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DOM CASMURRO Capítulo VII CHAPITRE DONA GLORIA

DONA GLORIA
DOM CASMURRO MACHADO DE ASSIS

L’Œuvre de Joaquim Maria Machado de Assis

Poema & Prosa de Machado de Assis




Dom Casmurro Machado de Assis

Littérature Brésilienne
Literatura Brasileira

Joaquim Maria Machado de Assis
 Rio de Janeiro 1839 – 1908 Rio de Janeiro


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L’Œuvre de Machado de Assis

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DONA GLORIA
Dom Casmurro Machado de Assis

 DOM CASMURRO
VII
Roman – Romance

1899

Traduction Jacky Lavauzelle

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dom-casmurro-machado-de-assis-artgitato-joaquin-sorolla-paseo-par-la-playa-1909-museo-sorolla-madridJoaquin Sorolla
Paseo par la playa
1909
Museo Sorolla Madrid

 

Capítulo VII – Septième Chapitre

DONA GLORIA




Minha mãe era boa criatura.
Ma mère était une bonne créature.
Quando lhe morreu o marido, Pedro de Albuquerque Santiago, contava trinta e um anos de idade, e podia voltar para Itaguaí.
Quand son mari, Pedro de Albuquerque Santiago, est mort, elle avait trente et un ans, et aurait pu revenir à Itaguai.
Não quis; 
Elle ne voulait pas ;
preferiu ficar perto da igreja em que meu pai fora sepultado.
elle préféra rester près de l’église où mon père a été enterré.
Vendeu a fazendola e os escravos, comprou alguns que pôs ao ganho ou alugou, uma dúzia de prédios, certo número de apólices, e deixou-se estar na casa de Mata, onde vivera os dois últimos anos de casada. 
Elle vendit la fazenda et les esclaves, elle en acheta certains pour les faire travailler ou les louer, elle acheta aussi une douzaine de bâtiments, un certain nombre de titres de rente, et le droit de rester dans la maison de Matacavalos, où elle avait vécu ses deux dernières années de mariage.
Era filha de uma senhora mineira, descendente de outra paulista, a família Fernandes.
 Elle était la fille d’une dame du Minas, qui descendait de São Paulo, la famille Fernandes.

Ora, pois, naquele ano da graça de 1857, D. Maria da Glória Fernandes Santiago contava quarenta e dois anos de idade.
Mais depuis cette année de grâce 1857, Dona Maria da Gloria Fernandes Santiago était âgée alors de quarante-deux ans.
Era ainda bonita e moça, mas teimava em esconder os saldos da juventude, por mais que a natureza quisesse preservá-la da ação do tempo.
Elle était encore belle et jeune, mais elle insistait pour cacher les restes de la jeunesse, bien que la nature ait bien voulu la préserver des intempéries.
Vivia metida em um eterno vestido escuro, sem adornos, com um xale preto, dobrado em triângulo e abrochado ao peito por um camafeu.
Elle vivait cachée dans une éternelle robe sombre, sans fioritures, avec un châle noir, plié en triangle et fixé sur la poitrine par un camée.
Os cabelos, em bandós, eram apanhados sobre a nuca por um velho pente de tartaruga;
Les cheveux, en masse, étaient capturés sur le cou par un vieux peigne d’écaille ;
alguma vez trazia a touca branca de folhos.
parfois, elle portait une coiffe blanche à volants.
Lidava assim, com os seus sapatos de cordovão rasos e surdos, a um lado e outro, vendo e guiand todos da casa inteira, desde manhã até à noite.
Elle déambulait en silence aussi avec des chaussures de cuir au talon plat ici et là, de voir et dirigeant ainsi toute toute la maison, du matin au soir.
 

Tenho ali na parede o retrato dela, ao lado do marido, tais quais na outra casa.
J’ai là, sur le mur, un portrait d’elle, auprès de son mari, comme dans l’autre maison.
A pintura escureceu muito, mas ainda dá idéia de ambos.
Le tableau trop sombre avec le temps, nous permet toutefois de toujours avoir une idée de cette époque.
Não me lembra nada dele, a não ser vagamente que era alto e usava cabeleira grande;
Je ne me rappelle rien de lui, sauf vaguement qu’il était grand et portait ses cheveux longs ;
o retrato mostra uns olhos redondos, que me acompanham para todos os lados, efeito da pintura que me assombrava em pequeno.
Le portrait le montre avec des yeux ronds qui me suivent partout, et, enfant, cet effet me hantait terriblement.
O pescoço sai de uma gravata preta de muitas voltas, a cara é toda rapada, salvo um trechozinho pegado às orelhas.
Le cou sort d’une cravate noire aux nombreuses ramifications, le visage est impeccablement rasé, sauf pour les favoris qui tombent de ses oreilles.
O de minha mãe mostra que era linda.
Comme ma mère était belle.
Contava então vinte anos, e tinha uma flor entre os dedos.
Elle avait vingt ans, et tenait une fleur entre ses doigts.
No painel parece oferecer a flor ao marido.
Sur le panneau, elle semble offrir la fleur à son mari.
O que se lê na cara de ambos é que, se a felicidade conjugal pode ser comparada à sorte grande, eles a tiraram no bilhete comprado de sociedade.
Ce qui se lit, c’est certain, sur les deux visages, si le bonheur conjugal peut être comparé à la bonne fortune, c’est que les deux avaient gagné le gros lot, indiscutablement.













Concluo que não se devem abolir as loterias.
J’en conclus qu’on devrait pas abolir les loteries.
Nenhum premiado as acusou ainda de imorais, como ninguém tachou de má a boceta de Pandora, por lhe ter ficado a esperança no fundo;
Aucun gagnant, du reste, ne les jugent immorales, comme aucun n’a cloué la boite de Pandore, qui a pourtant laissé, au fond, l’espérance ;
em alguma parte há de ela ficar.
elle se doit bien d’être quelque part.
Aqui os tenho aos dois bem casados de outrora, os bem-amados, os bem-aventurados, que se foram desta para a outra vida, continuar um sonho provavelmente. 
Ici, je les ai tous les deux, les mariés satisfaits, les amoureux, les bienheureux, qui sont passés à une autre vie, pour continuer un rêve sans doute.
Quando a loteria e Pandora me aborrecem, ergo os olhos para eles, e esqueço os bilhetes brancos e a boceta fatídica.
Lorsque la loterie et Pandore me fatiguent, je les regarde, et j’en oublie les billets blancs et la boîte fatidique.
São retratos que valem por originais. 
Ce sont des portraits tellement vivants.
O de minha mãe, estendendo a flor ao marido, parece dizer: 
Ma mère, qui tient la fleur à son mari, semble dire :
« Sou toda sua, meu guapo cavalheiro! »
«Je suis toute à toi, mon gentilhomme ! »
O de meu pai, olhando para a gente, faz este comentário: 
Mon père, en nous regardant, fait ce commentaire : 
« Vejam como esta moça me quer… »
« Voyez donc comment cette fille me désire… »
Se padeceram moléstias, não sei, como não sei se tiveram desgostos:
S’ils ont souffert de maladies, je ne sais pas ; ni s’ils ont eu des chagrins :
era criança e comecei por não ser nascido.
je n’étais qu’un enfant et avant ça, je n’étais même pas né.
Depois da morte dele, lembra-me que ela chorou muito;
Après sa mort à lui, je me rappelle qu’elle a beaucoup pleuré ;
mas aqui estão os retratos de ambos, sem que o encardido do tempo lhes tirasse a primeira expressão.
mais voici les photos des deux, sans que le temps crasseux n’enlève leur première expression.
São como fotografias instantâneas da felicidade.
Ce sont comme des instantanés de bonheur.

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DONA GLORIA
DOM CASMURRO MACHADO DE ASSIS

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dom-casmurro-machado-de-assis-la-denonciation-artgitato-victor-meirelles-de-lima-la-premiere-messe-au-bresil-1861Victor Meirelles de Lima
La Première messe au Brésil
A Primeira Missa no Brasil
1861
Museu Nacional de Belas Artes – MnBA
Rio de Janeiro

 

CALIGULA de SUETONE – Chapitre VI – De vita duodecim Caesarum libri VIII- SUETONE CALIGULA

 Caius Suetonius Tranquillus


De vita duodecim Caesarum libri VIII
litterarum – Littérature Latine
Suétone Caligula
suetonius caligula

Suetone Caligula artgitato De vita duodecim Caesarum libri VIII

Poeticam Latinam

Traduction Jacky Lavauzelle

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SUETONE
 Caius Suetonius Tranquillus
Vers 70 – Vers 122

VI

De vita duodecim Caesarum         libri VIII

CALIGULA

CHAPITRE VI

Tiberius_palermo Caligula Suetone

Vita Gai

LA RUMEUR D’UN RETABLISSEMENT DE GERMANICUS
– L’ABATTEMENT DES ROMAINS ET LE DEUIL PUBLIC

Romae quidem, cum ad primam famam ualitudinis attonita et maesta ciuitas sequentis nuntios opperiretur, et repente iam uesperi incertis auctoribus conualuisse tandem percrebruisset,
A Rome, dans la douleur et la consternation dès les premiers échos de sa maladie, tous les habitants étaient en attente d’autres nouvelles, et tout à coup, la nuit tombée, une rumeur douteuse annonça qu’il avait enfin récupéré,
passim cum luminibus et uictimis in Capitolium concursum est ac paene reuolsae templi fores, ne quid gestientis uota reddere moraretur,
au Capitole les romains arrivèrent avec des torches et des victimes et les portes du temple furent en partie arrachées tant leurs empressements à faire leurs vœux étaient grands,
expergefactus e somno Tiberius gratulantium uocibus atque undique concinentium:
Les réjouissances de la foule réveillèrent Tibère et tous unis dans le chant ils entonnèrent :

 » SALVA ROMA, SALVA PATRIA, SALVUS EST GERMANICUS ! »
« ROME EST SAUVE,  LA PATRIE EST SAUVE, GERMANICUS EST SAUF ! »

Et ut demum fato functum palam factum est, non solaciis ullis, non edictis inhiberi luctus publicus potuit durauitque etiam per festos Decembris mensis dies. 
Mais quand la foule apprit qu’il n’était plus, la douleur publique ne put être contenue et dura jusqu’aux fêtes du mois de décembre.
Auxit gloriam desideriumque defuncti et atrocitas insequentium temporum, cunctis nec temere opinantibus reuerentia eius ac metu repressam Tiberi saeuitiam, quae mox eruperit.
La renommée du défunt fut d’autant plus grande que furent horribles les temps qui suivirent, car son respect et son admiration catalysaient la cruauté de Tibère, cruauté qui éclata peu de temps après.

 

La Mort de Germanicus par Nicolas Poussin

 

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Traduction Jacky Lavauzelle
Artgitato
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