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DANTE ALIGHIERI : LE PURGATOIRE PURGATORIO CANTO I CHANT I

***

LA DIVINE COMEDIE – Divina Commedia
Traduction – Texte Bilingue
LITTERATURE ITALIENNE
Letteratura Italiana

DANTE ALIGHIERI
Firenze 1265 Florence – Ravenna 1321 Ravenne

Portrait de Dante de la Chapelle du Palais de Bargello Florence
Cappella del Podestà Firenze
attribué à Giotto di Bondone
Il ritratto di Dante in un’elaborazione grafica
Détail
& Representación artística del purgatorio
Représentation artistique du purgatoire

***********

Traduction  Traduzione Jacky Lavauzelle

——–



DANTE ALIGHIERI

LA DIVINE COMEDIE
Divina Commedia
1303 – 1321
LE PURGATOIRE
PURGATORIO

 

CANTO 1
CHANT 1

 ******

Per correr miglior acque alza le vele
A la recherche de meilleures eaux, elle hisse les voiles
 
omai la navicella del mio ingegno,
désormais de la nacelle de mon génie,
che lascia dietro a sé mar sì crudele;
laissant derrière lui une mer si cruelle ;

e canterò di quel secondo regno
et je chanterai ce second royaume
dove l’umano spirito si purga
d’où l’esprit humain se purifie
e di salire al ciel diventa degno.
et monte au ciel plus dignement.

Ma qui la morta poesì resurga,
Mais ici resurgit la poésie morte,
o sante Muse, poi che vostro sono;
  ô saintes Muses, car je suis à vous ;
e qui Calïopè alquanto surga,
  et que la belle voix Calliope s’entend légèrement,




seguitando il mio canto con quel suono
suivant mon chant avec cet air
di cui le Piche misere sentiro
dont les neuf Pies misérables de Piéros sentirent
 
lo colpo tal, che disperar perdono.
tant le coup, qu’elles désespérèrent d’être pardonnées.

Dolce color d’orïental zaffiro,
Douce couleur d’oriental saphir
che s’accoglieva nel sereno aspetto
qui s’accueillait dans une apparence sereine
  del mezzo, puro infino al primo giro,
de l’air, pur jusqu’au premier tour,




a li occhi miei ricominciò diletto,
à mes yeux recommencera le  plaisir,
 
tosto ch’io usci’ fuor de l’aura morta
 dès que je m’extirpai de l’air mort
 
che m’avea contristati li occhi e ’l petto.
qui m’avait noirci et mes yeux et mon cœur.

Lo bel pianeto che d’amar conforta
La belle planète qui d’aimer réconforte
faceva tutto rider l’orïente,
rendait joyeux la totalité de l’orient,
velando i Pesci ch’erano in sua scorta.
voilant la constellation des Poissons dans son escorte.

I’ mi volsi a man destra, e puosi mente
Je me suis tourné vers la droite, et j’ai fixé mon esprit
a l’altro polo, e vidi quattro stelle
 sur l’autre pôle, et je vis quatre étoiles
non viste mai fuor ch’a la prima gente.
jamais vues sauf des premiers regards d’Adam et d’Eve.

Goder pareva ’l ciel di lor fiammelle:
Le ciel de leurs flammes semblait se complaire :
oh settentrïonal vedovo sito,
 oh site veuf septentrional,
poi che privato se’ di mirar quelle!
puisque de les admirer tu ne peux !




Com’io da loro sguardo fui partito,
Comme je les quittai du regard,
un poco me volgendo a l’altro polo,
vers l’autre pôle me tournant légèrement,
 
là onde ’l Carro già era sparito,
 là où le chariot de la Grande Ourse avait disparu,




vidi presso di me un veglio solo,
je vis à côté de moi un vieillard seul,
  degno di tanta reverenza in vista,
digne de tant de respect dans son regard,
che più non dee a padre alcun figliuolo.
qu’aucun fils ne peut en donner plus à son père.

Lunga la barba e di pel bianco mista
Sa longue barbe légèrement blanchie
 
portava, a’ suoi capelli simigliante,
portait, comme pour ses cheveux,
 
de’ quai cadeva al petto doppia lista.
une double vague qui tombait sur sa poitrine.

Li raggi de le quattro luci sante
Les rayons des quatre saintes lumières
fregiavan sì la sua faccia di lume,
 ornaient tant son visage de lumière,
 
ch’i’ ’l vedea come ’l sol fosse davante.
que je le voyais comme s’il faisait face au soleil.

« Chi siete voi che contro al cieco fiume
« Qui êtes-vous, en affrontant l’aveugle rivière 
fuggita avete la pregione etterna? »,
 avez fui l’éternel cachot ?  »
 
diss’el, movendo quelle oneste piume.
dit-il, en ajustant ces vénérables plumes.

« Chi v’ ha guidati, o che vi fu lucerna,
« Qui vous a donc guidé, qui vous a éclairé de sa lampe,
 
uscendo fuor de la profonda notte
pour vous extirper de la profonde nuit
che sempre nera fa la valle inferna?
de ce noir qui toujours recouvre la vallée infernale ?




Son le leggi d’abisso così rotte?
Les lois de l’abîme sont-elles brisées ?
o è mutato in ciel novo consiglio,
Ou un nouveau règlement existe-t-il dans le ciel,
 che, dannati, venite a le mie grotte? ».
 Que, damnés, vous arriviez  ainsi à mes grottes ? ».

Lo duca mio allor mi diè di piglio,
Mon guide me saisit alors,
 
e con parole e con mani e con cenni
Et avec ses paroles, ses mains et ses gestes
reverenti mi fé le gambe e ’l ciglio.
de ma tête à mes genoux me rendit révérencieux.




Poscia rispuose lui: « Da me non venni:
Puis il répondit : « De moi-même, je ne suis pas venu :
  donna scese del ciel, per li cui prieghi
une dame [Béatrice] est venue du ciel, m’a supplié
de la mia compagnia costui sovvenni.
  de l’aider par ma compagnie.

Ma da ch’è tuo voler che più si spieghi
Mais comme tu veux comprendre
di nostra condizion com’ell’è vera,
notre condition, ce qu’elle est vraiment,
esser non puote il mio che a te si nieghi.
je ne serais te le refuser.

Questi non vide mai l’ultima sera;
Celui-là n’a jamais vu sa nuit dernière ;
ma per la sua follia le fu sì presso,
Mais par sa folie en était si proche,
che molto poco tempo a volger era.
et très peu de temps lui restait.




Sì com’io dissi, fui mandato ad esso
Oui comme je le disais, j’ai été envoyé
 
per lui campare; e non lì era altra via
afin de le sauver, et il n’y avait pas d’autres chemins
che questa per la quale i’ mi son messo.
que celui dans lequel je me suis engagé.

Mostrata ho lui tutta la gente ria;
Je lui ai montré toute la perdition humaine ;
e ora intendo mostrar quelli spirti
et maintenant j’ai l’intention de montrer les esprits
che purgan sé sotto la tua balìa.
Qui se purifie sous ta tutelle.




Com’io l’ ho tratto, saria lungo a dirti;
Comme je l’ai porté serait long à raconter ;
de l’alto scende virtù che m’aiuta
une vertu des hauteurs descend qui m’aide
conducerlo a vederti e a udirti.
A  le conduire à te voir et à t’entendre.

Or ti piaccia gradir la sua venuta:
Que tu veuilles accepter sa venue :
libertà va cercando, ch’è sì cara,
quêtant la liberté, qui lui est si chère,
 come sa chi per lei vita rifiuta.
 comme sait qui [Caton] refusa la vie pour elle.

Tu ’l sai, ché non ti fu per lei amara
Tu le sais, car elle ne fut pas amère
in Utica la morte, ove lasciasti
ta  mort à Utique, où tu quittas
 la vesta ch’al gran dì sarà sì chiara.
la veste qui sera brillante au grand jour.

Non son li editti etterni per noi guasti,
 Nous ne nous sommes pas détournés des édits éternels,
 ché questi vive e Minòs me non lega;
Depuis celui-ci vit, et Minos, le juge aux enfers, ne me lie pas ;
  ma son del cerchio ove son li occhi casti
Mais je suis de ce cercle où se trouvent les yeux chastes. 

di Marzia tua, che ’n vista ancor ti priega,
de ta conjointe Marcia, qui te regarde encore suppliante,
 
o santo petto, che per tua la tegni:
o sainte poitrine, pour qu’elle soit tienne :
 
per lo suo amore adunque a noi ti piega.
pour son amour, laisse-toi succomber.




Lasciane andar per li tuoi sette regni;
 Laisse-nous pénétrer dans tes sept royaumes ;
grazie riporterò di te a lei,
je demanderai grâce de toi à elle,
se d’esser mentovato là giù degni ».
s’il te sied d’être mentionné là-bas ».

« Marzïa piacque tanto a li occhi miei
« Marcia si heureuse à mes yeux
mentre ch’i’ fu’ di là », diss’elli allora,
Alors que j’étais sur terre», dit-il,
che quante grazie volse da me, fei.
 Que tout ce qu’elle voulait je le lui fis.

Or che di là dal mal fiume dimora,
Au-delà de la rivière du mal,
 
più muover non mi può, per quella legge
elle ne peut plus me toucher, par cette loi
forums.che fatta fu quando me n’usci’ fora.
qui a été faite quand de là-bas je suis sorti.

Ma se donna del ciel ti move e regge,
Mais si dame du ciel te meut et te régit,
 
come tu di’, non c’è mestier lusinghe:
Comme tu dis, la flatterie n’a pas sa place :
bastisi ben che per lei mi richegge.
il suffit que pour elle tu me pries.

Va dunque, e fa che tu costui ricinghe
Va donc, et tu devras le ceindre
d’un giunco schietto e che li lavi ’l viso,
d’un doux jonc, et lui laver le visage,
sì ch’ogne sucidume quindi stinghe;
pour que partent les stigmates ;




ché non si converria, l’occhio sorpriso
il ne conviendrait pas, l’œil surpris
  d’alcuna nebbia, andar dinanzi al primo
par quelques nuées, de se trouver au premier
ministro, ch’è di quei di paradiso.
ministère, de ceux du Paradis.

Questa isoletta intorno ad imo ad imo,
Le rivage de cette îlette,
 
là giù colà dove la batte l’onda,
là où l’onde bat,
porta di giunchi sovra ’l molle limo:
donne des joncs sur sa vase molle :

null’altra pianta che facesse fronda
Aucune autre plante portant frondaison
o indurasse, vi puote aver vita,
ou branchage, ne peut y vivre,
 però ch’a le percosse non seconda.
ne pouvant y supporter les chocs.

Poscia non sia di qua vostra reddita;
Par la suite ne faites pas retour ici ;
lo sol vi mosterrà, che surge omai,
Le soleil vous montrera, qui maintenant se lève,
prendere il monte a più lieve salita ».
l’ascension la plus facile de la montagne ». 

Così sparì; e io sù mi levai
Il disparu ; Je me suis levé
sanza parlare, e tutto mi ritrassi
Sans un mot, et je me suis rapproché
al duca mio, e li occhi a lui drizzai.
de mon guide et j’ai levé les yeux vers lui.

El cominciò: « Figliuol, segui i miei passi:
Et il commença: « Mon fils, suis mes pas :
volgianci in dietro, ché di qua dichina
Revenons sur nos pas, vois comme elle s’abaisse
questa pianura a’ suoi termini bassi ».
cette plaine sur sa partie inférieure ».

L’alba vinceva l’ora mattutina
L’aube gagnait l’heure matinale
che fuggia innanzi, sì che di lontano
qui fuyait, de sorte que de loin
conobbi il tremolar de la marina.
je reconnus le tremblement de la mer.

Noi andavam per lo solingo piano
Nous marchions dans la plaine solitaire
com’om che torna a la perduta strada,
comme celui qui retrouve la route perdue
che ’nfino ad essa li pare ire in vano.
et qui continue en vain.

Quando noi fummo là ’ve la rugiada
Quand nous nous trouvâmes là où la rosée
pugna col sole, per essere in parte
lutte avec le soleil, pour être en partie
dove, ad orezza, poco si dirada,
là où l’ombre tombe, qui peu à peu s’évapore,




ambo le mani in su l’erbetta sparte
ses deux mains sur l’herbe
soavemente ’l mio maestro pose:
doucement mon maître posa :
ond’io, che fui accorto di sua arte,
en comprenant la signification,

porsi ver’ lui le guance lagrimose;
je dirigeai vers lui mes joues pleines de larmes ;
  
ivi mi fece tutto discoverto
il me fit découvrir
quel color che l’inferno mi nascose.
cette couleur que l’enfer m’avait cachée.

Venimmo poi in sul lito diserto,
Puis arrivâmes sur le rivage désert,
che mai non vide navicar sue acque
qui n’a jamais encore vu naviguer sur ses eaux
omo, che di tornar sia poscia esperto.
aucun homme qui ne put revenir sur terre.

Quivi mi cinse sì com’altrui piacque:
Là, il me serra comme le souhaitait Caton :
oh maraviglia! ché qual elli scelse
ô merveille ! comme il choisit
l’umile pianta, cotal si rinacque
l’humble plante, et telle elle renaquit,

subitamente là onde l’avelse.
subitement là où il venait de la cueillir.

********************

*****

LES LUSIADES – OS LUSIADAS -Traduction du Poème de Luis de Camões – Livre I – Canto Primeiro – strophe 106- Verso 106

LES LUSIADES – OS LUSIADAS
LITTERATURE PORTUGAISE

literatura português

Luis de Camões
[1525-1580]

Tradução – Traduction
texto bilingue

Luis de Camoes Les Lusiades

 

Obra Poética

(1556)

LES LUSIADES

OS LUSIADAS

A Epopeia Portuguesa

 

CHANT I
Canto Primeiro

Traduction Jacky Lavauzelle

verso  106
Strophe 106

I-106

Image illustrative de l'article Vasco de Gama

Vasco de Gama

Vasco da Gama signature almirante.svg

No mar tanta tormenta, e tanto dano,
Sur la mer tant de tourments et tant de dommages,
 Tantas vezes a morte apercebida!
Tant de fois la mort approchée !
  Na terra tanta guerra, tanto engano,
Sur terre tant de guerres, tant de tromperies,
Tanta necessidade avorrecida!
Tant de fatalités !
Onde pode acolher-se um fraco humano,
Où peut donc se poser le faible humain,
Onde terá segura a curta vida,
Où est la terre qui garantira sa courte vie,
Que não se arme, e se indigne o Céu sereno
Sans que ne s’arme et ne s’indigne le Ciel serein
Contra um bicho da terra tão pequeno?
Contre un ver de terre si infime ?

Os lusiadas Le triomphe de la mort Brueguel The triumph of death

Fin du Chant I

Vasco de Gama par Gregorio Lopes

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Traduction Jacky Lavauzelle
ARTGITATO
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White_Fawn_Drawing Faon Diane

LES LUSIADES – OS LUSIADAS -Traduction du Poème de Luis de Camões – Livre I – Canto Primeiro – strophe 105- Verso 105

LES LUSIADES – OS LUSIADAS
LITTERATURE PORTUGAISE

literatura português

Luis de Camões
[1525-1580]

Tradução – Traduction
texto bilingue

Luis de Camoes Les Lusiades

 

Obra Poética

(1556)

LES LUSIADES

OS LUSIADAS

A Epopeia Portuguesa

 

CHANT I
Canto Primeiro

Traduction Jacky Lavauzelle

verso  105
Strophe 105

I-105

Image illustrative de l'article Vasco de Gama

Vasco de Gama

Vasco da Gama signature almirante.svg

O recado que trazem é de amigos,
Le message qu’ils apportent est amical,
Mas debaixo o veneno vem coberto;
Mais dessous le poison couve ;
Que os pensamentos eram de inimigos,
Car les pensées étaient inamicales
Segundo foi o engano descoberto.
Une seconde fois ,comme le stratagème le montra une fois découvert.
 Ó grandes e gravíssimos perigos!
O grands et terribles dangers !
Ó caminho de vida nunca certo:
O chemin de la vie jamais certain :
Que aonde a gente põe sua esperança,
Que là où l’homme a le plus d’espérance,
Tenha a vida tão pouca segurança!
La vie apporte si peu d’assurance !

Vasco de Gama par Gregorio Lopes

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Traduction Jacky Lavauzelle
ARTGITATO
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White_Fawn_Drawing Faon Diane

LES LUSIADES – OS LUSIADAS -Traduction du Poème de Luis de Camões – Livre I – Canto Primeiro – strophe 104- Verso 104

LES LUSIADES – OS LUSIADAS
LITTERATURE PORTUGAISE

literatura português

Luis de Camões
[1525-1580]

Tradução – Traduction
texto bilingue

Luis de Camoes Les Lusiades

 

Obra Poética

(1556)

LES LUSIADES

OS LUSIADAS

A Epopeia Portuguesa

 

CHANT I
Canto Primeiro

Traduction Jacky Lavauzelle

verso  104
Strophe 104

I-104

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Vasco de Gama

Vasco da Gama signature almirante.svg

E sendo a ela o Capitão chegado,
Enfin le Capitaine arriva,
  Estranhamente ledo, porque espera
Étrangement sereinpour attendre
De poder ver o povo batizado,
De voir ce peuple de baptisés,
Como o falso piloto lhe dissera,
Comme le faux pilote le lui avait dit ;
Eis vêm batéis da terra com recado
Voici que viennent des bateaux de terre avec un message
 Do Rei, que já sabia a gente que era:
Du Roi, qui savait déjà qui étaient ces gens :
 Que Baco muito de antes o avisara,
Car Bacchus depuis longtemps l’avait mis en garde,
Na forma doutro Mouro, que tomara.
Sous la forme d’un autre Maure.

Vasco de Gama par Gregorio Lopes

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Traduction Jacky Lavauzelle
ARTGITATO
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LES LUSIADES – OS LUSIADAS -Traduction du Poème de Luis de Camões – Livre I – Canto Primeiro – strophe 103- Verso 103

LES LUSIADES – OS LUSIADAS
LITTERATURE PORTUGAISE

literatura português

Luis de Camões
[1525-1580]

Tradução – Traduction
texto bilingue

Luis de Camoes Les Lusiades

 

Obra Poética

(1556)

LES LUSIADES

OS LUSIADAS

A Epopeia Portuguesa

 

CHANT I
Canto Primeiro

Traduction Jacky Lavauzelle

verso  103
Strophe 103

I-103

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Vasco de Gama

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Estava a ilha à terra tão chegada,
L’île se trouvait non loin de la terre,
 Que um estreito pequeno a dividia;
Qu’un petit estuaire divisait ;
Uma cidade nela situada,
Une ville sur celle-ci se dévoilait,
 Que na fronte do mar aparecia,
Du front de mer apparaissaient
  De nobres edifícios fabricada,
De nobles édifices,

Os lusiadas Les lusiades Mombaze Mombaça Camoes Canto I Chant I 103 Vasco de Gama artgitato traduction
Como por fora ao longe descobria,
Que de loin ils découvraient,
   Regida por um Rei de antiga idade:
Gouverné par un roi d’un âge bien avancé :
 Mombaça é o nome da ilha e da cidade.
Mombaze était le nom de l’île et de la ville.

Vasco de Gama par Gregorio Lopes

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Traduction Jacky Lavauzelle
ARTGITATO
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LES LUSIADES – OS LUSIADAS -Traduction du Poème de Luis de Camões – Livre I – Canto Primeiro – strophe 102- Verso 102

LES LUSIADES – OS LUSIADAS
LITTERATURE PORTUGAISE

literatura português

Luis de Camões
[1525-1580]

Tradução – Traduction
texto bilingue

Luis de Camoes Les Lusiades

 

Obra Poética

(1556)

LES LUSIADES

OS LUSIADAS

A Epopeia Portuguesa

 

CHANT I
Canto Primeiro

Traduction Jacky Lavauzelle

verso  102
Strophe 102

I-102

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Vasco de Gama

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Também nestas palavras lhe mentia,
Aussi, par ces mots, il mentait,
Como por regimento enfim levava,
Comme on le lui avait demandé,
Que aqui gente de Cristo não havia,
Ici, aucun Chrétien ne se trouvait,
Mas a que a Mahamede celebrava.
Mais juste ceux qui célébraient Mahomet.
O Capitão, que em tudo o Mouro cria,
Le Capitaine, qui, en tout écoutait le Maure,
Virando as velas, a ilha demandava;
Retourna les voiles, en direction de cette île ;
Mas, não querendo a Deusa guardadora,
Mais, la Déesse gardienne [Aphrodite] ne le voulant pas
Não entra pela barra, e surge fora.
Ils ne purent avancer et restèrent au loin.

Vasco de Gama par Gregorio Lopes

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Traduction Jacky Lavauzelle
ARTGITATO
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LES LUSIADES – OS LUSIADAS -Traduction du Poème de Luis de Camões – Livre I – Canto Primeiro – strophe 101- Verso 101

LES LUSIADES – OS LUSIADAS
LITTERATURE PORTUGAISE

literatura português

Luis de Camões
[1525-1580]

Tradução – Traduction
texto bilingue

Luis de Camoes Les Lusiades

 

Obra Poética

(1556)

LES LUSIADES

OS LUSIADAS

A Epopeia Portuguesa

 

CHANT I
Canto Primeiro

Traduction Jacky Lavauzelle

verso  101
Strophe 101

I-101

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Vasco de Gama

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Mas o malvado Mouro, não podendo
Mais le Maure, mal intentionné, ne pouvant pas
Tal determinação levar avante,
Finaliser sa grande détermination,
Outra maldade iníqua cometendo,
Un autre méfait inique décida,
Ainda em seu propósito constante,
Toujours dans son but inchangé,
  Lhe diz que, pois as águas discorrendo
Il lui dit que, comme les eaux étaient contraires
Os levaram por força por diante,
Et qu’ils étaient soumis à leurs forces,
Que outra ilha tem perto, cuja gente
Qu’une autre île à proximité se trouvait, dont les habitants
    Eram Cristãos com Mouros juntamente.
Étaient des Chrétiens qui vivaient avec des Maures.

Vasco de Gama par Gregorio Lopes

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Traduction Jacky Lavauzelle
ARTGITATO
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LES LUSIADES – OS LUSIADAS -Traduction du Poème de Luis de Camões – Livre I – Canto Primeiro – strophe 100- Verso 100

LES LUSIADES – OS LUSIADAS
LITTERATURE PORTUGAISE

literatura português

Luis de Camões
[1525-1580]

Tradução – Traduction
texto bilingue

Luis de Camoes Les Lusiades

 

Obra Poética

(1556)

LES LUSIADES

OS LUSIADAS

A Epopeia Portuguesa

 

CHANT I
Canto Primeiro

Traduction Jacky Lavauzelle

verso  100
Strophe 100

I-100

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Vasco de Gama

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Para lá se inclinava a leda frota;
Ainsi naviguait joyeusement l’armada ;
Mas a Deusa em Citere celebrada,
Mais la Déesse qu’à Cythère [Aphrodite] on célèbre,
Vendo como deixava a certa rota
Voyant qu’il quittait le droit chemin
Por ir buscar a morte não cuidada,
Pour aller vers une mort inattendue
Não consente que em terra tão remota
Ne voulait pas qu’en ces terres si éloignées

L'Embarquement_pour_Cythere Antoine_Watteau
Se perca a gente dela tanto amada.
Se perdent des braves tant aimés d’elle.
E com ventos contrários a desvia
Elle fit donc souffler des vents contraires
Donde o piloto falso a leva e guia. 

A cette île où le faux pilote voulait les diriger et les guider.

Vasco de Gama par Gregorio Lopes

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Traduction Jacky Lavauzelle
ARTGITATO
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LES LUSIADES – OS LUSIADAS -Traduction du Poème de Luis de Camões – Livre I – Canto Primeiro – strophe 99- Verso 99

LES LUSIADES – OS LUSIADAS
LITTERATURE PORTUGAISE

literatura português

Luis de Camões
[1525-1580]

Tradução – Traduction
texto bilingue

Luis de Camoes Les Lusiades

 

Obra Poética

(1556)

LES LUSIADES

OS LUSIADAS

A Epopeia Portuguesa

 

CHANT I
Canto Primeiro

Traduction Jacky Lavauzelle

verso  99
Strophe 99

I-99

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Vasco de Gama

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O mesmo o falso Mouro determina,
Bien entendu, le Maure sournois était bien déterminé,
Que o seguro Cristão lhe manda e pede;
A faire ce que le tranquille Chrétien lui demandait et exigeait ;
Que a ilha é possuída da malina
L’île était possédé par de dangereuses
Gente que segue o torpe Mahamede.
Personnes qui suivaient l’indigne Mahomet.

Kilwa Quíloa Quiloa archipèle Tanzanie Os Lusiadas Chant I 99 verso verset 99
Aqui o engano e morte lhe imagina,
C’est ici qu’il imaginait de les tromper et de les tuer,
Porque em poder e forças muito excede
Car en puissance et en force, elle dépassait de loin
A Moçambique esta ilha, que se chama
Le Mozambique, cette île qui est appelée
Quíloa, mui conhecida pela fama.
Quiloa, plus connue par la gloire.

Vasco de Gama par Gregorio Lopes

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Traduction Jacky Lavauzelle
ARTGITATO
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LES LUSIADES – OS LUSIADAS -Traduction du Poème de Luis de Camões – Livre I – Canto Primeiro – strophe 98- Verso 98

LES LUSIADES – OS LUSIADAS
LITTERATURE PORTUGAISE

literatura português

Luis de Camões
[1525-1580]

Tradução – Traduction
texto bilingue

Luis de Camoes Les Lusiades

 

Obra Poética

(1556)

LES LUSIADES

OS LUSIADAS

A Epopeia Portuguesa

 

CHANT I
Canto Primeiro

Traduction Jacky Lavauzelle

verso  98
Strophe 98

I-98

Image illustrative de l'article Vasco de Gama

Vasco de Gama

Vasco da Gama signature almirante.svg

E diz-lhe mais, com o falso pensamento
Et il lui dit encore, avec une pensée malveillante,
  Com que Sinon os Frígios enganou:
Comme Sinon trompant les Phrygiens :
Que perto está uma ilha, cujo assento
Que, tout à côté,  une île se trouvait
Povo antigo cristão sempre habitou.
Où des anciens chrétiens antiques vivaient depuis toujours.

RomanVirgile Sinon captif devant Priam et les murs de Troie
 O Capitão, que a tudo estava atento,
Le capitaine, qui écoutait tout ce qu’il lui disait,
Tanto com estas novas se alegrou,
Par ces nouvelles se réjouit fort,
  Que com dádivas grandes lhe rogava,
Par de beaux cadeaux, il lui demanda,
Que o leve à terra onde esta gente estava.
De le conduire sur la terre où ces gens se trouvaient.

Vasco de Gama par Gregorio Lopes

*********************
Traduction Jacky Lavauzelle
ARTGITATO
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