Archives par mot-clé : 1934

SCHUBERT, MOZART & GOETHE – Poésie d’Ossip MANDELSTAM – 1934 – Поэзия Осипа Мандельштама – И Шуберт на воде, и Моцарт в птичьем гаме

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LITTÉRATURE RUSSE
POÉSIE RUSSE
Русская литература
Русская поэзия
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Poésie de Ossip Mandelstam
Поэзии Осип Мандельштам
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Ossip Emilievitch Mandelstam
О́сип Эми́льевич Мандельшта́м
2/3 janvier 1891 Varsovie – 27 décembre 1938 Vladivostok
2/3 января 1891 Варшава — 27 декабря 1938

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TRADUCTION JACKY LAVAUZELLE
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SCHUBERT, MOZART & GOETHE
1934
И Шуберт на воде, и Моцарт в птичьем гаме

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И Шуберт на воде, и Моцарт в птичьем гаме,
Et Schubert sur l’eau, et Mozart dans le jeu de l’oiseau,
И Гете, свищущий на вьющейся тропе,
Et Goethe, sifflant sur un chemin sinueux,
И Гамлет, мысливший пугливыми шагами,
Et Hamlet, pensant à pas craintifs,
Считали пульс толпы и верили толпе.
Ils ont senti le pouls de la foule et l’ont appréciée.
Быть может, прежде губ уже родился шопот
Peut-être que le murmure précède les lèvres
И в бездревесности кружилися листы,
Comme dans un espace sans bois où les feuilles tournoieraient,
И те, кому мы посвящаем опыт,
Comme ceux pour qui s’offre l’expérience,
До опыта приобрели черты.
Bien avant l’expérience en connaissent les traits.

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Ноябрь 1933 — январь 1934
Novembre 1933 – Janvier 1934

NIHIL NOVUM – Poème de FLORBELA ESPANCA – RIEN DE NOUVEAU – Poème Posthume

Traduction Jacky Lavauzelle João da Cruz e Sousa
João da Cruz e Sousa Traduction Jacky Lavauzelle

LITTÉRATURE PORTUGAISE
POÉSIE PORTUGAISE
LITERATURA PORTUGUESA
POESIA PORTUGUESA

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TRADUCTION JACKY LAVAUZELLE
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Florbela Espanca
Flor Bela de Alma da Conceição
Poétesse portugaise
8 décembre 1894 – 8 décembre 1930
Vila Viçosa, 8 de dezembro de 1894 — Matosinhos, 8 de dezembro de 1930

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RIEN DE NOUVEAU
NIHIL NOVUM

Recueil – Coleção
Recueil Posthume
Reliquiae
1934

Poème paru en 1934 
Sonetos Completos (Livro de Mágoas, Livro de Sóror Saudade, Charneca em Flor, Reliquiae)
Coimbra
Livraria Gonçalves

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Mikhaïl Vroubel, Михаил Александрович Врубель, Tamara et le Démon, illustration du poème de Mikhaïl Lermontov, 1890

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Na penumbra do pórtico encantado
Dans la pénombre du portique enchanté
De Bruges, noutras eras, já vivi;
De Bruges, jadis, j’ai vécu ;
Vi os templos do Egito com Loti;
J’ai vu les temples d’Egypte avec Loti ;
Lancei flores, na Índia, ao rio sagrado.
J’ai jeté des fleurs, en Inde, dans le fleuve sacré.

*

No horizonte de bruma opalizado,
À l’horizon de la brume opalisée,
Frente ao Bósforo errei, pensando em ti!
Devant le Bosphore j’errai, pensant à toi !
O silêncio dos claustros conheci
Le silence des cloîtres j’ai connu
Pelos poentes de nácar e brocado…
Aux couchants de nacre et de brocart …

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Mordi as rosas brancas de Ispaã
J’ai croqué les roses blanches d’Ispahan
E o gosto a cinza em todas era igual!
Au goût de cendre !
Sempre a charneca bárbara e deserta,
Toujours la lande barbare et déserte,

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Triste, a florir, numa ansiedade vã!
Triste, à fleurir d’une vaine anxiété !
Sempre da vida ? o mesmo estranho mal,
Toujours dans la vie ? le même mal étrange,
E o coração ? a mesma chaga aberta!
Et le cœur? la même plaie ouverte !

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LA POÉSIE DE FLORBELA ESPANCA
POESIA DE FLORBELLA ESPANCA
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João da Cruz e Sousa Traduction Jacky Lavauzelle

LE COUTEAU CARNIVORE Poème de Miguel Hernández – Un carnívoro cuchillo – 1934/1935

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Miguel Hernández
(30 octobre 1910 Orihuela, province d’Alicante – 28 mars 1942 Alicante)
(Orihuela, 30 de octubre de 1910-Alicante, 28 de marzo de 1942)
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El rayo que no cesa
(1934-1935)

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LE COUTEAU CARNIVORE
Un carnívoro cuchillo

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TRADUCTION JACKY LAVAUZELLE

Juan Gris – Compotier et nappe à carreaux (1917)
Musée Guggenheim

Un carnívoro cuchillo
Un couteau carnivore,
de ala dulce y homicida
aile douce et homicide,
sostiene un vuelo y un brillo
soutient son vol et son éclat
alrededor de mi vida.
autour de ma vie

Rayo de metal crispado
Rayon métallique crispé
fulgentemente caído,
Affaissé totalement,
picotea mi costado
me picote le flanc
y hace en él un triste nido.
pour y construit un triste nid.

Mi sien, florido balcón
Mon temple, balcon fleuri
de mis edades tempranas,
dès mon plus jeune âge
negra está, y mi corazón,
est noir et mon cœur,
y mi corazón con canas.
sur mon cœur des cheveux gris.

Tal es la mala virtud
Telle est la mauvaise vertu
del rayo que me rodea,
du rayon qui m’entoure,
que voy a mi juventud
que je vais à ma jeunesse
como la luna a mi aldea.
comme la lune à mon village.

Recojo con las pestañas
Je collecte avec mes cils
sal del alma y sal del ojo
le sel de l’âme et le sel de l’œil
y flores de telarañas
et des fleurs de toiles d’araignées
de mis tristezas recojo.
de ma tristesse je collecte.

¿A dónde iré que no vaya
Où irai-je sans aller
mi perdición a buscar?
à rechercher ma perte ?
Tu destino es de la playa
Ton destin c’est la plage
y mi vocación del mar.
ma vocation c’est la mer.

Descansar de esta labor
Se reposer de ce travail
de huracán, amor o infierno
d’ouragan, d’amour ou d’enfer
no es posible, y el dolor
n’est pas possible, et la douleur
me hará a mi pesar eterno.
sera mon éternelle peine.

Pero al fin podré vencerte,
Mais enfin je peux vaincre,
ave y rayo secular,
oiseau et rayon séculaire,
corazón, que de la muerte
cœur, de la mort
nadie ha de hacerme dudar.
personne ne doit me faire douter.

Sigue, pues, sigue cuchillo,
Suis ensuite le couteau, suis-le
volando, hiriendo. Algún día
volant, me blessant. Un jour
se pondrá el tiempo amarillo
le temps jauni se retrouvera
sobre mi fotografía.
sur ma photographie.

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POEMES DE MIGUEL HERNANDEZ
POEMAS DE MIGUEL HERNANDEZ

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FERNANDO PESSOA L’HOMME DE PORLOCK O Homem de Porlock (1934)

 

 O Homem de Porlock
L’Homme de Porlock

Poème de Fernando Pessoa





Traduction – Texte Bilingue
tradução – texto bilíngüe

Traduction Jacky Lavauzelle


LITTERATURE PORTUGAISE
POESIE PORTUGAISE

Literatura Português

FERNANDO PESSOA
1888-1935
Fernando Pesso Literatura Português Poesia e Prosa Poésie et Prose Artgitato

 





Poema de Fernando Pessoa




O Homem de Porlock
L’Homme de Porlock
15 février 1934

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A história marginal da literatura regista, como curiosidade, a maneira como foi composto o escrito o Kubla Kan de Coleridge.
L’histoire marginale de la littérature note comme une curiosité la manière dont fut rédigé le  Kubla Khan de Samuel Taylor Coleridge.

Esse quase-poema é dos poemas mais extraordinários da literatura inglesa – maior, salvo a grega, de todas as literaturas.
Ce quasi-poème est un des poèmes les plus extraordinaires de la littérature anglaise – la meilleure, à l’exception de la littérature grecque, de toutes les littératures.
E o extraordinário da contextura consubstancia-se com o extraordinário da origem.
Autant sa structure que son origine sont extraordinaires.

Foi esse poema composto – narra Coleridge – em sonho. 
Ce poème fut composé – dit Coleridge – en rêve.
Morava ocasionalmente em uma herdade solitária, entre as aldeias de Porlock e Linton.
Coleridge vivait pour quelques temps dans une ferme solitaire, entre les villages de Porlock et de Linton.
Um dia, em virtude de um anódino que tomara, adormeceu;
Un jour, il prit des somnifères pour s’endormir ;
dormiu três horas, durante as quais, diz, compôs o poema surgindo em seu espírito, paralelamente e sem esforço, as imagens e as expressões verbais que a elas correspondiam.
il dormit trois heures, et pendant ce temps-là, dit-il, le poème émergeait dans son esprit, simultanément et sans effort, les images et les expressions arrivaient à lui.

Desperto, dispunha-se a escrever o que compusera; 
Réveillé, il commença à écrire ce qu’il avait composé ;
tinha escrito já trinta linhas, quando lhe foi anunciada a visita de ‘um homem de Porlock’.
il avait déjà écrit trente lignes, que la visite d’ « un homme de Porlock» lui fut annoncé.
Coleridge sentiu-se obrigado a atendê-lo.
Coleridge se sentit obligé de l’accueillir.
Com ele se demorou cerca de uma hora.




Ils restèrent ensemble environ une heure.
Ao retomar porém a transcrição do que compusera em sonho, verificou que se esquecera de quanto lhe faltava escrever; 
Mais en reprenant ensuite la rédaction de ce qu’il avait composé dans son rêve, il constata qu’il avait oublié ce qu’il devait encore écrire ;
não lhe ficara lembrado senão o final do poema – vinte e quatro linhas.
il ne se rappelait de rien, que de la fin du poème – les vingt-quatre dernières lignes.

E assim temos esse Kubla Kahn como fragmento ou fragmentos; 
Nous n’avons donc, de ce Kubla Kahn,  qu’un fragment ou des fragments ;
– o princípio e o fim de qualquer coisa espantosa, de outro mundo, figurada em termos de mistério que a imaginação não pode humanamente representar-se, e da qual ignoramos, com horror, qual poderia ter sido o enredo.
– le début et la fin de quelque chose d’étonnant, d’un autre monde, montrée en terme de mystère que l’imagination ne peut représenter humainement, et dont nous ignorons, avec horreur, ce qu’aurait pu être l’intrigue.

Edgar Poe (discípulo, soubesse-o ou não, de Coleridge), nunca, em verso ou prosa, atingiu o Outro Mundo dessa maneira nativa ou com essa sinistra plenitude.




Edgar Poe (disciple, conscient ou inconscient, de Coleridge), n’a jamais, en vers ou en prose, atteint l’Autre Monde aussi naturellement ou avec une telle sinistre plénitude.
No que há de Poe, com toda a sua frieza, alguma coisa resta de nosso ainda que negativamente ; 
Chez Poe, avec toute sa froideur, quelque chose de nous persiste, même si c’est négativement ;
no Kubla Kahn tudo é outro, tudo é Além;
dans Kubla Kahn tout est différent, tout est Au-delà ;
e o que se não sabe o que é, decorre em um Oriente impossível, mas que o poeta positivamente viu.
et ce que nous ne connaissons pas se passe dans un Orient impossible, mais vu positivement par le poète.




Não se sabe – não o disse Coleridge – quem foi aquele ‘Homem de Porlock’, que tantos, como eu, terão amaldiçoado.
On ne sait pas – Coleridge ne le dit pas- qui était l’ « Homme de Porlock » que beaucoup, comme moi, ont maudit.
Seria por uma coincidência caótica que surgiu esse interruptor incógnito, a estorvar uma comunicação aparente de qualquer oculta presença real, das que parecem conscientemente entravar a revelação dos Mistérios, ainda quando intuitiva e lícita, ou a transcrição dos sonhos, quando neles durma qualquer forma de revelação?
Serait-ce une chaotique coïncidence qui fait surgir cet empêcheur incognito, afin d’entraver une communication apparente de quelque présence réelle occulte, semblant faire obstacle consciemment à la révélation des Mystères, même intuitive et licite, ou à la transcription des rêves, quand le sommeil offre une telle révélation ?

Seja como for, creio que o caso de Coleridge representa – numa forma excessiva, destinada a formar uma alegoria vivida – o que com todos nós se passa, quando neste mundo tentamos, por meio da sensibilidade com que se faz arte, comunicar, falsos pontífices, com o Outro Mundo de nós mesmos.
Quoi qu’il en soit, je crois que le cas de Coleridge représente – d’une manière excessive, destinée à former une allégorie vivante – ce qui se passe pour tout un chacun quand, dans ce monde, nous essayons, à travers la sensibilité qui donne l’art, de communiquer, fallacieux pontifes, avec l’Autre Monde de nous-mêmes.

É que todos nós, ainda que despertos quando compomos, compomos em sonho.
Ainsi, nous tous, même éveillés, lorsque nous écrivons, nous écrivons en rêve.
E a todos nós, ainda que ninguém nos visite, chega-nos, de dentro, ‘o Homem de Porlock’, o interruptor previsto.
Et nous tous, même si personne ne nous rend visite, nous vient de l’intérieur, l’« Homme de Porlock », l’interrupteur imprévu.
Tudo quanto verdadeiramente somos, sofre (quando o vamos exprimir, ainda que só para nós mesmos), a interrupção fatal daquele visitante que também somos, daquela pessoa externa que cada um de nós tem em si, mais real na vida do que nós próprios: 
Tout ce que nous sommes vraiment, souffrons (quand nous l’exprimons, y compris quand c’est uniquement pour nous-mêmes), la coupure fatale de ce visiteur, qui est aussi nous-mêmes, de cette personne externe que chacun de nous a en lui, plus réelle dans la vie que nous-mêmes :
– a soma viva do que aprendemos, do que julgamos que somos, e do que desejamos ser.
– la somme vivante de ce que nous apprenons, de ce que nous pensons, de ce que nous sommes, et de ce que nous voulons être.




Esse visitante – perenemente incógnito porque, sendo nós, ‘não é alguém’; 
Ce visiteur – incognito perpétuellement, étant une partie de nous « ne peut être quelqu’un » ;
esse interruptor – perenemente anônimo porque, sendo vivo, é ‘impessoal’ 
cet interrupteur- anonyme perpétuellement puisqu’étant vivant est « impersonnel »
– todos nós o temos que receber, por fraqueza nossa, entre o começo e o termo do poema, inteiramente composto, que não nos damos licença que fique escrito.
– nous le recevons, par notre faiblesse, entre le début et la fin du poème, entièrement composé, ce qui ne nous enlève la licence de l’écrire.
E o que de todos nós, artistas grandes ou pequenos, verdadeiramente sobrevive
Et ce qui reste, autant pour les petits que pour les grands artistes, vraiment,
– são fragmentos do que não sabemos que seja;
– ce sont des fragments indéterminés ;
mas que seria, se houvesse sido, a mesma expressão da nossa alma. mais qui serait, dans la complétude du poème, l’expression même de notre âme.

Pudéssemos nós ser crianças, para não ter quem nos visitasse, nem visitantes que nos sentíssemos obrigados a atender!
Ah ! si nous étions des enfants qui ne se trouveraient pas visités ainsi ni ne se sentiraient obligés de recevoir de tels visiteurs !
Mas não queremos fazer esperar quem não existe, não queremos melindrar o ‘estranho’ – que é nós.
Mais nous ne souhaitons pas faire attendre celui qui n’existe pas, nous ne souhaitons pas offenser l’ « étranger » – qui est nous en réalité.
E assim, do que poderia ter sido, fica só o que é;
Et donc, de ce qui aurait pu être, il ne reste seulement que ce qui est ;
 – do poema, ou dos opera omnia, só o princípio e o fim de qualquer coisa perdida –
– du poème ou des opera omnia, le début et la fin de toute chose perdue seulement –
disjecta membra que, como disse Carlyle, é o que fica de qualquer poeta, ou de qualquer homem.
disjecta membra qui, comme Carlyle l’a dit, sont ce qui subsiste d’un poète, sont ce qui subsiste d’un homme.

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L’HOMME DE PORLOCK
O Homem de Porlock
(1934)

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LA TRADUCTION ARTGITATO
DU POEME DE COLERIDGE
KUBLA KHAN

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MAMAN Poème Hongrois d’Attila Jozsef Mama (1934) Mama

Hongrie- Magyarországon
Szöveggyûjtemény
A magyar irodalom
Attila Jozsef

Traduction – Texte Bilingue
Fordítás –  Kétnyelvű szöveget

Traduction Jacky Lavauzelle


LITTERATURE HONGROISE
POESIE HONGROISE

A Magyar Irodalom
Magyar Költészet

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Attila József
1905-1937

Magyar Költő
Poète Hongrois

Maman

Mama

1934

Már egy hete csak a mamára
Déjà une semaine tout juste, maman
gondolok mindig, meg-megállva.
A chaque fois, m’interroge.
Nyikorgó kosárral ölében,
Panier grinçant sur ses genoux,
ment a padlásra, ment serényen.
Elle va au grenier, décidée.

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én még őszinte ember voltam,
Honnêtement j’étais un homme,
ordítottam, toporzékoltam.
criant et vociférant.
Hagyja a dagadt ruhát másra.
Laissez ces vêtements sales.
Engem vigyen föl a padlásra.
Mais prenez-moi au grenier.

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Csak ment és teregetett némán,
Elle continuait en silence,
nem szidott, nem is nézett énrám
sans me gronder ni me regarder
s a ruhák fényesen, suhogva,
et les vêtements vivement,
keringtek, szálltak a magosba.
Se sont envolés vers le grenier.

*

Nem nyafognék, de most már késő,
Je ne voulais pas pleurer, mais il était trop tard,
most látom, milyen óriás ő –
Maintenant, je regarde ce géant
szürke haja lebben az égen,
des cheveux gris voltigeant dans le ciel,
kékítőt old az ég vizében.
un ciel si bleu au-dessus du grenier

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Traduction Jacky Lavauzelle
Artgitato
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Hongrie- Magyarországon
A magyar irodalom
Attila Jozsef
1905-1937

Flag_of_Hungary_(1920–1946)_svg Homonnai_József_AttilaFlag_of_Hungary_(1920–1946)_svgHomonnai_József_AttilaFlag_of_Hungary_(1920–1946)_svg