecteur.
expectes eadem a summo minimoque poeta.
Sans exception du plus grand au plus petit des poètes.

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JUVENAL – LES SATIRES
I 1-14

CICERO – CICERON – CICERONE- 西塞罗 – 提贝里乌斯 -GALLERIA BORGHESE – GALERIE BORGHESE – 博吉斯画廊

ROME – ROMA – 罗马
CICERONE – CICERON – CICERO -西塞罗
Bustes Romains – Busti Romani
LA VILLA BORGHESE
博吉斯画廊

Armoirie de Rome

 Photos  Jacky Lavauzelle

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Cicéron – Cicerone
Marcus Tullius Cicero
西塞罗
106 – 43 av. J.-C.

LA GALERIE BORGHESE
GALLERIA BORGESE
博吉斯画廊

Buste de CICERON
Busto di CICERONE

CICERON
RHÉTORIQUE
ou
DE L’INVENTION ORATOIRE
LIVRE I
Rhétorique (Œuvres complètes)
Texte établi par Nisard, Didot, 1864, vol. 1 (pp. 88-126).

I. J’ai souvent examiné dans de longues méditations, si le talent de la parole et l’étude approfondie de l’éloquence ont été plus avantageux que nuisibles à l’homme et à la société. En effet, si je considère les maux qui ont déchiré notre patrie, si je me rappelle les catastrophes qui ont bouleversé autrefois les cités les plus florissantes, partout je vois la plus grande partie de ces malheurs causée par des hommes éloquents. Mais lorsque je veux, avec le secours de l’histoire, remonter à des époques plus reculées, je vois la sagesse, et plus encore l’éloquence, fonder des villes, éteindre les guerres, établir des alliances durables, et serrer les nœuds d’une sainte amitié. Ainsi, après un mûr examen, la raison elle-même me porte à croire que la sagesse sans l’éloquence est peu utile aux États, mais que l’éloquence sans la sagesse n’est souvent que trop funeste, et ne peut jamais être utile. Aussi l’homme qui, oubliant la sagesse et le devoir, s’écartera des sentiers de l’honneur et de la vertu, pour donner tous ses soins à l’étude de l’éloquence, ne peut être qu’un citoyen inutile à lui-même, et dangereux pour sa patrie ; mais s’armer de l’éloquence pour défendre, et non pour attaquer les intérêts de l’État, c’est se rendre aussi utile à soi-même qu’à son pays, et mériter l’amour de ses concitoyens.

Cicerone Ciceron Galleria Borghese Galerie Borghese artgitato

« Le genre démonstratif comporte toutes les richesses & toute la magnificence de l’art oratoire. Ciceron dit à cet égard que l’orateur, loin de cacher l’art, peut en faire parade, & en étaler toute la pompe ; mais il ajoute en même tems qu’on doit user de réserve & de retenue ; que les ornemens qui sont comme les fleurs & les brillans de la raison, ne doivent pas se montrer par-tout, mais seulement de distance en distance. Je veux, dit-il, que l’orateur place des jours & des lumieres dans son tableau ; mais j’exige aussi qu’il y mette des ombres & des enfoncemens, afin que les couleurs vives en sortent avec plus d’éclat. Habeat igitur illa in dicendo admiratio ac summa laus, umbram aliquam ac recessum, quo magis, id quod erit illuminatum, extare atque eminere videatur. Orat. n°. 38.  »
MALLER, MARMONTEL, BOUCHER D’ARGIS
L’ENCYCLOPEDIE – 1ère édition
Tome 4 – 1751

Gallerie Borghese Galleria Borghese la salle des bustes la sala dei busti romani artgitato

Palazzaccio – PALAZZO DI GIUSTIZIA – Palais de Justice – CORTE SUPREMA DI CASSAZIONE – Cour Suprême de Cassation – PIAZZA DEI TRIBUNALI

ROME – ROMA
La città eterna

Armoirie de Rome

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PALAZZO DI GIUSTIZIA
Palais de Justice
CORTE SUPREMA DI CASSAZIONE
Cour Suprême de Cassation
PALAZZO DI GIUSTIZIA - Palais de Justice - CORTE SUPREMA DI CASSAZIONE rome Roma 1 ROMAGNOSI PIAZZA DEI TRIBUNALI Palazzaccio


PIAZZA DEI TRIBUNALI
Place du Tribunal

PALAZZO DI GIUSTIZIA - Palais de Justice - CORTE SUPREMA DI CASSAZIONE rome Roma 10 ROMAGNOSI PIAZZA DEI TRIBUNALI Palazzaccio

Palazzaccio
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PALAZZO DI GIUSTIZIA - Palais de Justice - CORTE SUPREMA DI CASSAZIONE rome Roma 5 PIAZZA DEI TRIBUNALI Palazzaccio

INAUGURATION DU BÂTIMENT
11 Janvier 1911
PRESENCE DE VICTOR-EMMANUEL III
VITTORIO EMANUELE III

Victor_Emmanuel_III Victor-Emmanuel III Vittorio Emanuele III

Il Palazzo di Giustizia
edificio giudiziario di Roma
piazza Cavour, nel rione Prati

Piazza Cavour Place Cavour Rome Roma artgitato 92 Palazzo di Giustizia Piazza Cavour Place Cavour Rome Roma artgitato 91 Palazzo di Giustizia Piazza Cavour Place Cavour Rome Roma artgitato 9 Palazzo di Giustizia Piazza Cavour Place Cavour Rome Roma artgitato 12 Monumento a Cavour

VUE GENERALE DE LA COUR SUPRÊME DE CASSATION
Corte suprema di cassazione
Piazza dei Tribunali
Place du Tribunal

PALAZZO DI GIUSTIZIA - Palais de Justice - CORTE SUPREMA DI CASSAZIONE Piazza dei Tribunali 3  PALAZZO DI GIUSTIZIA - Palais de Justice - CORTE SUPREMA DI CASSAZIONE rome Roma 1
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CICERON
Marcus Tullius Cicero
106 -43 av. J.-C.

PALAZZO DI GIUSTIZIA - Palais de Justice - CORTE SUPREMA DI CASSAZIONE rome Roma CICERON PIAZZA DEI TRIBUNALI Palazzaccio

« Le genre démonstratif comporte toutes les richesses & toute la magnificence de l’art oratoire. Ciceron dit à cet égard que l’orateur, loin de cacher l’art, peut en faire parade, & en étaler toute la pompe ; mais il ajoute en même tems qu’on doit user de réserve & de retenue ; que les ornemens qui sont comme les fleurs & les brillans de la raison, ne doivent pas se montrer par-tout, mais seulement de distance en distance. Je veux, dit-il, que l’orateur place des jours & des lumieres dans son tableau ; mais j’exige aussi qu’il y mette des ombres & des enfoncemens, afin que les couleurs vives en sortent avec plus d’éclat. Habeat igitur illa in dicendo admiratio ac summa laus, umbram aliquam ac recessum, quo magis, id quod erit illuminatum, extare atque eminere videatur. Orat. n°. 38.  »
MALLER, MARMONTEL, BOUCHER D’ARGIS
L’ENCYCLOPEDIE – 1ère édition
Tome 4 – 1751

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Salvio Giuliano
Salvius Julianus
115-148
PALAZZO DI GIUSTIZIA - Palais de Justice - CORTE SUPREMA DI CASSAZIONE rome Roma Salvio Giuliano ROMAGNOSI PIAZZA DEI TRIBUNALI Palazzaccio

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CRASSUS
Licinio Grasso
Marcus Licinius Crassus
115-53 av. J.-C.
PALAZZO DI GIUSTIZIA - Palais de Justice - CORTE SUPREMA DI CASSAZIONE rome Roma Crassus licinio Crasso marcus licinius Crassus PIAZZA DEI TRIBUNALI Palazzaccio

« Il y a cependant en cela plutôt matière à louer Nicias qu’à blâmer Crassus. L’un avait l’expérience et faisait le raisonnement d’un prudent capitaine ; et il ne se laissa point séduire par les fausses espérances de ses concitoyens, mais il se refusa, il renonça à conquérir la Sicile. Crassus, en entreprenant la guerre des Parthes, eut tort de la traiter comme œuvre d’une exécution très-facile. Mais il aspirait à un but plein de grandeur. César subjuguait l’Occident, les Celtes, les Germains, la Bretagne ; lui, il s’en allait pousser son cheval vers l’aurore et la mer de l’Inde, et faire la conquête de l’Asie. Pompée avait aspiré à cette conquête, et Lucullus l’avait entreprise : c’était des hommes d’un naturel doux ; ils conservèrent leur bonté envers tout le monde, quoiqu’ils eussent les mêmes projets que Crassus, et que leur but fût le même…
Quant à la mort de l’un et de l’autre, celle de Crassus n’a rien de blâmable. Il ne s’est pas rendu ; il n’a pas été enchaîné, objet des sarcasmes des vainqueurs : il ne fit que céder aux exigences de ses amis, et il périt victime d’ennemis sans foi. Nicias, au contraire, dans l’espoir de conserver une vie honteuse et déshonorée, se rendit aux ennemis, et ajouta ainsi à l’ignominie de sa mort. »
VIES DES HOMMES ILLUSTRES
PLUTARQUE
Traduction Alexis Pierron
Charpentier 1853


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Giambattista Vico
Giovan Battista Vico
1668-1744
Giovan_Battista_Vico
PALAZZO DI GIUSTIZIA - Palais de Justice - CORTE SUPREMA DI CASSAZIONE rome Roma Giambattista Vico Giovan Battista Vico PIAZZA DEI TRIBUNALI Palazzaccio

« Dans la rapidité du mouvement critique imprimé à la philosophie par Descartes, le public ne pouvait remarquer quiconque restait hors de ce mouvement. Voilà pourquoi le nom de Vico est encore si peu connu en deçà des Alpes. Pendant que la foule suivait ou combattait la réforme cartésienne, un génie solitaire fondait la philosophie de l’histoire. N’accusons pas l’indifférence des contemporains de Vico ; essayons plutôt de l’expliquer, et de montrer que la Science nouvelle n’a été si négligée pendant le dernier siècle que parce qu’elle s’adressait au nôtre…
Ce but dont nous approchons tous les jours, le génie prophétique de Vico nous l’a marqué longtemps d’avance. Son système nous apparaît, au commencement du dernier siècle, comme une admirable protestation de cette partie de l’esprit humain qui se repose sur la sagesse du passé, conservée dans les religions, dans les langues et dans l’histoire, sur cette sagesse vulgaire, mère de la philosophie et trop souvent méconnue d’elle…
Néanmoins on aurait peine à comprendre ce phénomène, si Vico lui-même ne nous avait fait connaître quels travaux préparèrent la conception de son système (Vie de Vico, écrite par lui-même). Les détails que l’on va lire sont tirés de cet inestimable monument ; ceux qui ne pouvaient entrer ici ont été rejetés dans l’appendice du Discours.
Jean-Baptiste Vico, né à Naples, d’un pauvre libraire, en 1668, reçut l’éducation du temps : c’était l’étude des langues anciennes, de la scolastique, de la théologie et de la jurisprudence. Mais il aimait trop les généralités pour s’occuper avec goût de la pratique du droit. Il ne plaida qu’une fois, pour défendre son père, gagna sa cause, et renonça au barreau ; il avait alors seize ans. Peu de temps après, la nécessité l’obligea de se charger d’enseigner le droit aux neveux de l’évêque d’Ischia. Retiré pendant neuf années dans la belle solitude de Vatolla, il suivit en liberté la route que lui traçait son génie, et se partagea entre la poésie, la philosophie, la jurisprudence. Ses maîtres furent les jurisconsultes romains, le divin Platon, et ce Dante avec lequel il avait lui-même tant de rapports par son caractère mélancolique et ardent. On montre encore la petite bibliothèque d’un couvent où il travaillait, et où il conçut peut-être la première idée de la Science nouvelle… »
Discours sur le Système et la Vie de Vico

Giambattista Vico
Œuvres complètes de J. Michelet
Traduction par Jules Michelet
Flammarion – 1894

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Giovanni Battista De Luca
1614-1683
Juriste et Cardinal italien
Giurista e Cardinale italiano
Cardinal_De_LucaPALAZZO DI GIUSTIZIA - Palais de Justice - CORTE SUPREMA DI CASSAZIONE rome Roma Cardinal De Luca PIAZZA DEI TRIBUNALI Palazzaccio

« Luca (Jean-Baptiste), qui devint cardinal, étoit né à Venosa de parens obscurs, & mourut en 1683, âgé de 66 ans. Il a mis au jour une relation de la cour de Rome, relatio curiæ romanæ, où il traite amplement de routes les congrégations, tribunaux & autres jurisdictions de cette cour. »
JAUCOURT
L’ENCYCLOPEDIE
1ère édition
Tome 17 – 1751

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GIAN DOMENICO ROMAGNOSI

Description de cette image, également commentée ci-après1761-1835PALAZZO DI GIUSTIZIA - Palais de Justice - CORTE SUPREMA DI CASSAZIONE rome Roma 6 ROMAGNOSI PIAZZA DEI TRIBUNALI Palazzaccio

L’autre influence subie, librement acceptée par Valentino Pasini, fut celle d’un homme qui était un maître pour une grande partie de la jeunesse italienne, Gian-Domenico Romagnosi, l’auteur de la Genèse du droit pénal, de l’Introduction à l’étude du droit public. Romagnosi était un continuateur original de Filangieri et de Beccaria, interprétant les lois à la lumière de la philosophie du XVIIIe siècle, les ramenant à leurs principes humains, M. Ruggiero Bonghi le peint d’un trait juste et peut-être un peu piquant. « Il avait, dit-il, tout ce qui peut frapper des esprits jeunes, — une phrase enveloppée qui, par l’effort même qu’elle impose pour la comprendre, laissé supposer qu’elle en dit beaucoup plus qu’elle n’en a l’air, — une vaste perception embrassant l’ensemble des rapports des choses, une grande et vigoureuse unité de logique, liant toutes les déductions dans une chaîne serrée… » L’ascendant de Romagnosi était en effet considérable en Italie à cette époque. Sa philosophie était incomplète, son esprit était supérieur. Il a toujours a été peu connu en France, et il s’en affligeait avec candeur ; il accusait amèrement Rossi, qui, émigré à Genève, puis à Paris, le dépouillait, disait-il, ou le combattait tour à tour sans le nommer ; « autant mon livre de la Genèse du droit pénal est connu en Allemagne, écrivait-il, autant il est inconnu du public français. Rossi avait là beau jeu pour son génie plagiaire. » Dans cette guerre bizarre. où Romagnosi se plaignait, où Rossi se renfermait dans un silence dédaigneux, les jeunes Italiens étaient du côté de leur maître. Valentino Pasini particulièrement s’inspirait des idées de Romagnosi ; il s’était lié avec le vieux philosophe. Il entrait même en lice contre Rossi, dont il reconnaissait la Supériorité d’esprit, mais dont il n’admettait les théories ni en économie politique ni en droit pénal, et à l’égard duquel il est resté toujours un peu sévère.
CHARLES DE MAZADE
Les Précurseurs Italiens – Valentino Pasini
REVUE DES DEUX MONDES
DEUXIEME PERIODE Tome 69
1867

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Caius Julius Caesar Strabo Vopiscus
protagonistes du dialogue de Cicéron de Oratore

PALAZZO DI GIUSTIZIA - Palais de Justice - CORTE SUPREMA DI CASSAZIONE Piazza dei Tribunali 1
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Elio Floriano Erennio Modestino
Elius Florianus Herennius Modestinus

PALAZZO DI GIUSTIZIA - Palais de Justice - CORTE SUPREMA DI CASSAZIONE Piazza dei Tribunali 4 Elio Floriano Errenio Modestino
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BARTOLE
Bártolo
BARTOLUS DE SAXOFERRATO
1313-1356
Jurisconsulte italien
PALAZZO DI GIUSTIZIA - Palais de Justice - CORTE SUPREMA DI CASSAZIONE rome Roma Bartolo ROMAGNOSI PIAZZA DEI TRIBUNALI Palazzaccio Bartolo_da_sassoferrato

« BARTOLE. s. m. Nom d’homme. Bartolus. Bartole est un grand Jurisconsulte moderne, qui naquit en 1309, & eut pour Précepteur Pierre des Assises, ou Pierre de la Piété. Bartole est, ou a passé pour être fort décisif, comme le dit Alciat dans une épigramme. De là, c’est-à-dire, de ses fréquentes décisions ou résolutions, est venu le proverbe, résolu comme Bartole, plus résolu que Bartole, qui consiste en une équivoque du mot résolu. »
Jésuites et imprimeurs de Trévoux
Dictionnaire Universel Français et Latin
1771 – 6ème édition – Tome 1

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Aemilius Papinianus
PAPINIEN
Emilio Paolo Papiniano
vers 142- 212
Juriste & Préfet du PrétoirePALAZZO DI GIUSTIZIA - Palais de Justice - CORTE SUPREMA DI CASSAZIONE rome Roma Papiniano ROMAGNOSI PIAZZA DEI TRIBUNALI Palazzaccio

« PAPINIANISTE, s. m. (Gram. Jurisprud.) on appelloit ainsi autrefois ceux qui faisoient leur étude de droit, parce qu’ils s’occupoient cette année à lire les livres de Papinien. »
L’ENCYCLOPEDIE
1ère édition – Tome 11- 1765

« De même il étoit défendu à un mari d’épouser la sœur de sa femme, lorsque celle-ci étoit encore vivante ; ce qui néanmoins étoit permis avant la prohibition portée par la loi ; comme il paroît par l’exemple de Jacob. Les anciens Romains n’avoient rien dit sur ces mariages ; & Papinien est le premier qui en ait parlé à l’occasion du mariage de Caracalla. Les Jurisconsultes qui vinrent ensuite étendirent si loin les liaisons de l’affinité, qu’ils mirent l’adoption au même point que la nature.  »
L’ENCYCLOPEDIE
1ère édition – Tome 1- 1751

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PALAZZO DI GIUSTIZIA - Palais de Justice - CORTE SUPREMA DI CASSAZIONE rome Roma Fenêtre PIAZZA DEI TRIBUNALI Palazzaccio

 

 

 

LA GALERIE BORGHESE – GALLERIA BORGHESE – 贝佳斯画廊 – Галерея Боргезе

ROME – ROMA – 罗马
LA VILLA BORGHESE
Галерея Боргезе
贝佳斯画廊

Armoirie de Rome

 Photos  Jacky Lavauzelle

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GALLERIA BORGHESE
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La Galerie Borghèse


Rapt de Proserpine Ratto di Proserpina L'enlèvement de Proserpine artgitato Galleria Borghese Galerie Borghese 13

Les extérieurs de la Galerie Borghèse
esterno – facciata e sculture
Extérieurs – Façade et Sculptures

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LES SCULPTURES
Sculture
雕塑

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ALESSANDRO ALGARDI – ALEXANDRE ALGARDI
亚历山德罗·阿尔加迪

Il Sonno
Le Sommeil

Alessandro Algardi Il sonno Le Sommeil Galleria Borghese Galerie Borghese artgitato 14

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DOMENICO GUIDI – 多梅尼科·圭迪
Ritratto di Felice Zacchia Rondini
Buste de Felice Zacchia Rondini

Domenico Guidi Ritratto di Felice Zacchia Rondinini Galleria Borghese Rome Roma artgitato (1)

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LE BERNIN – GIAN LORENZO BERNINI- 济安·贝尼尼
APOLLON ET DAPHNE
 Apollo and Daphne
阿波罗和达芙妮
 Apolo e Dafne

Apollo and Daphne Apollon et Daphné Apollo e Dafne Galerie Borghese Galleria Borghese artgitato (13)

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LE BERNIN – GIAN LORENZO BERNINI- 济安·贝尼尼
L’Enlèvement de Proserpine 
LE RAPT DE PROSERPINE
RATTO DI PROSERPINA
The Rape of Proserpina

Rapt de Proserpine Ratto di Proserpina L'enlèvement de Proserpine artgitato Galleria Borghese Galerie Borghese 9

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LE BERNIN – GIAN LORENZO BERNINI-济安·贝尼尼
Ebauche pour la Statue Equestre de Louis XIV

Bozzetto per il monumento equestre del re Luigi XIV
Equestrian Statue of Louis XIV

Bozzetto per il monumento equestre del re Luigi XIV Monument équestre de Louis XIV artgitato Bernino Le Bernin 1

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LE BERNIN – GIAN LORENZO BERNINI – 济安·贝尼尼
La Chèvre Amalthée 
Capra Amaltea
The Goat Amalthea with the Infant Jupiter and a Faun

Capra almatea la chèvre amalthée Le Bernin Bernini Galerie Borghese Galleria Borghese artgitato 4

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LE BERNIN – GIAN LORENZO BERNINI – 济安·贝尼尼
La Verità
La Vérité
la verità bernini La Vérité Bernin Villa Borghese galleria galerie borghese artgitato (2)

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LE BERNIN – GIAN LORENZO BERNINI – 济安·贝尼尼
NETTUNO E UN DELFINO 
NEPTUNE ET UN DAUPHIN 
Neptune with a Dolphin

NETTUNO E UN DELFINO Neptune et un dauphin Neptune with a dolphin 2

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LE BERNIN – GIAN LORENZO BERNINI – 济安·贝尼尼
Enea e Anchise
 Enée, Anchise et Ascagne fuyant Troie 
Enea che fugge dalle fiamme di Troia salvando il padre Anchise e il figlio Ascanio
Aeneas, Anchises and Ascanius
Enea che fugge dalle fiamme di Troia salvando il padre Anchise e il figlio Ascani Bernini Le Bernin Galerie Borghese artgitato 5

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LE BERNIN – GIAN LORENZO BERNINI – 济安·贝尼尼
DAVID

David Le Bernin Bernini Galleria Borghese Galerie Borghese roma Roma Artgitato (7)

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LE BERNIN – GIAN LORENZO BERNINI – 济安·贝尼尼
Busto di SCIPIONE BORGHESE

Buste de Scipione Borghese
Bust of Scipione Borghèse

Scipione borghese Galleria Borghese roma Galerie Borghese Rome artgitato 1

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LE BERNIN – GIAN LORENZO BERNINI – 济安·贝尼尼
Busto di Papa Paolo V Borghese

Buste du Pape Paul V Borghèse

Busto di Papa Paolo V Borghese Pape Paul V Borghese Rome Roma Artgitato

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Antonio CANOVA
Venus Victrix
La Vénus Borghèse
拿破伦妹妹的雕像
La Venere Vincitrice

Antonio CANOVA VENUS VICTRIX - La Vénus Borghèse - La Venere Vincitrice - GALERIE BORGHESE - GALLERIA BORGHESE artgitato (11)

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Antonio SUSINI
SUPLIZIO DI DIRCE
LE SUPLICE DE DIRCE
The Torture of Dirce




Antonio Susini Le supplice de Dircè Suplizio di Dirce artgitato Galerie Brorghese Galleria Borghese artgitato 3

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HERMAPHRODITE ENDORMI
 ERMAFRODITO DORMIENTE
雌雄同体

HERMAPHRODITE DORMANT Ermafrodito dormiente artgitato Galleria Borghese Galerie Borghese 2

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Anonyme – Anonymous- Anonimo – 匿名
CAVASPINA 
LE TIREUR D’EPINE
Boy Picking a Thorn from his Foot
CAVASPINA - LE TIREUR D'EPINE - Boy Picking a Thorn from his Foot artgitato 1

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Nicolas CORDIER 雕塑家尼古拉斯·科迪尔
La Zingarella
La Bohémienne
吉普赛

LA ZINGARELLA La Bohémienne Nicolas Cordier La Villa Borghese artgitato

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SATIRO SU DELFINO
SATYRE SUR DAUPHIN
satyr on dolphin
色狼在海豚上方

Satiro su delfino Satyre sur un dauphin Galleria Borghese Galerie Borghese artgitato

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Anonyme – Anonymous- Anonimo- 匿名
Tre Putti dormienti

Les Trois Chérubins dormants
Three Putti sleeping

Tre Putti Dormienti Galleria Borghese Galerie Borghese artgitato (2)

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Anonyme – Anonymous- Anonimo – 匿名
Satiro danzante restaurato con crotali
Satyre dansant
色狼雕塑
Satiro danzante Satyre dansant Galleria Borghese Galerie Borghese artgitato 1

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Les Bustes Romains
罗马胸像
busti romani




SCIPION L’AFRICAIN
西庇阿
SCIPIONE L’AFRICANO
Scipio Africanus
SCIPION L'AFRICAIN Scipione l'africano artgitato Galleria Borghese Galerie Borghese

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Tibère
Tiberio
Tiberius
提贝里乌斯
Tiberio Tibère Galleria Borghese Galerie Borghese artgitato

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Cicero
Ciceron
Cicerone
西塞罗

Cicerone Ciceron Galleria Borghese Galerie Borghese artgitato

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Nero
Néron
Nerone
尼禄
Nerone Neron Galleria Borghese Galerie Borghese artgitato*

Caligula
Caligola
卡利古拉

Caligula Caligola Galleria Borghese Galerie Borghese artgitato

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LES TABLEAUX
Tavoli
手绘油画

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LE CARAVAGE – CARAVAGGIO
卡拉瓦乔
San Gerolamo
Saint-Jérôme
圣杰罗拉莫

Saint Jérôme Caravaggio san Gerolamo Galleria Borghese Galerie Borghèse artgitato
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LE CARAVAGE – CARAVAGGIO
卡拉瓦乔
 Saint Jean Baptiste

施洗约翰 
San Giovanni Battista
Caravaggio_Baptist_Galleria_Borghese,_Rome

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WOLFGANG HEIMBACH
沃尔夫冈·海姆巴赫

L’UOMO CON LUCERNA
男子用蜡烛
L’Homme à la bougie
Wolfgang Heimbach Uomo con Lucerna L'Homme à la lanterne artgitato Villa Borghese (1)

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PERUGINO – LE PERUGIN  –  彼得羅·佩魯吉諾
Pietro di Cristoforo Vannucci
LA VIERGE A L’ENFANT
Madonna col Bambino
圣母子

Pietro_Perugino madonna col Bambino Galleria Borghese Galerie Borghese artgitato Rome Roma

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PIETER PETER PIERRE PAUL RUBENS
彼得·保罗·鲁本斯
Deposizione nel Sepolcro – Sepoltura Borghèse 
Le Saint-Sépulcre – La Mise au Tombeau
沉积在圣墓

Pianto sul Cristo Morto Pier Peter Paul Rubens 1602 artgitato Galleria Borghese

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PIETER PETER PIERRE PAUL RUBENS
彼得·保罗·鲁本斯
Suzanne et les vieillards
Susanne et les vieillards
苏珊娜和长者
Susanna e i vecchioni

Rubens Suzanne et les vieillards Suzanna e i vecchioni Galleria Borghese roma Galerie Borghese Rome artgitato 2

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les plafonds de la Galerie Borghèse
贝佳斯画廊的天花板
i soffitti della Galleria Borghèse

i soffitti della Galleria Borghese les plafonds de la Galerie Borghese artgitato (15)

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LA GALERIE BORGHESE VUE PAR L’ENCYCLOPEDIE DE DIDEROT D’ALEMBERT EN 1751 (Jaucourt)
JAUCOURT
L’ENCYCLOPEDIE – 1ère édition
1751
Tome 17 pages 273 à 276

Villa Borghese, (Géog. mod.) maison de plaisance en Italie, à deux milles de Rome, & qui prend son nom de la famille à laquelle elle appartient. On la nomme aussi quelquefois vigne-Borghèse. C’est un lieu très-agréable, qui seroit digne d’être habité par un grand prince.

La maison est presque toute revêtue en dehors de bas-reliefs antiques, disposé, avec tant de symmétrie, qu’on les croiroit avoir été faits exprès, pour être placés comme ils sont. Entre le grand nombre de statues, dont les appartemens de ce petit palais sont remplis, on admire principalement le gladiateur, la Junon de porphire, la louve de Romulus, d’un fin marbre d’Egypte ; les bustes d’Annibal, de Séneque, & de Pertinax, l’Hermaphrodite, & le vieux Silene qui tient Bacchus entre ses bras : le David frondant Goliath, l’Enée qui emporte Anchise, & la métamorphose de Daphné, sont trois pieces modernes du cavalier Bernin, qui méritent d’être mises au rang des premieres.

On sait aussi que ce palais est rempli de peintures rares des modernes. Le S. Antoine du Carache, & le Christ mort de Raphaëel, sont regardés comme les deux principaux morceaux. Si toutes les magnificences qu’on peut voir ailleurs ne sont pas ici si splendidement étalées, on y trouve des beautés plus douces & plus touchantes ; des beautés tendres & naturelles, qui font plus naître d’amour, si elles n’inspirent pas tant de respect. Enfin comme Rome est la source des statues & des sculptures antiques, il faut que le reste du monde cede en cela au palais de la famille de Borghèse. On ne peut rien ajouter à la beauté de ses promenades ; il y a un parc, des grottes, des fontaines, des volieres, des cabinets de verdure, & une infinité de statues antiques & modernes. (D. J.)

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AINSI SOIENT ILS : LE COURAGE A HAUTEUR DE LA VOLONTE – L’ENERGIE REBELLE DE JOSE

Série
Ainsi soient ils
Rodolphe TISSOT – Elizabeth MARRE – Olivier PONT

 SaAinsi soient-ils samuel jouy génériquemuel JOUY,

 L’énergie rebelle
Comme Augustin, José Del Sarte (Samuel Jouy) a compris qu’il y a quelque chose qui passe l’homme, qui le dépasse. Il veut comprendre et tout faire pour arriver à saisir un peu de cette vérité. Et ce, malgré son parcours. Mais Augustin, n’était-il pas loin de Dieu avant sa conversion, lui aussi : « C’est quoi, le problème ? – Ton profil ! Aide sociale à l’enfance, foyers, casier, ta vie, les trafics, les stupéfiants, le meurtre du russe. Tu sors à peine de prison. On la savait, que ça ne serait pas simple. »

LA VERITE DES HOMMES ET DU MONDE



Pourtant José va associer l’instinct du cœur et la maîtrise de la parole au service de son combat et de sa quête continuelle de la vérité des hommes et du monde. L’esprit de Dieu ne s’est-il pas reposé au premier jour sur des eaux bourbeuses et informes. C’est pour cela que le Père Etienne Fromenger (Jean-Luc Bideau), le directeur du Séminaire, refusera de lui qu’il utilise la violence. Il est la force. Il doit la canaliser au travers de sa foi, pour qu’elle se transforme en pure énergie : « pas de violence ici ! Je ne le tolérerai jamais … de personne, et surtout pas de toi…Tu as du cœur et du courage. Et ta foi, elle est unique ! Tu t’es battu pour qu’elle existe en toi et pour la préserver. Quand cesseras-tu de te comporter comme un coupable ? Allez ! Va ! »



 José est l’Augustin du XXIème siècle. Comme lui, il se retrouve dans une période troublée. Si Augustin passe par Cicéron, les manichéens, Ambroise et les prières de Monique, sa mère, José reçoit la révélation directement comme un coup de poing : « Je m’appelle José Del Sarte et j’ai rencontré Dieu en prison. Enfin, pas exactement en prison. J’ai rencontré Dieu, le jour où j’ai tué un homme. Je m’en souviens comme si c’était hier. Je me souviens du sang du russe sur mon visage, son sang tiède. Je me souviens de la sueur qui me brûlait les yeux, les gyrophares de la police…j’ai couru, j’ai couru et je suis arrivé devant une église, alors, je me suis planqué là, derrière l’autel et j’ai retenu ma respiration. C’est là que je l’ai senti pour la première fois. Un regard posé sur moi : le Christ ! Il y avait un grand crucifix de bois accroché dans mon dos ; alors, je suis tombé à genoux. J’ai demandé pardon et j’ai pleuré, j’ai pleuré. C’est là que j’ai senti dieu en moi, pour la première fois. »



TOLLE ET LEGE ! PRENDS ET LIS !

Mais Augustin, dans ses Confessions, parle d’une voix qui répète à plusieurs reprises « Prends et lis ! Prends et lis ! » En prenant les épîtres de Saint Paul, il lit : « Ne passez pas votre vie dans les festins et les plaisirs de la table… mais revêtez-vous de votre seigneur Jésus-Christ, et gardez-vous de satisfaire les désirs déréglés de la chair. »

Ils se retrouvent dans la  même lumière et le même contentement. Augustin continue : « à peine, avais-je achevé la lecture de cette phrase qu’une sorte de lumière rassurante s’était répandue en mon cœur, en y dissipant toutes les ténèbres de l’incertitude. »



DIEU VOMIT LES TIEDES !

José a une illumination. Sa découverte de Dieu est moins intellectuelle qu’Augustin. Pour autant, il se rattrape en prison. Il aura la culture et l’énergie. Lors de l’examen de son dossiers aux Capucins, il y a l’évidence de sa force intérieure : « Il semble avoir acquis une énorme culture pendant sa détention, mais la base ?…Qu’est-ce que la base nous cherchons si ce n’est la passion, l’engagement, l’énergie… « Dieu vomit les tièdes », cette phrase est choquante, mais elle est plus vraie que jamais ! « 

Mais juste avant, c’est avec Augustin qu’il rentre en contact avec le Père Fromenger : « Tolle et lege. Prends et lis. Avant sa conversion, Augustin, il était athée, et l’église l’a accepté à l’époque. Pourquoi ? Parce qu’il avait la foi, l’énergie. Vous, aujourd’hui, tout ce que vous acceptez c’est l’ordre des choses. Les vrais paris, les vrais risques, vous ne les prenez jamais ! Ça, la brebis égarée, vous n’allez jamais la chercher, vous ! Vous préférez nous laisser seuls avec les loups ! »



José va droit. Tout droit. Même si les autres pensent qu’il se trompe, que la direction vraie est de l’autre côté, sur l’autre rive. La vérité sera au bout. L’essentiel est d’avancer, de mettre un pied devant l’autre, sans tourner en rond : « en taule, on ne marche pas, on tourne en rond ! On fait les cent pas. Je vais y aller à pieds, c’est cool !
-Toulouse… c’est pas de ce côté ! « 

L’ESPRIT PLUTÔT QUE LA FORCE

Augustin posait le problème de la connaissance vraie dans l’âme. Comment l’expliquer ? La vérité se trouve dans la raison et au-dessus de la raison. José cherche à rentrer aussi dans la vérité, la vérité du monde et des êtres : « Si nous sommes parmi vous, c’est parce qu’ici c’est le monde vrai, le lieu de tous et de chacun, et parce que le monde, c’est vous, c’est nous aussi. Avant d’être ici, moi, je suis passé par d’autres espaces collectifs, la cité, la prison. Ce ne sont pas les espaces de tous et de chacun. Vous savez pourquoi ? Parce que c’est la force qui règne ! Ça c’est une autre vision de la vie ! C’est ça que vous préférez ? Le lieu de la relégation des pauvres, le lieu de l’arbitraire de la loi. Et moi, vous me mettez où ? Quelle place vous m’accordez ? Nous sommes venus ici justement pour ne pas nous exclure du monde, de sa réalité. Pour être à son écoute, pour nous laisser envahir par elle. Qu’est-ce qui va nous arriver si la réalité se retire dès que nous tentons de l’approcher. Nous aussi nous sommes le monde, avec nos erreurs, nos peurs. »



A FORCE D’ANGELISME, ON NE SUPPORTE PLUS LA REALITE !

Tout devient extraordinaire. Il repense le geste simple, le plaisir d’étaler une confiture, mais si celle-ci est à moitié pourrie et qu’il n’y a pas de chauffage : « Vous vous attendiez à quoi ? A un quatre étoiles ? Excusez-moi, mais ça fait huit ans que moi, mes Noëls, je les passe entre quatre murs et une barquette plastifiée et un petit colis de la Croix-Rouge. Le seul cadeau que j’ai reçu, c’est une balle, une petite balle de 9 mm, cadeau de la femme du russe, pour me dire qu’elle ne m’oubliait pas. Là, c’est le premier Noël que je peux passer dehors, libre, depuis huit ans. Avec votre caprice d’enfant gâté, vous êtes en train de tout gâcher. .. – José a raison. A force d’angélisme, on ne supporte plus la réalité. »  

Jacky Lavauzelle