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LA BATAILLE D’ALJUBARROTA – Batalha de Aljubarrota OS LUSIADAS IV-8 à IV-44

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traduction Jacky Lavauzelle bataille d'aljubarrotaBatalha de Aljubarrota
LA BATAILLE D’ALJUBARROTA
OS LUSIADAS CAMOES CANTO IV

Os Lusiadas Les Lusiades
IV-8 à IV-44
LITTERATURE PORTUGAISE

bataille d'aljubarrota Os Lusiadas Traduction Jacky Lavauzelle Les Lusiades de Luis de Camoes




bataille d'aljubarrota Os Lusiadas Traduction Jacky Lavauzelle Les Lusiades de Luis de Camoes

literatura português

Luis de Camões
[1525-1580]

Tradução – Traduction
texto bilingue




Luis de Camoes Les Lusiades Trad Jacky Lavauzelle

 Obra Poética  (1556)




OS LUSIADAS IV
LA BATAILLE D’ALJUBARROTA
Batalha de Aljubarrota
A Epopeia Portuguesa

 

Traduction Jacky Lavauzelle

Camoes Traduction Jacky Lavauzelle bataille d'aljubarrota
Vasco de Gama

 

Traduction Jacky Lavauzelle

 

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14 de agosto de 1385
14 août 1385
Batalha de Aljubarrota
La Bataille d’Aljubarrota

Camoes Traduction Jacky Lavauzelle bataille d'aljubarrota
bataille d’aljubarrota Vœu du roi Jean Ier à la Vierge Marie , Francisco da Silva, Museu Alberto Sampaio

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L’organisation
Les préparatifs
Le combat du 14 août 1385

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IV-8
La lutte s’organise

« Vem de toda a província que de um Brigo
« 
Plusieurs arrivèrent de la province à qui Brigus avait
  (Se foi) já teve o nome derivado;
Donné le nom, connue comme la Castille désormais ;

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IV-9
Les préparatifs au combat
Vandales et Andalous

« Os Vândalos, na antiga valentia
« Les Vandales, dans leur antique énergie
Ainda confiados, se ajuntavam
    Toujours confiants, se réunissent aussi

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IV-10
Les préparatifs au combat
Tolède et la Galice

« Também vem lá do Reino de Toledo,
« Du Royaume de Tolède, d’autres arrivent,
 Cidade nobre e antiga, a quem cercando
Ville ancienne et noble, qu’entoure

**

IV-11
Les préparatifs au combat
Basques et Asturiens

« Também movem da guerra as negras fúrias
« Elle ébranle aussi, les noires furies de la guerre
 A gente Biscainha, que carece
 Le peuple Biscayen, privé

**

IV-12
Les préparatifs au combat
Jean et les grands seigneurs du Royaume

« Joane, a quem do peito o esforço cresce,
« Jean, qui, dans son cœur, sent croître sa force,
Como a Sansão Hebréio da guedelha,
  Comme l’hébreu Samson dans ses cheveux,

**

IV-13
Les préparatifs au combat
Jean face à des seigneurs tétanisés par la peur

« Não falta com razões quem desconcerte
« Il ne manque pas de seigneurs qui restent perplexes
Da opinião de todos, na vontade,
Sur la volonté de combattre,

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IV-14
Les préparatifs au combat
Nuno Álvares Pereira

« Mas nunca foi que este erro se sentisse
« Mais rien de semblable ne pouvait être ressenti
No forte Dom Nuno Alvares; mas antes,
 Par le fort Dom Nuno Álvares Pereira ; qui,

Traduction Jacky Lavauzelle
Nuno Álvares Pereira

**

IV-15
Les préparatifs au combat
Le discours martial de Nuno Álvares Pereira
(1) 

-« Como!Da gente ilustre Portuguesa
 – « Comment ! De l’illustre peuple portugais
  Há-de haver quem refuse o pátrio Marte?
 Y aurait-il quelqu’un qui renie notre martiale patrie ?

**

IV-16
Les préparatifs au combat
Le discours martial de Nuno Álvares Pereira
(2)

-« Como!Não seis vós inda os descendentes
« Comment ! N’êtes-vous donc pas les descendants
Daqueles, que debaixo da bandeira
  De ceux qui, sous le drapeau

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IV-17
Les préparatifs au combat
Le discours martial de Nuno Álvares Pereira
(3)

-« Com quem foram contino sopeados
– « Qui a continué à s’opposer
   Estes, de quem o estais agora vós,
A ceux qui se présentent face à vous désormais,

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IV-18
Les préparatifs au combat
Le discours martial de Nuno Álvares Pereira
(4)

-« Rei tendes tal, que se o valor tiverdes
– « Votre Roi est tel, que si votre valeur
Igual ao Rei que agora alevantastes,
  Est égale au Roi que maintenant vous suivez ,

**

IV-19
Les préparatifs au combat
Le discours martial de Nuno Álvares Pereira
(5)

-« Eu só com meus vassalos, e com esta
– « Moi seulement, avec mes vassaux, et avec ceci
  (E dizendo isto arranca meia espada)
 (Et en disant cela, il tira son épée)

**

IV-20
Les préparatifs au combat
Cornélius et la Bataille de Cannes

Bem como entre os mancebos recolhidos
Ainsi parmi les jeunes hommes recueillis
Em Canúsio, relíquias sós de Canas,
  A Canosa, quelques rescapés de Cannes seulement,

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IV-21
Les préparatifs au combat
La force de persuasion de Nuno Álvares Pereira

« Destarte a gente força e esforça Nuno,
« C’est ainsi que Nuno donne force et énergie,
   Que, com lhe ouvir as últimas razões,
 A ceux qui, entendant ses ultimes litanies,

**

IV-22
Les préparatifs au combat
 Le peuple fourbit ses armes

« Das gentes populares, uns aprovam
« Du peuple, certains réclament à l’envi
A guerra com que a pátria se sustinha;
Une guerre qui revivifiera la patrie ;

**

IV-23
Les préparatifs au combat
Le départ de Jean Ier d’Abrantes

« Com toda esta lustrosa companhia
« Avec toute cette brillante compagnie,
Joane forte sai da fresca Abrantes,
  Le noble Jean quitte la fraîche Abrantes,

**

IV-24
Les préparatifs au combat
Aile droite des Lusitaniens
Mem Rodrigues de Vasconcelos

« Dom Nuno Alvares digo, verdadeiro
« Je parle de Nuno Álvares Pereira ici, 
Açoute de soberbos Castelhanos
  Malédiction des Castillans altiers,

**

IV-25
Les préparatifs au combat
L’aile gauche des Lusitaniens
Antão Vasques de Almada

« E da outra ala, que a esta corresponde,
« Et sur l’autre aile, à l’aile opposée,
Antão Vasques de Almada é capitão,
  Antão Vasques de Almada est le capitaine,

**

IV-26
Les Préparatifs au combat
les adieux aux familles

« Estavam pelos muros, temerosas,
« Ils se tenaient sur les murs, dans un mélange d’effroi
   E de um alegre medo quase frias,
Et de peur joyeuse quasi glaciale,

**

IV-27
Les Préparatifs au combat
Le départ des troupes en ce mois d’août

« Respondem as trombetas mensageiras,
« Répondent les trompettes messagères,
  Pífaros sibilantes e atambores;
 Les  fifres sibilants et les tambours ;

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IV-28

Le Combat (1)
La Trompette Castillane

« Deu sinal a trombeta Castelhana,
« La trompette Castillane donna le signal,
Horrendo, fero, ingente e temeroso;
Horrible, féroce, effrayant et phénoménal ;

**

IV-29
Le Combat (2)
La peur avant les hostilités

« Quantos rostos ali se vêem sem cor,
« Combien de visages ont perdu leur couleur,
Que ao coração acode o sangue amigo!
Le sang ami se réfugiant dans le cœur !

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IV-30
Le combat
Les exploits de Nuno Álvares Pereira

« Começa-se a travar a incerta guerra;
« La guerre incertaine démarre ;
De ambas partes se move a primeira ala;
La première aile se déplace en deux parts ;

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IV-31
La bataille

« Já pelo espesso ar os estridentes
« Dans cet air épais, les stridents
 Farpões, setas e vários tiros voam;
Projectiles, pointes et flèches, le ciel assombrissent ; 

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IV-32
Une guerre fratricide

« Eis ali seus irmãos contra ele vão,
« Voici ses frères qui se battent contre lui,
  (Caso feio e cruel!) mas não se espanta,
(Destin fatal et cruel !) mais lui ne semble nullement surpris,

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IV-33
Les traîtres

« Ó  tu, Sertório, ó nobre Coriolano,
« O toi, Sertorius, ou noble Coriolan,
 Catilina, e vós outros dos antigos,
  Catilina, et vous autres, les anciens,

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IV-34

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Traduction Jacky Lavauzelle bataille d'aljubarrota
Nuno Álvares Pereira

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LA BATAILLE D’ALJUBARROTA
OS LUSIADAS CANTO IV

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Traduction Jacky Lavauzelle bataille d'aljubarrota

Vasco de Gama par Gregorio Lopes

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LA MORT DU VETERAN CAMOES

Et puis, pour qu’un royaume ait des gens de lettres, il lui faut de l’argent pour les pensionner. Le Portugal, qui épuisait son épargne en flottes, en armées, en constructions de citadelles, ne pouvait avoir dans son budget un chapitre d’encouragemens aux lettres et aux arts. Bientôt même l’état ruiné par ses conquêtes, obéré par la victoire, n’eut plus de quoi suffire aux besoins de ses armées : il finit par ne pouvoir plus nourrir ceux qui l’avaient servi. Camoens mourut à l’hôpital, ou à-peu-près ; mais ce ne fut pas comme poète ; ce ne fut pas comme Gilbert et Maifilâtre à côté d’autres écrivains largement rentes: ce fut comme un vétéran dont la solde manque, ou dont la pension de retraite est suspendue.il mourut comme beaucoup de ses compagnons d’armes, comme mouraient les vice-rois eux-mêmes, qui n’avaient pas toujours (témoin dom Joâo de Castro) de quoi acheter une pouie dans leur dernière maladie.

« Qu’y a-t-il de plus déplorable que de voir un si grand génie si mal récompensé ? Je l’ai vu mourir dans un hôpital de Lisbonne, sans avoir un drap pour se couvrir, lui qui avait si bravement combattu dans l’Inde orientale et qui avait fait cinq mille cinq cents lieues en mer. Grande leçon pour ceux qui se fatiguent à travailler nuit et jour et aussi vainement que l’araignée qui ourdit sa toile pour y prendre des mouches. »
Il peut résulter de cette apostille que José Indio a vu Camoens à l’hôpital, sans qu’il faille prendre à la lettre les mots je l’ai vu mourir.
Ce fut dans ces circonstances que le désastre d’AIkacer Kébir (4 août 1578) frappa de mort le Portugal. Il restait encore à Camoens une larme pour sa patrie : Ah ! s’écria-t-il, du moins je meurs avec elle ! Il répéta la même pensée dans la dernière lettre qu’il ait écrite. « Enfin, disait-il, je vais sortir de la vie, et il sera manifeste à tous que j’ai tant aimé ma patrie, que non-seulement je me trouve heureux de mourir dans son sein, mais encore de mourir avec elle. »
Il ne survécut que peu de mois à ce désastre, et mourut au commencement de 1579, à l’âge de cinquante-cinq ans.
Il fut enterré très pauvrement dans l’église de Santa Anna, dit Pedro de Mariz, à gauche en entrant et sans que rien indiquât sa sépulture. Ses malheurs firent une impression si profonde, que personne ne voulut plus occuper la maison qu’il avait habitée. Elle est restée vide depuis sa mort. Les prévisions de Camoens ne tardèrent pas à s’accomplir. Le Portugal, ce royaume né d’une victoire et mort dans une défaite, tomba bientôt sous le joug de Philippe IL Ce monarque visitant ses nouvelles provinces, s’informa du poète, et, en apprenant qu’il n’existait plus, il témoigna un vif regret….

Charles Magnin
Luiz de Camoëns
Revue des Deux Mondes
Période Initiale, tome 6

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Bataille d’Aljubarrota

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Traduction Jacky Lavauzelle

ARTGITATO
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Camoes Os Lusiadas IV Traduction Jacky Lavauzelle

 OS LUSIADAS IV bataille d’aljubarrota

LUIS DE CAMOES LES LUSIADES

Camoes Canto III

Luis de Camões : Vie & Œuvre – Poèmes – Les Lusiades – Os Lusiadas – Traduction Jacky Lavauzelle


LITTERATURE PORTUGAISE

literatura português

Luis de Camões
[1525-1580]
Tradução – Traduction Jacky Lavauzelle
texto bilingue

Luis de Camoes Les Lusiades

Œuvre de

Luis de Camões
Obras de Luis de Camões

 Luis de Camoes Oeuvres obras Artgitato
Photo
Jacky Lavauzelle
Tableau de Luis de Camoes par François Gérard

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Poèmes

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Amor é fogo que arde sem se ver
LAmour, ce feu qui ardemment nous brûle sans aucune flamme

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LES SONNETS DE LUIS DE CAMÕES
os sonetos de Luís de Camões

sonnet-ix-luis-de-camoes-soneto-ix-artgitato

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OS LUSIADAS
1556

A Epopeia Portuguesa


LES LUSIADES

CHANT I
Canto Primeiro
106 Versets

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CHANT II
Canto Segundo

113 Versets

*

CHANT III
Canto Terceiro

VERSET 1 à VERSET 94

*

CHANT III
Canto Terceiro

VERSET 95 à VERSET 143

Traduction Jacky Lavauzelle

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CHANT IV
CANTO IV

VERSET 1 A VERSET 104

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Sur Luis de Camões

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LA VIE DE LUIS DE CAMÕES
par CHARLES MAGNIN
en 1832

La REVUE DES DEUX MONDES

La Vie de Luis de Camoes par CHARLES MAGNIN Artgitato1832

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À Camoëns
Poème d’Achille Millien

Tout peuple a ses grands jours que burine l’Histoire,
Soit qu’après la bataille il fête la victoire,

Achille Millien par Paul Adolphe Rajon Artgitato Oeuvres et Poèmes

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Luis de Camões
dans la Première Encyclopédie
LE VIRGILE DES PORTUGAIS

Terminons cet article intéressant de Lisbonne par dire un mot d’Abarbanel, de Govea, de Lobo, & sur-tout du Camoens, dont cette ville est la patrie.

Mais le célebre Camoens a fait un honneur immortel à sa patrie, par son poëme épique de la Luziade. On connoît sa vie & ses malheurs. Né à Lisbonne en 1524 ou environ, il prit le parti des armes, & perdit un œil dans un combat contre les Maures. Il passa aux Indes en 1553, déplut au viceroi par ses discours, & fut exilé. Il partit de Goa, & se réfugia dans un coin de terre déserte, sur les frontieres de la Chine. C’est là qu’il composa son poëme ; le sujet est la découverte d’un nouveau pays, dont il avoit été témoin lui-même. Si l’on n’approuve pas l’érudition déplacée qu’il prodigue dans ce poëme vis-à-vis des Sauvages ; si l’on condamne le mélange qu’il y fait des fables du paganisme, avec les vérités du Christianisme, du-moins ne peut-on s’empêcher d’admirer la fécondité de son imagination, la richesse de ses descriptions, la variété & le coloris de ses images.

On dit qu’il pensa perdre ce fruit de son génie en allant à Macao ; son vaisseau fit naufrage pendant le cours de la navigation ; alors le Camoens, à l’imitation de César, eut la présence d’esprit de conserver son manuscrit, en le tenant d’une main au-dessus de l’eau, tandis qu’il nageoit de l’autre. De retour à Lisbonne en 1569, il y passa dix ans malheureux, & finit sa vie dans un hôpital en 1579. Tel a été le sort du Virgile des Portugais. (D. J.)

Jaucourt
L’Encyclopédie
Première Edition de 1751
Tome 9, pp. 572-573

 

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SONNET de Sainte-Beuve

IMITÉ DE WORDSWORTH

Ne ris point des sonnets, ô Critique moqueur !
Par amour autrefois en fit le grand Shakespeare ;
C’est sur ce luth heureux que Pétrarque soupire,
Et que le Tasse aux fers soulage un peu son cœur ;

Camoens de son exil abrège la longueur,
Car il chante en sonnets l’amour et son empire ;
Dante aime cette fleur de myrte, et la respire,
Et la mêle au cyprès qui ceint son front vainqueur ;

Spenser, s’en revenant de l’île des féeries,
Exhale en longs sonnets ses tristesses chéries ;
Milton, chantant les siens, ranimait son regard :

Moi, je veux rajeunir le doux sonnet en France ;
Du Bellay, le premier, l’apporta de Florence,
Et l’on en sait plus d’un de notre vieux Ronsard.

Charles Augustin Sainte-Beuve
Vie, Poésies et Pensées de Joseph Delorme
Poésies de Sainte-Beuve
 Michel Lévy frères, 1863
p. 136

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LES LUSIADES
dans les
ENFANTS DU CAPITAINE GRANT
de Jules Verne


Ceci dit, Paganel fouilla dans ses nombreuses poches ; après quelques minutes de recherches, il en tira un volume en fort mauvais état, et le présenta d’un air assuré. Le major prit le livre et le regarda :
« Eh bien, quel est cet ouvrage ? demanda-t-il.
Ce sont les Lusiades, répondit Paganel, une admirable épopée, qui…
— Les Lusiades ! s’écria Glenarvan.
— Oui, mon ami, les Lusiades du grand Camoëns, ni plus ni moins !
— Camoëns, répéta Glenarvan, mais, malheureux ami, Camoëns est un Portugais ! C’est le portugais que vous apprenez depuis six semaines !
— Camoëns ! Lusiades ! portugais !… »
Paganel ne put pas en dire davantage. Ses yeux se troublèrent sous ses lunettes, tandis qu’un éclat de rire homérique éclatait à ses oreilles, car tous ses compagnons étaient là qui l’entouraient.
Le Patagon ne sourcillait pas ; il attendait patiemment l’explication d’un incident absolument incompréhensible pour lui.

Jules Verne
LES ENFANTS DU CAPITAINE GRANT
Chapitre XV
Hetzel, 1868
pp. 106-114

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Vie & Œuvre de Luis de Camões