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LES BASQUES ET LES ASTURIENS – OS LUSIADAS IV-11 LES LUSIADES LUIS DE CAMOES – Também movem da guerra as negras fúrias

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OS LUSIADAS CAMOES CANTO IV
Os Lusiadas Les Lusiades
OS LUSIADAS IV-11  LES LUSIADES IV-11
LITTERATURE PORTUGAISE

Os Lusiadas Traduction Jacky Lavauzelle Les Lusiades de Luis de Camoes




Os Lusiadas Traduction Jacky Lavauzelle Les Lusiades de Luis de Camoes

literatura português

Luis de Camões
[1525-1580]

Tradução – Traduction
texto bilingue




Luis de Camoes Les Lusiades Trad Jacky Lavauzelle

 Obra Poética  (1556)




OS LUSIADAS IV-11
A Epopeia Portuguesa

 

Traduction Jacky Lavauzelle

Camoes Traduction Jacky Lavauzelle
Vasco de Gama

 

Traduction Jacky Lavauzelle

 

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Les préparatifs au combat
Les Basques et les Asturiens

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« Também movem da guerra as negras fúrias
« Elle ébranle aussi, les noires furies de la guerre
 A gente Biscainha, que carece
 Le peuple Biscayen, privé
   De polidas razões, e que as injúrias
De manières raffinées, et qui jamais ne tolère
 Muito mal dos estranhos compadece.
  Les injures et les menaces des étrangers.
  A terra de Guipúscua e das Astúrias,
Les terres de Guipúzcoa et des Asturies,
  Que com minas de ferro se enobrece,
Qui, par les mines de fer anoblies,
Armou dele os soberbos moradores,
  Ont armé leurs habitants fiers,
  Para ajudar na guerra a seus senhores.
  Pour appuyer leurs maîtres à la guerre.  

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OS LUSIADAS CANTO IV

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Traduction Jacky Lavauzelle

Vasco de Gama par Gregorio Lopes

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LA MORT DU VETERAN CAMOES

Et puis, pour qu’un royaume ait des gens de lettres, il lui faut de l’argent pour les pensionner. Le Portugal, qui épuisait son épargne en flottes, en armées, en constructions de citadelles, ne pouvait avoir dans son budget un chapitre d’encouragemens aux lettres et aux arts. Bientôt même l’état ruiné par ses conquêtes, obéré par la victoire, n’eut plus de quoi suffire aux besoins de ses armées : il finit par ne pouvoir plus nourrir ceux qui l’avaient servi. Camoens mourut à l’hôpital, ou à-peu-près ; mais ce ne fut pas comme poète ; ce ne fut pas comme Gilbert et Maifilâtre à côté d’autres écrivains largement rentes: ce fut comme un vétéran dont la solde manque, ou dont la pension de retraite est suspendue.il mourut comme beaucoup de ses compagnons d’armes, comme mouraient les vice-rois eux-mêmes, qui n’avaient pas toujours (témoin dom Joâo de Castro) de quoi acheter une pouie dans leur dernière maladie.

« Qu’y a-t-il de plus déplorable que de voir un si grand génie si mal récompensé ? Je l’ai vu mourir dans un hôpital de Lisbonne, sans avoir un drap pour se couvrir, lui qui avait si bravement combattu dans l’Inde orientale et qui avait fait cinq mille cinq cents lieues en mer. Grande leçon pour ceux qui se fatiguent à travailler nuit et jour et aussi vainement que l’araignée qui ourdit sa toile pour y prendre des mouches. »
Il peut résulter de cette apostille que José Indio a vu Camoens à l’hôpital, sans qu’il faille prendre à la lettre les mots je l’ai vu mourir.
Ce fut dans ces circonstances que le désastre d’AIkacer Kébir (4 août 1578) frappa de mort le Portugal. Il restait encore à Camoens une larme pour sa patrie : Ah ! s’écria-t-il, du moins je meurs avec elle ! Il répéta la même pensée dans la dernière lettre qu’il ait écrite. « Enfin, disait-il, je vais sortir de la vie, et il sera manifeste à tous que j’ai tant aimé ma patrie, que non-seulement je me trouve heureux de mourir dans son sein, mais encore de mourir avec elle. »
Il ne survécut que peu de mois à ce désastre, et mourut au commencement de 1579, à l’âge de cinquante-cinq ans.
Il fut enterré très pauvrement dans l’église de Santa Anna, dit Pedro de Mariz, à gauche en entrant et sans que rien indiquât sa sépulture. Ses malheurs firent une impression si profonde, que personne ne voulut plus occuper la maison qu’il avait habitée. Elle est restée vide depuis sa mort. Les prévisions de Camoens ne tardèrent pas à s’accomplir. Le Portugal, ce royaume né d’une victoire et mort dans une défaite, tomba bientôt sous le joug de Philippe IL Ce monarque visitant ses nouvelles provinces, s’informa du poète, et, en apprenant qu’il n’existait plus, il témoigna un vif regret….

Charles Magnin
Luiz de Camoëns
Revue des Deux Mondes
Période Initiale, tome 6

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Traduction Jacky Lavauzelle

ARTGITATO
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Camoes Os Lusiadas IV Traduction Jacky Lavauzelle

 OS LUSIADAS IV

LUIS DE CAMOES LES LUSIADES

Camoes Canto III

Alphonse I Le Catholique – Plaza de Oriente Madrid Мадрид – 马德里

Madrid – Мадрид – 马德里
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Madrid Blason Artgitato  Madrid L'Ours & L'arbousier Artgitato La estatua del oso y del madroño

Photos Jacky Lavauzelle
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Madrid Drapeau Artgitato


PLAZA DE ORIENTE
La place de l’Orient
Плаза-де-Ориенте
东方广场

ALPHONSE I des Asturies
Alphonse le Catholique
Alfonso I de Asturias
Rey de Asturias
Alfonso_I_el_Católico,_rey_de_Asturias Alphonse I Museo_del_Prado 

~700-757
Roi des Asturies de 739 à 757

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ALPHONSE I des Asturies Alfonse I Le catholique Alfonso I de Asturias Artgitati Plaza de Oriente

Les Grands moments du règne d’Alphonse I

739. Charles Martel achève la réduction de la Provence par la prise de Marseille. Mort de Favila, 2 e roi des Asturies. Son gendre, Alphonse I lui succède.
741 • Mort de Charles Martel, de Grégoire III et de Léon l’Isaurien. Carloman et Pépin, fils de Charles Martel, se partagent ses États. Pépin règne sur la Neustrie, la Bourgogne et la Provence ; Carlo- man sur l’Austrasie, l’Alémanie et la Thuringe.
742. Naissance de Charlemagne au château d’Ingelheim , près de Mayence. Alphonse I, le Catholique, enlève aux Arabes la meilleure partie de la Galice.
747. Carloman se retire dans le couvent du mont Cassin. — Pépin, son frère , hérite de ses possessions. Alphonse, roi des Asturies, chasse les Arabes des provinces de Galice, de Léon et de Castille.
757. L’empereur d’Orient, Constantin Copronyme, envoie à Pépin les premières orgues qui aient paru en France. Tassillon, duc de Bavière, se reconnaît vassal de Pépin. Expédition de Pépin contre les Saxons. Mort d’Alphonse Ier , roi des Asturies. Froïla lui succède. — »

Marie-Nicolas Bouillet
Bouillet – Atlas universel d’histoire et géographie, 1865 (1865)
1865 (pp. 146-151)
VIIIe siècle après Jésus-Christ

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« TUDELA, (Géog. mod.) ville d’Espagne dans la Navarre, capitale d’une merindade, à la droite de l’Ebre qu’on y passe sur un pont, à 4 lieues de Tarragone, à 15 au midi de Pampelune, & à 60 au nord-est de Madrid. On y compte dix paroisses, mais dépeuplées, & plusieurs couvens. Alphonse I. roi de Navarre & d’Arragon, la prit sur les Maures & lui accorda des privileges. Son terroir est fertile & produit d’excellent vin. Long. 16. 20. latit. 42. 6. »

Jaucourt
L’Encyclopédie, 1re éd.
1751 – Tome 16, p. 736

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DON PELAYO REI DE ASTURIAS – Pélage le Conquérant -佩拉约 – Пелайо – Plaza de Oriente Madrid Мадрид – 马德里

Madrid – Мадрид – 马德里
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Madrid Blason Artgitato  Madrid L'Ours & L'arbousier Artgitato La estatua del oso y del madroño

Photos Jacky Lavauzelle
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Madrid Drapeau Artgitato


PLAZA DE ORIENTE
La place de l’Orient
Плаза-де-Ориенте
东方广场

DON PELAYO
PELAGE LE CONQUERANT
Rei de Asturias
Premier Roi des Asturies
佩拉约 – Пелайо

685/690-737
Règne de 718 à 737
約685年-737年

 

don pelayo rey de asturias Plaza de Oriente Artgitato

Pelayo_en_la_batalla_de_Covadonga_Biiblioteca National de España

LES PELAGIENS

PÉLAGIENS, (Théologie) anciens hérétiques ainsi nommés de Pélage leur chef, & fort connus dans l’Eglise par les écrits de S. Augustin.
Pélage, auteur de cette secte, était anglais. On prétend que son nom anglais était Morgan, qui signifie mer, que l’on a rendu en grec & en latin par celui de Pélage. Il était moine, mais on ne sait pas certainement s’il avait embrassé ce genre de vie en Angleterre ou en Italie. Les Anglais prétendent qu’il avait été moine du monastère de Banchor, sans décider si c’était de celui qui est situé dans le pays de Galles ou d’un autre de même nom qui était en Irlande. On ajoute qu’il passa en Orient, où il commença à semer ses erreurs sur la fin du quatrième siècle ; d’autres disent qu’il vint à Rome & qu’il y dogmatisa au commencement du cinquième.

On peut rapporter à trois principaux chefs, les erreurs de Pélage & de ses disciples. Elles roulaient ; 1°. sur le péché originel ; 2°. sur les forces du libre arbitre ; 3°. sur la nature, l’existence & la nécessité de la grâce.
Quant au premier article, Pélage enseignait que nos premiers parents Adam & Eve avoient été créés mortels, que leur prévarication n’avait nui qu’à eux-mêmes, & nullement à leur postérité. 2°. Que les enfants qui naissent sont dans le même état où étaient Adam & Eve avant leur péché ; 3°. que ces enfants, quand même ils ne seraient pas baptisés auraient la vie éternelle, mais non pas le royaume des cieux ; car ils mettaient entre ces deux choses une distinction qu’eux seuls apparemment se piquaient d’entendre.
Quant au libre arbitre, ils prétendaient qu’il était aussi entier, aussi parfait, & aussi puissant dans l’homme, qu’il l’avait été dans Adam avant sa chute ; 2°. que par les propres forces du libre arbitre, l’homme pouvait parvenir à la plus haute perfection, vivre sans passions déréglées & même sans péché ; 3°. Julien un des sectateurs de Pélage, ajoutait que par les seules forces du libre arbitre, les infidèles pouvaient avoir de véritables vertus qui les rendissent parfaitement bons & justes, non-seulement dans l’ordre moral & naturel, mais encore dans l’ordre surnaturel.
Quant à la grâce ; Pélage soutint d’abord que les forces naturelles du libre arbitre suffisaient pour remplir tous les commandements de Dieu, vaincre les tentations ; en un mot, opérer toutes sortes de bonnes œuvres dans l’ordre du salut. Mais attaqué de toutes parts & poussé vivement par les Catholiques, il admit d’abord des grâces extérieures, comme la loi, la prédication de l’Evangile, les exemples de Jésus-Christ. Il alla ensuite jusqu’à reconnaître une grâce intérieure d’entendement pour les vérités révélées, non qu’il la jugeât absolument nécessaire, mais simplement utile pour en faciliter la connaissance. Enfin, il admit une grâce intérieure de volonté, mais réduite presque à rien par ses subtilités & par celles de ses disciples ; car ils soutenaient que cette grâce n’était nécessaire que pour achever les bonnes œuvres, & non pour les commencer ; qu’elle n’était pas absolument nécessaire pour opérer le bien, mais pour en faciliter l’opération ; & enfin que cette grâce n’était point gratuite, puisque Dieu ne la conférait aux hommes, qu’en considération de leurs mérites & à titre de justice. Or, selon eux, ces mérites étaient purement humains, produits par les seules forces de la nature. S. August. lib. de Gert. Pelag. de grat. & lib. arbitr. de grat. Christ. & contr. Julian. Tournély, trait. de la Grace, tom. I. disput. 1. art. 3.
On voit que ce système tend à anéantir la nécessité de la grace ; Pélage eut pour principaux disciples, Célestius & Julien, évêques d’Eclane en Sicile. Condamné en Afrique & en Orient par divers conciles, il trompa le pape Zozime par une feinte profession de foi ; mais ce pontife mieux instruit par les évêques d’Afrique, condamna Pélage & Celestius dans un concile tenu à Rome en 418 : leurs erreurs furent proscrites de toutes parts, tant par la puissance ecclésiastique, que par l’autorité séculière. On tint sur cette matière vingt-quatre conciles en dix-neuf ans, & les empereurs Honorius, Constance & Valentinien ayant appuyé par leurs lois les décisions de l’Eglise, le pélagianisme parut écrasé, mais il reparut en partie dans la suite sous le nom de semipélagianisme.
Ce fut en combattant ces hérétiques, que S. Augustin composa les divers ouvrages qui lui ont mérité le titre de docteur de la grâce. C’est aussi contre eux que S. Prosper à fait son poème intitulé contre les ingrats ; S. Hiérome, S. Fulgence & plusieurs autres pères ont aussi réfuté les Pélagiens. »

L’Encyclopédie, 1re édition
1751 – Tome 12, pp. 280-281

El_rey_Don_Pelayo_en_Covadonga El rey Don Pelayo en Covadonga, de Luis de Madrazo 1855 Museo del Prado, Madrid

LE REGNE DE PELAGE
Premier Roi des Asturies

718. Pelage est élu roi des Asturies par les chrétiens réfugiés dans les montagnes. Mort du calife Soliman. Son cousin Omar II lui succède.

719. Alahor s’empare de Narbonne. Vaincu par Pelage, il est rappelé. Victoire de Charles Martel remportée à Soissons sur Chilpéric II, Ragenfroy et Eudes, duc d’Aquitaine. Mort de Clotaire.

721. Eudes, duc d’Aquitaine, défend Toulouse contre les Arabes commandés par Zama, successeur d’Alahor

722. Pelage s’empare de Gijon, d’Astorga et de Léon.

737. Mort de Thierry IV. Charles Martel laisse le trône vacant pendant 5 années. Il essaye de comprimer l’esprit d’indépendance des leudes et des évêques de la Bourgogne méridionale et de la Provence qui se montraient favorables aux Sarrasins; il saccage Avignon et incendie les arènes de Nîmes. Mort de Pelage, 1er roi des Asturies. Son fils Favila lui succède.

Marie-Nicolas Bouillet
Bouillet – Atlas universel d’histoire et géographie, 1865 (1865)
1865 pp. 146-151
VIIIe siècle après Jésus-Christ