Archives par mot-clé : cheveux

CONSOLATION CAPILLAIRE- Utjeha kose – Poème de Antun Gustav Matoš

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Antun Gustav Matoš
LITTERATURE CROATE

Antun Gustav Matoš Jacky Lavauzelle
John Everett Millais – Ophelia

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Antun Gustav Matoš Trad Jacky Lavauzelle







 

Poésie Croate
Poème Croate
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Traduction Jacky Lavauzelle




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Utjeha kose
Consolation Capillaire
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Antun Gustav Matoš
13 juin 1873  Tovarnik –  17 mars 1914  Zagreb

Antun Gustav Matoš Trad Jacky Lavauzelle

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Gledo sam te sinoć. U snu. Tužan. Mrtvu.
Je te regardais la nuit dernière. Dans mon rêve. Morte.
U dvorani kobnoj, u idili cvijeća,
Dans la salle mortuaire, au milieu de fleurs idylliques,
Na visokom odru, u agoniji svijeća,
Surélevée, dans l’agonie des bougies,
Gotov da ti predam život kao žrtvu.
Prêt, j’étais prêt à te donner ma vie en sacrifice.

*

 Nisam plako. Nisam. Zapanjen sam stao
Je ne pleurais pas. Non, je ne pleurais pas. Surpris
  U dvorani kobnoj, punoj smrti krasne,
Dans la salle funéraire, emplie de ta belle mort,
 Sumnjajući da su tamne oči jasne
Arguant que tes yeux sombres étaient clairs auparavant
Odakle mi nekad bolji život sjao.
Par où je vis scintiller une vie meilleure.

*

 Sve baš, sve je mrtvo: oči dah i ruke,
Tout est mort : les yeux et les mains,
 Sve što očajanjem htjedoh da oživim
Tout ce que je voulais, c’était revivre par désespoir
  U slijepoj stravi i u strasti muke,
Cette passion aveugle et passionnée,

*

 U dvorani kobnoj, mislima u sivim.
Dans la salle funéraire, mes pensées sombraient grises.
 Samo kosa tvoja još je bila živa,
Seuls tes cheveux étaient encore vivants,
 Pa mi reče: — Miruj! U smrti se sniva.
Et ils me susurrèrent : « Paix ! Le rêve continue dans la mort ! »

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Napisano u veljači 1906. u Beogradu
Ecrit en février 1906 à Belgrade

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Antun Gustav Matoš
LITTERATURE CROATE

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LES CHEVEUX & LA MORT

L’âme qui vit dans les cheveux

Une âme, un souffle, un cœur, vivaient dans ces cheveux,
Puisqu’ils étaient songeurs, animés et sensibles.
Moi, le voyant, j’ai lu de bizarres aveux
Dans le miroitement de leurs yeux invisibles.

La voix morte du spectre à travers son linceul,
Le verbe du silence au fond de l’air nocturne,
Ils l’avaient ! voix unique au monde, que moi seul
J’entendais résonner dans mon cœur taciturne.

Avec la clarté blanche et rose de sa peau
Ils contrastaient ainsi que l’aurore avec l’ombre ;
Quand ils flottaient, c’était le funèbre drapeau
Que son spleen arborait à sa figure sombre.

Maurice Rollinat
Les Cheveux
(Extrait)
Le Parnasse contemporain  : Recueil de vers nouveaux
1876
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Quand vos cheveux seront redevenus poussière

Quand vos cheveux seront redevenus poussière,
Quand la Mort, l’indomptable et terrible Coursière,
Vous aura remportée au pays des Élus,
Quand vous ne verrez plus, quand vous n’entendrez plus,
Quand la tombe sur vous aura muré sa porte,
Je vous le dis encor, vous ne serez pas morte !
Vous vivrez dans mes vers éclatants qui seront
La confirmation juste de votre front,
Ô vous mon plus beau rêve et ma plus belle femme !
Dans ces chants qui seront les plus purs de mon âme,
Et dans le souvenir lyrique des derniers
Adorateurs du rêve ardent que vous niez,
Et qui longtemps après célébreront vos charmes,
Quand mes yeux en seront encor remplis de larmes.
Adelphe Froger
À genoux
Editions Alphonse Lemerre, 

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Antun Gustav Matoš Trad Jacky Lavauzelle

CONTRE LES VÊTEMENTS THE PROPHET KHALIL GIBRAN LE PROPHETE X CLOTHES

contre-les-vetements-khalil-gibran-clothes-artgitato-the-prophet-le-propheteCONTRE LES VÊTEMENTS
The Prophet
 CLOTHES
Le Prophète

The Prophet X
KHALIL GIBRAN
Littérature Libanaise
Lebanese literature
le-prophete-khalil-gibran-fred-holland-day-1898Photographie de Fred Holland Day
1898





جبران خليل جبران
Gibran Khalil Gibran
1883–1931
le-prophete-khalil-gibran-the-prophete-n

Traduction Jacky Lavauzelle

 

THE PROPHET X
CLOTHES
CONTRE LES VÊTEMENTS

1923




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The Prophet
Contre les vêtements

contre-les-vetements-khalil-gibran-clothes-artgitato-the-prophet-le-prophete

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And the weaver said, « Speak to us of Clothes. »
Et le tisserand dit : «Parle-nous des vêtements. »

And he answered:
Et il répondit :

Your clothes conceal much of your beauty, yet they hide not the unbeautiful.
Vos vêtements cachent une grande partie de votre beauté, mais ils ne cachent pas le laid.

And though you seek in garments the freedom of privacy you may find in them a harness and a chain.
Et si vous cherchez dans les vêtements de la liberté de votre intimité, vous pouvez trouver en eux un harnais et une chaîne.

Would that you could meet the sun and the wind with more of your skin and less of your raiment,
Quel plaisir de rencontrer le soleil et le vent avec plus de votre peau et moins de votre vêtement,

For the breath of life is in the sunlight and the hand of life is in the wind.
En effet, le souffle de la vie est dans la lumière du soleil et la main de la vie est dans le vent.

Some of you say, « It is the north wind who has woven the clothes to wear. »
Certains d’entre vous disent: «C’est le vent du nord qui a filé les vêtements que nous portons. »

But shame was his loom, and the softening of the sinews was his thread.
Mais la honte était son métier à tisser, et le ramollissement du nerf son fil.

And when his work was done he laughed in the forest.
Et quand son travail a été fait, il se mit à rire dans la forêt.

Forget not that modesty is for a shield against the eye of the unclean.
N’oubliez pas que la pudeur est un bouclier contre l’œil de l’impur.

And when the unclean shall be no more, what were modesty but a fetter and a fouling of the mind?
Et quand l’impur ne sera plus, que sera la pudeur sinon une entrave et un encrassement de l’esprit ?

And forget not that the earth delights to feel your bare feet and the winds long to play with your hair.
Et n’oubliez pas que la terre se plaît à sentir vos pieds nus et les vents à jouer avec vos cheveux.

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Khalil Gibran
Contre les Vêtements

He remembers forgotten beauty Poème de Yeats (1899)- Il se souvient de la beauté oubliée

ARTGITATO

William Butler Yeats
Irish poet – Poète Irlandais
English literature English poetry
Littérature Anglaise – Poésie Anglaise


HE REMEMBERS FORGOTTEN BEAUTY

 

YEATS
1865-1939

[the wind among the reeds- 1899]


He remembers forgotten beauty
poem
Il se souvient de la beauté oubliée

1899

When my arms wrap you round I press
Lorsque j’enroule mes bras autour de toi, je presse
My heart upon the loveliness
Mon cœur sur la beauté
That has long faded from the world;
Qui depuis longtemps a disparu du monde ;
The jewelled crowns that kings have hurled
Ces joyaux des couronnes que les rois ont jetés
In shadowy pools, when armies fled;
Dans de noirs étangs, quand leurs armées s’enfuyaient ;
The love-tales wrought with silken thread
Ces contes d’amour forgés avec du fil de soie
By dreaming ladies upon cloth
Par des dames rêvant sur des tissus
That has made fat the murderous moth;




Qui ont nourri ensuite la mite meurtrière ;
The roses that of old time were
Ces roses qui autrefois étaient
Woven by ladies in their hair,
Tissées par les ladies dans leurs cheveux,
The dew-cold lilies ladies bore
Ces lys rafraîchis par la rosée que nos ladies portaient
Through many a sacred corridor
À travers de nombreux couloirs sacrés
Where such grey clouds of incense rose
Lorsque de tels nuages gris émanaient de l’encens rose
That only God’s eyes did not close:
Tels que les yeux de Dieu jamais ne se fermaient :
For that pale breast and lingering hand
Pour que cette pâle poitrine et cette main persistante
Come from a more dream-heavy land,
Viennent d’une terre plus pleine de lourds rêves,
A more dream-heavy hour than this;
D’une heure de plus lourds rêves que cela ;
And when you sigh from kiss to kiss
Et lorsque tu soupires de mes baisers
I hear white Beauty sighing, too,
Je l’entends soupirer cette blanche beauté, aussi,




For hours when all must fade like dew,
A ces heures qui vont disparaître comme la rosée,
But flame on flame, and deep on deep,
Mais flamme sur flamme, et profondeur  sur profondeur,




Throne over throne where in half sleep,
Trône sur Trône où, dans un demi-sommeil,
Their swords upon their iron knees,
Leurs épées sur leurs genoux de fer,
Brood her high lonely mysteries.
Pensent ses grands mystères solitaires.

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Traduction Jacky Lavauzelle
ARTGITATO
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He remembers forgotten beauty Yeats 1899

THE FOLLY OF BEING COMFORTED Yeats Texte Bilingue – LA FOLIE D’ÊTRE RECONFORTE – VERSIONS 1902 & 1933

ARTGITATO

William Butler Yeats
Irish poet – Poète Irlandais
English literature English poetry
Littérature Anglaise – Poésie Anglaise
The Folly of Being Comforted Yeats 1904
VERSION 1902 & VERSION 1933

 

the folly of being comforted yeats Traduction Artgitato & Texte anglais

YEATS
1865-1939

[In the Seven Woods- 1904]

TRADUCTION JACKY LAVAUZELLE


THE FOLLY OF BEING COMFORTED
poem
La Folie d’être réconforté
[Poème]

VERSION 1902

 One that is ever kind said yesterday:  
Une femme qui a toujours été bienveillante m’a déclaré hier:
“Your well beloved’s hair has threads of grey, 
« Les cheveux de votre bien-aimée ont des fils gris,
And little shadows come about her eyes; 
Et de petites ombres apparaissent autour de ses yeux;
Time can but make it easier to be wise,  
Le temps ne peut que rendre plus facile d’être sage,
Though now it’s hard, till trouble is at an end;    




Bien que maintenant ce soit difficile, jusqu’à ce que ce que le trouble se termine ;
And so be patient, be wise and patient, friend.”  
Mais sois patient, sois sage et patient, ami. « 
But heart, there is no comfort, not a grain; 
Mais pour le cœur, il n’y a pas de réconfort, pas un grain;
Time can but make her beauty over again:
 Le temps peut faire que sa beauté renaisse :
 Because of that great nobleness of hers; 
En raison de cette grande noblesse qui est la sienne;
The fire that stirs about her, when she stirs     
Le feu qu’elle suscite autour d’elle, quand elle se meut,
Burns but more clearly. O she had not these ways,  
N’en brûlera que plus clairement. O elle n’avait pas ces manières
When all the wild Summer was in her gaze.  





Quand toute l’ardeur de l’été était dans son regard.
O heart! O heart! If she’d but turn her head,
cœur! O cœur! Si elle tournait la tête,
You’d know the folly of being comforted.
Tu saurais la folie d’être réconforté.

——

VERSION 1933

 One that is ever kind said yesterday:  
Une femme qui a toujours été bienveillante m’a déclaré hier:
“Your well beloved’s hair has threads of grey, 
« Les cheveux de votre bien-aimée ont des fils gris,
And little shadows come about her eyes; 
Et de petites ombres apparaissent autour de ses yeux;
Time can but make it easier to be wise,  
Le temps ne peut que rendre plus facile d’être sage,
Though now it seems impossible, and so
Bien que maintenant cela semble impossible, et ainsi 
All that you need is patience.’
Tout ce dont vous avez besoin : c’est la patience. « 
     Heart cries, `No,




Le cœur crie : `Non,
I have not a crumb of comfort, not a grain.
Je n’ai pas une miette deconfort, pas un grain.
Time can but make her beauty over again:
Le temps peut faire que sa beauté renaisse :
Because of that great nobleness of hers




En raison de cette grande noblesse qui est la sienne
The fire that stirs about her, when she stirs,
Le feu qu’elle suscite autour d’elle, quand elle se meut,
Burns but more clearly. O she had not these ways
N’en brûlera que plus clairement. O elle n’avait pas ces manières
When all the wild summer was in her gaze.’




Quand toute l’ardeur de l’été était dans son regard. »

O heart! O heart! If she’d but turn her head,
cœur! O cœur! Si elle tournait la tête,
You’d know the folly of being comforted.
Tu saurais la folie d’être réconforté.

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Traduction Jacky Lavauzelle
ARTGITATO
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the foly of being comforted Yeats 1904

THE SONG OF WANDERING AENGUS Yeats Texte & Traduction- La Chanson d’Aengus l’Errant

 

ARTGITATO

William Butler Yeats
Irish poet – Poète Irlandais
English literature English poetry
Littérature Anglaise – Poésie Anglaise

 

The Song of Wandering aengus Yeats Traduction Artgitato & Texte anglais

YEATS
1865-1939

[The Wind Among The Reeds – 1899]


THE SONG OF WANDERING AENGUS
poem
La Chanson d’Aengus l’Errant
[Poème]

 

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I went out to the hazel wood,
Je suis sorti au bois de noisetiers,
Because a fire was in my head,
Car un feu était dans ma tête,
And cut and peeled a hazel wand,
Et j’ai coupé et pelé une baguette de noisetier,
And hooked a berry to a thread;
Et puis accroché une baie à un fil ;
And when white moths were on the wing,
Et quand les papillons blancs s’envolèrent,
And moth-like stars were flickering out,
Et ce fut comme si les étoiles vacillaient,
I dropped the berry in a stream
Je laissai tomber la baie dans un ruisseau
And caught a little silver trout.
Et je pris alors une petite truite argentée.

When I had laid it on the floor
Quand je l’eus posé sur le sol
I went to blow the fire a-flame,
Je suis allé souffler sur le feu,
But something rustled on the floor,
Mais quelque chose bruissait au sol,
And someone called me by my name:
Et quelqu’un m’appela par mon nom:
It had become a glimmering girl
La truite était devenue une fille scintillante
With apple blossom in her hair
Avec une fleur de pommier dans ses cheveux
Who called me by my name and ran
Qui m’appela par mon nom puis couru
And faded through the brightening air.
Et disparu dans l’air illuminé.

Though I am old with wandering
Bien que je sois devenu un vieil errant
Through hollow lands and hilly lands,
Traversant les terres plates et les terres vallonnées,
I will find out where she has gone,
Je veux savoir où elle a disparu,
And kiss her lips and take her hands;
Et embrasser ses lèvres et lui prendre les mains ;
And walk among long dappled grass,
Et marcher dans les hautes herbes fleuries,
And pluck till time and times are done,
Et cueillir désormais jusqu’à la fin des temps,
The silver apples of the moon,
Les pommes d’argent de la lune,
The golden apples of the sun.
Les pommes d’or du soleil.

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Traduction Jacky Lavauzelle
ARTGITATO
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The Song of Wandering Aengus Yeats

HE BIDS HIS BELOVED BE AT PEACE Yeats -Texte & Traduction – Il demande à sa bien-aimée d’être en paix

ARTGITATO

William Butler Yeats
English literature English poetry
Littérature Anglaise – Poésie Anglaise

 

YEATS
1865-1939

[The Wind Among The Reeds –  1899]


HE BIDS HIS BELOVED BE AT PEACE
poem
Il demande à sa bien-aimée d’être en paix
[Poème]

He Bids His Beloved Be At Peace Yeats Traduction Artgitato & Texte anglais

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I hear the Shadowy Horses, their long manes a-shake,
J’entends les Chevaux des Ombres, leurs longues crinières qui s’agitent,
Their hoofs heavy with tumult, their eyes glimmering
white;
Leurs sabots lourds dans le tumulte, leurs yeux scintillants
blancs ;
The North unfolds above them clinging, creeping
night,
Le Nord se déroule au-dessus d’eux accrochant la nuit qui s’étend,
The East her hidden joy before the morning break,
L’Est et ses joies masquées avant la rupture matinale
The West weeps in pale dew and sighs passing away,
L’Ouest pleure en pâle rosée et disparaît dans un soupir,
The South is pouring down roses of crimson fire:
Le Sud déverse les roses pourpres en feu :
 O vanity of Sleep, Hope, Dream, endless Desire,
Ô vanité de Sommeil, d’Espoir, de Rêve, de Désir sans fin,
The Horses of Disaster plunge in the heavy clay:
Les Chevaux du Désastre s’enfoncent dans le lourd argile :
Beloved, let your eyes half close, and your heart beat
Bien-aimée, laisse tes yeux mi-clos, et ton cœur battre
Over my heart, and your hair fall over my breast,
Sur mon cœur, et tes cheveux tomber sur ma poitrine,
Drowning love’s lonely hour in deep twilight of rest,
Noyant l’heure solitaire de l’amour dans un profond crépuscule de repos,
And hiding their tossing manes and their tumultuous
feet.
Et cachant ces crinières déchaînées et leurs tumultueux sabots.

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Traduction Jacky Lavauzelle
ARTGITATO
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He bids his beloved be at peace Yeats

Peinaba al sol Belisa sus Cabellos DE LUIS DE GONGORA Texte et Traduction

Luis de Góngora y Argote
Literatura
española – Littérature Espagnole
Siècle d’or espagnol -Siglo de Oro 

 

Luis de Góngora y Argote
1561-1627

Sonetos – Sonnets

Peinaba al sol Belisa sus Cabellos
1620

Peinaba al sol Belisa sus cabellos Luis de Góngora y Argote Artgitato Soneto Sonnet

 

Peinaba al sol Belisa sus cabellos

Bélise peignait ses cheveux au soleil

Peinaba al sol Belisa sus cabellos
Bélise peignait ses cheveux au soleil
con peine de marfil, con mano bella,
avec un peigne en ivoire, de sa belle main,
mas no se parecía el peine en ella
mais le peigne se voyait moins
como se escurecía el sol en ellos.
que le soleil qui se ternissait en eux.

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En cuanto, pues, estuvo sin cogellos,
Comme, ensuite, elle les fit retomber,
 el cristal solo, cuyo margen huella,
le seul cristal, dont les marges laissaient les empreintes,
bebía de una y otra dulce estrella
buvait d’une douce étoile et puis d’autres,
en tinieblas de oro rayos bellos.
en ténèbres d’or, les splendides rayons.

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Fileno en tanto, no sin armonía, 
Philène pourtant, non sans harmonie,
las horas acusando, así invocaba 
se plaignant des heures,  invoquait
la segunda deidad del tercer cielo:
la seconde divinité du troisième ciel :

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«Ociosa, Amor, será la dicha mía,
« Amour, la joie serait mienne,
si lo que debo a plumas de tu aljaba
si ce que je dois aux plumes de ton carquois
no lo fomentan plumas de tu vuelo».
n’encourageaient les plumes de ton vol. « 

 

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Traduction Jacky Lavauzelle
ARTGITATO
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