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LES BERGERS – I pastori – Poème de Gabriele d’Annunzio

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Gabriele D’Annunzio

prince de Montenevoso

Traduction – Texte Bilingue
Poesia e traduzione

LITTERATURE ITALIENNE

 Gabriele d'Annunzio Traduction Artgitato Proses et Poèmes Italiens

Letteratura Italiana

Gabriele D’Annunzio
1863-1938

Traduction Jacky Lavauzelle

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I PASTORI
LES BERGERS


 

William Bouguereau, Jeune bergère, Pastorella

 

 

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Settembre, andiamo. È tempo di migrare.
Septembre, allons. Il est temps de migrer.
Ora in terra d’Abruzzi i miei pastori
Maintenant mes bergers dans les Abruzzes
lascian gli stazzi e vanno verso il mare:
laissent les enclos et vont vers la mer :
scendono all’Adriatico selvaggio
descendant vers la sauvage Adriatique
che verde è come i pascoli dei monti.
verte comme les alpages des montagnes.

*

Han bevuto profondamente ai fonti
Ils boivent profondément aux sources
alpestri, che sapor d’acqua natía
alpestres, pour que la saveur de cette eau indigène
rimanga ne’ cuori esuli a conforto,
console leurs cœurs exilés,
che lungo illuda la lor sete in via.
et garde longtemps la soif en chemin.
Rinnovato hanno verga d’avellano.
Voyez comme ils renouvellent leurs bâton de noisetier.

*

E vanno pel tratturo antico al piano,
Les voici prenant l’ancienne piste des moutons,
quasi per un erbal fiume silente,
presqu’une rivière d’herbe silencieuse,
su le vestigia degli antichi padri.
sur les vestiges des pas des anciens.
O voce di colui che primamente
Ô la voix du premier
conosce il tremolar della marina!
qui connaîtra les palpitations de la mer !

*

Ora lungh’esso il litoral cammina
Maintenant, longeant le littoral, marche
la greggia. Senza mutamento è l’aria.
le troupeau. L’air est comme suspendu.
il sole imbionda sì la viva lana
le soleil inonde cette laine vivante
che quasi dalla sabbia non divaria.
qui ne se démarque plus du sable.
Isciacquío, calpestío, dolci romori.
Vibrations, clapotis, doux sons.

*

Ah perché non son io co’ miei pastori?
Ah pourquoi ne suis-je donc pas avec mes bergers ?

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A LESBIE – V- CATULLE – CATULLUS – AD LESBIAM

CATULLI CARMEN V
C.V. CATULLI CARMINUM LIBER
litterarum
Littérature Latine
Catulle

Poeticam Latinam

Traduction Jacky Lavauzelle

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CATULLE – CATULLUS
84 av J.-C. – 54 av J.-C.

POESIE V

Ad Lesbiam

A Lesbie

Vivamus mea Lesbia, atque amemus,
Vivons, ma Lesbie, et aimons-nous,
 
Rumoresque senum severiorum
Les rumeurs de la sévère sénilité
Omnes unius aestimemus assis.
Ne valent rien pour nous !
  Soles occidere et redire possunt:
Les journées peuvent se lever et se coucher :
Nobis cum semel occidit brevis lux,
Quand notre brève lumière sera éteinte pour nous,
Nox est perpetua una dormienda.
Nous dormirons d’un sommeil ininterrompu.
  Da mi basia mille, deinde centum,
Donne-moi mille baisers, puis cent,
Dein mille altera, dein secunda centum,
puis mille autres, puis cent une seconde fois,
Deinde usque altera mille, deinde centum.
puis encore un autre mille, puis cent.
  Dein, cum milia multa fecerimus,
Puis, quand nous en aurons plusieurs milliers,
Conturbabimus illa, ne sciamus,
Nous les mélangerons tant et tant, que personne ne saura
  Aut ne quis malus invidere possit,
De peur que l’on puisse nous les envier,
Cum tantum sciat esse basiorum.
Combien de baisers auront été donnés.

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Traduction Jacky Lavauzelle
ARTGITATO












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Catulle – Catullus
Catulli Carmen V

DEDICACE D’UN VAISSEAU – IV- CATULLE – CATULLUS -DEDICATIO PHASELI

CATULLI CARMEN IV
C.V. CATULLI CARMINUM LIBER
litterarum
Littérature Latine
Catulle

Poeticam Latinam

Traduction Jacky Lavauzelle

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CATULLE – CATULLUS
84 av J.-C. – 54 av J.-C.

POESIE IV

Dedicacio Phaseli

Dédicace d’un vaisseau

Phaselus ille, quem videtis, hospites,
Ce bateau, que vous voyez, à ce que l’on dit,
Ait fuisse navium celerrimus,
Etait le plus rapide des navires
Neque ullius natantis impetum trabis
   Jamais on ne trouva équipage
  Nequisse praeterire, sive palmulis
 Capable de le dépasser, soit grâce à ses rames
Opus foret volare sive linteo.
  Qui le firent voler soit par ses voiles.
Et hoc negat minacis hadriatici
 Et il nia obstinément l’Adriatique menaçante
Negare litus Insulasve Cycladas
Il nia le danger des Cyclades
Rhodumque nobilem horridamque Thraciam
La noble Rhodes et la rugueuse Thrace 
  Propontida trucemve Ponticum sinum,
La mer agitée de Propontide [Marmara],
Ubi iste post phaselus antea fuit
  Où ce bateau était auparavant
Comata silva; nam Cyrotio in jugo
  Dans une forêt touffue ; Ainsi qu’à Cytore où jouait
Loquente saepe sibilum edidit coma.
Souvent le sifflement de tes frondaisons.
Amastri Pontica et Cytore buxifer,
Amastris Pontique et Cythore à la couronne de buis,
  Tibi haec fuisse et esse cognitissima
Tout cela vous connaissez trop bien












Ait phaselus, ultima ex origine
  Ce bateau depuis le début
 Tuo stetisse dicit in cacumine,
  Se tenait au sommet,
  Tuo imbuisse palmulas in aequore,
 Ses rames trempèrent dans vos eaux,
 Et inde tot per impotentia freta
 
Et il y avait alors une mer si violente et sauvage
Erum tulisse ; laeva sive dextera
Que son maître il ramena ; avec un vent de gauche ou de droite
 Vocaret aura, sive utrumque Iuppiter
 Qui soufflaient, ou les deux 
  Simul secundus incidisset in pedem,
 Simultanément ensemble
Neque ulla vota litoralibus deis
Nuls voeux  aux dieux du littoral
  Sibi esse facta, cum veniret a mari
 Depuis que revenu de la mer,
Novissimo hunc ad usque limpidum lacum.
  Il mouilla sur les côtes de ce lac limpide.
Sed haec prius fuere: nunc recondita
Mais c’était avant : maintenant dans un
Senet quiete seque dedicat tibi,
Calme reposant il se consacre à vous,
Gemelle Castor et gemelle Castoris.
Frères jumeaux Castor et Pollux.

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Traduction Jacky Lavauzelle
ARTGITATO
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Catulle – Catullus
Catulli Carmen IV