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ALZHEIMER – Roman musical de Jacky Lavauzelle – Chapitre 5

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ALZHEIMERJohanna Kurkela



Roman musical de
Jacky Lavauzelle

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Alzheimer Roman Musical Jacky Lavauzelle

 

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ALZHEIMER
****
Roman musical


-V-

10 février 2012. 10h15 Boulevard des Crêtes – Arcachon

Paul attendait dans le salon chinois de Georges qui finissait sa macération de citron vert – gingembre au Rhum de la Martinique.

Un thème pour chaque pièce. Georges avait sinisé le salon, napoléonisé façon directoire la salle de bain, empirisé façon second empire, le vestibule, et ainsi pour toute la maison. Jusqu’aux toilettes en noir intégral, peinture, meubles et cuvette, que Georges avait baptisé le Grand Trou Noir. Une table basse en ancien laque de Chine à fond noir, parsemé de pétales écaillées et de rinceaux dorés, posée devant Paul, attendait la fameuse macération au rhum Grand Fond Galion commandé par Georges directement à La Trinité qui, en perfectionniste, passait une compilation de Su Yunying, sa chanteuse chinoise préférée.

-J’adore Su Yunying ! déclara Georges quand il lui mit de la musique. Mais tu verras, j’y ai mis d’autres chanteuses.

Georges était beaucoup plus attiré par les chanteuses chinoises. Par les voix, bien entendu. Elles avaient un timbre et une fraîcheur qu’on ne retrouvait nulle part ailleurs. Moins sensible aux mélodies scandinaves, Georges prenait une sorte de revanche sur Paul.

-Écoute ! Ce sont des rayons de soleil ! Des lettres qui flottent ! Des voyelles ! Écoute jusqu’où elles se nichent ! Elles montent jusqu’à ton esprit ! Y pénètrent ! Elles peuvent aller où elles veulent !

Georges faisait de grands mouvements. Allait et venait. Il était devenu poète. La musique chinoise lui provoquait ça. Une espèce d’excitation que l’on peut retrouver en feuilletant certaines revues ou certains catalogues, pour ceux qui ne sont nés avant 1970 !

-Et là ! Là !

-Là quoi ? demanda bêtement Paul.

-Eh bien là ! Ça devient poisson ! Écoute comme ça glisse !

Paul ne voulait pas le froisser.

-Oui comme poissons. Ça nage en silence;

-Tu as tout compris, Paul ! Une nage dans un océan de silence et une voix qui déchire ! Tu as une bonne oreille. Bravo !

Georges parlait fort de la cuisine et Paul, attendant dans le salon, regarda attentivement cette pièce qu’il connaissait mal.

[Su Yunying 蘇運瑩 –未来]

Paul remarqua que deux timbales en argent à piédouche godronné juraient dans cet ensemble Ming finissant. Mais il ne souhaitait pas polémiquer sur cet écart qui devait avoir une justification. Forcément, connaissant Georges.

-Tu vas me goûter ça et tu m’en diras des nouvelles, entendit-il de la voix de Georges encore dans la cuisine. C’est bientôt prêt ! …Ça te plaît la musique, sinon tu peux changer, tu sais ? Je ne vais pas m’en offusquer.

Paul répondit que non, bien au contraire qu’il aimait cette fraîcheur et cet entrain. Georges arriva avec ses préparations sur un plateau de thé en bambou de toute beauté.

-Comment tu fais pour garder un bois aussi rutilant ? C’est pas possible ! Comme il est parfait !

-Un bon chiffon…

-Coton ?

-En laine, malheureux, en laine !

-A sec ?

-Jamais à sec ! dit Georges en souriant malicieusement, jamais à sec ! Tu l’humectes comme une belle jeune fille – Georges était resté coquin – avec autant de mélange d’alcool à brûler que d’huile de lin, et le tour est joué.

-C’est des recettes de Grand-mère !

-Ce sont les meilleures , plutôt que toutes ces merdes qu’ils te vendent en supermarché. Avant, j’avais un bon petit droguiste à Andernos, mais il a plié boutique, comme les autres…Tiens ! Tu vas goûter ma petite préparation qui me vient de ma tante Marie. Alors ? Tu goûteras ces palets. Ils sont comme ceux que faisaient ma mère dans notre maison de Biscarosse.

La mère de Paul en faisait aussi. Mais Paul n’en dit mot.

-Fais gaffe ! Ils sont extrêmement violents, si tu n’as pas l’habitude. C’est du lourd ! Ce sont mes madeleines à moi ?

[徐佳瑩LaLa – 大雨將至《女醫明妃傳》電視劇片頭曲]

Paul croyait que Georges blaguait. Il prit le temps de déguster sa fameuse macération et attrapa un ce ces palets. Georges allait les chercher dans une boutique à La Teste-de-Buch. Il laissa le chocolat au cœur du croquant quelques temps dans la bouche qui aurait chasser le moindre désespoir de la tête d’un dépressif chronique. Et fût d’abord saisi d’un simple léger tremblement. Georges était reparti à la cuisine pendant ce temps. Et avec la plus grande netteté possible, Paul se revit à l’âge de cinq ans sur la Baie de la Perroche avec son père et son grand-frère. Il leva les pieds comme si l’eau venait sur lui et il sourit d’avoir pu éviter de se mouiller les ourlets de son pantalon. Une main le saisit brusquement. C’était son frère Raoul, qui déjà l’entraînait sur l’Avenue de la Grand Baie. Ils se retrouvèrent assis à la terrasse de leur café, lui, sirotant à l’aide d’une longue paille tricolore une grenadine fraîche. Il voyait distinctement son père sortir de son sac une serviette et la déplier sur la table. Paul revoyait ses palets bénis avec le chocolat au milieu. Il tendit la main quand une main l’attrapa comme pour le gronder. C’était Georges. Paul secoua la tête comme quelqu’un qui sort d’un réveil ou d’une sieste trop longue.

-Tu parlais à voix haute et tu criais « Papa ! Papa ! ». Paul, est-ce que ça va ?

Georges regarda l’assiette et comprit.

-Je te l’avait dit ! C’est violent !

Paul demanda si ça venait des palets et Georges lui confirma que ça venait bien des palets. Mais uniquement quand ils se trouvaient associés avec ce Rhum de la Martinique ou avec le citron-vert. Pourquoi ? Il n’en savait fichtre rien. Il avoua aussi qu’il n’avait jamais essayé sans l’un de ces deux ingrédients. De toute façon, conclut-il, l’habitude aidant, les effets s’étaient vraiment adoucis. Il ne ressentait presque plus rien, pour sa part. Il le regrettait. Il regrettait surtout tous ces voyages dans son enfance. tout ça lui manquait. Aujourd’hui, il ne percevait plus que des vieilles images. Il était passé de la vision cinémascope au diapo de son vieux projecteur familial Prestinox d’antan. Il le regrettait. Mais tout avait un temps. Surtout les meilleures et les plus belles choses.

[赵薇 – 雨中的故事]

-Tu sais, avoua Georges, je n’ai pas toujours eu ce physique ingrat et disgracieux.

Paul ne sut quoi dire, n’ayant jamais su aborder ce sujet directement avec son ami.

Il partit dans le vestibule chercher une mallette dans une vieille commode d’encoignure second empire de forme galbée en bois de placage, noyée par des faux bronzes que la découverte de la galvanoplastie avait permis à l’époque. Il sortit de cette caissette en papier mâché, des photos, certes jaunies, mais montrant un jeune éphèbe musclé, bronzé et souriant. Paul reconnut que tout l’ensemble, Georges se trouvait sur l’une d’entre elles en maillot de bain, que tout le corps de Georges était à l’image de son menton d’aujourd’hui. Comme un iceberg, le menton était resté et le reste c’était évanoui. Que c’était-il donc passé ?
Georges lui expliqua qu’à partir de vingt ans, sa tête avait commencé à se déformer et que l’on avait diagnostiqué un syndrome de Protée localisé sur le visage uniquement. Pour l’instant.

-Le syndrome de Protée, putain c’est quoi encore ce truc ? lâcha Paul.

Georges lui parla de Joseph Merrick, d’Elephant Man et des déformations du héros. C’était à peu près la même chose, sauf que pour lui, le visage seulement était touché.

– J’aurais préféré que ce soit le bras ou la jambe, mais que veux-tu, nous ne choisissons pas. Nous avons une épée de Damoclès au-dessus de nos têtes et personne, sauf Dieu, ne connait ni le poids, ni la taille, ni quand elle tombera !

Georges rangea les photos dans la commode du vestibule et ne voyait pas Paul qui encore essayait de s’enlever le sable qui s’était logé dans la couture de son pantalon. Quand Georges revint, Paul était en train de taper ses chaussures l’une contre l’autre.

-Alors ? Tu es prêt ? demanda alors soudainement Georges.

-Pour ?

-Pour pénétrer dans un nouveau monde. Tu n’as pas peur ?

[蘇運瑩 ,冥明]

-Comme je t’ai déjà dit, la peur, c’est mon quotidien. Ma vie est pour le moment une longue peur continue. Il est temps que ça cesse. Tu es mon sauveur, Georges.

-C’est en toute illégalité, tu le sais bien.

-Je sais et je m’en moque comme je me moque de tous les effets secondaires et tertiaires.

-Tu dis ça maintenant, ajouta Georges. Mais, si demain, je ne sais pas, tu perds la vue ou tu deviens complétement sénile, tu le regretteras amèrement !

-C’est une question de point de vue. Vaut mieux être aveugle et sourd dans dix ans, dans cinq ans, si tu veux, plutôt que de retrouver mon corps caché, ensablé dans la dune du Pyla.

[田馥甄 & 蘇運瑩 – 野子]

Georges repartit chercher ses médicaments et son matériel à installer. Paul en profita pour se resservir de cette macération qui tuait sa race et de reprendre un de ces fameux galets, tout en glissant un, subrepticement, dans sa poche. Pour le retour, se dit-il.
Quand Georges revint, Paul avait terminé l’assiette.

Paul se retrouvait sur le canapé en imitant un nageur. Il n’imitait rien. Il nageait. Les bras étaient parfaitement symétriques et Paul avançait. Il souriait et appelait : – Regarde Papa, comme je nage !

Georges connaissait ce moment délicieux et ne souhaita pas intervenir. Il s’installa dans le canapé devant lui et se servit une petite macération qui ne lui fit pas grand chose, sinon, toutefois, un excellent plaisir gustatif.

-Regarde Papa ! continuait Paul en regardant Georges. Regarde comme j’ai fait des progrès. Et Paul de faire successivement de la brasse, du crawl et du dos papillon. La dernière position fit rire Georges. -Regarde comme je me déplace ! Regarde comme je flotte ! Et notre Paul se mettait à faire la planche en souriant à toutes dents.

Georges s’en amusa et lui criait : -Attention Paul, ne va pas trop loin ! Attention aux  baïnes ! Regarde sur ta droite une méduse ! Regarde ! Elle a des rayures brunes sur elle ! Regarde ses rayures !

Paul commençait à paniquer et regarder à droite et accélérait ses mouvements qui devinrent asymétriques !

-Fais attention à ne pas te noyer ! Je suis devant toi !

Paul cherchait désespérément devant lui et voyant le menton de Georges recommença à sourire. Il a bien fallu un quart d’heure à Georges pour qu’il puisse reprendre une conversation normale. Il lui donna un grand verre d’eau bien fraîche et une serviette mouillée qu’il plaça derrière sa nuque.

-Eh, dis donc ! dit enfin Georges qui voyait Paul reprendre ses esprits. On dirait que tu aimes ça, mon coquin ! Mais tu sais, il ne m’en reste plus ! …Heureusement ! C’est beaucoup de sensations pour aujourd’hui ! Heureusement que tu ne prendras tes médicaments que demain. J’aurais eu peur aujourd’hui de tenter de nouveaux mélanges.

[吳汶芳 – 孤獨的總和]

Paul lui assura que tout allait bien, même s’il était épuisé par toutes ces nages et cette peur de la noyade qui l’avait  bien affolé.

-Tu en voulais peut-être ? ajouta tristement Paul. J’ai été un peu rustre pour le coup ! J’ai tout mangé !

-C’est ma faute, tempéra Georges. C’est ma faute à moi seulement. Je n’aurais pas dû les mettre tous et te prévenir un peu plus. C’est fait. J’espère que tout va bien aller et que tu pourras quand même rentrer, conclut-il. Paul le rassura à nouveau.

-Bon, dit Georges, passons aux choses sérieuses ! Si tu es prêt, nous allons commencer !

Georges enleva le plateau et ramassa les tasses. Il fit le vide sur la table basse et posa délicatement des pilules blanches et surtout avec infiniment de précaution la fameuse puce électronique ronde.

-Tu vois cette puce ? ajouta-t-il. C’est ce que j’ai eu le plus de mal à faire sortir. Elles sont toutes contrôlées et numérotées.

[女人的苦你知道多少]

-Comment as-tu fait ? J’espère que tu n’as pas eu d’ennuis à cause de moi ,

-Non ! Ne t’inquiète pas ! Ça n’a pas été une mince affaire quand même ! C’est vrai ! J’ai fait croire à une perte. Elles sont si petites ?

-Ça a marché, ton truc ?

-Ils ont diligenté une enquête interne. Ça a fait un espèce de raffut !

-Et ?

-Ils ont interrogé tous les chercheurs. Nous y sommes tous passés ! Pendant une heure environ. Elle n’a rien donné heureusement. L’enquête a été classée sans suite. Mais les procédures de contrôles ont été renforcées et ils ont rajouté des caméras de vidéo-surveillance dans les labos. A mon poste de travail, j’ai deux caméras qui m’espionnent constamment.

-Avec une, ça suffira ?

-Une caméra ?

-Non ! Une puce. Avec une puce, ça ira ?

-Largement, ajouta Georges, largement !… Tu auras besoin de plus de cachets, par contre … Je t’en ai pris deux boîtes de trente.

-Combien ? demanda Paul. Combien m’en faudra-t-il ?

Georges précisa qu’il devrait en prendre une par jour à midi. Les effets étaient ressentis deux heures après totalement. Les effets pouvaient durer une douzaine d’heures. Ça devait dépendre du poids de l’individu. Georges ne savait pas comment allait se gérer les phénomènes d’accoutumance. Il pensait que les effets allaient être maximums au moins pendant trois mois…mais qu’après, il n’en savait fichtre rien. Il lui conseilla de prendre la première prise dès le lendemain et de l’appeler toutes les heures. Paul acquiesça.

-Ainsi je vais renaître, dit Paul en souriant.

-Comme le phénix, précisa Georges, comme le phénix ! Toi aussi, tu as été brûlé.

-Comment ça, demanda Paul.

-Par ta passion du jeu, Paul, elle t’a consumé. Tu penses arrêter ?

-Je suis immunisé, Georges. Les autres m’ont immunisé. Je n’ai jamais eu aussi peur de ma vie…Mais tu étais là. Comme une bouée…Tu m’as sauvé de la noyade !

[做我老公好不好]

-Pour un grand brûlé ? dit Georges en souriant.

Georges lui installa la puce au niveau du nombril. Il ne devait pas la toucher. Sauf quand il prendrait sa douche ou au contact de l’eau. Paul essaya plusieurs fois de se l’enlever et de se la remettre. Ce n’était pas compliqué !

Georges raccompagna Paul à la gare d’Arcachon pour prendre le train de 19h27, non s’en lui rappeler toutes les consignes et le respect strictes de ses posologies. Ils devaient se rappeler sans faute demain. Toutes les heures.

Paul avait eu cette étrange impression de n’être resté qu’une heure avec son ami. En s’asseyant, il glissa sa main à la recherche d’un mouchoir.

Il toucha le palet qu’il reconnut immédiatement, le replaça précieusement en souriant.

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