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J’AIME LES GENS – 1921 – Poème de Vladislav Khodassévitch – Люблю людей, люблю природу – ВЛАДИСЛАВ ХОДАСЕВИЧ

Pieter Brueghel l’Ancien , Питер Брейгель Старший, Le Paysan et le voleur de nid, Крестьянин и гнездовой разбойник, 1568

*Антология русской поэзии
Anthologie de la Poésie Russe
*


LITTERATURE RUSSE
русская литература

стихотворение  – Poèmes

Traduction Jacky Lavauzelle 

Vladislav Khodasevich
Vladislav Khodassevitch
ВЛАДИСЛАВ ХОДАСЕВИЧ

 né le 16 mai 1886 Moscou – 14 juin 1939 Billancourt,

 

ПОЭЗИЯ ВЛАДИСЛАВА ХОДАССЕВИЧА

LA POÉSIE DE VLADISLAV KHODASSEVITCH

J’AIME LES GENS
1921
Люблю людей, люблю природу

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Люблю людей, люблю природу,
J’aime les gens, j’aime la nature,
Но не люблю ходить гулять,
Mais je n’aime pas me promener,
И твердо знаю, что народу
Et je sais pour sûr que les gens
Моих творений не понять.
Ne comprennent pas mes créations.

*

Довольный малым, созерцаю
Satisfait de peu, je contemple
То, что дает нещедрый рок:
Les productions de la fatalité :
Вяз, прислонившийся к сараю,
L’orme appuyé contre la grange
Покрытый лесом бугорок…
Un monticule couvert par la forêt …

*

Ни грубой славы, ни гонений
Ni gloire, ni persécution
От современников не жду,
Je n’attends de mes contemporains,
Но сам стригу кусты сирени
Mais je coupe mes lilas
Вокруг террасы и в саду.
Autour de ma terrasse et dans mon jardin.

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15—16 июня 1921
15 & 16 juin 1921

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L’AVEUGLE – Poème de Vladislav Khodassévitch – 1923 – СЛЕПОЙ

La Parabole des aveugles, Pieter Brueghel l’Ancien, Питер Брейгель Старший, Притча о слепых, Дерево, масло, 1568

*Антология русской поэзии
Anthologie de la Poésie Russe
*


LITTERATURE RUSSE
русская литература

стихотворение  – Poèmes

Traduction Jacky Lavauzelle 

Vladislav Khodasevich
Vladislav Khodassevitch

 

 

 né le 16 mai 1886 Moscou – 14 juin 1939 Billancourt,

 

ПОЭЗИЯ ВЛАДИСЛАВА ХОДАССЕВИЧА

LA POÉSIE DE VLADISLAV KHODASSEVITCH

 

L’AVEUGLE
1923
СЛЕПОЙ

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Палкой щупая дорогу,
Sentant la route avec son bâton,
Бродит наугад слепой,
Un aveugle erre au hasard,
Осторожно ставит ногу
Posant doucement son pied
И бормочет сам с собой.
Et marmonnant pour lui-même.
А на бельмах у слепого
Et sur les yeux de cet aveugle
Целый мир отображен:
Le monde entier s’affiche :
Дом, лужок, забор, корова,
La maison, le pré, la clôture, la vache,
Клочья неба голубого —
Les lambeaux de ciel bleu –
Всё, чего не видит он.
Tout ce qu’il ne voit pas.


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1923

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JOHN GAY – SOUTH SEA BALLAD – BALLADE DES MERS DU SUD – AIR XLII – THE BEGGAR’S OPERA – L’OPERA DU GUEUX

LITTERATURE ANGLAISE

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JOHN GAY
30 June 1685 – 4 December 1732
30 juin 1685 – 4 décembre 1732

Traduction – Translation

TRADUCTION JACKY LAVAUZELLE

French and English text
texte bilingue français-anglais

 


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LES POEMES
DE JOHN GAY

John Gay’s poems
THE BEGGAR’S OPERA
L’OPERA DU GUEUX
ACTE III

AIR XLII
SOUTH-SEA BALLAD
BALLADE DES MERS DU SUD

.

 My Love is all Madness and Folly,
Mon Amour est Folie et Egarement,
Alone I lie, 
      Seule dans mes draps,
    Toss, tumble, and cry,
Je gesticule, je vire et je pleure,
   What a happy Creature is Polly!
Quelle heureuse créature que cette Polly !
 




 Was e’er such a Wretch as I!
 Comme le Malheur est après moi !
  With rage I redden like Scarlet,
Avec rage, je rougis comme Scarlet,
  That my dear inconstant Varlet, 
Que mon cher et inconstant Varlet,
 Stark blind to my Charms, 
Aveugle à mes charmes,
    Is lost in the Arms
Est perdu dans les bras
Of that Jilt, that inveigling Harlot! 
De cette fieffée mégère !
 Stark blind to my Charms, 
Aveugle à mes charmes,
    Is lost in the Arms
Est perdu dans les bras
Of that Jilt, that inveigling Harlot! 
De cette fieffée mégère !
 This, this my Resentment alarms. 
Voici les alarmes de mon Ressentiment.




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JOHN GAY
L’AUTEUR de L’OPERA DU GUEUX
BEGGAR’S OPERA

En 1727, l’immense succès du Beggars’ Opera de Gay montra assez quelle sympathie rencontraient parmi la société de Londres ces peintures des, mœurs populaires dans ce qu’elles ont de plus abject et de plus révoltant. Des deux personnages les plus marquants de la pièce de Gay, de Peachum et du fameux capitaine Macheath, deux écoles distinctes en Angleterre ont fait comme leur type souverain. Paul Clifford, que nous venons de nommer, et le Turpin d’Ainsworth, ne sont, tous les deux, que la reproduction du vaillant compère que le Beggars’ Opera a rendu célèbre. L’école d’Ainsworth, école détestable s’il en fut, à laquelle on doit Jack Sheppard et tant d’autres romans de la même espèce, s’est approprié le bandit courageux, le voleur à grandes façons, le highwayman en un mot, tandis que Peachum, le Tartufe du genre, a servi de modèle à cette foule d’astucieux coquins dont Dickens s’est en quelque sorte réservé le monopole. Il est à remarquer qu’en Angleterre, où une fausse pruderie défend que l’intérêt dramatique d’un livre repose franchement sur le développement et l’analyse des passions, les écrivains qui veulent émouvoir leurs lecteurs sont forcés d’avoir recours à l’élément terrible.




Ne pouvant peindre le désordre moral, ils s’emparent des faits criminels, et, sous prétexte d’éviter le scandale, tombent dans la brutalité. Grace aussi à ce système, le roman finirait en Angleterre par ne plus exister qu’à deux conditions : ou il faudrait qu’il fût maintenu dans les régions fashionables, qu’il devînt pâle, insipide, absurde, en s’alliant aux Silver-fork novels de Mme Gore et tutti quanti ; ou bien il n’échapperait pas à la catégorie crapuleuse, et alors il faudrait qu’il descendît aux Oliver Twist, aux Rookwood, et à tant d’autres pages de cette iliade de la truandaille, dont, au commencement de sa carrière, Dickens semblait vouloir se constituer l’Homère.

Poètes et romanciers modernes de la Grande Bretagne – Charles Dickens
Arthur Dudley
Revue des Deux Mondes
CHAPITRE XII
Tome 21 – 1848

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JOHN GAY