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FRANCOIS BOUCHER à la Casa-Museu Medeiros e Almeida – LISBONNE

LISBOA – LISBONNE





Casa-Museu Medeiros e Almeida François Boucher

Casa-Museu Medeiros e Almeida
Rua Rosa Araújo

Photo Jacky Lavauzelle

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FRANCOIS BOUCHER
29 septembre 1703 – 30 mai 1770

François Boucher par Gustav Lundberg 1741 Musée du Louvre Paris Wikipedia

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LA NAISSANCE D’ADONIS
&
LA MORT D’ADONIS
François Boucher
A LA
CASA-MUSEU
MEDEIROS E ALMEIDA

LA NAISSANCE D’ADONIS
O nascimento de Adonis
1733 – Paris

« C’est parmy les forests qu’a vescu mon Heros ;
C’est dans les bois qu’Amour a troublé son repos.
Ma Muse en sa faveur de Myrte s’est parée ;
J’ay voulu celebrer l’amant de Cytherée,
Adonis, dont la vie eut des termes si courts,
Qui fut pleuré des Ris, qui fut plaint des Amours.

Il semble estre formé pour le plaisir des yeux.
Qu’on ne nous vante point le ravisseur d’Helene,
Ny celuy qui jadis aymoit une ombre vaine,
Ny tant d’autres Heros fameux par leurs appas ;
Tous ont cedé le prix au fils de Cyniras. »

Jean de La Fontaine
Adonis

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LA MORT D’ADONIS
A morte de Adonis
1733 – Paris

 » Tous ensemble au Sanglier voudroient lancer leurs dards ;
Mais peut-estre Adonis en recevroit l’atteinte.
Du cruel animal ayant chassé la crainte,
En foule ils courent tous droit aux fiers assaillans :
Courez, courez, Chasseurs un peu trop tard vaillans ;
Destournez de vos noms un éternel reproche :
Vos efforts sont trop lents, déja le coup approche.
Que n’en ay-je oublié les funestes momens !
Pourquoy n’ont pas peri ces tristes monumens !
Faut-il qu’à nos neveux j’en raconte l’histoire !
Enfin de ces forests l’ornement et la gloire,
Le plus beau des mortels, l’amour de tous les yeux,
Par le vouloir du sort ensanglante ces lieux.
Le cruel animal s’enferre dans ses armes,
Et d’un coup aussi-tost il détruit mille charmes.
Ses derniers attentats ne sont pas impunis ;
Il sent son cœur percé de l’épieu d’Adonis,
Et, luy poussant au flanc sa defense cruelle,
Meurt, et porte en mourant une atteinte mortelle.
D’un sang impur et noir il purge l’Univers :
Ses yeux d’un somme dur sont pressez et couverts,
Il demeure plongé dans la nuit la plus noire,
Et le vainqueur à peine a connu sa victoire,
Joüi de la vengeance et goûté ses transports,
Qu’il sent un froid demon s’emparer de son corps.
De ses yeux si brillans la lumiere est esteinte,
On ne void plus l’éclat dont sa bouche estoit peinte,
On n’en void que les traits, et l’aveugle trespas
Parcourt tous les endroits où regnoient tant d’appas… »
Jean de La Fontaine
Adonis

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« Oh ! laisse-le en paix dans sa dégoûtante tanière : la beauté n’a rien à faire avec de tels monstres ; ne t’expose pas volontairement à ce danger ! Ceux qui prospèrent prennent conseil de leurs amis. Quand tu as nommé le sanglier, à ne te rien cacher, j’ai tremblé pour toi, et tout mon corps a frémi. »
CVII
« Bien plus, elle offre à mes regards le tableau d’un sanglier furieux ; sous ses défenses aiguës, je vois étendu sur le dos quelqu’un qui te ressemble, couvert de blessures, et dont le sang répandu sur les fleurs nouvelles les fait pencher de douleur et baisser la tête. »
CXI
William Shakespeare
VÉNUS ET ADONIS
Traduction par François Guizot .
Œuvres complètes de Shakespeare, Didier, 1863, tome 8

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LISBOA – LISBONNE





Casa-Museu Medeiros e Almeida François Boucher

Casa-Museu Medeiros e Almeida
Rua Rosa Araújo

Retour d’Egypte de la Sainte Famille en Galilée à la Casa-Museu Medeiros e Almeida

LISBOA – LISBONNE





Retour d'Egypte de la Sainte Famille en Galilée à la Casa-Museu Medeiros e Almeida

Casa-Museu Medeiros e Almeida
Rua Rosa Araújo

Photo Jacky Lavauzelle

 

Retour d’Egypte de la Sainte Famille en Galilée à la Casa-Museu Medeiros e Almeida




RETOUR D’EGYPTE
DE LA
SAINTE FAMILLE
A LA
CASA-MUSEU
MEDEIROS E ALMEIDA

Retour d’Egypte de la Sainte Famille en Galilée à la Casa-Museu Medeiros e Almeida
LE DEPART DE LA SAINTE FAMILLE EN EGYPTE

« Après leur départ, voici qu’un ange du Seigneur apparut à Joseph pendant son sommeil, et lui dit : « Levez-vous, prenez l’Enfant et sa mère, fuyez en Égypte, et n’en partez pas que je ne vous le dise ; car Hérode va rechercher l’Enfant pour le faire périr. Joseph se leva, et, la nuit même, prenant l’Enfant avec sa mère, il se retira en Égypte. Et il y resta jusqu’à la mort d’Hérode, afin que s’accomplît ce qu’avait dit le Seigneur par son Prophète : « J’ai rappelé mon fils de l’Égypte. » Alors Hérode, voyant que les Mages l’avaient trompé, entra dans une grande colère, et il fit tuer tous les enfants qui étaient dans Bethléem et dans les environs, depuis l’âge de deux ans et au-dessous, selon le temps dont il s’était enquis auprès des Mages. Alors fut accompli ce qu’avait annoncé le prophète Jérémie. « Une voix a été entendue dans Rama, des plaintes et des cris lamentables : Rachel pleurant ses enfants ; et elle ne veut pas être consolée, parce qu’ils ne sont plus. » »
Les Quatre Évangiles
saint Matthieu – Chapitre II
Traduction par Augustin Crampon
Editions Tolra et Haton – 1864

Retour d’Egypte de la Sainte Famille en Galilée à la Casa-Museu Medeiros e Almeida
LE RETOUR D’EGYPTE DE LA SAINTE FAMILLE

 « Hérode étant mort, voici qu’un ange du Seigneur apparut en songe à Joseph dans la terre d’Égypte, et lui dit : « Levez-vous, prenez l’Enfant et sa mère, et allez dans la terre d’Israël, car ceux qui en voulaient à la vie de l’Enfant sont morts. Joseph s’étant levé, prit l’Enfant et sa mère, et vint dans la terre d’Israël. Mais apprenant qu’Archélaüs régnait en Judée à la place d’Hérode, son père, il n’osa y aller, et, averti en songe, il se retira dans la Galilée et vint habiter une ville nommée Nazareth, afin que s’accomplit ce qu’avaient dit les prophètes : « Il sera appelé Nazaréen. »
Les Quatre Évangiles
saint Matthieu – Chapitre II
Traduction par Augustin Crampon
Editions Tolra et Haton – 1864

Retour d’Egypte de la Sainte Famille en Galilée à la Casa-Museu Medeiros e Almeida
LE RETOUR DE LA SAINTE FAMILLE
PAR LA PREMIERE ENCYCLOPEDIE

« Saint Matthieu dit que Jésus étant né à Bethléem de Juda, les Mages vinrent d’Orient à Jérusalem pour s’informer du lieu de sa naissance, le nommant roi des Juifs : ubi est qui natus est rex Judæorum ? qu’Hérode & toute la ville en furent alarmés ; mais que ce prince prenant le parti de dissimuler, fit assembler les principaux d’entre les prêtres, pour savoir d’eux où devait naître le Christ ; que les prêtres lui répondirent que c’était à Bethléem de Juda ; qu’Hérode laissa partir les Mages pour aller adorer le Messie nouveau né ; qu’il se contenta de leur demander avec instance de s’informer avec soin de tout ce qui concernait cet enfant, afin qu’étant lui-même instruit, il pût, disait-il, lui rendre aussi ses hommages ; mais que son dessein secret était de profiter de ce qu’il apprendrait, pour lui ôter plus sûrement la vie ; que les Mages, après avoir adoré Jésus-Christ, & lui avoir offert leurs présents, avertis par Dieu même, prirent pour s’en retourner une route différente de celle par laquelle ils étaient venus, évitant ainsi de reparaître à la cour d’Hérode ; que Joseph reçut par un ange l’ordre de se soustraire à la colère de ce prince en fuyant en Egypte avec sa famille ; qu’Hérode voyant enfin que les Mages lui avoient manqué de parole, fit tuer tous les enfants de Bethléem & des environs depuis l’âge de deux ans & au-dessous, selon le tems de l’apparition de l’étoile ; qu’après la mort de ce prince, Joseph eut ordre de retourner avec l’enfant & sa mère dans la terre d’Israël ; mais qu’ayant appris qu’Archelaüs fils d’Hérode, régnait dans la Judée, il craignit, & n’osa y aller demeurer ; de sorte que sur un songe qu’il eut la nuit, il résolut de se retirer en Galilée, & d’établir son séjour à Nazareth, afin que ce que les Prophètes avoient dit fût accompli, que Jésus serait nommé Nazaréen : & venit in terram Israel, audiens autem quod Archelaus regnaret in Judæâ pro Herode patre suo, timens illò ire, & admonitus somnis, secessit in partes Galileæ & veniens habitavit in civitate quod vocatur Nazareth, ut adimpleretur quod dictum est per Prophetas, quoniam Nazareus vocabitur. »
Charles de Jaucourt, Boucher d’Argis
Première Edition de L’Encyclopédie de 1751

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LA SAINTE FAMILLE
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LISBOA – LISBONNE





Retour d'Egypte de la Sainte Famille en Galilée à la Casa-Museu Medeiros e Almeida

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JAN VAN GOYEN à la Casa-Museu Medeiros e Almeida – LISBONNE

LISBOA – LISBONNE





Casa-Museu Medeiros e Almeida Jan van Goyen

Casa-Museu Medeiros e Almeida
Rua Rosa Araújo

Photo Jacky Lavauzelle

 




JAN VAN GOYEN
A LA
CASA-MUSEU
MEDEIROS E ALMEIDA

 

Gerard ter Broch
Jan van Goyen par Gerard ter Broch

JAN VAN GOYEN
(Leyde, 13 janvier 1596 – La Haye, 27 avril 1656)

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POUR QUELQUES FLORINS

« Mais les prix tout à fait dérisoires auxquels sont estimés la plupart de ces ouvrages et ceux auxquels ils sont adjugés dans les ventes publiques accusent tristement la réalité. Pour quelques florins on pouvait se procurer des toiles signées de J. Steen, de P. de Hooch, de Vermeer de Delft ou de paysagistes tels que Van Goyen, A. Van der Neer, J. Van Ruisdael, Hobbema et d’autres encore, tandis qu’un seul de leurs tableaux est souvent payé de nos jours plus cher que le total des gains que chacun d’eux a pu faire pendant toute son existence. Aussi, besogneux et délaissés de leurs contemporains, la plupart de ces peintres vivent et meurent misérables. Les plus avisés cherchent à s’assurer un gagne-pain en exerçant à côté de leur art quelque profession qu’ils jugent plus rémunératrice. Van Goyen spécule sur les tableaux anciens, sur les maisons et sur les tulipes ; Steen, son gendre, exploite deux brasseries qu’il a prises en location ; Hobbema est jaugeur- juré pour les liquides débarqués à Amsterdam ; Jan Van de Cappelle, le célèbre peintre de marine, est teinturier ; P. de Hooch vit dans un état de quasi-domesticité chez un maître qui se réserve la propriété d’un certain nombre de ses tableaux ; Vermeer donne les siens en gage chez son boulanger et son tailleur ; enfin, beaucoup d’entre eux, et des plus grands, comme Rembrandt, Hals et Ruisdael, finissent à l’hôpital ou figurent sur la liste des insolvables. »
Émile Michel
Amsterdam et la Hollande vers 1630
Revue des Deux Mondes
Troisième période, tome 96, 1889

 

LES QUATRE CONTINENTS (AZULEJOS XVIIIe) à la Casa-Museu Medeiros e Almeida de LISBONNE

LISBOA – LISBONNE





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Photo Jacky Lavauzelle

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LES QUATRE CONTINENTS

azulejos du XVIIIe siècle

« Le dernier attribut de Cupidon, je veux dire, son arc et ses flèches, signifient que cette force qu’il représente est de nature à pouvoir agir à distance ; car ce qui agit à distance semble lancer des flèches. Or, tout philosophe qui suppose les atomes et le vuide, est, par cela seul, forcé de supposer que la force de l’atome peut agir à distance : sans une action de cette espèce (vu le vuide interposé), aucun mouvement ne pourroit être excité ni communiqué ; tout s’engourdiroit et demeureroit immobile.  »
Francis Bacon
De la sagesse des Anciens
Traduction par Antoine de La Salle .
1803




« Cependant l’Ennemi assembloit toutes les Forces des environs sur une hauteur qu’on voyoit derrière la Ville, et ces Forces ne paroissoient pas méprisables. Nous y distinguions entre autres environ deux cens Cavaliers, bien montés, et bien armés, à ce qu’il nous paroissoit, et le tout étoit rangé en assez bon ordre, avec nombre de Tambours, de Trompettes et de Drapeaux. Ils faisoient le plus de bruit qu’ils pouvoient avec cette Musique guerrière, et paradoient avec grande ostentation, dans l’еsрéгапсе de nous intimider, et de nous forcer à nous retirer avant que d’avoir fini d’emporter notre butin, car ils savoient déja le peu de monde que nous avions à terre. Nous n’étions pas assez aisés à effrayer, pour croire que, leur Cavalerie, sur laquelle ils paroissoient le plus compter, ôsat s’engager dans les rues et venir nous attaquer entre les maisons, quand même nous eussions encore été en plus petit nombre. Ainsi nous continuames tranquilement tant que le jour dura, à embarquer le Trésor, les provisions, et les rafraichissemens, tels que Porcs, Volailles, etc. que nous trouvames dans cette Ville en grande abondance. »
Richard Walter
Voyage autour du monde fait dans les années 1740, 1, 2, 3, 4, par George Anson
Editions Arkstee & Merkus, 1749





« La déesse est couchée au bord de sa coquille.
Le jour serpente et glisse à son torse onduleux ;
Sous son bras replié son œil embusqué brille ;
Et l’éclat de midi compose ses cheveux. »
Ernest Raynaud
La Naissance de Vénus

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Casa-Museu Medeiros e Almeida

PARAVENT CHINOIS REGNE KANGXI XVIIe – Casa-Museu Medeiros e Almeida – BIOMBO

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Casa-Museu Medeiros e Almeida
PARAVENT CHINOIS
LISBONNE – LISBOA

Casa-Museu Medeiros e Almeida




Casa-Museu Medeiros e Almeida

 

Photo Jacky Lavauzelle

 

BIOMBO – PARAVENT
XVIIe

DYNASTIE QING
清朝
1644 à 1912
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REGNE DE KANGXI
康熙
1654-1722

BIOMBO
Madeira lacada e policromada
China
Dinastia Qing – Reinado Kangxi
Trata-se de uma oferta de aniversário a um ancião ; o Sr. Zheng.
As inscrições (reverso) narram a sua vida e as cartelas decorativas (verso) reproduzem pinturas e versos famosos numa homagem e longevidade.
PARAVENT
Bois laqué et polychrome
Chine
Dynastie Qing – Règne de Kangxi
Il s’agit d’un cadeau d’anniversaire à un aîné : M. Zheng.
Les inscriptions (au dos) racontent les épisodes de sa vie et les éléments décoratifs  (ci-dessous) reproduisent des peintures et des vers célèbres pour lui rendre hommage et pour honorer sa longévité.


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