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ELEGIE – POEME D’ILIA TCHAVTCHAVADZE – ელეგია – ილია ჭავჭავაძე – 1859

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POEME DE ILIA TCHAVTCHAVADZE
ილია ჭავჭავაძე
LITTERATURE GEORGIENNE
ქართული ლიტერატურა
POESIE GEORGIENNE
ქართული პოეზია

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Ilia Tchavtchavadze
Géorgie
საქართველო

TRADUCTION JACKY LAVAUZELLE

Poème de Ilia Tchavtchavadze

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POESIE GEORGIENNE
ქართული პოეზია

ILIA TCHAVTCHAVADZE
Saint Élie le Juste
ილია ჭავჭავაძე

27 ოქტომბერი, 1837 – 30 აგვისტო, 1907
27 octobre 1837 – 30 août 1907

TRADUCTION JACKY LAVAUZELLE

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ELEGIE
ელეგია

4 juin 1859
4 ივნისი, 1859 წ
Saint-Pétersbourg
პეტერბურგი
Lado Gudiashvili – ლადო გუდიაშვილი – Pégase – 1918 -Tbilisi

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მკრთალი ნათელი სავსე მთვარისა
mk’rtali nateli savse mtvarisa
Dans la pleine lune éclatante
მშობელს ქვეყანას ზედ მოჰფენოდა
mshobels kveq’anas zed mohpenoda
Le pays s’est endormi profondément
   და თეთრი ზოლი შორის მთებისა
da tetri zoli shoris mtebisa
Et la bande enneigée des montagnes
ლაჟვარდ სივრცეში დაინთქმებოდა.
lazhvard sivrtseshi daintkmeboda.
Raye l’espace bleuté des cieux.
არსაიდამ ხმა, არსით ძახილი!..
arsaidam khma, arsit dzakhili!..
Rien, nul bruit !
მშობელი შობილს არრას მეტყოდა,
mshobeli shobils arras met’q’oda,
On perçoit toutefois juste un murmure,
ზოგჯერ-კი ტანჯვით ამოძახილი
zogjer-k’i t’anjvit amodzakhili
Une plainte étouffée, parfois,
ქართვლის ძილშია კვნესა ისმოდა!
kartvlis dzilshia k’vnesa ismoda!
Dans cette longue nuit géorgienne !
 ვიდექ მარტოკა… და მთების ჩრდილი
videk mart’ok’a… da mtebis chrdili
A l’ombre des montagnes
კვლავ ჩემ ქვეყნის ძილს ეალერსება…
k’vlav chem kveq’nis dzils ealerseba…
Le pays s’endort doucement …
ოხ, ღმერთო ჩემო! სულ ძილი, ძილი,
okh, ghmerto chemo! sul dzili, dzili,
Oh ! mon dieu ! Nous dormons, nous dormons !
როსღა გვეღირსოს ჩვენ გაღვიძება?!
rosgha gveghirsos chven gaghvidzeba?!
Nous réveillerons-nous un jour ?!

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POEME DE ILIA TCHAVTCHAVADZE
ილია ჭავჭავაძე
LITTERATURE GEORGIENNE
ქართული ლიტერატურა
POESIE GEORGIENNE
ქართული პოეზია

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SCENES DE LA VIE GEORGIENNE 1862 par Henri Cantel
Géorgie
საქართველო

LITTERATURE GEORGIENNE – LA POESIE GEORGIENNE ქართული პოეზია

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LITTERATURE GEORGIENNE
LA POESIE GEORGIENNE

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SCENES DE LA VIE GEORGIENNE 1862 par Henri Cantel
Géorgie
საქართველო

GEORGIE – DECOUVERTE DE LA GEORGIE – საქართველოს აღმოჩენა

TRADUCTION JACKY LAVAUZELLE

LITTERATURE GEORGIENNE - LA POESIE GEORGIENNE

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LITTERATURE GEORGIENNE
ქართული ლიტერატურა
Kartuli Literaturi

LES POETES GEORGIENS
ქართველი პოეტები
Kartveli Poetebi
LA POESIE GEORGIENNE
ქართული პოეზია
Kartuli Poezia


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LE MONUMENT A NIKOLOZ BARATASHVILI – ნიკოლოზ ბარათაშვილი par Boris Tsibadze – 1976 à Tbilissi

NIKOLOZ BARATASHVILI
NIKOLOZ BARATACHVILI
ნიკოლოზ ბარათაშვილი

1817 წლის 4 დეკემბერი – 1844 წლის 21 ოქტომბერი
4 décembre 1817 – 21 octobre 1844

LA BOUCLE D’OREILLE
საყურე 
 O brinco
1839
Traduction Française et traduction portugaise

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MEDITATION SUR LES BORDS DU MTKVARI
ფიქრნი მტკვრის პირას

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Prince RAPHAËL ERISTAVI
რაფიელ ერისთავი

1824 – 1901

Raphaël Eristavi – Raphiel Eristavi

LA TERRE
Pensées de Sessia
სესიას ფიქრები

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 PAOLO IASHVILI
პაოლო იაშვილი

29 juin 1894 – 22 juillet 1937
29 ივნისი 1894 –  22 ივლისი 1937

TBILISSI
თბილისი

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GIORGI LEONIDZE
გიორგი ლეონიძე

27 დეკემბერი, 1899 – 9 აგვისტო, 1966
27 septembre 1899 – 9 août 1966

 

LES NOTES DE VOYAGE
მოგზაურობა სამშობლოში
mogzauroba samshobloshi

2. ანანური
2. ananuri

6. თემურის ხანძართ ნატისუსალი…
6. temuris khandzart nat’isusali…
6. Les massacres de Tamerlan …

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poésie Jacky Lavauzelle

 VAJA-PCHAVELA
ვაჟა ფშაველა

არწივი
L’AIGLE
DER ADLER
A ÁGUIA
L’AQUILA

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 Ilia TCHAVTCHAVADZE
ილია ჭავჭავაძე

გაზაფხული
Le Printemps
1861

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ელეგია
Elégie
1859

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აკაკი წერეთელი
AKAKI TSERETELI
1840-1915

 გაზაფხული
Le Printemps

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განთიადი
L’AUBE
 1892

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თორნიკე ერისთავი
LE SABLE DE LA MER

(ისტორიული პოემა)
(poème historique)

ვინ დასთვალოს ზღვაში ქვიშა
vin dastvalos zghvashi kvisha
Qui va calculer le nombre de grains de sable dans la mer ?

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MONUMENT ILIA & AKIKI à TBILISSI
(ილია ჭავჭავაძე Ilia Tchavtchavadze & აკაკი წერეთელი Akaki Tsereteli)

Ilia & Akiki – Ilia Tchavtchavadze à gauche & Akaki Tsereteli à droite

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LA GEORGIE
UNE TERRE QUI FASCINE LES POETES

Comme le soulignait Eugène-Melchior de Vogüé, en 1884, la Géorgie a été une terre aimée des grands poètes russes :

« Durant la première moitié de ce siècle, le Caucase fut pour la Russie ce que l’Afrique était pour nous, une terre d’aventures et de rêves, où les plus fous et les plus forts allaient jeter leur gourme de jeunesse. Mais tandis qu’Alger ne nous renvoyait que de bons officiers, Tiflis rendait des poètes. On comprend la fascination de ce pays merveilleux ; il offrait aux jeunes Russes ce qui leur manquait le plus : des montagnes, du soleil, de la liberté. Là-bas, tout au bout de l’accablante plaine de neige, l’Elbrouz, « la cime des bienheureux, » dressait dans l’azur ses glaciers étincelans. Par-delà la montagne, c’était l’Asie et ses féeries, nature superbe, peuples pittoresques, torrens chantans sous les platanes, filles de Kabarda dansant dans les aouls du Térek ; la large vie des bivouacs dans la forêt, la gloire ramassée sous le drapeau des héros légendaires : Paskévitch, Yermolof, Rariatinsky. Tous ceux qui étaient blasés ou croyaient l’être dans les ennuis de Pétersbourg couraient là-bas ; à tous on pouvait appliquer le vers de Musset :
Ils avaient la Lara, Manfred et le Corsaire ;
et l’obsession de Byron était si forte sur cette génération que leurs yeux prévenus voyaient l’Orient, où ils vivaient, à travers la fantaisie du poète. Tous jouaient au Childe-Harold et rapportaient des vers dont quelques-uns seront immortels. Ce fut au Caucase que débutèrent Pouchkine, Griboyédof, Lermontof ; mais, dans le Prisonnier du Caucase de Pouchkine comme dans le Démon de Lermontof, la leçon apprise transfigure les paysages et les hommes, les sauvages Lesghiennes sont de touchantes héroïnes, sœurs d’Haïdée et de la Fiancée d’Abydos. »

Eugène-Melchior de Vogüé
Les Grands écrivains russes contemporains
Revue des Deux Mondes
Troisième Période
Tome 64
1884

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LITTERATURE GEORGIENNE
LA POESIE GEORGIENNE

LITTERATURE GEORGIENNE - LA POESIE GEORGIENNE
Géorgie
საქართველო

CONFESSION de Ioannis Polemis – Εξομολόγηση – Ιωάννης Πολέμης

        

Poème de Ioannis Polemis
Gr
èce – Ελλάδα

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Traduction Jacky Lavauzelle*******

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Ioannis Polemis poèmes
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LITTERATURE GRECQUE
POESIE GRECQUE

Ελληνική λογοτεχνία
Ελληνική ποίηση

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Ioannis Polemis
Ιωάννης Πολέμης
1862 – 1924

Ιωάννης Πολέμης Traduction Jacky Lavauzelle

 

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Traduction Jacky Lavauzelle


LES POEMES GRECS

Εξομολόγηση
CONFESSION

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Ioannis Polemis Traduction Jacky Lavauzelle
El Beso, Le Baiser, Francesco Hayez, 1859

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-Παπά, μια κόρη αγάπησα
-Mon père,  j’ai aimé une fille
και μ’ αγαπούσε σαν τρελλή·
qui m’a aimé à la folie ;
μια μέρα την αγκάλιασα,
un jour je l’ai étreinte,
πήρα το πρώτο της φιλί.
Et j’ai gagné son premier baiser.
Παπά, τι συλλογάσαι ;
Mon père,  quel est ton avis ?

-Αν την αγάπησες πολύ,
-Si tu l’a tant aimée,
συχωρεμένος να ’σαι.
qu’il en  ce soit ainsi.

-Μια μέρα εκείνη ερίχτηκε
-Un jour, elle s’est réfugiée
στην αγκαλιά μου ντροπαλή
dans mes timides bras
κι αμάρτησα κι αμάρτησε
et nous avons péché
όχι μονάχα με φιλί.
pas seulement avec le baiser.
Παπά, τι συλλογάσαι ;
Mon père, quel est ton avis ?

-Αν την αγάπησες πολύ,
-Si tu l’as tant aimée,
συχωρεμένος να ’σαι.
qu’il en soit ainsi.

-Μια μέρα την παράτησα
– Un jour, j’ai abandonné
την όμορφην αμαρτωλή
la belle pécheresse
και δεν της ξαναζήτησα
et je n’ai plus demandé alors
μήτ’ αγκαλιά, μήτε φιλί.
ni ses bras, ni un baiser.
Παπά, τι συλλογάσαι ;
Mon père, quel est ton avis ?

-Δεν την αγάπησες πολύ,
-Tu l’as tant aimée,
καταραμένος να ’σαι !
sois donc maudit !

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EN CHANSON
Kώστας Λειβαδάς & Πάνος Κατσιμίχας
Ντουέτο – Duo
Kostas Leivadas & Panos Katsimihas
Εξομολόγηση

    

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Traduction Jacky Lavauzelle
ARTGITATO
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LA POESIE GRECQUE EN GRECE 

Le langage est ce qu’il y a en Grèce de plus antique. C’est un grand charme pour celui qui a voué un culte à l’antiquité grecque d’entendre parler grec autour de lui, de reconnaître dans les conversations d’un guide ou d’un marinier tel mot qu’il n’avait jusque-là rencontré que dans Homère. Il semble alors qu’on est réellement transporté dans la Grèce antique ; on est tenté de dire aux passans, comme Philoctète à ses compatriotes retrouvés dans Lemnos : je veux vous entendre, et de s’écrier comme lui, ô langage bien aimé ! Mais, pour se livrer à ce transport, il faudrait, dira-t-on, que ce langage fût celui des anciens Hellènes, et non pas un dérivé imparfait que défigure une prononciation bizarre. A cela on peut répondre : Quant à la prononciation, il n’y a pas de raison pour que les descendans de Périclès adoptent le système qu’un savant Hollandais a imaginé au XVIe siècle. Du reste la question est délicate et ne saurait être traitée ici. Qu’il suffise d’affirmer que plusieurs règles de prononciation, adoptées par les Grecs modernes, remontent à la plus haute antiquité, et que l’on trouve déjà dans le second siècle de notre ère des exemples de l’iotacisme, c’est-à-dire de ê, ei, oi, prononcés i, bien que l’iotacisme ne paraisse avoir été définitivement et complètement constituée qu’au Xe ou XIe siècle.

Dans le langage populaire de certaines parties de la Grèce, on retrouve quelques vestiges des dialectes qui y furent parlé autrefois. En général, les anciens dialectes grecs ont péri par suite de la conquête, qui les a éteints avec la vie locale des pays subjugués. Cependant ils n’ont pas disparu entièrement ; on retrouve des traces assez nombreuses du dialecte œolien dans la Béotie et la Phocide, et dans un canton montagneux du Péloponèse, la Tzaconie, le dialecte dorien s’est merveilleusement conservé un certain nombre de mots grecs oubliés par le temps ont été remplacés dans l’usage par une autre expression : ainsi, trecho, courir, au lieu de dremo ; au lieu d’artos, pain, psomi. Eh bien ! il arrive que le vieux mot grec oublié se retrouve dans un coin de la Grèce, par exemple dremo dans les villages du Parnasse…

Jean-Jacques Ampère
La poésie grecques en Grèce
Seconde Partie
Revue des Deux Mondes, tome 7, 1844

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Ioannis Polemis
Ιωάννης Πολέμης
Έλληνα ποιητή
Poème de Ioannis Polemis

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L’ORTIE Poème de Alfred Edward Housman (1896) It nods and curtseys and recovers

LITTÉRATURE ANGLAISE
HOUSMAN POÈME

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Alfred Edward Housman

26 mars 1859 Bromsgrove – 30 avril 1936 Cambridge

Traduction Jacky Lavauzelle
Photographie d’Emil Otto Hoppé d’Alfred Edward Housman
Traduction – Translation

TRADUCTION JACKY LAVAUZELLE

French and English text
texte bilingue français-anglais

 


LES POEMES
DE Alfred Edward HOUSMAN

Housman’s poems

A SHROPSHIRE LAD
Un Gars du Shropshire
1896

 XVI
L’ORTIE

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It nods and curtseys and recovers    
Elle s’incline, se rétracte quand le vent
When the wind blows above,    
Souffle juste au-dessus,
The nettle on the graves of lovers    
L’ortie sur les tombes des amants
That hanged themselves for love.
Qui par amour se sont pendus.

*

The nettle nods, the winds blows over,       
Quand les vents soufflent s’incline l’ortie,
The man, he does not move,    
L’homme ne bouge pas, lui,
 The lover of the grave, the lover    
L’amant de la tombe, l’ami
That hanged himself for love.
Qui par amour se pendit.

*

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HOUSMAN POÈMES

 

EMILY DICKINSON (1859) WHOSE CHEEK IS THIS ? A QUI EST CETTE JOUE ?

LITTERATURE AMERICAINE

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EMILY DICKINSON
December 10, 1830 – May 15, 1886
10 décembre 1830 – 15 mai 1886
Amherst, Massachusetts




Traduction – Translation

TRADUCTION JACKY LAVAUZELLE

French and English text
texte bilingue français-anglais

 






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WHOSE CHEEK IS THIS ?




A QUI EST CETTE JOUE ?

 

1859

 




Whose cheek is this ?
A qui est cette joue ?
What rosy face
Quel rose visage
Has lost a blush today ?
A perdu aujourd’hui son éclat ?
I found her – « pleiad » – in the woods
Je l’ai trouvée – « pléiade » – dans les bois
And bore her safe away –
Et je la conserve bien cachée

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Robins, in the tradition
Les rouges-gorges, dans la tradition
Did cover such with leaves
Recouvrent ses congénères de feuilles
But which the cheek –
Mais quelle est cette joue,  –
And which the pall
Et quel est ce voile
My scrutiny deceives –
Voilà qui échappe à mon minutieux examen –




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EMILY DICKINSON

34 POEMES D’EMILY DICKINSON DE 1852 A 1886 – Emily Dickinson’s poems

LITTERATURE AMERICAINE

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EMILY DICKINSON
December 10, 1830 – May 15, 1886
10 décembre 1830 – 15 mai 1886
Amherst, Massachusetts

Traduction – Translation

TRADUCTION JACKY LAVAUZELLE

French and English text
texte bilingue français-anglais

 


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LES POEMES D’EMILY DICKINSON

Emily Dickinson’s poems

 

 




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1853
ON THIS WONDROUS SEA

On this wondrous sea
Sur cette merveilleuse mer
Sailing silently,
Navigant silencieusement,




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1858
WHEN ROSES CEASE TO BLOOM

When Roses cease to bloom, dear, 
Quand les Roses finiront de fleurir, mon cher,
And Violets are done, 
Et les V
iolettes seront flétries,

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1859
WHOSE CHEEK IS THIS ?

Whose cheek is this ?
A qui est cette joue ?
What rosy face
Quel rose visage

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1860
A LITTLE EAST TO JORDAN

A little East of Jordan,
Un peu à l’est du Jourdain,
Evangelists record,
Les Evangélistes enregistrent,




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1861
POOR LITTLE HEART !

Poor little heart!
Pauvre petit cœur !
Did they forget thee?
T’ont-ils oublié ?

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1861
I’VE KNOW A HEAVEN LIKE A TENT

I’ve known a Heaven, like a Tent – 
J’ai connu un Ciel, comme une Tente –
To wrap its shining Yards – 
 A emballer son éclatante Cour-




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1862
OF BRONZE AND BLAZE

Of Bronze – and Blaze 
De Bronze – et de Feu
The North -tonight! 
Le Nord -ce soir !

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1863
I GAINED IT SO

I gained it so –
Je l’ai gagnée ainsi,
By Climbing slow –
En Escaladant lentement,

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1864
THE SPRY ARMS OF THE WIND

The spry Arms of the Wind
Les vaillants Bras du Vent
If I could crawl between
Si je pouvais ramper entre

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1865
WHAT TWINGS WE HELB BY
LA RIVIERE RAPIDE DE LA VIE

 What Twigs We held by-
Quels Rameaux nous agrippaient ?
Oh the View
Oh cette Vue

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1866
AFTER THE SUN COMES OUT
LA TRANSFORMATION DU MONDE

After the Sun comes out
Une fois le soleil sorti
How it alters the World —
Comme cela transforme le Monde

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1867
THE MURMURING OF BEES
LE MURMURE DES ABEILLES

The murmuring of Bees, has ceased
Le murmure des Abeilles a cessé
But murmuring of some
Mais d’autres s’entendent

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1868
AFTER A HUNDRED YEARS
UN SIECLE APRES

After a hundred years
Un siècle après
Nobody knows the Place
Personne ne connaît le Lieu

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1869
THE DUTIES OF THE WIND ARE FEW
LES DEVOIRS ET LES PLAISIRS DU VENT

The duties of the Wind are few,
Les devoirs du Vent sont peu nombreux :
To cast the ships, at Sea,
Fracasser les navires, en Mer,

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1870
A NOT ADMITTING OF THE WOUND
LA BLESSURE

A not admitting of the wound
Ne pas reconnaître la plaie
Until it grew so wide
Jusqu’à ce qu’elle soit si large

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1870
THAT THIS SHOULD FEEL THE NEAD OF DEATH
LE BESOIN DE LA MORT

That this should feel the need of Death
Que celui qui ressent le besoin de la Mort
 
The same as those that lived
Le même que celui qui vécu

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1871
THE DAYS THAT WE CAN SPARE

The Days that we can spare
Les Jours que nous avons en trop
Are those a Function die
Ensevelissent une Fonction qui meurt

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1872
UNTIL THE DESERT KNOWS
AU GALOP DANS NOS RÊVES

Until the Desert knows
Jusqu’à ce que le Désert sache
That Water grows
Que l’Eau jaillit

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1873
HAD WE OUR SENSES
LA RAISON & LA FOLIE

Had we our senses
Avons-nous notre raison ?
 
But perhaps ’tis well they’re not at Home
Mais peut-être vaut-il mieux que non

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1874
WONDER IS NOT PRECISLY KNOWING
LE PLAISIR DEVENU DOULEUR

Wonder — is not precisely Knowing
 L’Etonnement- n’est pas précisément la Connaissance
 
And not precisely Knowing not
 Ni précisément l’Ignorance –

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1875
THAT SHORT POTENTIAL STIR
L’ECLAT DE LA MORT

That short — potential stir
Ce court – et potentiel émoi
 
That each can make but once
Que chacun peut faire juste une seule fois –

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1876
LONG YEARS APART
L’ABSENCE DE LA SORCIERE

Long Years apart — can make no
Les longues Années d’éloignement- ne peuvent engendrer de
Breach a second cannot fill —
Brèche qu’une seule seconde ne puisse colmater –

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1877
IT WAS A QUIET SEEMING DAY
LE COQUELICOT DANS LE NUAGE

It was a quiet seeming Day —
C’était un Jour en apparence calme –
There was no harm in earth or sky —
Il n’y avait aucun mal ni sur terre ni dans le ciel –

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1878
TO MEND EACH TATTERED FAITH
REPARER LA FOI EN LAMBEAUX

To mend each tattered Faith
Pour réparer chaque Foi en lambeaux
There is a needle fair
Il y a une fine aiguille,

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1879
WE TALKED WITH EACH OTHER
LES SABOTS DE L’HORLOGE

We talked with each other about each other
Nous nous sommes parlés, les uns les autres
Though neither of us spoke —
  Même si aucun de nous n’a parlé –

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1880
GLASS WAS THE STREET
LA RUE DE VERRE

Glass was the Street – in Tinsel Peril
De verre était la rue – dans un Aventureux Crissement
 
Tree and Traveller stood.
Arbre et Voyageur debout se tenaient.

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1881
THE THINGS THAT NEVER CAN COME BACK
LES CHOSES QUI JAMAIS NE REVIENNENT

The Things that never can come back, are several —
Les Choses qui jamais ne reviennent sont multiples –
Childhood — some forms of Hope — the Dead —
L’Enfance – certaines formes d’Espoir – les Morts –

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1882
HE ATE AND DRANK THE PRECIOUS WORDS
LES MOTS PRECIEUX

He ate and drank the precious Words —
Il a mangé et il a bu les Mots précieux –
His Spirit grew robust —
Son Esprit s’est développé –

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1883
No ladder needs the bird but skies
DONNER DES AILES AUX CHERUBINS

No ladder needs the bird but skies
 L’oiseau n’a pas besoin d’échelle mais des cieux
To situate its wings,
Pour placer ses ailes,

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1884
Upon his Saddle sprung a Bird
LA NOTE DE L’OISEAU

Upon his Saddle sprung a Bird
Sur sa selle a bondi l’Oiseau
And crossed a thousand Trees
  S’en est allé traverser un milliers d’Arbres

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1885
Take all away from me, but leave me Ecstasy,
LAISSEZ-MOI L’EXTASE

Take all away from me, but leave me Ecstasy,
Retirez-moi tout, mais laissez-moi l’Extase,
 And I am richer then than all my Fellow Men —
Et plus riche que tous mes Semblables  je deviendrai –

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LES ULTIMES POEMES

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1886
THE IMMORTALITY SHE GAVE
LA FORCE DE L’AMOUR HUMAIN

The immortality she gave
L’immortalité qu’elle a donnée
We borrowed at her Grave —
Nous l’avons emprunté à son Tombeau-

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1886
OF GLORY NOT A BEAM IS LEFT
POUR LES ÉTOILES

Of Glory not a Beam is left
De la Gloire, ne reste pas un seul Faisceau
But her Eternal House —
Mais reste sa Maison Éternelle –

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EMILY DICKINSON

SUR LES CHEMINS NOIRS Critique Sylvain TESSON LA DIAGONALE DU LOUP DANS LA BERGERIE


SYLVAIN TESSON
SUR LES CHEMINS NOIRS Critique
Editions Gallimard -2016

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L’ANGELUS de JEAN-FRANÇOIS MILLET
1857-1859
Musée d’Orsay
Paris

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LA DIAGONALE DU LOUP
DANS LA BERGERIE

L’époque a changé.

UNE NATURE NEUVE ET SOLIDE
Le mouvement a toujours questionné l’homme. Ses origines aussi. Le plein se trouve parfois à partir du vide. Sylvain Tesson en disant que sa quête qui le conduit sur « un réseau de chemin campagnards ouverts sur le mystère, baignés de pur silence, miraculeusement vide »  ne rejoint-il pas le désir taoïste :  » Et vous croyez, dit Lao-tzeu, que cela se passe ainsi, de la main à la main ? Faire durer la vie suppose bien des choses. Êtes-vous capable de conserver votre intégrité physique, de ne pas la compromettre ? Saurez-vous toujours distinguer le favorable du funeste ? Saurez-vous vous arrêter, et vous abstenir, à la limite ? Pourrez-vous vous désintéresser d’autrui, pour vous concentrer en vous-même ? Arriverez-vous à garder votre esprit libre et recueilli ? Pourrez-vous revenir à l’état de votre première enfance ? Le nouveau né vagit jour et nuit sans s’enrouer, tant sa nature neuve est solide. Il ne lâche plus ce qu’il a saisi, tant sa volonté est concentrée. Il regarde longuement sans cligner des yeux, rien ne l’émouvant. Il marche sans but et s’arrête sans motif, allant spontanément, sans réflexion. Être indifférent et suivre la nature, voilà la formule pour faire durer sa vie.  » (Œuvre de Tchoang-tzeu Chap. 23. Retour a la nature – traduit par Léon Wieger publié en 1913)

Mais Sylvain Tesson marche avec un but : partir à travers notre ruralité en longeant les chemins de France du sud vers le nord.

LE TRAVAIL DE L’ITINERANCE
L’homme a un besoin de retour, d’origine. Aujourd’hui plus fortement encore. Comme d’autres périodes de l’histoire qui agit en un balancier perpétuel.
Pierro Marcello sur son dernier film Bella e Perduta évoque son Italie : « J’ai appris à regarder l’Italie tout en contemplant depuis les trains, redécouvrant ainsi sa beauté et sa ruine. J’ai longtemps voulu faire un film itinérant qui traverserait des provinces pour décrire l’Italie : belle, oui, mais perdue. Leopardi l’a décrite comme une femme qui pleurait la tête dans ses mains à cause du poids de son histoire, et du mal ancestral lié à sa beauté. »
Le projet de Sylvain Tesson ne semble pas différent. A l’origine, une chute. Une petite chute. Huit mètres qui entraîneront l’auteur à couper la France de la frontière italienne du Col de Tende jusqu’au bout du Cotentin.

Une verticale qui engendrera une diagonale.

Quelques secondes de chute qui amèneront du 24 août au 8 novembre, à une marche initiatique dans ce que les parisiens appellent la France Profonde. En un mot, la France où nos citadins s’emmerdent sans Wi-Fi, sans autoroutes et sans TGV à travers l’hyper-ruralité par les chemins de traverses, les chemins noirs.

Nous sommes loin de cette fin du XIXe et du début du XXe siècle où la vitesse était l’objet de toutes les attentions, les peurs et les admirations. L’électron, la voiture ou la locomotive : »Le mécanicien dit alors au charretier : — Nous n’avons tué qu’un cheval et cassé qu’un chariot ; mais si je t’avais écouté, nous serions tous morts, nous et les voyageurs. Allant à toute vitesse, nous avons rejeté le chariot sans ressentir de secousse ; tandis que si nous avions ralenti, nous aurions déraillé. »  (Léon Tolstoï La vitesse et la force Traduction par Ely Halpérine-Kaminsky . Contes et fables, Librairie Plon, 1888 (pp. 93-94).) Passons sur l’Homme Pressé de Paul Morand, Un Jeune Homme bien pressé de Labiche, …

UNE MARCHE TGV
Le livre de Sylvain Tesson est une narration en marche rapide, forcée ?,  à travers des paysages divers de notre France.
Six heures, sept heures par jour, parfois plus.
(Mince, je commence à rêver d’avion…, c’est pas bon signe)
Mais, malheureusement pour nous, nous n’avons donc jamais l’impression de profiter des lieux. De les déguster. De les sentir. De les humer. Plutôt de les ingurgiter. Quelques impressions. Quelques réflexions. Des départements, des régions passent en quelques lignes. Rapides. Sortes de LGV de la langue. « Nous passâmes des heures à ouvrir et à refermer des clôtures pour nous frayer passage dans les champs » nous dit Sylvain Tesson.
J’aurais aimé un chapitre entier sur ces clôtures bancales, rénovées, en bois, métallique, rouge et rouillée, verte et huilée. Quels champs ? Aucun champ ne se ressemble. Aucune herbe non plus. Il y a tant dans chaque motte de terre. Et quelle terre ? Calcaire, pierreuse, boulbène.  Il eût fallu cent pages sur une feuille et une feuille sur une nervure ou sur une teinte entre le vert et le rouge. Un silence entre les phrases. Se poser. Un moment, respirer. Mais les pas entraînent les pas. Les sept ou huit heures de marches sont là. Et ça gâche ! Terriblement !
Ce n’est pas un catalogue qu’il aurait fallu. Mais une visite des lumières de l’aurore, des teintes du crépuscules. Ressentir la rosée qui s’éteint et celle qui se pose. Que le froid du petit matin nous passe dans le dos relevant, un à un, chacun de nos poils réveillés.
Un bon repas ne peut et ne doit être mangé comme une salade dans un fast-food.

Ce n’est pas un catalogue… Peut-être quelques mots. Quelques vers suffisent à Lermontov pour ressentir ce que nous dit le chemin, ce que nous disent les vibrations d’une feuille ou d’une mousse : « Je me penche et longtemps j’écoute :  Je crois entendre sur la route  Le son qu’un pas léger produit… Non, ce n’est rien ! C’est dans la mousse
Le bruit d’une feuille que pousse,  Le vent parfumé de la nuit. » (Mikhaïl Lermontov, L’attente)

POUR LA LIBERTE DE SE TAILLER LE MAILLOT EN PLEINE RURALITE
« Traverser ces villages donnait l’impression de passer la revue des façades en berne…Les commerces florissants étaient des salons esthétiques. » Oui, la France profonde n’est pas que joie et gaieté. Nous le savons tous. L’exode-rural pour rejoindre les villes n’a pas été qu’un simple souhait de s’agglutiner dans des périphéries, mais le souhait de trouver du travail, souvent moins pénible, offrir un avenir différent à ses enfants. Et ceux qui restent n’ont-ils pas le droit de se faire le maillot ou un gommage de peau ?  Nos dames rurales doivent-elles garder la source noire ?
Doivent-ils rester nos ruraux devant leur ballon de blanc ou leur byrrh ?

Nous avons donc, tout au long du livre, cette impression de vitesse et, comme dans un train, nous voyons tout et nous ne voyons rien.
Sylvain est en marche et la continue.

LA CAMPAGNE OUI MAIS AVEC LA CULTURE DU MONDE
Parler de ces espaces qui luttent ou qui n’intéressent tout simplement pas la mondialisation en comparant des paysages au plaines mongoles, ou passer à raconter de « la Russie des forêts« .   Amener des quantités de référence et mélanger Pessoa, Béatrice von Rezzori, Bruegel, etc. Le monde dans ses bagages. Un peu comme celui qui voyage et souhaite retrouver son hamburger et son café, comme à la maison.

POURQUOI SE FATIGUER A NOUS FATIGUER
Le livre se termine en une petite centaine  de pages. Trop rapides. Ok il a rencontré des bobos et hippies hollandais, anglais, des allemands et des chasseurs gros et gras, bêtes et débiles.
Mais quand il semble être fatigué de sa route, et que Sylvain Tesson avoue « il y allait avoir beaucoup de ponts à passer dans les prochaines heures. » On le sens épuisé. Fallait pas ! Rien n’oblige !

C’est dommage. Les ponts c’est beau.
C’est symbolique. Et comme les barrières, ils sont tous différents. Ils font se rejoindre les hommes et les territoires… Il ne faut pas se forcer, ni se donner du mal. La France est belle quand elle se découvre humblement, dans le temps. Mais dans cette beauté, il y a de la solitude non désirée, de la misère, de la pauvreté, de l’isolement non désiré aussi. Pour certains, ça la rend plus désirable encore.

Le noir se couche sur les chemins. Les rocades et les ronds-points gagnent. Et les salons esthétiques aussi.

Et alors ?

J’ai dû me tromper d’histoire…

Jacky Lavauzelle

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SUR LES CHEMINS NOIRS CRITIQUE

 

 

PRAYER KHALIL GIBRAN SUR LA PRIERE The Prophet XXIII

prayer-khalil-gibran-the-prophet-la-priere-le-prophete-artgitato-jean-francois-millet-langelusPRAYER Khalil Gibran The Prophet
Sur La Prière

The Prophet XXIII
PRAYER KHALIL GIBRAN
Littérature Libanaise
Lebanese literature
le-prophete-khalil-gibran-fred-holland-day-1898Photographie de Fred Holland Day
1898



جبران خليل جبران
Gibran Khalil Gibran
1883–1931
le-prophete-khalil-gibran-the-prophete-n

Traduction Jacky Lavauzelle

 

THE PROPHET XXIII
 PRAYER
LA PRIERE
1923


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prayer-khalil-gibran-the-prophet-la-priere-le-prophete-artgitato-jean-francois-millet-langelusL’Angélus
Jean-François Millet
1857-1859

Musée d’Orsay – Paris

*

Then a priestess said, « Speak to us of Prayer. »
Puis une prêtresse demanda : « Parle-nous de la Prière. »

And he answered, saying:
Et il répondit en disant :

You pray in your distress and in your need; would that you might pray also in the fullness of your joy and in your days of abundance.
Vous priez dans votre détresse et dans votre besoin ; vous devriez prier aussi dans la plénitude de votre joie et pendant vos jours d’abondance.

For what is prayer but the expansion of yourself into the living ether?
Car qu’est-ce que la prière, sinon l’expansion de vous-même dans l’éther vivant ?

And if it is for your comfort to pour your darkness into space, it is also for your delight to pour forth the dawning of your heart.
Et si c’est pour votre réconfort que vous versez vos ténèbres dans l’espace, c’est aussi pour votre plaisir que vous répandez l’aube de votre cœur.

And if you cannot but weep when your soul summons you to prayer, she should spur you again and yet again, though weeping, until you shall come laughing.
Et si vous ne pouvez que pleurer quand votre âme vous convoque à la prière, elle devrait vous inciter encore et encore, malgré les pleurs, jusqu’à ce que vous puissiez rire.

When you pray you rise to meet in the air those who are praying at that very hour, and whom save in prayer you may not meet.
Quand vous priez, vous vous lèvez pour rencontrer dans les airs ceux qui prient dans le même instant, et qui, sauf dans la prière, vous n’auriez jamais rencontré.

Therefore let your visit to that temple invisible be for naught but ecstasy and sweet communion.
Que votre visite à ce temple invisible ne soit rien sinon une extase et une douce communion.

For if you should enter the temple for no other purpose than asking you shall not receive.
Car si vous devez entrer dans le temple avec un autre but que de demander, alors vous ne recevrez rien.

And if you should enter into it to humble yourself you shall not be lifted:
Et si vous y pénétrez pour vous humilier, vous ne serez point élevé ;

Or even if you should enter into it to beg for the good of others you shall not be heard.
Ou même si vous y entrez pour mendier pour le bien des autres, vous ne serez pas entendu.

It is enough that you enter the temple invisible.
Il suffit que vous entriez dans le temple invisible.

I cannot teach you how to pray in words.
Je ne peux vous apprendre à prier avec des mots.

God listens not to your words save when He Himself utters them through your lips.
Dieu n’écoute pas vos paroles, sauf quand Il les prononce à travers vos lèvres.

And I cannot teach you the prayer of the seas and the forests and the mountains.
Et je ne peux pas vous enseigner la prière des mers, des forêts et des montagnes.

 But you who are born of the mountains and the forests and the seas can find their prayer in your heart,
Mais vous qui êtes nés des montagnes, des forêts et des mers, vous pouvez trouver leur prière dans votre cœur,

And if you but listen in the stillness of the night you shall hear them saying in silence,
Et si vous écoutez dans le calme de la nuit, vous les entendez dire en silence :

« Our God, who art our winged self, it is thy will in us that willeth.
«Notre Dieu, qui es notre moi-ailé, c’est ta volonté en nous qui veut.

It is thy desire in us that desireth.
C’est ton désir en nous qui désire.

It is thy urge in us that would turn our nights, which are thine, into days which are thine also.
C’est ton envie en nous qui changera nos nuits qui sont les tiennes en jours qui sont aussi à toi.

We cannot ask thee for aught, for thou knowest our needs before they are born in us:
Nous ne pouvons rien te demander, car tu connais nos besoins avant qu’ils ne soient nés en nous :

Thou art our need; and in giving us more of thyself thou givest us all. »
Tu es notre besoin ; et en nous donnant plus de toi-même, tu nous donnes tout. »

*

La Prière Le Prophète XXIII
Prayer Khalil Gibran

COUPOLE DE LA CATHEDRALE DE BURGOS – CIMBORRIO DE LA CATEDRAL DE BURGOS

COUPOLE DE LA CATHEDRALE DE BURGOS
CATEDRAL DE BURGOS

CATHEDRALE DE BURGOS

BURGOS
布尔戈斯
ブルゴス
Бургос
LA ESCALERA DORADA DE LA CATEDRAL DE BURGOS
L’ESCALIER A DOUBLE VOLEE DE LA CATHEDRALE DE BURGOS
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Photos Jacky Lavauzelle
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 LA CATHEDRALE  de BURGOS
Cathédrale Sainte-Marie de Burgos
Catedral de Santa María de Burgos
布尔戈斯圣玛丽大教堂
ブルゴス大聖堂の聖マリア
Собор Святой Марии Бургос



LA COUPOLE DE LA CATHEDRALE DE BURGOS
CIMBORRIO DE LA CATEDRAL DE BURGOS

 

EXTERIEUR DE LA COUPOLE DE BURGOS
Exterior del Cimborrio de Burgos
 Transepto
Transept

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INTERIEUR DE LA COUPOLE DE BURGOS
 Interior del Cimborrio de Burgos
Transepto
Transept

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LA CATHEDRALE DE BURGOS
VUE PAR THEOPHILE GAUTIER
EN 1859

Pour avoir été si longtemps la première ville de la Castille, Burgos ne conserve pas une physionomie gothique bien prononcée ; à l’exception d’une rue où se trouvent quelques fenêtres et quelques portiques du temps de la Renaissance, avec des blasons supportés par des figures, les maisons ne remontent guère au-delà du commencement du XVIIIme siècle, et n’ont rien que de très vulgaire ; elles sont surannées et ne sont pas antiques. Mais Burgos a sa cathédrale, qui est une des plus belles du monde ; malheureusement, comme toutes les cathédrales gothiques, elle est enchâssée dans une foule de constructions ignobles, qui ne permettent pas d’en apprécier l’ensemble et d’en saisir la masse. Le principal portail donne sur une place au milieu de laquelle s’élève une jolie fontaine surmontée d’un délicieux christ en marbre blanc, point de mire de tous les polissons de la ville, qui n’ont pas de plus doux passe-temps que de jeter des pierres contre les sculptures. Ce portail qui est magnifique, brodé, fouillé et fleuri comme une dentelle, a été malheureusement gratté et raboté jusqu’à la première frise par je ne sais quels prélats italiens, grands amateurs d’architecture simple, de murailles sobres et d’ornements de bon goût, qui voulaient arranger la cathédrale à la romaine, ayant grand-pitié de ces pauvres architectes barbares qui pratiquaient peu l’ordre corinthien, et n’avaient pas l’air de se douter des agréments de l’attique et du fronton triangulaire. Beaucoup de gens sont encore de cet avis en Espagne, où le goût messidor fleurit dans toute sa pureté, et préfèrent aux églises gothiques les plus épanouies et les plus richement ciselées toutes sortes d’abominables édifices percés de beaucoup de fenêtres, et ornés de colonnes pestumniennes, absolument comme en France, avant que l’école romantique eût remis le Moyen Age en honneur, et fait comprendre le sens et la beauté des cathédrales. Deux flèches aiguës tailladées en scie, découpées à jour comme à l’emporte-pièce, festonnées et brodées, ciselées jusque dans les moindres détails, comme un chaton de bague, s’élancent vers Dieu avec toute l’ardeur de la foi et tout l’emportement d’une conviction inébranlable. Ce ne sont pas nos campaniles incrédules qui oseraient se risquer dans le ciel, n’ayant pour se soutenir que des dentelles de pierre et des nervures minces comme des fils d’araignée. Une autre tour, sculptée aussi avec une richesse inouïe, mais moins haute, marque la place où se joignent les bras de la croix, et complète la magnificence de la silhouette. Une foule innombrable de statues de saints, d’archanges, de rois, de moines, animent toute cette architecture, et cette population de pierres est si nombreuse, si pressée, si fourmillante, qu’elle dépasse à coup sûr le chiffre de la population en chair et en os qui occupe la ville.

Théophile GAUTIER
VOYAGE EN ESPAGNE
CHAPITRE IV
charpentier, 1859
pp. 25-42

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COUPOLE DE LA CATHEDRALE DE BURGOS
CIMBORRIO DE LA CATEDRAL DE BURGOS

 

Paseo del Espolón BURGOS

Paseo del Espolón

BURGOS
布尔戈斯
ブルゴス
Бургос
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Photos Jacky Lavauzelle
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 Paseo del Espolón

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Alonso el Onceno  paseo-del-espolon-burgos-5 paseo-del-espolon-burgos-6 paseo-del-espolon-burgos-7

Juan Primero el de Las Huelgas

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Río Arlanzón

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Vue de l’Arco de Santa María
Vista del Arco de Santa María

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paseo-del-espolon-burgos-4Enrique III
Enrique III de Castilla
Henri III de Castille
El Doliente
1379-1406

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Le Paseo del Espolón
vu par Théophile Gautier
en 1859

La porte Sainte-Marie, élevée en l’honneur de Charles Quint, est un remarquable morceau d’architecture. Les statues placées dans les niches, quoique courtes et trapues, ont un caractère de force et de puissance qui rachète bien leur défaut de sveltesse ; il est dommage que cette superbe porte triomphale soit obstruée et déshonorée par je ne sais quelles murailles de plâtre élevées là sous prétexte de fortification, et qu’il serait urgent de jeter par terre. Près de cette porte se trouve la promenade qui longe l’Arlençon, rivière très respectable, de deux pieds de profondeur pour le moins, ce qui est beaucoup pour l’Espagne. Cette promenade est ornée de quatre statues représentant quatre rois ou comtes de Castille d’une assez belle tournure, savoir : don Fernand Gonzalès, don Alonzo, don Enrique II et don Fernando 1er. Voilà à peu près tout ce qui mérite d’être vu à Burgos.

Théophile Gautier
Voyage en Espagne
Chapitre IV – Burgos
charpentier, 1859
pp. 25-42

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Paseo del Espolón
en 1889

Burgos, bâtie sur une colline et baignée par l’Arlanzon, ne jouit pas d’un climat fort agréable ; elle a néanmoins de jolies promenades, dont les plus fréquentées sont celles de l’Espolon et de l’Isla. On y voit aussi de fort beaux établissements charitables, quelques hôpitaux et un hospice d’enfants trouvés.

On peut faire d’intéressantes promenades à la Chartreuse de Miraflorès, au monastère de Santa-Maria-de-las-Huelgas, au couvent de San-Pedro-de-Cardena. Ce sont là, à peu de distance de la ville, des monuments remarquables au double point de vue artistique et historique.

Honoré Beaugrand
Lettres de voyages
Presses de La Patrie
1889
pp. 302-311

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Río Arlanzón
en 1771

ARLANZON. Rivière d’Espagne. Arlanzo. Elle a son cours dans la vieille Castille, où elle baigne Burgos : ensuite de quoi, grossie de l’Arlanza, elle va grossir elle-même la Pizuerga, aux confins du royaume de Léon.

Jésuites et imprimeurs de Trévoux
Dictionnaire universel françois et latin
6e édition
1771
Tome 1, p. 503

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