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LE VIEUX VIOLON de Ioannis Polemis – Τὸ παλιὸ βιολί – Ιωάννης Πολέμης

Poème de Ioannis Polemis
Gr
èce – Ελλάδα

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Traduction Jacky Lavauzelle*******

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Ioannis Polemis poèmes
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LITTERATURE GRECQUE
POESIE GRECQUE

Ελληνική λογοτεχνία
Ελληνική ποίηση

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Ioannis Polemis
Ιωάννης Πολέμης
1862 – 1924

Ιωάννης Πολέμης Traduction Jacky Lavauzelle

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Traduction Jacky Lavauzelle


LES POEMES GRECS

Τὸ παλιὸ βιολί
LE VIEUX VIOLON
1909

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Ionnis Polemis Traduction Jacky Lavauzelle
Jeune femme jouant du violon, Orazio Gentileschi

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Ἄκουσε τ᾿ ἀπόκοσμο τὸ παλιὸ βιολὶ
Écoute le vieux violon
μέσα στὴ νυχτερινὴ σιγαλιὰ τοῦ Ἀπρίλη
dans cette calme nuit d’avril,
στὸ παλιὸ κουφάρι του μιὰ ψυχὴ λαλεῖ
comme, dans son armature délabrée, l’âme déclame
μὲ τ᾿ ἀχνὰ κι᾿ ἀπάρθενα τῆς ἀγάπης χείλη.
l’amour par ses lèvres usées et confuses.

*

Καὶ τ᾿ ἀηδόνι τ᾿ ἄγρυπνο καὶ τὸ ζηλευτὸ
Le magnifique rossignol
ζήλεψε κι ἐσώπασε κι ἔσκυψε κι ἐστάθη
jaloux, attentif, se dresse et se fige,
γιὰ νὰ δεῖ περήφανο τί πουλὶ εἶν᾿ αὐτὸ
fier de ce qu’il est,
ποὺ τὰ λέει γλυκύτερα τῆς καρδιᾶς τὰ πάθη.
il évoque les douces passions du cœur.

*

Ὡς κι ὁ γκιώνης τ᾿ ἄχαρο, τὸ δειλὸ πουλί,
Et l’effrayant hibou, oiseau étrange,
μὲ λαχτάρ᾿ ἀπόκρυφη τὰ φτερὰ τινάζει
secoue ses plumes comme un inquiétant caprice,
καὶ σωπαίνει ἀκούγοντας τὸ παλιὸ βιολί,
continuant d’écouter le vieux violon,
γιὰ νὰ μάθει ὁ δύστυχος πῶς ν᾿ ἀναστενάζει.
ô malheureux, pour apprendre la plainte.

*

Τί κι ἂν τρώει τὸ ξύλο του τὸ σαράκι; τί
Que le ver dévore son bois ? quoi ?
κι ἂν περνοῦν ἀγύριστοι χρόνοι κι ἄλλοι χρόνοι;
le temps lui-même ne passe-t-il pas ?
Πιὸ γλυκιὰ καὶ πιὸ ὄμορφη καὶ πιὸ δυνατὴ
Plus de douceur, plus de beauté, plus de profondeur
ἡ φωνή του γίνεται, ὅσο αὐτὸ παλιώνει.
dans sa voix qui vieillit comme lui.

*

Εἶμ᾿ ἐγὼ τ᾿ ἀπόκοσμο τὸ παλιὸ βιολὶ
Je suis le vieux violon
 μέσα στὴ νυχτερινὴ σιγαλιὰ τοῦ Ἀπρίλη
dans une calme nuit d’avril
στὸ παλιὸ κουφάρι μου μιὰ ψυχὴ λαλεῖ
comme dans mon armature délabrée, l’âme déclame
μὲ τῆς πρώτης νιότης μου τὰ δροσάτα χείλη.
aux premières lèvres de ma jeunesse.

*

Τί κι ἂν τρώει τὰ σπλάγχνα μου τὸ σαράκι; τί
Que le ver dévore mon bois ? quoi ?
κι ἂν βαδίζω ἀγύριστα χρόνο μὲ τὸν χρόνο;
le temps depuis si longtemps je traverse ;
Πιὸ γλυκιὰ πιὸ ὄμορφη καὶ πιὸ δυνατὴ
Plus de douceur, plus de beauté, plus de profondeur
γίνεται ἡ ἀγάπη μου, ὅσο ἐγὼ παλιώνω.
à mon amour qui comme moi vieillit.

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Traduction Jacky Lavauzelle

ARTGITATO
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LA POESIE GRECQUE EN GRECE 

Le langage est ce qu’il y a en Grèce de plus antique. C’est un grand charme pour celui qui a voué un culte à l’antiquité grecque d’entendre parler grec autour de lui, de reconnaître dans les conversations d’un guide ou d’un marinier tel mot qu’il n’avait jusque-là rencontré que dans Homère. Il semble alors qu’on est réellement transporté dans la Grèce antique ; on est tenté de dire aux passans, comme Philoctète à ses compatriotes retrouvés dans Lemnos : je veux vous entendre, et de s’écrier comme lui, ô langage bien aimé ! Mais, pour se livrer à ce transport, il faudrait, dira-t-on, que ce langage fût celui des anciens Hellènes, et non pas un dérivé imparfait que défigure une prononciation bizarre. A cela on peut répondre : Quant à la prononciation, il n’y a pas de raison pour que les descendans de Périclès adoptent le système qu’un savant Hollandais a imaginé au XVIe siècle. Du reste la question est délicate et ne saurait être traitée ici. Qu’il suffise d’affirmer que plusieurs règles de prononciation, adoptées par les Grecs modernes, remontent à la plus haute antiquité, et que l’on trouve déjà dans le second siècle de notre ère des exemples de l’iotacisme, c’est-à-dire de ê, ei, oi, prononcés i, bien que l’iotacisme ne paraisse avoir été définitivement et complètement constituée qu’au Xe ou XIe siècle.

Dans le langage populaire de certaines parties de la Grèce, on retrouve quelques vestiges des dialectes qui y furent parlé autrefois. En général, les anciens dialectes grecs ont péri par suite de la conquête, qui les a éteints avec la vie locale des pays subjugués. Cependant ils n’ont pas disparu entièrement ; on retrouve des traces assez nombreuses du dialecte œolien dans la Béotie et la Phocide, et dans un canton montagneux du Péloponèse, la Tzaconie, le dialecte dorien s’est merveilleusement conservé un certain nombre de mots grecs oubliés par le temps ont été remplacés dans l’usage par une autre expression : ainsi, trecho, courir, au lieu de dremo ; au lieu d’artos, pain, psomi. Eh bien ! il arrive que le vieux mot grec oublié se retrouve dans un coin de la Grèce, par exemple dremo dans les villages du Parnasse…

Jean-Jacques Ampère
La poésie grecques en Grèce
Seconde Partie
Revue des Deux Mondes, tome 7, 1844

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Ioannis Polemis
Ιωάννης Πολέμης
Έλληνα ποιητή
Poème de Ioannis Polemis

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DOM CASMURRO Capítulo VI CHAPITRE Tio Cosme ONCLE COSME

O Agregado
DOM CASMURRO MACHADO DE ASSIS

L’Œuvre de Joaquim Maria Machado de Assis

Poema & Prosa de Machado de Assis




Dom Casmurro Machado de Assis

Littérature Brésilienne
Literatura Brasileira

Joaquim Maria Machado de Assis
 Rio de Janeiro 1839 – 1908 Rio de Janeiro


joaquim-maria-machado-de-assis-artgitato




 

L’Œuvre de Machado de Assis

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Tio Cosme
ONCLE COSME
Dom Casmurro Machado de Assis

 DOM CASMURRO
VI
Roman – Romance
1899

Traduction Jacky Lavauzelle

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dom-casmurro-machado-de-assis-artgitato-joaquin-sorolla-paseo-par-la-playa-1909-museo-sorolla-madridJoaquin Sorolla
Paseo par la playa
1909
Museo Sorolla Madrid

 

Capítulo VI – Sixième Chapitre
Tio Cosme
Oncle Cosme




dom-casmurro-machado-de-assis-alfred-de-dreux-africain-tenant-un-cheval-au-bord-dune-merAlfred de Dreux
Africain tenant un cheval au bord d’une mer

*

Tio Cosme vivia com minha mãe, desde que ela enviuvou. 
Oncle Cosme a vécu avec ma mère, depuis qu’elle est devenue veuve.
Já então era viúvo, como prima Justina;
Il était alors veuf, la cousine Justina aussi ;
era a casa dos três viúvos.
la maison était devenue le foyer des trois veufs.

A fortuna troca muita vez as mãos à natureza.
Le sort modifie bien des fois les éléments de la nature.
Formado para as serenas funções do capitalismo, tio Cosme não enriquecia no foro:
Formé pour les fonctions sereines du capitalisme, l’oncle Cosme ne s’enrichissait pas dans son officine :
 ia comendo.
c’était alimentaire.
Tinha o escritório na antiga rua das Violas, perto do júri, que era no extinto Aljube.
Son bureau se trouvait dans l’ancienne rue des Violas, à proximité de la Cour d’Assises, qui s’était installée sur l’ancienne maison d’arrêt.
Trabalhava no crime.
Les crimes constituaient ses affaires quotidiennes.
José Dias não perdia as defesas orais de tio Cosme.
Jose Dias ne manquait jamais les plaidoiries de la défense que portait Oncle Cosme.
Era quem lhe vestia e despia a toga, com muitos cumprimentos no fim.
Aussi l’habillait-il en lui mettant sa toge et en la lui ôtant avec toujours beaucoup de compliments sur sa prestation du jour.
Em casa, referia os debates.
À la maison, il rééditait toutes les discussions.
Tio Cosme, por mais modesto que quisesse ser, sorria de persuasão.
Oncle Cosme, pourtant si modeste, ne pouvait retenir un sourire de contentement.



Era gordo e pesado, tinha a respiração curta e os olhos dorminhocos.
Il était gras et lourd, la respiration essoufflée et yeux fatigués.
Uma das minhas recordações mais antigas era vê-lo montar todas as manhãs a besta que minha mãe lhe deu e que o levava ao escritório.
Dans un de mes premiers souvenirs, je le vois monter chaque matin la bête que ma mère lui avait donné et qui l’emmenait à son bureau.
O preto que a tinha ido buscar à cocheira, segurava o freio, enquanto ele erguia o pé e pousava no estribo;
L’esclave noir qui allait chercher le chercher à l’écurie, tenait le mors, pendant que l’oncle levait son pied pour le caler dans l’étrier ;
a isto seguia-se um minuto de descanso ou reflexão.
suivait alors une minute de repos ou de réflexion.
Depois, dava um impulso, o primeiro, o corpo ameaçava subir, mas não subia;
Ensuite, il donnait une impulsion, la première : le corps  menaçait de se lever, mais menaçait seulement ;
segundo impulso, igual efeito.
une seconde impulsion : même effet.
Enfim, após alguns instantes largos, tio Cosme enfeixava todas as forças físicas e morais, dava o último surto da terra, e desta vez caía em cima do selim.
Enfin, après un grand moment, l’oncle Cosme rassemblaient toutes ses forces physiques et morales, lui permettant ainsi de se détacher de la terre, et cette fois-ci de bien retomber sur le dessus de la selle.
Raramente a besta deixava de mostrar por um gesto que acabava de receber o mundo.
Rarement la bête, qui venait de recevoir d’un coup sur son dos la masse du monde, ne faisait pas d’écart.
Tio Cosme acomodava as carnes, e a besta partia a trote.
Oncle Cosme positionnait sa masse, et la bête partait alors au trot.



Também não me esqueceu o que ele me fez uma tarde.
Également je n’ai pas oublié ce qu’il me fit un après-midi.
Posto que nascido na roça (donde vim com dois anos) e apesar dos costumes do tempo, eu não sabia montar, e tinha medo ao cavalo.
Bien que né à la ferme (j’y ai vécu durant deux ans) et, malgré les coutumes de temps, je ne savais pas monter à cheval, et, plus encore, je le craignais.
Tio Cosme pegou em mim e escanchou-me em cima da besta.
Oncle Cosme me saisit et m’installa sur la bête.
Quando me vi no alto (tinha nove anos), sozinho e desamparado, o chão lá embaixo, entrei a gritar desesperadamente: « Mamãe! mamãe! »
Quand je me suis retrouvé sur son dos (j’avais neuf ans), seul et sans défense, le sol en dessous, je me mis à crier désespérément : «Maman ! maman ! »
Ela acudiu, pálida e trêmula, cuidou que me estivessem matando, apeou-me, afagou-me, enquanto o irmão perguntava:
Elle arriva en courant, pâle et tremblante, elle croyait que l’on me tuait, me fit mettre pied à terre, me caressa alors pendant que son frère ajouta :



— Mana Glória, pois um tamanhão destes tem medo de besta mansa?
– Gloria, comment ce grand garçon a-t-il peur d’une bête si inoffensive ?

— Não está acostumado.
– il n’a pas l’habitude, voyons !

— Deve acostumar-se.
– il soit s’habituer.
Padre que seja, se for vigário na roça, é preciso que monte a cavalo;
S’il doit être prêtre, il est nécessaire qu’il sache monter à cheval, comme tout bon curé ;
e, aqui mesmo, ainda não sendo padre, se quiser florear como os outros rapazes, e não souber, há de queixar-se de você, mana Glória.
et même s’il n’est pas prêtre ; comme tous les autres garçons, s’il ne sait pas, il se plaindra auprès de vous, sœur Gloria.

— Pois que se queixe; tenho medo.
– Il se plaindra, soit ; mais moi, j’ai peur.

— Medo! Ora, medo!
– Peur ?

A verdade é que eu só vim a aprender equitação mais tarde, menos por gosto que por vergonha de dizer que não sabia montar.
La vérité c’est que j’ai appris l’équitation plus tard, moins par passion que par la honte de dire que je ne savais pas monter.
« Agora é que ele vai namorar deveras », disseram quando eu comecei as lições.
« Maintenant, il pourra aller flirter » disait-on quand j’ai commencé les leçons.
Não se diria o mesmo de tio Cosme.
On ne disait pas la même chose de l’oncle Cosme.
Nele era velho costume e necessidade.
C’était pour lui une vieille habitude et un besoin.
Já não dava para namoros.
Déjà, il ne partait pas pour des aventures amoureuses.
Contam que, em rapaz, foi aceito de muitas damas, além de partidário exaltado;
Il se dit que, plus jeune, il était apprécié de nombreuses dames, et un partisan politique exalté ;
mas os anos levaram-lhe o mais do ardor político e sexual, e a gordura acabou com o resto de idéias públicas e específicas.
mais les années lui enlevèrent la majeur partie des ardeurs autant politiques que sexuelles, et la graisse finit cet ouvrage pour ce qu’il lui restait d’idées publiques et spécifiques.
Agora só cumpria as obrigações do ofício e sem amor.
Maintenant il remplissait dans la chasteté seulement ses obligations du bureau.
Nas horas de lazer vivia olhando ou jogava.
Pendant ses heures de loisir, il observait ou il jouait.
Uma ou outra vez dizia pilhérias.
De temps à autres, il blaguait.

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Tio Cosme
DOM CASMURRO MACHADO DE ASSIS

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dom-casmurro-machado-de-assis-la-denonciation-artgitato-victor-meirelles-de-lima-la-premiere-messe-au-bresil-1861Victor Meirelles de Lima
La Première messe au Brésil
A Primeira Missa no Brasil
1861
Museu Nacional de Belas Artes – MnBA
Rio de Janeiro

L’HABITUE O Agregado DOM CASMURRO – MACHADO DE ASSIS – CHAPITRE V

O Agregado
DOM CASMURRO MACHADO DE ASSIS

L’Œuvre de Joaquim Maria Machado de Assis

Poema & Prosa de Machado de Assis




Dom Casmurro Machado de Assis

Littérature Brésilienne
Literatura Brasileira

Joaquim Maria Machado de Assis
 Rio de Janeiro 1839 – 1908 Rio de Janeiro


joaquim-maria-machado-de-assis-artgitato




 

L’Œuvre de Machado de Assis

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O Agregado
Dom Casmurro Machado de Assis

 DOM CASMURRO
V
Roman – Romance
1899

Traduction Jacky Lavauzelle

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dom-casmurro-machado-de-assis-artgitato-joaquin-sorolla-paseo-par-la-playa-1909-museo-sorolla-madridJoaquin Sorolla
Paseo par la playa
1909
Museo Sorolla Madrid

 

Capítulo V – Cinquième Chapitre
O Agregado
L’HABITUE




Nem sempre ia naquele passo vagaroso e rígido. 
Ce pas lent, il ne l’avait pas toujours.
Também se descompunha em acionados, era muita vez rápido e lépido nos movimentos, tão natural nesta como naquela maneira.
Aussi pouvait-il s’agiter en de rapides et agiles mouvements, aussi naturels que le premier.
Outrossim, ria largo, se era preciso, de um grande riso sem vontade, mas comunicativo, a tal ponto as bochechas, os dentes, os olhos, toda a cara, toda a pessoa, todo o mundo pareciam rir nele.
De plus, il riait d’un large rire, si c’était nécessaire, un grand rire sans se forcer, mais communicatif, à tel point que les joues, les dents, les yeux, le visage entier, toute la personne, tout le monde semblait rire en lui.
Nos lances graves, gravíssimo.
Dans ses expressions graves, il devenait très grave.



Era nosso agregado desde muitos anos;
Il était notre habitué depuis de nombreuses années;
meu pai ainda estava na antiga fazenda de Itaguaí, e eu acabava de nascer.
mon père vivait encore dans l’ancienne ferme d’Itaguai, et je suis né.
Um dia apareceu ali vendendo-se por médico homeopata;
Un jour, il est apparu pour vendre de la médecine homéopathique ;
levava um Manual e uma botica. 
avec un Manuel et toute une pharmacie.
Havia então um andaço de febres; 
Il y eut à cette époque une épidémie de fièvre ;
José Dias curou o feitor e uma escrava, e não quis receber nenhuma remuneração.
Jose Dias guérit le surveillant et un esclave, et ne souhaita recevoir aucune rémunération.
Então meu pai propôs-lhe ficar ali vivendo, com pequeno ordenado.
Alors mon père lui proposa de vivre chez nous avec une petite somme.
José Dias recusou, dizendo que era justo levar a saúde à casa de sapé do pobre.
Jose Dias refusa, arguant qu’il était juste de soigner les plus pauvres.




— Quem lhe impede que vá a outras partes? 
– Qui vous empêche d’aller dans d’autres contrées ?
Vá aonde quiser, mas fique morando conosco.
Allez où vous voulez, mais restez vivre avec nous.

— Voltarei daqui a três meses.
– Je serai de retour d’ici trois mois !

Voltou dali a duas semanas, aceitou casa e comida sem outro estipêndio, salvo o que quisessem dar por festas.
Il est revenu deux semaines après et s’installa dans chambre sans autre allocation, à l’exception des étrennes pour les fêtes.
Quando meu pai foi eleito deputado e veio para o Rio de Janeiro com a família, ele veio também, e teve o seu quarto ao fundo da chácara.
Quand mon père a été élu député et est arrivé à Rio de Janeiro avec sa famille, il a suivi aussi en occupant une chambre au fond de l’exploitation.
Um dia, reinando outra vez febres em Itaguaí, disse-lhe meu pai que fosse ver a nossa escravatura.
Un jour, la fièvre à nouveau sévissait à Itaguai, mon père lui demanda d’aller voir nos esclaves souffrants.
José Dias deixou-se estar calado, suspirou e acabou confessando que não era médico.
Jose Dias resta muet, soupira et finalement avoua qu’il n’était pas médecin.
Tomara este título para ajudar a propaganda da nova escola, e não o fez sem estudar muito e muito; 
Il avait endossé ce titre pour aider la nouvelle propagande de l’école, avec, toutefois, des études très longues ;
mas a consciência não lhe permitia aceitar mais doentes.
 mais sa conscience ne lui permettait plus d’accepter plus de patients.

— Mas, você curou das outras vezes.
– Mais tu as guéri les autres fois.



— Creio que sim;
– Je pense que oui;
o mais acertado, porém, é dizer que foram os remédios indicados nos livros.
 la chose certaine, cependant, serait de dire que c’est grâce aux médicaments indiqués dans les livres.
Eles, sim; eles, abaixo de Deus.
 Eux, oui ; eux, après Dieu.
Eu era um charlatão… Não negue;
J’étais un charlatan … Je ne le nie pas ;
os motivos do meu procedimento podiam ser e eram dignos;
les raisons de mon action pouvaient être et étaient dignes ;
a homeopatia é a verdade, e, para servir à verdade, menti;
L’homéopathie est la vérité, et, pour servir la vérité, je mentais ;
mas é tempo de restabelecer tudo.
mais il est temps de restaurer toute la vérité.

Não foi despedido, como pedia então; 
Il ne fut pas chassé, comme il le demandait alors ;
meu pai já não podia dispensá-lo.
mon père ne pouvait plus s’en passer.
Tinha o dom de se fazer aceito e necessário;
Il avait le don de se faire accepter et de se rendre nécessaire ;
dava-se por falta dele, como de pessoa da família.
absent, il manquait, comme une personne de la famille.
Quando meu pai morreu, a dor que o pungiu foi enorme, disseram-me, não me lembra.
Quand mon père est mort, sa douleur était énorme, m’a-t-on dit,  car je ne m’en souviens pas.
Minha mãe ficou-lhe muito grata, e não consentiu que ele deixasse o quarto da chácara;
Ma mère était très reconnaissante, et ne lui permit pas de quitter la chambre de la ferme ;
ao sétimo dia, depois da missa, ele foi despedir-se dela.
le septième jour, après la messe, il vint pour lui faire ses adieux.



— Fique, José Dias.
– Restez, Jose Dias.

— Obedeço, minha senhora.
– J’obéis, madame.

Teve um pequeno legado no testamento, uma apólice e quatro palavras de louvor. 
Il trouva un petit héritage dans son testament, une rente et des mots d’éloge.
Copiou as palavras, encaixilhou-as e pendurou-as no quarto, por cima da cama.
Il a copié les mots, les encadra et les suspendit dans sa chambre, au-dessus du lit.
« Esta é a melhor apólice », dizia ele muita vez.
 « Voici la plus belle des rentes», disait-il à de nombreuses reprises.
Com o tempo, adquiriu certa autoridade na família, certa audiência, ao menos;
Au fil du temps, il acquit une certaine autorité dans la famille, une certaine audience, du moins ;
abusava, e sabia opinar obedecendo. 
sans en abuser, et il savait s’exprimer et obéir tout à la fois.
Ao cabo, era amigo, não direi ótimo, mas nem tudo é ótimo neste mundo.
Finalement, c’était un ami, je ne dirai pas grand, mais rien n’est vraiment grand en ce monde.
E não lhe suponhas alma subalterna;
Et ne le jugez pas comme une âme subalterne ;
as cortesias que fizesse vinham antes do cálculo que da índole. 
la courtoisie qu’il arborait était plus une conséquence d’un calcul que de sa nature.
A roupa durava-lhe muito;
Ses vêtements lui duraient longtemps ;
ao contrário das pessoas que enxovalham depressa o vestido novo, ele trazia o velho escovado e liso, cerzido, abotoado, de uma elegância pobre e modesta.




contrairement à ceux qui rapidement se lassent d’un nouvel habit, lui, portait, brossées et repassées, reprisées, boutonnées, ses anciennes tenues avec une élégance à la fois pauvre et modeste.
Era lido, posto que de atropelo, o bastante para divertir ao serão e à sobremesa, ou explicar algum fenômeno, falar dos efeitos do calor e do frio, dos pólos e de Robespierre.
Il lisait de tout, assez pour divertir une soirée et enjoliver un dessert, en expliquant un phénomène quelconque ou en se passionnant sur les effets de la chaleur et le froid, des pôles et de Robespierre.
Contava muita vez uma viagem que fizera à Europa, e confessava que a não sermos nós, já teria voltado para lá; 
Il évoquait souvent un voyage qu’il avait fait en Europe, et avouait que, sans nous avoir rencontrés, il y serait retourné ;
tinha amigos em Lisboa, mas a nossa família, dizia ele, abaixo de Deus, era tudo.
Il avait des amis à Lisbonne, mais notre famille, disait-il, après Dieu, était tout.

— Abaixo ou acima?
– Avant ou après ?
perguntou-lhe tio Cosme um dia.
lui  demanda l’oncle Cosme un jour.

— Abaixo, repetiu José Dias cheio de veneração.
– Après, répéta José Dias plein de vénération.

E minha mãe, que era religiosa, gostou de ver que ele punha Deus no devido lugar, e sorriu aprovando.
Et ma mère, qui était si pieuse, apprécia de le voir mettre Dieu à sa place, et sourit d’un air approbateur.
José Dias agradeceu de cabeça.
Jose Dias remercia d’un mouvement de la tête.
Minha mãe dava-lhe de quando em quando alguns cobres.
Ma mère lui donnait de temps en temps quelques pièces.
Tio Cosme, que era advogado, confiava-lhe a cópia de papéis de autos.
Oncle Cosme, qui lui était un avocat, lui confiait des papiers à copier pour son officine.

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O Agregado
DOM CASMURRO MACHADO DE ASSIS

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dom-casmurro-machado-de-assis-la-denonciation-artgitato-victor-meirelles-de-lima-la-premiere-messe-au-bresil-1861Victor Meirelles de Lima
La Première messe au Brésil
A Primeira Missa no Brasil
1861
Museu Nacional de Belas Artes – MnBA
Rio de Janeiro

Dom Casmurro Machado de Assis CHAPITRE IV CAPITULO Um Dever Amaríssimo !

DOM CASMURRO MACHADO DE ASSIS

L’Œuvre de Joaquim Maria Machado de Assis

Poema & Prosa de Machado de Assis




Dom Casmurro Machado de Assis

Littérature Brésilienne
Literatura Brasileira

Joaquim Maria Machado de Assis
 Rio de Janeiro 1839 – 1908 Rio de Janeiro


joaquim-maria-machado-de-assis-artgitato




 

L’Œuvre de Machado de Assis

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Dom Casmurro Machado de Assis

 DOM CASMURRO
IV
Roman – Romance
1899

Traduction Jacky Lavauzelle

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dom-casmurro-machado-de-assis-artgitato-joaquin-sorolla-paseo-par-la-playa-1909-museo-sorolla-madridJoaquin Sorolla
Paseo par la playa
1909
Museo Sorolla Madrid

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DOM CASMURRO MACHADO DE ASSIS

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dom-casmurro-machado-de-assis-la-denonciation-artgitato-victor-meirelles-de-lima-la-premiere-messe-au-bresil-1861Victor Meirelles de Lima
La Première messe au Brésil
A Primeira Missa no Brasil
1861
Museu Nacional de Belas Artes – MnBA
Rio de Janeiro

Capítulo IV – Quatrième Chapitre
Um Dever Amaríssimo!
UN DEVOIR PLUS QU’AMER !




José Dias amava os superlativos.
José Dias aimait les superlatifs.
Era um modo de dar feição monumental às idéias;
C’était un moyen pour donner de la force aux idées ;
não as havendo, servia a prolongar as frases.
du moins c’était un moyen pour prolonger les phrases.
Levantou-se para ir buscar o gamão, que estava no interior da casa.
Il se leva pour aller chercher le backgammon, qui se trouvait à l’intérieur de la maison.
Cosi-me muito à parede, e vi-o passar com as suas calças brancas engomadas, presilhas, rodaque e gravata de mola.
Je me collai au mur, et je le vis  passer avec son pantalon blanc amidonné, pinces, redingote et cravate printanière.
Foi dos últimos que usaram presilhas no Rio de Janeiro, e talvez neste mundo.
Ce fut un des derniers a utiliser des pinces à Rio de Janeiro, et peut-être dans le monde.
Trazia as calças curtas para que lhe ficassem bem esticadas.
Il portait un pantalon court car bien tendu.








A gravata de cetim preto, com um arco de aço por dentro, imobilizava-lhe o pescoço;
La cravate de satin noir tenue par un arc d’acier à l’intérieur, immobilisait son cou ;
era então moda.
c’était alors à la mode.
O rodaque de chita, veste caseira e leve, parecia nele uma casaca de cerimônia.
La redingote légère et colorée en coton le faisait ressembler à un homme en tenue de cérémonie.
Era magro, chupado, com um princípio de calva;
Il était mince, les joues creusées avec un début de calvitie ;
teria os seus cinquenta e cinco anos.
il devait avoir cinquante-cinq ans.
Levantou-se com o passo vagaroso do costume, não aquele vagar arrastado dos preguiçosos, mas um vagar calculado e deduzido, um silogismo completo, a premissa antes da consequência, a consequência antes da conclusão. 
Il se leva lentement, comme à son habitude, tel un paresseux, mais de manière calculée et déduite, un syllogisme complet, la prémisse avant la conséquence, la conséquence avant la conclusion.
Um dever amaríssimo!
Un devoir très amer !

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Dom Casmurro Machado de Assis

DOM CASMURRO MACHADO DE ASSIS CHAPITRE III A Denúncia Capítulo III LA DENONCIATION

DOM CASMURRO MACHADO DE ASSIS

L’Œuvre de Joaquim Maria Machado de Assis

Poema & Prosa de Machado de Assis




Dom Casmurro Machado de Assis

Littérature Brésilienne
Literatura Brasileira

Joaquim Maria Machado de Assis
 Rio de Janeiro 1839 – 1908 Rio de Janeiro


joaquim-maria-machado-de-assis-artgitato




 

L’Œuvre de Machado de Assis

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Dom Casmurro Machado de Assis

 DOM CASMURRO
III
Roman – Romance
1899

Traduction Jacky Lavauzelle

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dom-casmurro-machado-de-assis-artgitato-joaquin-sorolla-paseo-par-la-playa-1909-museo-sorolla-madridJoaquin Sorolla
Paseo par la playa
1909
Museo Sorolla Madrid

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DOM CASMURRO MACHADO DE ASSIS

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dom-casmurro-machado-de-assis-la-denonciation-artgitato-victor-meirelles-de-lima-la-premiere-messe-au-bresil-1861Victor Meirelles de Lima
La Première messe au Brésil
A Primeira Missa no Brasil
1861
Museu Nacional de Belas Artes – MnBA
Rio de Janeiro

Capítulo III- Troisième Chapitre
A Denúncia
LA DENONCIATION




Ia a entrar na sala de visitas, quando ouvi proferir o meu nome e escondi-me atrás da porta.
J’allais entrer dans le salon quand j’entendis prononcer mon nom ; je me cachais derrière la porte.
A casa era a da rua de Mata-cavalos, o mês novembro, o ano é que é um tanto remoto, mas eu não hei de trocar as datas à minha vida só para agradar às pessoas que não amam histórias velhas;
La maison était celle qui se trouve dans la rue de Mata-cavalos, au mois de novembre, d’une année qui date un peu… mais je ne vais tout de même pas changer les dates de ma vie juste pour plaire aux gens qui n’aiment pas vieilles histoires !
o ano era de 1857.
c’était en 1857.

— D. Glória, a senhora persiste na idéia de meter o nosso Bentinho no seminário?
– Dona Gloria, vous persistez donc dans l’idée de mettre notre Bentinho au séminaire ?
É mais que tempo, e já agora pode haver uma dificuldade.
Il est grand temps, et maintenant il est probable que nous rencontrions une difficulté.

— Que dificuldade?
– Quelle difficulté ?

— Uma grande dificuldade.
– Une grande difficulté.

Minha mãe quis saber o que era.
Ma mère souhaitait savoir de quoi il retournait.
José Dias, depois de alguns instantes de concentração, veio ver se havia alguém no corredor;
Jose Dias, après quelques instants de concentration, regarda si personne ne se trouvait dans le couloir ;
não deu por mim, voltou e, abafando a voz, disse que a dificuldade estava na casa ao pé, a gente do Pádua.
ne remarquant rien, il revint, baissant la voix, il continua en soulignant que la difficulté venait de la maison d’à côté, celle des Padua.

— A gente do Pádua?
– Les Padua ?

— Há algum tempo estou para lhe dizer isto, mas não me atrevia.
– Depuis quelque temps, je tenais à vous le dire, mais je n’osais pas.
Não me parece bonito que o nosso Bentinho ande metido nos cantos com a filha do Tartaruga, e esta é a dificuldade, porque se eles pegam de namoro, a senhora terá muito que lutar para separá-los.
Il ne me paraît pas convenable que notre Bentinho se cache dans les coins avec la fille de la Tortue, là est le problème, car s’ils s’emmourachent, madame, vous bataillerez pour les séparer.

— Não acho.
– Non, je ne trouve pas.
Metidos nos cantos?
Ils se nichent dans les coins ?

— É um modo de falar.
– C’est une façon de parler.
Em segredinhos, sempre juntos.
Dans les petits secrets, ils se retrouvent toujours ensemble.
Bentinho quase não sai de lá.
Bentinho ne sort quasiment jamais de là.
A pequena é uma desmiolada;
La petite est une écervelée ;
o pai faz que não vê;
le père fait comme s’il ne voyait rien ;
tomara ele que as coisas corressem de maneira que…
voulant bien même que les choses se fassent de manière que …
Compreendo o seu gesto;
Je comprends votre geste ;
a senhora não crê em tais cálculos, parece-lhe que todos têm a alma cândida…
vous ne croyez pas dans ces calculs, il vous semble que tout le monde possède une âme candide …

— Mas, Sr. José Dias, tenho visto os pequenos brincando, e nunca vi nada que faça desconfiar.
– Mais M. Jose Dias, je les vois s’amuser, et je n’ai jamais vu quoi que ce soit de suspect.
Basta a idade;
A leur âge…
Bentinho mal tem quinze anos.
Bentinho a à peine quinze ans.
Capitu fez quatorze à semana passada;
Capitu a fait quatorze ans la semaine dernière ;
são dois criançolas.
Ce sont deux enfants.
Não se esqueça que foram criados juntos, desde aquela grande enchente, há dez anos, em que a família Pádua perdeu tanta coisa; 
N’oubliez pas non plus qu’ils ont été élevés ensemble, depuis la grande inondation, il y a dix ans, dans la famille Padua qui avait tellement perdu de choses à cette occasions ;
daí vieram as nossas relações.
c’est depuis que datent nos relations.
Pois eu hei de crer? …
Comment alors croire ? …
Mano Cosme, você que acha?
Mon frère Cosme, qu’en pensez vous donc ?





Tio Cosme respondeu com um « Ora! » que, traduzido em vulgar, queria dizer:
Oncle Cosme répondit d’un « Allons ! » qui, traduit en plus clair, signifiait :
« São imaginações do José Dias;
«Ce sont des imaginations de José Dias,
os pequenos divertem-se, eu divirto-me; onde está o gamão? »
les petits prennent du plaisir à se divertir, je m’amuse : où est le problème ? »

— Sim, creio que o senhor está enganado.
– Oui, je pense que vous vous trompez.

Pode ser, minha senhora. Oxalá tenham razão; mas creia que não falei senão depois de muito examinar…
– C’est possible, madame. Vous avez peut-être raison ; mais croyez bien que je n’ai parlé qu’après mûres réflexions …

— Em todo caso, vai sendo tempo, interrompeu minha mãe;
– Dans tous les cas, le temps est venu , interrompit ma mère ;
vou tratar de metê-lo no seminário quanto antes.
je vais essayer de le faire rentrer au séminaire le plus tôt possible.

— Bem, uma vez que não perdeu a idéia de o fazer padre, tem-se ganho o principal.
– Eh bien, le principal est d’en faire un prêtre, c’est ça le plus important !
Bentinho há de satisfazer os desejos de sua mãe.
Bentinho se doit de satisfaire les souhaits de sa mère.
E depois a igreja brasileira tem altos destinos.
Et puis l’église brésilienne offre de belles carrières.
Não esqueçamos que um bispo presidiu a Constituinte, e que o padre Feijó governou o Império…
Il ne faut pas oublier qu’un évêque a présidé la Constituante, et que le prêtre Feijo a gouverné l’Empire …

— Governo como a cara dele! atalhou tio Cosme, cedendo a antigos rancores políticos.
– Il a gouverné comme un couard ! interrompit l’oncle Cosme, en ressortant ses vieilles rancunes politiques.

— Perdão, doutor, não estou defendendo ninguém, estou citando.
– Excusez-moi, docteur, je ne défends personne, je cite.
O que eu quero é dizer que o clero ainda tem grande papel no Brasil.
Ce que je veux dire c’est que le clergé joue encore un grand rôle au Brésil.





— Você o que quer é um capote;
– Je vais vous mettre capot ;
ande, vá buscar o gamão.
allez donc, allez chercher le backgammon.
Quanto ao pequeno, se tem de ser padre, realmente é melhor que não comece a dizer missa atrás das portas.
Quant au petit, s’il doit être prêtre, il est préférable qu’il ne commence pas à dire la messe derrière les portes.
Mas, olhe cá, mana Glória, há mesmo necessidade de fazê-lo padre?
Mais allons, ma sœur Gloria, est-il nécessaire d’en faire un prêtre ?

— É promessa, há de cumprir-se.
– C’est une promesse, elle doit être tenue.

— Sei que você fez promessa… mas uma promessa assim… não sei…
– Je sais que vous avez fait cette promesse … mais une telle promesse … je ne sais pas …
Creio que, bem pensado…
Je pense que, tout bien calculé…
Você que acha, prima Justina?
Et vous ? Qu’en pensez-vous, cousine Justina ?

— Eu?
– Moi ?

— Verdade é que cada um sabe melhor de si, continuou tio Cosme;
– Il est vrai que chacun sait ce qu’il se doit de faire, continua l’oncle Cosme ;
Deus é que sabe de todos.
Dieu sait tout.
Contudo, uma promessa de tantos anos…
Cependant, une promesse d’il y a tant d’années …
Mas, que é isso, mana Glória?
Mais quoi , sœur Gloria?
Está chorando? Ora esta!
Vous pleurez ? Allons !
Pois isto é coisa de lágrimas?
Tout cela est la cause de vos larmes ?

Minha mãe assoou-se sem responder.
Ma mère se moucha sans répondre.
Prima Justina creio que se levantou e foi ter com ela.
Je crois que Cousine Justina se leva et se dirigea vers elle.
Seguiu-se um alto silêncio, durante o qual estive a pique de entrar na sala, mas outra força maior, outra emoção…
Il y eut un grand silence, au cours duquel je fus sur le point d’entrer dans la salle, mais un cas de force majeure, une autre émotion …
Não pude ouvir as palavras que tio Cosme entrou a dizer.
je ne pus entendre les mots que l’oncle Cosme venait de me dire.
Prima Justina exortava:
Cousine Justina exhortait :
« Prima Glória! Prima Glória! »
« Cousine Gloria ! Cousine Gloria ! »
José Dias desculpava-se:
Jose Dias présenta ses excuses:
« Se soubesse, não teria falado, mas falei pela veneração, pela estima, pelo afeto, para cumprir um dever amargo, um dever amaríssimo…
«Si j’avais su, n’aurais pas parlé, mais je l’ai fait avec vénération, estime, affection, pour remplir un devoir amer, un devoir immensément amer…

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Dom Casmurro Machado de Assis

DOM CASMURRO MACHADO DE ASSIS 1899

DOM CASMURRO

L’Œuvre de Joaquim Maria Machado de Assis

Poema & Prosa de Machado de Assis




Littérature Brésilienne
Literatura Brasileira

Joaquim Maria Machado de Assis
 Rio de Janeiro 1839 – 1908 Rio de Janeiro


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L’Œuvre de Machado de Assis

 DOM CASMURRO
Roman – Romance
1899

Traduction Jacky Lavauzelle

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Joaquin Sorolla
Paseo par la playa
1909
Museo Sorolla Madrid

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SOMMAIRE – Capítulos

I
Capítulo Primeiro – Chapitre Premier

Do Título
Du Titre
Uma noite destas, vindo da cidade para o Engenho Novo, encontrei no trem da Central um rapaz aqui do bairro, que eu conheço de vista e de chapéu.
Du train qui m’amenait de la Gare Centrale de la ville à Engenho Novo, un soir, je trouvais dans le train un jeune garçon de mon quartier que je connais de vue et nous nous saluons du chapeau quand nous nous croisons.

***




II
Capítulo II – Chapitre II
Do Livro
Du Livre
Agora que expliquei o título, passo a escrever o livro.
Maintenant que j’ai expliqué le titre, je passe à l’étape suivante qui est d’écrire le livre.
Antes disso, porém, digamos os motivos que me põem a pena na mão.
Avant, cependant, je souhaite donner les raisons pour lesquelles j’ai pris un stylo dans les mains.

***

III
 Capítulo III – Chapitre III
A Denúncia – La Dénonciation




Ia a entrar na sala de visitas, quando ouvi proferir o meu nome e escondi-me atrás da porta.
J’allais entrer dans le salon quand j’entendis prononcer mon nom ; je me cachais derrière la porte.
dom-casmurro-machado-de-assis-la-denonciation-artgitato-victor-meirelles-de-lima-la-premiere-messe-au-bresil-1861

***




 IV
Capítulo IV- Chapitre IV
Um Dever Amaríssimo !
UN DEVOIR TRES AMER

José Dias amava os superlativos.
José Dias aimait les superlatifs.
Era um modo de dar feição monumental às idéias;
C’était un moyen pour donner de la force aux idées ;

***

V
Capítulo V- Chapitre V
O Agregado
L’Habitué




Nem sempre ia naquele passo vagaroso e rígido.
Ce pas lent, il ne l’avait pas toujours.

Também se descompunha em acionados, era muita vez rápido e lépido nos movimentos, tão natural nesta como naquela maneira.
Aussi pouvait-il s’agiter en de rapides et agiles mouvements, aussi naturels que le premier.

**




VI
Capítulo VI- Chapitre VI
Tio Cosme
Oncle Cosme

Tio Cosme vivia com minha mãe, desde que ela enviuvou. 
Oncle Cosme a vécu avec ma mère, depuis qu’elle est devenue veuve.
Já então era viúvo, como prima Justina;
Il était alors veuf, la cousine Justina aussi ;

dom-casmurro-machado-de-assis-alfred-de-dreux-africain-tenant-un-cheval-au-bord-dune-mer

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VII
Capítulo VI- Chapitre VI
Dona Gloria




Minha mãe era boa criatura.
Ma mère était une bonne créature.
Quando lhe morreu o marido, Pedro de Albuquerque Santiago, contava trinta e um anos de idade, e podia voltar para Itaguaí.
Quand son mari, Pedro de Albuquerque Santiago, est mort, elle avait trente et un ans, et aurait pu revenir à Itaguai.

***

VIII
Capítulo VIII- Chapitre VIII
É Tempo
Il est temps

Mas é tempo de tornar àquela tarde de novembro, uma tarde clara e fresca, sossegada como a nossa casa e o trecho da rua em que morávamos.
Mais il est temps de reparler de cet après-midi de novembre, un après-midi tranquille, clair et frais comme notre maison et comme ce coin de la rue dans lequel nous avons vécu.

***

IX
Capítulo IX – Chapitre IX
A Ópera
L’Opéra




Já não tinha voz, mas teimava em dizer que a tinha.
Il n’avait déjà plus de voix, mais il persistait à dire qu’il en avait encore.
« O desuso é que me faz mal », acrescentava.
«Le désoeuvrement, cela me rend malade», ajouta-t-il.

***

X
Capítulo X – Dixième Chapitre 
Aceito a Teoria
J’accepte la théorie

Que é demasiada metafísica para um só tenor, não há dúvida;
C’est trop de métaphysique pour un ténor, sans aucun doute ;
mas a perda da voz explica tudo, e há filósofos que são, em resumo, tenores desempregados.
mais la perte de la voix explique tout, et il y a des philosophes qui sont des ténors chômeurs.

***








XI
Capítulo XI – Onzième chapitre
A Promessa
La Promesse

Quando íamos à missa, dizia-me sempre que era para aprender a ser padre, e que reparasse no padre, não tirasse os olhos do padre.
Quand nous allions à la messe, elle me disait chaque fois que c’était pour apprendre à être un prêtre, il me fallait observer le prêtre, ne pas le quitter un moment des yeux.
Em casa, brincava de missa,
À la maison, je jouais à la messe,




**

Capítulo XII – Douzième chapitre
Na Varanda
Sur la Véranda

Um coqueiro, vendo-me inquieto e adivinhando a causa, murmurou de cima de si que não era feio que os meninos de quinze anos andassem nos cantos com as meninas de quatorze;
Un cocotier, me voyant aussi anxieux et en devinant la cause, me murmura par dessus moi que ce n’était pas immoral que des garçons de quinze cherchent à se cacher dans les coins avec des jeunes filles de quatorze ans ;




**

Capítulo XIII – Treizième chapitre
Capitu
Capitou

Então eu coçava o queixo, como o doutor, e acabava mandando aplicar-lhe umas sanguessugas ou dar-lhe um vomitório:
 Alors, je me grattais le menton, à l’instar du docteur, et je finissais toujours par lui appliquer quelques sangsues ou lui donner un vomitif :
era a terapêutica habitual do médico.
 c’était le traitement médical habituel.

**

Capítulo XIV – Quatorzième chapitre
A Inscrição
L’Inscription

Tudo o que contei no fim do outro capítulo foi obra de um instante.
Tous mes propos du précédent chapitre ne durèrent qu’un instant.
O que se lhe seguiu foi ainda mais rápido.
Ce qui s’ensuivit fut encore plus rapide.

**

Capítulo XV – Quinzième chapitre
Outra Voz Repentina
Une autre voix

Meu desejo era ir atrás de Capitu e falar-lhe agora do mal que nos esperava;
Mon désir était d’aller rejoindre Capitou et de lui parler du malheur qui nous attendait ;

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DOM CASMURRO

LA RENCONTRE GERMAIN NOUVEAU POEME

LA RENCONTRE GERMAIN NOUVEAU
LITTERATURE FRANCAISE
SYMBOLISME

germain-nouveau-poemes-poesie-artgitato

Germain Nouveau

31 juillet 1851 Pourrières (Var) – 4 avril 1920 Pourrières

——–


POEMES
VALENTINES ET AUTRES VERS

LA POESIE DE
GERMAIN NOUVEAU
LA RENCONTRE

Valentines et autres vers

Texte établi par Ernest Delahaye
Albert Messein, 1922
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la-rencontre-germain-nouveau-artgitato-joaquin-sorolla-promenade-au-bord-de-mer-1909Joaquin Sorolla
Promenade au bord de la mer
Paseo a orillas del mar
1909
*

LA RENCONTRE

Vous mîtes votre bras adroit,
Un soir d’été, sur mon bras… gauche.
J’aimerai toujours cet endroit,
Un café de la Rive-Gauche ;

Au bord de la Seine, à Paris :
Un homme y chante la Romance
Comme au temps… des lansquenets gris ;
Vous aviez emmené Clémence.

Vous portiez un chapeau très frais
Sous des nœuds vaguement orange,
Une robe à fleurs… sans apprêts,
Sans rien d’affecté ni d’étrange ;

Vous aviez un noir mantelet,
Une pèlerine, il me semble,
Vous étiez belle, et… s’il vous plaît,
Comment nous trouvions-nous ensemble ?

J’avais l’air, moi, d’un étranger,
Je venais de la Palestine
À votre suite me ranger,
Pèlerin de ta Pèlerine.

Je m’en revenais de Sion,
Pour baiser sa frange en dentelle,
Et mettre ma dévotion
Entière à vos pieds d’Immortelle.

Nous causions, je voyais ta voix
Dorer ta lèvre avec sa crasse,
Tes coudes sur la table en bois,
Et ta taille pleine de grâce ;

J’admirais ta petite main
Semblable à quelque serre vague,
Et tes jolis doigts de gamin,
Si chics ! qu’ils se passent de bague ;

J’aimais vos yeux, où sans effroi
Battent les ailes de votre Âme,
Qui font se baisser ceux du roi
Mieux que les siens ceux d’une femme ;

Vos yeux splendidement ouverts
Dans leur majesté coutumière…
Étaient-ils bleus ? Étaient-ils verts ?
Ils m’aveuglaient de ta lumière.

Je cherchais votre soulier fin,
Mais vous rameniez votre robe
Sur ce miracle féminin,
Ton pied, ce Dieu, qui se dérobe !

Tu parlais d’un ton triomphant,
Prenant aux feintes mignardises
De tes lèvres d’amour Enfant
Les cœurs, comme des friandises.

La rue où rit ce cabaret,
Sur laquelle a pu flotter l’Arche,
Sachant que l’Ange y descendrait,
Porte le nom d’un patriarche.

Charmant cabaret de l’Amour !
Je veux un jour y peindre à fresque
Le Verre auquel je fis ma cour.
Juin, quatre-vingt-cinq, minuit… presque.

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LA RENCONTRE GERMAIN NOUVEAU

TRADUCTION TCHEQUE Jacky Lavauzelle Francouzský překlad českých textů

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Traduction TCHEQUE Jacky Lavauzelle
ARTGITATO
Francouzský překlad českých textů
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Traductions Artgitato Français Portugais Latin Tchèque Allemand Espagnol

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TRADUCTION TCHEQUE

Francouzský překlad českých textů

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Adalbert de Prague
saint Adalbert 

Svatý Vojtěch  
Saint Venceslas
Svatý Václave

**

Březina Otokar

Jarní noc
Nuit printanière

TCHEQUE – čeština 
Dalibor de Bedřich Smetana
(trad. Acte I)

**

Jaroslav Hašek

Le Brave Soldat Chvéïk
Dobrý voják Svejk
1921-1923
L’avant-propos (1923) Úvod
Chapitre 1 : Intervention du Brave Soldat Chvéïk dans la Grande Guerre

**

Heyduk Adolf

Mélodies tsiganes
Cigánské melodie

**

Karel Jaromir Erben

Holubek de Karel Jaromir Erben
Kytice de Karel Jaromir Erben
Dceřina Kletba (La Fille maudite) de Karel Jaromir Erben

**

Kollár Ján

Slávy dcera
La Fille de Slava

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Jan Neruda

Le Vampire
Vampýr
1909

Jan_Neruda Poezi Jan Neruda Les Poésies de Jan Neruda Vampire Vampýr

**

Sládek Josef Vaclav

Bílá hora
La Montagne blanche

**

Jaroslav Vrchlicky

 Amarus

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Francouzský překlad českých textů
Traduction Tchèque

Sonnets traduits du portugais XV Sonnets from the Portuguese XV (Elizabeth Barrett Browning) Sonette aus dem Portugiesischen XV (RILKE) Sonnets du Portugais XV

Sonnets traduits du Portugais

Rainer Maria Rilke
1875-1926
Rainer Maria Rilke Portrait de Paula Modersohn-Becker 1906

Elizabeth Barrett Browning
1806-1861

 

 

Elizabeth Barrett Browning

*




Sonnets from the Portuguese
1850

XV


Rainer Maria Rilke
Sonette aus dem Portugiesischen
1908
XV

Traduction Française
Jacky Lavauzelle
Sonnets Portugais
Sonnets traduits du Portugais
XV

 

*

Elizabeth-Barrett-Browning Sonnets from the Portuguese Elizabeth Barrett Browning Sonette aus dem Portugiesischen RILKE

XV
Quinzième Sonnet

***




XV Sonnets traduits du portugais XV Sonnets from the Portuguese XV (Elizabeth Barrett Browning) Sonette aus dem Portugiesischen V. Kandinsky Automne en Bavière 1908

Vassily Kandinsky Automne en Bavière 1908

***

Accuse me not, beseech thee, that I wear
Klag mich nicht dessen an, daß ich dem deinen
Ne m’accuse pas, je t’en prie, de porter
Too calm and sad a face in front of thine;
mein Antlitz traurig still entgegentrage.
Un trop calme et triste visage devant toi ;
For we two look two ways, and cannot shine
Wir sehen so verschieden in die Tage,
Nous regardons de deux façons, et nous ne pouvons pas éclairer
With the same sunlight on our brow and hair.
daß Haar und Stirne nicht bei beiden scheinen.
Par la même lumière nos fronts et nos cheveux.

*

On me thou lookest with no doubting care,
Du kannst um mich so ruhig sein wie um
Tu peux me regarder sans douter,
As on a bee shut in a crystalline;
die Biene, die in ein Kristall geriet,
Comme sur une abeille enfermée dans un cristallin ;
Since sorrow hath shut me safe in love’s divine,
seit deine Liebe meinen Schmerz ringsum
Depuis que la tristesse qui m’enferme dans le divin amour,
And to spread wing and fly in the outer air
umschlossen hat mit Herrlichkeit. Mich zieht
Qui agite mon aile et qui vole dans les airs

*

Were most impossible failure, if I strove
nach draußen nichts, und wenn mich etwas riefe,
Serait impossible  si je ne persévérais
To fail so. But I look on thee—on thee—
so wär es Wahnsinn. Doch, in dich verloren,
Sans cesse. Mais je te regarde … toi…
Beholding, besides love, the end of love,
seh ich die Liebe und der Liebe Ende.
Contemplant, outre l’amour, la fin de l’amour,

*

Hearing oblivion beyond memory;
Und das Vergessen rauscht in meine Ohren.
Entendant l’oubli au-delà de la mémoire ;
As one who sits and gazes from above,
So sieht, wer hoch sitzt, aller Ströme Wende
Comme celui qui est assis et regarde en haut,
Over the rivers to the bitter sea.
und Ausgang in des Meeres bittre Tiefe.
Les rivières qui cheminent  jusqu’à la mer amère. 

****************

Sonnets de la Portugaise

Sonnets from the Portuguese Elizabeth Browning
Sonnets Traduits du Portugais

Elizabeth Barrett Browning Robert Browning 1865 photogravure Julia Margaret Cameron

Robert Browning
photogravure de 1865
De Julia Margaret CameronAlbert Chevallier Tayler Elizabeth Barrett Browning 1909
Peinture d’Elizabeth Barrett Browning
Par Albert Chevalier Tayler
1909

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SONNETS DE LA PORTUGAISE XIV Sonnets from the Portuguese XIV (Elizabeth Barrett Browning) Sonette aus dem Portugiesischen XIV (RILKE) Sonnets du Portugais XIV

SONNETS DE LA PORTUGAISE

Rainer Maria Rilke
1875-1926
Rainer Maria Rilke Portrait de Paula Modersohn-Becker 1906

Elizabeth Barrett Browning
1806-1861
Elizabeth Barrett Browning

 

 

Elizabeth Barrett Browning

*

Sonnets from the Portuguese
1850

XIV


Rainer Maria Rilke
Sonette aus dem Portugiesischen
1908
XIV




Traduction Française
Jacky Lavauzelle
Sonnets de la Portugaise
Sonnets Portugais
XIV

 

*

Elizabeth-Barrett-Browning Sonnets from the Portuguese Elizabeth Barrett Browning Sonette aus dem Portugiesischen RILKE

XIV
Quatorzième Sonnet
Sonnet de la Portugaise

*
Sonnets from the Portuguese XIV Elizabeth Barrett Browning Artgitato Sonette aus dem Portugiesischen Vassily Kandinsky Composition n° 4

В. Кандинский Композиция IV».
1911
Vassily Kandinsky Composition n°4

*******

Sonnets de la Portugaise
XIV

If thou must love me, let it be for nought
Wenn du mich lieben mußt, so soll es nur
Si tu dois m’aimer, que ce soit pour rien
Except for love’s sake only. Do not say
der Liebe wergen sein. Sag nicht im stillen:
Sauf par amour de l’amour seulement. Ne dis pas
‘I love her for her smile—her look—her way
»Ich liebe sie um ihres Lächelns willen,
«Je l’aime pour son sourire — son regard — sa manière
Of speaking gently,—for a trick of thought
für ihren Blick, ihr Mildsein, für die Spur,
De parler délicate, — pour son tour d’esprit

*

That falls in well with mine, and certes brought
die ihres Denkens leichter Griff in mir
Qui correspond bien au mien, et qui apporte
A sense of pleasant ease on such a day’—
zurückläßt, solche Tage zu umrändern«. –
Ce sentiment d’aisance agréable un instant.
For these things in themselves, Beloved, may
Denn diese Dinge wechseln leicht in dir,
Voilà des choses en elles-mêmes, Bien-Aimé, qui peuvent
Be changed, or change for thee,—and love, so wrought,
Geliebter, wenn sie nicht sich selbst verändern.
Être changées ou te changer, — et l’amour, ainsi forgé, 

*

May be unwrought so. Neither love me for
Wer also nährt, der weiß auch, wie man trennt.
Peut-être sous une forme brute. Ne m’aime pas pour
Thine own dear pity’s wiping my cheeks dry,—
Leg auch dein Mitleid nicht zu Grund, womit
Cette chère pitié qui assécha mes larmes,
A creature might forget to weep, who bore
du meine Wangen trocknest; wer den Schritt
Une créature peut oublier de pleurer et plonger

*

Thy comfort long, and lose thy love thereby!
aus deinem Trost heraus nicht tut, verkennt
Dans ton aisance et perdre ainsi ton amour!
But love me for love’s sake, that evermore
die Tränen schließlich und verliert mit ihnen
Mais aime-moi par amour de l’amour, qu’éternellement
Thou mayst love on, through love’s eternity.
der Liebe Ewigkeit: ihr sollst du dienen.
Tu puisses aimer à travers l’éternité de l’amour.  

****************




Sonnets de la Portugaise

Sonnets from the Portuguese Elizabeth Browning

Elizabeth Barrett Browning Robert Browning 1865 photogravure Julia Margaret Cameron

Robert Browning
photogravure de 1865
De Julia Margaret CameronAlbert Chevallier Tayler Elizabeth Barrett Browning 1909
Peinture d’Elizabeth Barrett Browning
Par Albert Chevalier Tayler
1909