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MON DERNIER RÊVE – POÈME ANNA AKHMATOVA -стихи Анны Ахматовой- 1909- Хорони, хорони меня, ветер!

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Poésie d’Anna Akhmatova
Поэзия Анны Ахматовой

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Натан Исаевич Альтман,Natan Altman Портрет А. А. Ахматовой, Portrait d’Anna Akhmatova, 1914, Русский музей, Musée Russe, Saint-Pétersbourg, Санкт-Петербург

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LITTÉRATURE RUSSE
POÉSIE RUSSE
Русская литература

Русская поэзия
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Anna Akhmatova
Анна Ахматова

11 juin 1889 Odessa – 5 mars 1966 Moscou
11 июня 1889 Одесса – 5 марта 1966, Домодедово, Московская область, СССР

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MON DERNIER RÊVE
1909
Хорони, хорони меня, ветер! 
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TRADUCTION JACKY LAVAUZELLE
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Хорони, хорони меня, ветер!
Enterre-moi, enterre-moi, ô vent !
Родные мои не пришли,
Mes parents ne sont pas venus,
Надо мною блуждающий вечер
La soirée s’estompe au dessus de moi
И дыханье тихой земли.
Et passe tranquille le souffle de la terre.

*

Я была, как и ты, свободной,
J’étais comme toi : libre,
Но я слишком хотела жить.
Mais moi aussi je voulais vivre.
Видишь, ветер, мой труп холодный,
Tu vois, ô vent, désormais, mon corps froid,
И некому руки сложить.
Et personne pour me prendre les mains.

*

Закрой эту черную рану
Que se referme cette plaie noire
Покровом вечерней тьмы
Alors que voilent les ténèbres du soir
И вели голубому туману
Qui demandent au brouillard azuré
Надо мною читать псалмы.
De lire les psaumes au-dessus de moi.

*

Чтобы мне легко, одинокой,
Pour rendre plus facile, seule,
Отойти к последнему сну,
Le fin de mon dernier rêve,
Прошуми высокой осокой
Scintillent les hauts roseaux
Про весну, про мою весну.
Du printemps, de mon printemps.



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Декабрь 1909
Киев

Décembre 1909
Kiev

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Poésie d’Anna Akhmatova
Поэзия Анны Ахматовой

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LES MOTS SIMPLES – POÈME ANNA AKHMATOVA -стихи Анны Ахматовой- 1909- Тот же голос, тот же взгляд

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Poésie d’Anna Akhmatova
Поэзия Анны Ахматовой

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Натан Исаевич Альтман,Natan Altman Портрет А. А. Ахматовой, Portrait d’Anna Akhmatova, 1914, Русский музей, Musée Russe, Saint-Pétersbourg, Санкт-Петербург

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Anna Akhmatova
Анна Ахматова

11 juin 1889 Odessa – 5 mars 1966 Moscou
11 июня 1889 Одесса – 5 марта 1966, Домодедово, Московская область, СССР

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LES MOTS SIMPLES
1909
Тот же голос, тот же взгляд
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TRADUCTION JACKY LAVAUZELLE
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Тот же голос, тот же взгляд,
La même voix, le même regard
Те же волосы льняные.
Les mêmes cheveux en lin.
Всё как год тому назад.
Tout comme il y a un an.
Сквозь стекло лучи дневные
Lumière du jour à travers le verre,
Известь белых стен пестрят…
Chaux des murs blancs pleine de …
Свежих лилий аромат
Parfum de lys frais
И слова твои простые.
Et de vos simples mots.

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1909

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Poésie d’Anna Akhmatova
Поэзия Анны Ахматовой

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LE SANCTUAIRE – POÈME ANNA AKHMATOVA -1909- стихи Анны Ахматовой- Молюсь оконному лучу

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Anna Akhmatova
Анна Ахматова

11 juin 1889 Odessa – 5 mars 1966 Moscou
11 июня 1889 Одесса – 5 марта 1966, Домодедово, Московская область, СССР

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LE SANCTUAIRE
1909
Молюсь оконному лучу 
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TRADUCTION JACKY LAVAUZELLE
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Молюсь оконному лучу —
Je prie le rayon de lumière à la fenêtre –
Он бледен, тонок, прям.
Pâle, fin, droit.
Сегодня я с утра молчу,
Aujourd’hui, ce matin, je me tais,
А сердце — пополам.
Et mon cœur – en deux est brisé.
На рукомойнике моем
Sur mon lavabo
Позеленела медь,
Le cuivre est devenu vert-de-gris ,
Но так играет луч на нем,
Mais le rayon joue dessus,
Что весело глядеть.
Quel plaisir de le contempler.
Такой невинный и простой
Si innocent et si simple
В вечерней тишине,
Le soir dans ce silence,
Но в этой храмине пустой
Mais dans ce sanctuaire vide
Он словно праздник золотой
C’est comme un festival tout en or
И утешенье мне.
Et pour moi quel réconfort .

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1909

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Poésie d’Anna Akhmatova
Поэзия Анны Ахматовой

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LA FENÊTRE BLANCHE – POÈME ANNA AKHMATOVA – 1909 -стихи Анны Ахматовой-Подушка уже горяча

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Anna Akhmatova
Анна Ахматова

11 juin 1889 Odessa – 5 mars 1966 Moscou
11 июня 1889 Одесса – 5 марта 1966, Домодедово, Московская область, СССР

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LA FENÊTRE BLANCHE
1909
Подушка уже горяча
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TRADUCTION JACKY LAVAUZELLE
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Подушка уже горяча
L’oreiller est déjà chaud
С обеих сторон.
Des deux côtés.
Вот и вторая свеча
Voici la deuxième bougie
Гаснет, и крик ворон
Qui se meurt et les corbeaux croassent
Становится всё слышней.
Sans cesse à tue-tête.
Я эту ночь не спала,
Je n’ai pas dormi cette nuit,
Поздно думать о сне…
Il est trop tard pour penser au sommeil …
Как нестерпимо бела
Quel insupportable blanc
Штора на белом окне.
Rideau sur cette fenêtre blanche.
Здравствуй!
Bonjour !

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1909

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Poésie d’Anna Akhmatova
Поэзия Анны Ахматовой

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LECTURE D’HAMLET – POÈME DE ANNA AKHMATOVA – Анна Ахматова – Читая Гамлета – 1909

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Натан Исаевич Альтман,Natan Altman Портрет А. А. Ахматовой, Portrait d’Anna Akhmatova, 1914, Русский музей, Musée Russe, Saint-Pétersbourg, Санкт-Петербург

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Анна Ахматова

11 juin 1889 Odessa – 5 mars 1966 Moscou
11 июня 1889 Одесса – 5 марта 1966, Домодедово, Московская область, СССР

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LECTURE D’HAMLET
1909
Читая Гамлета
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TRADUCTION JACKY LAVAUZELLE
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I


У кладбища направо пылил пустырь,
A droite du cimetière se trouve un terrain vague,
А за ним голубела река.
Et derrière lui coule une rivière bleue.
Ты сказал мне: «Ну что ж, иди в монастырь
Là, tu m’as dit : « Eh bien, va au couvent
Или замуж за дурака…»
Ou épouse un imbécile … « 
Принцы только такое всегда говорят,
Les princes parlent toujours ainsi,
Но я эту запомнила речь, —
Mais je me souviens de ce discours,
Пусть струится она сто веков подряд
Que ces mots coulent et brillent cent siècles
Горностаевой мантией с плеч.
Comme brille et tombe un manteau d’hermine sur les épaules.


II

И как будто по ошибке
Et par erreur
Я сказала: «Ты…»
J’ai dit : « Toi … »
Озарила тень улыбки
Illuminant l’ombre d’un sourire
Милые черты.
Aux traits charmants.
От подобных оговорок
Par un simple glissement
Всякий вспыхнет взор…
Chaque regard étincelle…
Я люблю тебя, как сорок
Je t’aime comme quarante
Ласковых сестёр.
Sœurs affectueuses.

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1909

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LE PIÈGE – POÈME DE ANNA AKHMATOVA – Анна Ахматова -1909 Ночь моя

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Anna Akhmatova
Анна Ахматова

11 juin 1889 Odessa – 5 mars 1966 Moscou
11 июня 1889 Одесса – 5 марта 1966, Домодедово, Московская область, СССР

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LE PIÈGE
1909
Ночь моя
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TRADUCTION JACKY LAVAUZELLE
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Ночь моя — бред о тебе,
Ma nuit : j’ai déliré sur toi
День — равнодушное: пусть!
Le jour : indifférent : Soit !
Я улыбнулась судьбе,
J’ai souri à ce destin,
Мне посылающей грусть.
Qui ne m’envoie que de la tristesse.
Тяжек вчерашний угар,
Je traîne encore les terribles vapeurs de la veille,
Скоро ли я догорю,
Les flammes me consument encore,
Кажется, этот пожар
Et il me semble que ce feu
Не превратится в зарю.
Jamais ne se transformera en une nouvelle aube.
Долго ль мне бится в огне,
Depuis combien de temps je lutte contre ce feu,
Дальнего тайно кляня?..
Maudissant ton absence ? ..
В страшной моей западне
Dans mon terrible piège
Ты не увидишь меня.
Jamais tu ne me verras.

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1909
Киев

Kiev

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LA SÉPARATION – Poème d’Anna AKHMATOVA – Анна Ахматова – 1909 – То ли я с тобой осталась

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Anna Akhmatova
Анна Ахматова

11 juin 1889 Odessa – 5 mars 1966 Moscou
11 июня 1889 Одесса – 5 марта 1966, Домодедово, Московская область, СССР

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LA SÉPARATION 
1909
То ли я с тобой осталась
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TRADUCTION JACKY LAVAUZELLE
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То ли я с тобой осталась,
Soit je restais avec toi,
То ли ты ушел со мной,
Soit tu partais avec moi
Но оно не состоялось,
Mais cela n’a pas eu lieu,
Разлученье, ангел мой!
Par notre séparation, mon ange !
И не вздох печали томной,
Mais ne soupire pas avec cette tristesse languissante,
Не затейливый укор,
Ne me fais pas de reproches alambiqués,
Мне внушает ужас темный

Je suis terrifié par la noirceur
Твой спокойный ясный взор.
De ton regard clair et calme.

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1909

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Poésie d’Anna Akhmatova
Поэзия Анны Ахматовой

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LE VIEUX VIOLON de Ioannis Polemis – Τὸ παλιὸ βιολί – Ιωάννης Πολέμης

Poème de Ioannis Polemis
Gr
èce – Ελλάδα

***

Traduction Jacky Lavauzelle*******

**
Ioannis Polemis poèmes
**

LITTERATURE GRECQUE
POESIE GRECQUE

Ελληνική λογοτεχνία
Ελληνική ποίηση

**

Ioannis Polemis
Ιωάννης Πολέμης
1862 – 1924

Ιωάννης Πολέμης Traduction Jacky Lavauzelle

**

Traduction Jacky Lavauzelle


LES POEMES GRECS

Τὸ παλιὸ βιολί
LE VIEUX VIOLON
1909

**

**

Ionnis Polemis Traduction Jacky Lavauzelle
Jeune femme jouant du violon, Orazio Gentileschi

**

Ἄκουσε τ᾿ ἀπόκοσμο τὸ παλιὸ βιολὶ
Écoute le vieux violon
μέσα στὴ νυχτερινὴ σιγαλιὰ τοῦ Ἀπρίλη
dans cette calme nuit d’avril,
στὸ παλιὸ κουφάρι του μιὰ ψυχὴ λαλεῖ
comme, dans son armature délabrée, l’âme déclame
μὲ τ᾿ ἀχνὰ κι᾿ ἀπάρθενα τῆς ἀγάπης χείλη.
l’amour par ses lèvres usées et confuses.

*

Καὶ τ᾿ ἀηδόνι τ᾿ ἄγρυπνο καὶ τὸ ζηλευτὸ
Le magnifique rossignol
ζήλεψε κι ἐσώπασε κι ἔσκυψε κι ἐστάθη
jaloux, attentif, se dresse et se fige,
γιὰ νὰ δεῖ περήφανο τί πουλὶ εἶν᾿ αὐτὸ
fier de ce qu’il est,
ποὺ τὰ λέει γλυκύτερα τῆς καρδιᾶς τὰ πάθη.
il évoque les douces passions du cœur.

*

Ὡς κι ὁ γκιώνης τ᾿ ἄχαρο, τὸ δειλὸ πουλί,
Et l’effrayant hibou, oiseau étrange,
μὲ λαχτάρ᾿ ἀπόκρυφη τὰ φτερὰ τινάζει
secoue ses plumes comme un inquiétant caprice,
καὶ σωπαίνει ἀκούγοντας τὸ παλιὸ βιολί,
continuant d’écouter le vieux violon,
γιὰ νὰ μάθει ὁ δύστυχος πῶς ν᾿ ἀναστενάζει.
ô malheureux, pour apprendre la plainte.

*

Τί κι ἂν τρώει τὸ ξύλο του τὸ σαράκι; τί
Que le ver dévore son bois ? quoi ?
κι ἂν περνοῦν ἀγύριστοι χρόνοι κι ἄλλοι χρόνοι;
le temps lui-même ne passe-t-il pas ?
Πιὸ γλυκιὰ καὶ πιὸ ὄμορφη καὶ πιὸ δυνατὴ
Plus de douceur, plus de beauté, plus de profondeur
ἡ φωνή του γίνεται, ὅσο αὐτὸ παλιώνει.
dans sa voix qui vieillit comme lui.

*

Εἶμ᾿ ἐγὼ τ᾿ ἀπόκοσμο τὸ παλιὸ βιολὶ
Je suis le vieux violon
 μέσα στὴ νυχτερινὴ σιγαλιὰ τοῦ Ἀπρίλη
dans une calme nuit d’avril
στὸ παλιὸ κουφάρι μου μιὰ ψυχὴ λαλεῖ
comme dans mon armature délabrée, l’âme déclame
μὲ τῆς πρώτης νιότης μου τὰ δροσάτα χείλη.
aux premières lèvres de ma jeunesse.

*

Τί κι ἂν τρώει τὰ σπλάγχνα μου τὸ σαράκι; τί
Que le ver dévore mon bois ? quoi ?
κι ἂν βαδίζω ἀγύριστα χρόνο μὲ τὸν χρόνο;
le temps depuis si longtemps je traverse ;
Πιὸ γλυκιὰ πιὸ ὄμορφη καὶ πιὸ δυνατὴ
Plus de douceur, plus de beauté, plus de profondeur
γίνεται ἡ ἀγάπη μου, ὅσο ἐγὼ παλιώνω.
à mon amour qui comme moi vieillit.

********
Traduction Jacky Lavauzelle

ARTGITATO
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LA POESIE GRECQUE EN GRECE 

Le langage est ce qu’il y a en Grèce de plus antique. C’est un grand charme pour celui qui a voué un culte à l’antiquité grecque d’entendre parler grec autour de lui, de reconnaître dans les conversations d’un guide ou d’un marinier tel mot qu’il n’avait jusque-là rencontré que dans Homère. Il semble alors qu’on est réellement transporté dans la Grèce antique ; on est tenté de dire aux passans, comme Philoctète à ses compatriotes retrouvés dans Lemnos : je veux vous entendre, et de s’écrier comme lui, ô langage bien aimé ! Mais, pour se livrer à ce transport, il faudrait, dira-t-on, que ce langage fût celui des anciens Hellènes, et non pas un dérivé imparfait que défigure une prononciation bizarre. A cela on peut répondre : Quant à la prononciation, il n’y a pas de raison pour que les descendans de Périclès adoptent le système qu’un savant Hollandais a imaginé au XVIe siècle. Du reste la question est délicate et ne saurait être traitée ici. Qu’il suffise d’affirmer que plusieurs règles de prononciation, adoptées par les Grecs modernes, remontent à la plus haute antiquité, et que l’on trouve déjà dans le second siècle de notre ère des exemples de l’iotacisme, c’est-à-dire de ê, ei, oi, prononcés i, bien que l’iotacisme ne paraisse avoir été définitivement et complètement constituée qu’au Xe ou XIe siècle.

Dans le langage populaire de certaines parties de la Grèce, on retrouve quelques vestiges des dialectes qui y furent parlé autrefois. En général, les anciens dialectes grecs ont péri par suite de la conquête, qui les a éteints avec la vie locale des pays subjugués. Cependant ils n’ont pas disparu entièrement ; on retrouve des traces assez nombreuses du dialecte œolien dans la Béotie et la Phocide, et dans un canton montagneux du Péloponèse, la Tzaconie, le dialecte dorien s’est merveilleusement conservé un certain nombre de mots grecs oubliés par le temps ont été remplacés dans l’usage par une autre expression : ainsi, trecho, courir, au lieu de dremo ; au lieu d’artos, pain, psomi. Eh bien ! il arrive que le vieux mot grec oublié se retrouve dans un coin de la Grèce, par exemple dremo dans les villages du Parnasse…

Jean-Jacques Ampère
La poésie grecques en Grèce
Seconde Partie
Revue des Deux Mondes, tome 7, 1844

***

*

Ioannis Polemis
Ιωάννης Πολέμης
Έλληνα ποιητή
Poème de Ioannis Polemis

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DOM CASMURRO Capítulo VI CHAPITRE Tio Cosme ONCLE COSME

O Agregado
DOM CASMURRO MACHADO DE ASSIS

L’Œuvre de Joaquim Maria Machado de Assis

Poema & Prosa de Machado de Assis




Dom Casmurro Machado de Assis

Littérature Brésilienne
Literatura Brasileira

Joaquim Maria Machado de Assis
 Rio de Janeiro 1839 – 1908 Rio de Janeiro


joaquim-maria-machado-de-assis-artgitato




 

L’Œuvre de Machado de Assis

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Tio Cosme
ONCLE COSME
Dom Casmurro Machado de Assis

 DOM CASMURRO
VI
Roman – Romance
1899

Traduction Jacky Lavauzelle

*****

dom-casmurro-machado-de-assis-artgitato-joaquin-sorolla-paseo-par-la-playa-1909-museo-sorolla-madridJoaquin Sorolla
Paseo par la playa
1909
Museo Sorolla Madrid

 

Capítulo VI – Sixième Chapitre
Tio Cosme
Oncle Cosme




dom-casmurro-machado-de-assis-alfred-de-dreux-africain-tenant-un-cheval-au-bord-dune-merAlfred de Dreux
Africain tenant un cheval au bord d’une mer

*

Tio Cosme vivia com minha mãe, desde que ela enviuvou. 
Oncle Cosme a vécu avec ma mère, depuis qu’elle est devenue veuve.
Já então era viúvo, como prima Justina;
Il était alors veuf, la cousine Justina aussi ;
era a casa dos três viúvos.
la maison était devenue le foyer des trois veufs.

A fortuna troca muita vez as mãos à natureza.
Le sort modifie bien des fois les éléments de la nature.
Formado para as serenas funções do capitalismo, tio Cosme não enriquecia no foro:
Formé pour les fonctions sereines du capitalisme, l’oncle Cosme ne s’enrichissait pas dans son officine :
 ia comendo.
c’était alimentaire.
Tinha o escritório na antiga rua das Violas, perto do júri, que era no extinto Aljube.
Son bureau se trouvait dans l’ancienne rue des Violas, à proximité de la Cour d’Assises, qui s’était installée sur l’ancienne maison d’arrêt.
Trabalhava no crime.
Les crimes constituaient ses affaires quotidiennes.
José Dias não perdia as defesas orais de tio Cosme.
Jose Dias ne manquait jamais les plaidoiries de la défense que portait Oncle Cosme.
Era quem lhe vestia e despia a toga, com muitos cumprimentos no fim.
Aussi l’habillait-il en lui mettant sa toge et en la lui ôtant avec toujours beaucoup de compliments sur sa prestation du jour.
Em casa, referia os debates.
À la maison, il rééditait toutes les discussions.
Tio Cosme, por mais modesto que quisesse ser, sorria de persuasão.
Oncle Cosme, pourtant si modeste, ne pouvait retenir un sourire de contentement.



Era gordo e pesado, tinha a respiração curta e os olhos dorminhocos.
Il était gras et lourd, la respiration essoufflée et yeux fatigués.
Uma das minhas recordações mais antigas era vê-lo montar todas as manhãs a besta que minha mãe lhe deu e que o levava ao escritório.
Dans un de mes premiers souvenirs, je le vois monter chaque matin la bête que ma mère lui avait donné et qui l’emmenait à son bureau.
O preto que a tinha ido buscar à cocheira, segurava o freio, enquanto ele erguia o pé e pousava no estribo;
L’esclave noir qui allait chercher le chercher à l’écurie, tenait le mors, pendant que l’oncle levait son pied pour le caler dans l’étrier ;
a isto seguia-se um minuto de descanso ou reflexão.
suivait alors une minute de repos ou de réflexion.
Depois, dava um impulso, o primeiro, o corpo ameaçava subir, mas não subia;
Ensuite, il donnait une impulsion, la première : le corps  menaçait de se lever, mais menaçait seulement ;
segundo impulso, igual efeito.
une seconde impulsion : même effet.
Enfim, após alguns instantes largos, tio Cosme enfeixava todas as forças físicas e morais, dava o último surto da terra, e desta vez caía em cima do selim.
Enfin, après un grand moment, l’oncle Cosme rassemblaient toutes ses forces physiques et morales, lui permettant ainsi de se détacher de la terre, et cette fois-ci de bien retomber sur le dessus de la selle.
Raramente a besta deixava de mostrar por um gesto que acabava de receber o mundo.
Rarement la bête, qui venait de recevoir d’un coup sur son dos la masse du monde, ne faisait pas d’écart.
Tio Cosme acomodava as carnes, e a besta partia a trote.
Oncle Cosme positionnait sa masse, et la bête partait alors au trot.



Também não me esqueceu o que ele me fez uma tarde.
Également je n’ai pas oublié ce qu’il me fit un après-midi.
Posto que nascido na roça (donde vim com dois anos) e apesar dos costumes do tempo, eu não sabia montar, e tinha medo ao cavalo.
Bien que né à la ferme (j’y ai vécu durant deux ans) et, malgré les coutumes de temps, je ne savais pas monter à cheval, et, plus encore, je le craignais.
Tio Cosme pegou em mim e escanchou-me em cima da besta.
Oncle Cosme me saisit et m’installa sur la bête.
Quando me vi no alto (tinha nove anos), sozinho e desamparado, o chão lá embaixo, entrei a gritar desesperadamente: « Mamãe! mamãe! »
Quand je me suis retrouvé sur son dos (j’avais neuf ans), seul et sans défense, le sol en dessous, je me mis à crier désespérément : «Maman ! maman ! »
Ela acudiu, pálida e trêmula, cuidou que me estivessem matando, apeou-me, afagou-me, enquanto o irmão perguntava:
Elle arriva en courant, pâle et tremblante, elle croyait que l’on me tuait, me fit mettre pied à terre, me caressa alors pendant que son frère ajouta :



— Mana Glória, pois um tamanhão destes tem medo de besta mansa?
– Gloria, comment ce grand garçon a-t-il peur d’une bête si inoffensive ?

— Não está acostumado.
– il n’a pas l’habitude, voyons !

— Deve acostumar-se.
– il soit s’habituer.
Padre que seja, se for vigário na roça, é preciso que monte a cavalo;
S’il doit être prêtre, il est nécessaire qu’il sache monter à cheval, comme tout bon curé ;
e, aqui mesmo, ainda não sendo padre, se quiser florear como os outros rapazes, e não souber, há de queixar-se de você, mana Glória.
et même s’il n’est pas prêtre ; comme tous les autres garçons, s’il ne sait pas, il se plaindra auprès de vous, sœur Gloria.

— Pois que se queixe; tenho medo.
– Il se plaindra, soit ; mais moi, j’ai peur.

— Medo! Ora, medo!
– Peur ?

A verdade é que eu só vim a aprender equitação mais tarde, menos por gosto que por vergonha de dizer que não sabia montar.
La vérité c’est que j’ai appris l’équitation plus tard, moins par passion que par la honte de dire que je ne savais pas monter.
« Agora é que ele vai namorar deveras », disseram quando eu comecei as lições.
« Maintenant, il pourra aller flirter » disait-on quand j’ai commencé les leçons.
Não se diria o mesmo de tio Cosme.
On ne disait pas la même chose de l’oncle Cosme.
Nele era velho costume e necessidade.
C’était pour lui une vieille habitude et un besoin.
Já não dava para namoros.
Déjà, il ne partait pas pour des aventures amoureuses.
Contam que, em rapaz, foi aceito de muitas damas, além de partidário exaltado;
Il se dit que, plus jeune, il était apprécié de nombreuses dames, et un partisan politique exalté ;
mas os anos levaram-lhe o mais do ardor político e sexual, e a gordura acabou com o resto de idéias públicas e específicas.
mais les années lui enlevèrent la majeur partie des ardeurs autant politiques que sexuelles, et la graisse finit cet ouvrage pour ce qu’il lui restait d’idées publiques et spécifiques.
Agora só cumpria as obrigações do ofício e sem amor.
Maintenant il remplissait dans la chasteté seulement ses obligations du bureau.
Nas horas de lazer vivia olhando ou jogava.
Pendant ses heures de loisir, il observait ou il jouait.
Uma ou outra vez dizia pilhérias.
De temps à autres, il blaguait.

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Tio Cosme
DOM CASMURRO MACHADO DE ASSIS

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dom-casmurro-machado-de-assis-la-denonciation-artgitato-victor-meirelles-de-lima-la-premiere-messe-au-bresil-1861Victor Meirelles de Lima
La Première messe au Brésil
A Primeira Missa no Brasil
1861
Museu Nacional de Belas Artes – MnBA
Rio de Janeiro

L’HABITUE O Agregado DOM CASMURRO – MACHADO DE ASSIS – CHAPITRE V

O Agregado
DOM CASMURRO MACHADO DE ASSIS

L’Œuvre de Joaquim Maria Machado de Assis

Poema & Prosa de Machado de Assis




Dom Casmurro Machado de Assis

Littérature Brésilienne
Literatura Brasileira

Joaquim Maria Machado de Assis
 Rio de Janeiro 1839 – 1908 Rio de Janeiro


joaquim-maria-machado-de-assis-artgitato




 

L’Œuvre de Machado de Assis

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O Agregado
Dom Casmurro Machado de Assis

 DOM CASMURRO
V
Roman – Romance
1899

Traduction Jacky Lavauzelle

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dom-casmurro-machado-de-assis-artgitato-joaquin-sorolla-paseo-par-la-playa-1909-museo-sorolla-madridJoaquin Sorolla
Paseo par la playa
1909
Museo Sorolla Madrid

 

Capítulo V – Cinquième Chapitre
O Agregado
L’HABITUE




Nem sempre ia naquele passo vagaroso e rígido. 
Ce pas lent, il ne l’avait pas toujours.
Também se descompunha em acionados, era muita vez rápido e lépido nos movimentos, tão natural nesta como naquela maneira.
Aussi pouvait-il s’agiter en de rapides et agiles mouvements, aussi naturels que le premier.
Outrossim, ria largo, se era preciso, de um grande riso sem vontade, mas comunicativo, a tal ponto as bochechas, os dentes, os olhos, toda a cara, toda a pessoa, todo o mundo pareciam rir nele.
De plus, il riait d’un large rire, si c’était nécessaire, un grand rire sans se forcer, mais communicatif, à tel point que les joues, les dents, les yeux, le visage entier, toute la personne, tout le monde semblait rire en lui.
Nos lances graves, gravíssimo.
Dans ses expressions graves, il devenait très grave.



Era nosso agregado desde muitos anos;
Il était notre habitué depuis de nombreuses années;
meu pai ainda estava na antiga fazenda de Itaguaí, e eu acabava de nascer.
mon père vivait encore dans l’ancienne ferme d’Itaguai, et je suis né.
Um dia apareceu ali vendendo-se por médico homeopata;
Un jour, il est apparu pour vendre de la médecine homéopathique ;
levava um Manual e uma botica. 
avec un Manuel et toute une pharmacie.
Havia então um andaço de febres; 
Il y eut à cette époque une épidémie de fièvre ;
José Dias curou o feitor e uma escrava, e não quis receber nenhuma remuneração.
Jose Dias guérit le surveillant et un esclave, et ne souhaita recevoir aucune rémunération.
Então meu pai propôs-lhe ficar ali vivendo, com pequeno ordenado.
Alors mon père lui proposa de vivre chez nous avec une petite somme.
José Dias recusou, dizendo que era justo levar a saúde à casa de sapé do pobre.
Jose Dias refusa, arguant qu’il était juste de soigner les plus pauvres.




— Quem lhe impede que vá a outras partes? 
– Qui vous empêche d’aller dans d’autres contrées ?
Vá aonde quiser, mas fique morando conosco.
Allez où vous voulez, mais restez vivre avec nous.

— Voltarei daqui a três meses.
– Je serai de retour d’ici trois mois !

Voltou dali a duas semanas, aceitou casa e comida sem outro estipêndio, salvo o que quisessem dar por festas.
Il est revenu deux semaines après et s’installa dans chambre sans autre allocation, à l’exception des étrennes pour les fêtes.
Quando meu pai foi eleito deputado e veio para o Rio de Janeiro com a família, ele veio também, e teve o seu quarto ao fundo da chácara.
Quand mon père a été élu député et est arrivé à Rio de Janeiro avec sa famille, il a suivi aussi en occupant une chambre au fond de l’exploitation.
Um dia, reinando outra vez febres em Itaguaí, disse-lhe meu pai que fosse ver a nossa escravatura.
Un jour, la fièvre à nouveau sévissait à Itaguai, mon père lui demanda d’aller voir nos esclaves souffrants.
José Dias deixou-se estar calado, suspirou e acabou confessando que não era médico.
Jose Dias resta muet, soupira et finalement avoua qu’il n’était pas médecin.
Tomara este título para ajudar a propaganda da nova escola, e não o fez sem estudar muito e muito; 
Il avait endossé ce titre pour aider la nouvelle propagande de l’école, avec, toutefois, des études très longues ;
mas a consciência não lhe permitia aceitar mais doentes.
 mais sa conscience ne lui permettait plus d’accepter plus de patients.

— Mas, você curou das outras vezes.
– Mais tu as guéri les autres fois.



— Creio que sim;
– Je pense que oui;
o mais acertado, porém, é dizer que foram os remédios indicados nos livros.
 la chose certaine, cependant, serait de dire que c’est grâce aux médicaments indiqués dans les livres.
Eles, sim; eles, abaixo de Deus.
 Eux, oui ; eux, après Dieu.
Eu era um charlatão… Não negue;
J’étais un charlatan … Je ne le nie pas ;
os motivos do meu procedimento podiam ser e eram dignos;
les raisons de mon action pouvaient être et étaient dignes ;
a homeopatia é a verdade, e, para servir à verdade, menti;
L’homéopathie est la vérité, et, pour servir la vérité, je mentais ;
mas é tempo de restabelecer tudo.
mais il est temps de restaurer toute la vérité.

Não foi despedido, como pedia então; 
Il ne fut pas chassé, comme il le demandait alors ;
meu pai já não podia dispensá-lo.
mon père ne pouvait plus s’en passer.
Tinha o dom de se fazer aceito e necessário;
Il avait le don de se faire accepter et de se rendre nécessaire ;
dava-se por falta dele, como de pessoa da família.
absent, il manquait, comme une personne de la famille.
Quando meu pai morreu, a dor que o pungiu foi enorme, disseram-me, não me lembra.
Quand mon père est mort, sa douleur était énorme, m’a-t-on dit,  car je ne m’en souviens pas.
Minha mãe ficou-lhe muito grata, e não consentiu que ele deixasse o quarto da chácara;
Ma mère était très reconnaissante, et ne lui permit pas de quitter la chambre de la ferme ;
ao sétimo dia, depois da missa, ele foi despedir-se dela.
le septième jour, après la messe, il vint pour lui faire ses adieux.



— Fique, José Dias.
– Restez, Jose Dias.

— Obedeço, minha senhora.
– J’obéis, madame.

Teve um pequeno legado no testamento, uma apólice e quatro palavras de louvor. 
Il trouva un petit héritage dans son testament, une rente et des mots d’éloge.
Copiou as palavras, encaixilhou-as e pendurou-as no quarto, por cima da cama.
Il a copié les mots, les encadra et les suspendit dans sa chambre, au-dessus du lit.
« Esta é a melhor apólice », dizia ele muita vez.
 « Voici la plus belle des rentes», disait-il à de nombreuses reprises.
Com o tempo, adquiriu certa autoridade na família, certa audiência, ao menos;
Au fil du temps, il acquit une certaine autorité dans la famille, une certaine audience, du moins ;
abusava, e sabia opinar obedecendo. 
sans en abuser, et il savait s’exprimer et obéir tout à la fois.
Ao cabo, era amigo, não direi ótimo, mas nem tudo é ótimo neste mundo.
Finalement, c’était un ami, je ne dirai pas grand, mais rien n’est vraiment grand en ce monde.
E não lhe suponhas alma subalterna;
Et ne le jugez pas comme une âme subalterne ;
as cortesias que fizesse vinham antes do cálculo que da índole. 
la courtoisie qu’il arborait était plus une conséquence d’un calcul que de sa nature.
A roupa durava-lhe muito;
Ses vêtements lui duraient longtemps ;
ao contrário das pessoas que enxovalham depressa o vestido novo, ele trazia o velho escovado e liso, cerzido, abotoado, de uma elegância pobre e modesta.




contrairement à ceux qui rapidement se lassent d’un nouvel habit, lui, portait, brossées et repassées, reprisées, boutonnées, ses anciennes tenues avec une élégance à la fois pauvre et modeste.
Era lido, posto que de atropelo, o bastante para divertir ao serão e à sobremesa, ou explicar algum fenômeno, falar dos efeitos do calor e do frio, dos pólos e de Robespierre.
Il lisait de tout, assez pour divertir une soirée et enjoliver un dessert, en expliquant un phénomène quelconque ou en se passionnant sur les effets de la chaleur et le froid, des pôles et de Robespierre.
Contava muita vez uma viagem que fizera à Europa, e confessava que a não sermos nós, já teria voltado para lá; 
Il évoquait souvent un voyage qu’il avait fait en Europe, et avouait que, sans nous avoir rencontrés, il y serait retourné ;
tinha amigos em Lisboa, mas a nossa família, dizia ele, abaixo de Deus, era tudo.
Il avait des amis à Lisbonne, mais notre famille, disait-il, après Dieu, était tout.

— Abaixo ou acima?
– Avant ou après ?
perguntou-lhe tio Cosme um dia.
lui  demanda l’oncle Cosme un jour.

— Abaixo, repetiu José Dias cheio de veneração.
– Après, répéta José Dias plein de vénération.

E minha mãe, que era religiosa, gostou de ver que ele punha Deus no devido lugar, e sorriu aprovando.
Et ma mère, qui était si pieuse, apprécia de le voir mettre Dieu à sa place, et sourit d’un air approbateur.
José Dias agradeceu de cabeça.
Jose Dias remercia d’un mouvement de la tête.
Minha mãe dava-lhe de quando em quando alguns cobres.
Ma mère lui donnait de temps en temps quelques pièces.
Tio Cosme, que era advogado, confiava-lhe a cópia de papéis de autos.
Oncle Cosme, qui lui était un avocat, lui confiait des papiers à copier pour son officine.

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O Agregado
DOM CASMURRO MACHADO DE ASSIS

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La Première messe au Brésil
A Primeira Missa no Brasil
1861
Museu Nacional de Belas Artes – MnBA
Rio de Janeiro