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LE MONUMENT A NIKOLOZ BARATASHVILI – ნიკოლოზ ბარათაშვილი par Boris Tsibadze – 1976

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MONUMENT A NIKOLOZ BARATASHVILI
NIKOLOZ BARATACHVILI
ნიკოლოზ ბარათაშვილი
par Boris Tsibadze
LITTERATURE GEORGIENNE
ქართული ლიტერატურა
POESIE GEORGIENNE
ქართული პოეზია

GEORGIE – DECOUVERTE DE LA GEORGIE – საქართველოს აღმოჩენა

LE MONUMENT A NIKOLOZ BARATASHVILI - ნიკოლოზ ბარათაშვილი
Géorgie
საქართველო

TRADUCTION JACKY LAVAUZELLE

LE MONUMENT A NIKOLOZ BARATASHVILI - ნიკოლოზ ბარათაშვილი

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POESIE GEORGIENNE
ქართული პოეზია

LE MONUMENT A
NIKOLOZ BARATASHVILI
NIKOLOZ BARATACHVILI
ნიკოლოზ ბარათაშვილი

1817 წლის 4 დეკემბერი – 1844 წლის 21 ოქტომბერი
4 décembre 1817 – 21 octobre 1844

Nikoloz Baratachvili

TRADUCTION JACKY LAVAUZELLE

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La statue du poète se trouve  sur la place Baratashvili

 ბრინჯაო
Bronze
1976

არქიტექტორი
Arkitektori
Architecte
შ. ყავლაშვილი
Sh. Kavlashvili
sculpture de Boris Tsibadze

BORIS TSIBADZE

მოქანდაკე
Mokandake
Sculpteur
ბორის ციბაძე
Boris Tsibadze
დაბადების თარიღი: 9 სექტემბერი, 1931 (87 წლის). გარდაცვ. თარიღი: 19??
né le 9 septembre 1931 – date décès inconnue
Né à Koutaïssi – ქუთაისი

დაამთავრა თბილისის სამხატვრო აკადემია 1956 წელს
1957 წელს მოსკოვის ახალგაზრდობისა და სტუდენტთა საერთაშორისო ფესტივალის მონაწილე (« ქალიშვილის პორტრეტი », მარმარილო, საქართველოს სურათების გალერეა). ნამუშევრები: ნ. ბარათაშვილის (ბრინჯაო, 1976, თბილისი), ნ. ფიროსმანაშვილის (1961, შავი ქვა, ფიროსმანაშვილის მუზეუმი, მირზაანი), ვაჟა-ფშაველას (ხე, 1963, საქართველოს კულტურის სამინისტრო, თბილისი) ძეგლები, « მშვიდობის სადარაჯოზე » (1965, ტონირებული თაბაშირი, საქართველოს სურათების გალერეა) და სხვა.

Il est diplômé de l’Académie des arts de Tbilissi en 1956.

En 1957, il participe au Festival international de la jeunesse et des étudiants de Moscou (« Portrait de la Vierge », Marbre, Galerie de tableaux de la Géorgie). Travaux :
N. Baratashvili (Bronze, 1976, Tbilissi),
Monuments de Pirosmanashvili (1961, pierre noire, musée Pirosmanashvili, Mirzaani)
Vazha Pshavela (arbre, 1963, ministère de la Culture de Géorgie, Tbilissi)
« Peace Guards » (1965, glossaire de la Géorgie) etc.

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EXTRAITS DES POEMES
MEDITATION SUR LES BORDS DU MTKVARI
ფიქრნი მტკვრის პირას
&
LA BOUCLE D’OREILLE
LA BOUCLE D’OREILLE
საყურე
O brinco
1839

წარვედ წყალის პირს სევდიანი ფიქრთ გასართველად,
ts’arved ts’q’alis p’irs sevdiani pikrt gasartvelad,
Mes pas lourds m’avaient conduit vers les eaux fraîches,
აქ ვეძიებდი ნაცნობს ადგილს განსასვენებლად;
ak vedziebdi natsnobs adgils gansasveneblad;
Ici, à la recherche d’un lieu pour me détendre.
აქ ლბილს მდელოზედ სანუგეშოდ ვინამე ცრემლით,
ak lbils mdelozed sanugeshod viname tsremlit,
Ici une vive mélancolie me submergeait de larmes pourtant,
აქაც ყოველი არემარე იყო მოწყენით;
akats q’oveli aremare iq’o mots’q’enit;
Partout les flots participaient à ma peine ;
ნელად მოღელავს მოდუდუნე მტკვარი ანკარა
nelad moghelavs modudune mt’k’vari ank’ara
Et dans les eaux profondes du Mtkavari
და მის ზვირთებში კრთის ლაჟვარდი ცისა კამარა.
da mis zvirtebshi k’rtis lazhvardi tsisa k’amara.
Se perdaient même les reflets du ciel d’été.

იდაყვ-დაყრდნობილ ყურს უგდებ მე მისსა ჩხრიალსა
idaq’v-daq’rdnobil q’urs ugdeb me missa chkhrialsa
Agenouillé, ô fleuve, soumis à ton écoute
და თვალნი რბიან შორად, შორად, ცის დასავალსა!
da tvalni rbian shorad, shorad, tsis dasavalsa!
Mes yeux rougis attendent des réponses !
ვინ იცის, მტკვარო, რას ბუტბუტებ, ვისთვის რას იტყვი?
vin itsis, mt’k’varo, ras but’but’eb, vistvis ras it’q’vi?
Mtkvari, que sais-tu donc sur la vie ?
მრავალ დროების მოწამე ხარ, მაგრამ ხარ უტყვი!..
mraval droebis mots’ame khar, magram khar ut’q’vi!..
Toi, qui martyr t’es retrouvé à tant de reprises !

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MEDITATION SUR LES BORDS DU MTKVARI

POEME DE NIKOLOZ BARATASHVILI (BARATACHVILI) MEDITATION SUR LES BORDS DU MTKVARI ნიკოლოზ ბარათაშვილი

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LA BOUCLE D’OREILLE
საყურე
O brinco
1839

ვითა პეპელა
vita pepela
Au vif papillon
Uma borboleta rápida,
არხევს ნელნელა
arkhevs nelnela
Fais ralentit son vol
Abrandar o seu voo
სპეტაკს შროშანას, ლამაზად ახრილს,
spetaks shroshanas, lamazad akhrils,
Au pétillant muguet, magnifiquement s’accorde,
No lírio cintilante, concorda lindamente
ასე საყურე,
ase saqure,
La boucle d’oreille,
O brinco,
უცხო საყურე,
utskho saqure,
L’étrange boucle d’oreille,
O estranho brinco
ეთამაშება თავისსა აჩრდილს.
etamasheba tavissa achrdils.
Joue avec les ombres.
Brinque com as sombras.
ნეტავი იმას,
net’avi imas,
Sera bienheureux
Será abençoado, 
ვინც თავისს სუნთქვას
vints taviss suntkvas
Celui qui la touche
Aquele que a toca

POEME DE NIKOLOZ BARATACHVILI (BARATASHVILI)- LA BOUCLE D’OREILLE – 1839 – საყურე – O brinco

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LA POESIE GEORGIENNE

LITTERATURE GEORGIENNE – LA POESIE GEORGIENNE ქართული პოეზია

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MONUMENT A NIKOLOZ BARATASHVILI
NIKOLOZ BARATACHVILI
ნიკოლოზ ბარათაშვილი
LITTERATURE GEORGIENNE
ქართული ლიტერატურა
POESIE GEORGIENNE
ქართული პოეზია

GEORGIE – DECOUVERTE DE LA GEORGIE – საქართველოს აღმოჩენა

LE MONUMENT A NIKOLOZ BARATASHVILI - ნიკოლოზ ბარათაშვილი

LE JARDIN BOTANIQUE DE KOUTAÏSSI – ქუთაისის ბოტანიკური ბაღი – Kutaisi Botanical Garden

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GEORGIE
REGION DE L’IMERETHIE
იმერეთი
KOUTAÏSSI
ქუთაისი
LE JARDIN BOTANIQUE DE KOUTAÏSSI
Kutaisi Botanical Garden
ქუთაისის ბოტანიკური ბაღი
koutaisis botanikuri baghi

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LE JARDIN BOTANIQUE DE KOUTAÏSSI A LA DECOUVERTE DE KOUTAISSI ქუთაისი
Géorgie
საქართველო

PHOTO JACKY LAVAUZELLE

 

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LE JARDIN BOTANIQUE DE KOUTAÏSSI A LA DECOUVERTE DE KOUTAISSI ქუთაისი

A LA DECOUVERTE DE
KOUTAÏSSI
ქუთაისი

LE JARDIN BOTANIQUE DE KOUTAÏSSI
ქუთაისის ბოტანიკური ბაღი
koutaisis botanikuri baghi
Kutaisi Botanical Garden

 

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VERS TIRES D’UN
POEME DE VICTOR HUGO
LE POEME DU JARDIN DES PLANTES
L’ART D’ÊTRE GRAND-PERE

Editions Calmann-Lévy

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L’été dans ce jardin montre de la ferveur ;
C’est un éden où juin rayonne, où les fleurs luisent, …
C’est du vaste univers un raccourci complet.  …
La même chose au fond ; car c’est la même flamme  Qui sort de l’astre immense et de la petite âme.

Quel beau lieu ! Là le cèdre avec l’orme chuchote,
L’âne est Iyrique et semble avoir vu Don Quichotte,…
Et puis c’est littéraire, on rêve à des idylles

 Certes, c’est un emploi du temps digne d’un sage
De s’en aller songer dans cette ombre, parmi
Ces arbres pleins de nids, où tout semble endormi
Et veille, où le refus consent, où l’amour lutte,
Et d’écouter le vent, ce doux joueur de flûte.

 Apprenons, laissons faire, aimons, les cieux sont grands ;
Et devenons savants, et restons ignorants.
Soyons sous l’infini des auditeurs honnêtes ;
Rien n’est muet ni sourd ; voyons le plus de bêtes
Que nous pouvons ; tirons partie de leurs leçons.

 Parce qu’autour de nous tout rêve, nous pensons.
L’ignorance est un peu semblable à la prière ;
L’homme est grand par devant et petit par derrière ;

 

 Tâchez de voir, c’est bien. Épiez. Notre esprit
Pousse notre science à guetter ; Dieu sourit,
Vieux malin.

 Les beaux séraphins bleus qui passent dans la bible,
Envolés d’on ne sait quel ciel mystérieux,
N’ont pas une plus pure aurore dans les yeux
Et n’ont pas sur le front une plus sainte flamme
Que l’enfant innocent riant au monstre infâme.

 Avoir dans son humble âme un si merveilleux ciel
Que l’apparition indignée et sauvage
Des êtres de la nuit n’y fasse aucun ravage,
Et se sentir si plein de lumière et si doux
Que leur souffle n’éteigne aucune étoile en vous !

 Et je rêve. Et je crois entendre un dialogue
Entre la tragédie effroyable et l’églogue ;
D’un côté l’épouvante, et de l’autre l’amour ;
Dans l’une ni dans l’autre il ne fait encor jour ;
L’enfant semble vouloir expliquer quelque chose ;
La bête gronde, et, monstre incliné sur la rose,
Écoute… — Et qui pourrait comprendre, ô firmament,
Ce que le bégaiement dit au rugissement ?

 

Quel que soit le secret, tout se dresse et médite,
La fleur bénie ainsi que l’épine maudite ;
Tout devient attentif ; tout tressaille ; un frisson
Agite l’air, le flot, la branche, le buisson,
Et dans les clairs-obscurs et dans les crépuscules,
Dans cette ombre où jadis combattaient les Hercules,
Où les Bellérophons s’envolaient, où planait
L’immense Amos criant : Un nouveau monde naît !

 On sent on ne sait quelle émotion sacrée,
Et c’est, pour la nature où l’éternel Dieu crée,
C’est pour tout le mystère un attendrissement
Comme si l’on voyait l’aube au rayon calmant
S’ébaucher par-dessus d’informes promontoires,
Quand l’âme blanche vient parler aux âmes noires.

 Et toujours à la chaîne et toujours évadés ?
La face de la bête est terrible ; on y sent
L’Ignoré, l’éternel problème éblouissant
Et ténébreux, que l’homme appelle la Nature ;
On a devant soi l’ombre informe, l’aventure
Et le joug, l’esclavage et la rébellion,
Quand on voit le visage effrayant du lion ;
Le monstre orageux, rauque, effréné, n’est pas libre,
Ô stupeur ! et quel est cet étrange équilibre
Composé de splendeur et d’horreur, l’univers,
Où règne un Jéhovah dont Satan est l’envers ;
Où les astres, essaim lumineux et livide,
Semblent pris dans un bagne, et fuyant dans le vide,
Et jetés au hasard comme on jette les dés,

 Quelle promesse au fond du sourire des anges !

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GEORGIE
REGION DE L’IMERETHIE
იმერეთი
KOUTAÏSSI
ქუთაისი
LE JARDIN BOTANIQUE DE KOUTAÏSSI
ქუთაისის ბოტანიკური ბაღი
koutaisis botanikuri baghi

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LE JARDIN BOTANIQUE DE KOUTAÏSSI A LA DECOUVERTE DE KOUTAISSI ქუთაისი

MONASTERE DE GHELATI -გელათი – KOUTAÏSSI – IMERETHIE გელათის მონასტერი

GEORGIE
REGION DE L’IMERETHIE
იმერეთი
KOUTAÏSSI
ქუთაისი
Monastère de Ghélati
გელათის მონასტერი

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Monastère de Ghélati A LA DECOUVERTE DE KOUTAISSI ქუთაისი
Géorgie
საქართველო

PHOTO JACKY LAVAUZELLE
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Monastère de Ghélati A LA DECOUVERTE DE KOUTAISSI ქუთაისი

A LA DECOUVERTE DE
KOUTAÏSSI
ქუთაისი

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Complexe de « l’âge d’or » de la Géorgie médiévale qui commence en ce début de XIIe siècle avec le règne de David IV le Constructeur et englobe le règne de la reine Thamar qui se termine au début du XIIIe siècle, en 1213

 

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LE COMPLEXE MONASTERE DE GHELATI
გელათის სამონასტრო კომპლექსი
XIIème Siècle
LE MONASTERE DE GHELATI
გელათის მონასტერი
1106

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FONDE PAR
DAVID IV DE GEORGIE
DAVID LE CONSTRUCTEUR
დავით აღმაშენებელი
 Davit’ Aghmachenebeli
REGNE DE  de 1089 à 1125

Monastère de Ghelati
David IV de Géorgie – David le Constructeur


Cinquième Roi de la Géorgie Unifiée
1072/73 – 24 janvier 1125
24 იანვარი, 1125

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მეფე დავით აღმაშენებლის საფლავი
LA TOMBE DE DAVID LE CONSTRUCTEUR

წარწერა დავით აღმაშენებლის საფლავზე – Inscription sur la tombe de David Le Constructeur à Ghélati
Porte du bâtiment qui abrite la Tombe de David le Constructeur
Le bâtiment qui abrite la tombe de David le Contrsucteur
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Le monastère de Ghélati a été inscrit sur la Liste du patrimoine mondial en 1994 et  inscrit sur la Liste du patrimoine mondial en péril en  2010. 

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Cathédrale de la Nativité de la Vierge
Cathédrale de la Nativité de la Vierge – The Monastery of the Virgin

LE CLOCHER
 სამრეკლო
Samreklo

Le clocher a trois étages. Le premier étage est une structure ouverte cintrée où l’eau est canalisée. Le deuxième étage est une petite pièce avec une cheminée et deux fenêtres. Le troisième étage rond est en forme de dôme où sont placés les cloches.

Une entrée du clocher avec en bas la source – Nous voyons une des deux fenêtre au deuxième étage et l’ombre des cloches sous le dôme
Beffroi
Beffroi
Beffroi
Zoom sur une des cloches

Le point d’eau du clocher

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L’EGLISE SAINT NICOLAS
წმინდა ნიკოლოზის ეკლესია

L’église de Saint Nicolas est le plus récent des bâtiments de Ghélati, même si sa date de construction est inconnue. Des sources anciennes se réfèrent à lui comme à la « quatrième église ».  L’église est dotée d’un escalier étroit sur la face nord.

გელათი – წმინდა ნიკოლოზის ეკლესია Face nord de l’Eglise saint Nicolas avec son escalier
église Saint-Nicolas

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LA RIVIERE TSKALTSITELA

la colline où se trouve le monastère de Ghélati domine la rivière Tskaltsitela

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VUES GENERALES DU COMPLEXE

EGLISE SAINT GEORGES
წმინდა გიორგის ტაძარი

Églises : Sainte-Vierge à gauche et Saint-Georges à droite.

 

 

 

 

La coupole et la Vierge Marie et l’Enfant

La Vierge et l’Enfant

Christ trônant au Ciel, dans une mandorle d’énergie, entouré de quatre archanges en plein vol.

 

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L’ACADEMIE

L’académie du XIIème siècle réunissait d’importants scientifiques, théologiens et philosophes.

Entrée principale qui donne sur la grande salle de l’académie

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voûte sculptée à l’entrée de l’académie

bas relief à l’entrée de l’académie
côté de l’académie

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AUTOUR DU COMPLEXE DE GHELATI

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გელათის მონასტერი

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GHELATI
EN AOÛT 1892

25 Août.

Excursion au couvent de Ghélath.

Il faut croire que ce pays est le paradis de la race porcine, car dans les faubourgs de Kouthaïs nous rencontrons un nombre prodigieux de ces intéressants animaux. Ghélath, est à 9 verstes de Kouthaïs. La route remonte d’abord la vallée du Rion qui est large et se termine par un fond de montagnes grandioses. Un énorme rocher à pic forme la partie saillante du paysage. Désormais je suis convaincu que l’on peut tout demander aux chevaux et qu’il est impossible de verser avec un bon cocher ; nous franchissons un col et descendons sans mécanique ni reculement des chemins où un cavalier de nos pays ne s’aventurerait qu’avec précaution. Ici la chose parait toute naturelle ; mais nous sommes encore novices en ces exploits et ne rougissons pas d’être émus.

Parfois passent dans les sentiers de traverse quelques montagnards dont le long kaftan brun serré à la ceinture, la capuce et les armes rappellent à s’y méprendre nos costumes du moyen âge ; leur démarche a une aisance et une dignité remarquables. La route franchit bientôt le futur chemin de fer de Kouthaïs à Tkvibouli et passe à gué une rivière que l’on nous épèle Skalicziscela, ou la rivière rouge. Ses eaux sont malsaines ; personne n’en boit ; les poissons eux-mêmes en sont, dit-on, dangereux et donnent les fièvres. Les gens du pays prétendent les reconnaître sur le marché à première vue.

Ghélath est fort pittoresquement situé sur le flanc d’une montagne au milieu de bois clairsemés. Le regard plonge dans la vallée du Rion et la vue se repose au loin sur l’admirable massif de l’Elbrouz et du grand Caucase ; les premiers plans sont toutefois un peu trop importants. L’Elbrouz vu d’ici, a la forme d’un triangle parfait, et présente une arête neigeuse que l’action du vent a rendue incroyablement aiguë.

Ghélath,comme couvent, est assez petit ; mais c’est le centre religieux de l’Iméreth. Il a trois églises : l’église métropolitaine de Ghélath, la chapelle de Georges II et la chapelle mortuaire de David II. La date de sa fondation première est incertaine ; David II, « le Restaurateur » (Aghmashénébély), roi de Karthli et d’Abkhase, restaura Ghélath ; depuis lors le couvent eut bien des vicissitudes : ce qui en reste est toutefois très remarquable.

Vom Kaukasus zum Persischen Meerbusen b 029.jpg
Monastère de Ghelath

L’église est bâtie en gros blocs de grès jaunâtre ; l’intérieur, tout couvert de fresques, est fort intéressant. L’abside est ornée d’une grande mosaïque, don de l’empereur Alexis I Comnène. Quant aux peintures, sans essayer d’en déterminer l’âge, il me semble que l’on peut établir deux périodes principales, ou, si l’on veut, distinguer les peintures elles-mêmes et leurs retouches. Les premières sont de style byzantin ; quant aux retouches ( ?) ou peintures postérieures, elles ont une analogie frappante avec les premières œuvres de la Renaissance italienne. Étant donnée la prépondérance exercée sur tout le littoral de la mer Noire par les Génois jusqu’à la chute de l’Empire grec, une influence artistique italienne, si incroyable au premier abord, se concevrait très aisément. Quelques fresques évidemment beaucoup plus modernes, sont franchement horribles. L’ensemble des sujets retrace, avec un mélange de données apocryphes, l’histoire de saint Joachim et de sainte Anne, celle de la sainte Famille, et enfin celle de la Passion et de la Résurrection du Sauveur. Les espaces plus restreints sont consacrés à la représentation de saints ; une grande fresque du transept de gauche représente David II et sa famille.

Le trésor de Ghélath contient la couronne des rois d’Iméreth, plusieurs tiares de métropolitains et des « omophoria » ; toutes ces pièces sont couvertes de perles, la couronne royale est en soie et ornée de sujets sur émail. Le trésor contient aussi quelques beaux manuscrits, dont un évangiliaire grec du Xe siècle, et des manuscrits du règne de Bagrat IX(1028 — 1072).

L’une des petites chapelles, de forme rectangulaire, renferme le tombeau de David le Réparateur. La chapelle a été postérieurement coupée en deux par un mur destiné à renforcer la coupole ; les portes de Gandja Elisabetpol sont appuyées contre ce mur. Une simple dalle couverte d’inscriptions à demi effacées indique la tombe du roi.

Paul Müller-Simonis
Du Caucase au Golfe Persique
De Constantinople à Tiflis
Université catholique d’Amérique

« CETTE COLCHIDE AUTREFOIS SI RICHE ET SI PEUPLEE »

ARTICLE SUR LA COLCHIDE
DE LA PREMIERE EDITION
DE L’ENCYCLOPEDIE

COLCHIDE, s. f. (Géog. anc.) L’ancienne Colchide, aujourd’hui la Mingrelie, est au fond de la mer Noire, entre la Circassie, la Géorgie, & l’Aladulie.
Ce pays passoit autrefois pour être fertile en poisons ; de-là vient qu’Horace parle souvent des poisons de la Colchide, venena Colcha ou Colchica. Médée, si fameuse par ses vénéfices, étoit de la Colchide : en falloit-il davantage pour donner lieu aux fictions de la Poésie ?
Mais ce qui n’est point une fiction poétique, c’est l’étrange & réelle différence qu’il y a entre la Colchide de nos jours, & cette Colchide d’autrefois si riche & si peuplée ; différence qui n’a point échappé à l’auteur de l’esprit des lois. « A voir, dit-il, liv. XXI. ch. v. aujourd’hui la Colchide, qui n’est plus qu’une vaste forêt, où le peuple qui diminue tous les jours ne défend sa liberté que pour se vendre en détail aux Turcs & aux Persans ; on ne diroit jamais que cette contrée eût été du tems des Romains pleine de villes où le commerce appelloit toutes les nations du monde : on n’en trouve aucun monument dans le pays ; il n’y en a de traces que dans Pline & Strabon ».

M. le Chevalier de Jaucourt
Louis de Jaucourt
Première Edition de l’Encyclopédie
Tome 3
Article COLCHIDE

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GEORGIE
REGION DE L’IMERETHIE
იმერეთი
KOUTAÏSSI
ქუთაისი
Monastère de Ghélati
ბაგრატის ტაძარი

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Monastère de Ghélati A LA DECOUVERTE DE KOUTAISSI ქუთაისი
Géorgie
საქართველო

LE MONASTERE DE MOTSAMETA – Motsameta Monastery მოწამეთა კათედრა

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KOUTAÏSSI
ქუთაისი
MONASTERE DE MOTSAMETA
მოწამეთა კათედრა

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LE MONASTERE DE MOTSAMETA - Motsameta Monastery A LA DECOUVERTE DE KOUTAISSI ქუთაისი
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PHOTO JACKY LAVAUZELLE

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LE MONASTERE DE MOTSAMETA - Motsameta Monastery A LA DECOUVERTE DE KOUTAISSI ქუთაისი

A LA DECOUVERTE DE
KOUTAÏSSI
ქუთაისი

LE MONASTERE DE MOTSAMETA
MOTSAMETA MONASTERY
მოწამეთა კათედრა

 

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« CETTE COLCHIDE AUTREFOIS SI RICHE ET SI PEUPLEE »

ARTICLE SUR LA COLCHIDE
DE LA PREMIERE EDITION
DE L’ENCYCLOPEDIE

COLCHIDE, s. f. (Géog. anc.) L’ancienne Colchide, aujourd’hui la Mingrelie, est au fond de la mer Noire, entre la Circassie, la Géorgie, & l’Aladulie.
Ce pays passoit autrefois pour être fertile en poisons ; de-là vient qu’Horace parle souvent des poisons de la Colchide, venena Colcha ou Colchica. Médée, si fameuse par ses vénéfices, étoit de la Colchide : en falloit-il davantage pour donner lieu aux fictions de la Poésie ?
Mais ce qui n’est point une fiction poétique, c’est l’étrange & réelle différence qu’il y a entre la Colchide de nos jours, & cette Colchide d’autrefois si riche & si peuplée ; différence qui n’a point échappé à l’auteur de l’esprit des lois. « A voir, dit-il, liv. XXI. ch. v. aujourd’hui la Colchide, qui n’est plus qu’une vaste forêt, où le peuple qui diminue tous les jours ne défend sa liberté que pour se vendre en détail aux Turcs & aux Persans ; on ne diroit jamais que cette contrée eût été du tems des Romains pleine de villes où le commerce appelloit toutes les nations du monde : on n’en trouve aucun monument dans le pays ; il n’y en a de traces que dans Pline & Strabon ».

M. le Chevalier de Jaucourt
Louis de Jaucourt
Première Edition de l’Encyclopédie
Tome 3
Article COLCHIDE

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KOUTAÏSSI
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MONASTERE DE MOTSAMETA
მოწამეთა კათედრა

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LE MONASTERE DE MOTSAMETA - Motsameta Monastery A LA DECOUVERTE DE KOUTAISSI ქუთაისი
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LA FONTAINE DE COLCHIDE DE KOUTAÏSSI de David Gogichaishvili – კოლხეთის შადრევანი

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GEORGIE
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იმერეთი
KOUTAÏSSI
ქუთაისი
FONTAINE DE COLCHIDE
David Gogichaishvili
ბაგრატის ტაძარი

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FONTAINE DE COLCHIDE A LA DECOUVERTE DE KOUTAISSI ქუთაისი
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PHOTO JACKY LAVAUZELLE

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Fontaine de Colchide A LA DECOUVERTE DE KOUTAISSI ქუთაისი

A LA DECOUVERTE DE
KOUTAÏSSI
ქუთაისი

 

LA FONTAINE DE KOUTAÏSSI
LA FONTAINE DE COLCHIDE
Colchis Fountain
კოლხეთის შადრევანი
kolkhetis shadrevani

 

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30 statues colorées forment la Fontaine de Colchide
30 მოოქროვილი კოლხური ქანდაკება
L’architecte est David Gogichaishvili
არქიტექტორი დავით გოგიჩაიშვილია
Symbolise la puissance et la force de la Colchide.
Sur cette place centrale, il n’y a plus de monument dédié à David le Constructeur construit en 1995 sous le nom de David Aghmashenebeli. Ce monument a été transféré à la gare centrale de Koutaïssi.
Les dorures imposantes recouvrant les chevaux marquent les richesses de la Colchide. « Strabon & Justin pensaient que la fable de cette toison était fondée sur ce qu’il y avait dans la Colchide des torrents qui roulaient sur un sable d’or qu’on ramassait avec des peaux de mouton, ce qui se pratique encore aujourd’hui vers le fort Louis, où la poudre d’or se recueille avec de semblables toisons, lesquelles quand elles en sont bien remplies, peuvent être regardées comme des toisons d’or.  » (Louis de Jaucourt – Le Première Edition de l’Encyclopédie – 1751 – Tome 16 – Article Toison)
 

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« CETTE COLCHIDE AUTREFOIS SI RICHE ET SI PEUPLEE »

ARTICLE SUR LA COLCHIDE
DE LA PREMIERE EDITION
DE L’ENCYCLOPEDIE

COLCHIDE, s. f. (Géog. anc.) L’ancienne Colchide, aujourd’hui la Mingrelie, est au fond de la mer Noire, entre la Circassie, la Géorgie, & l’Aladulie.
Ce pays passoit autrefois pour être fertile en poisons ; de-là vient qu’Horace parle souvent des poisons de la Colchide, venena Colcha ou Colchica. Médée, si fameuse par ses vénéfices, étoit de la Colchide : en falloit-il davantage pour donner lieu aux fictions de la Poésie ?
Mais ce qui n’est point une fiction poétique, c’est l’étrange & réelle différence qu’il y a entre la Colchide de nos jours, & cette Colchide d’autrefois si riche & si peuplée ; différence qui n’a point échappé à l’auteur de l’esprit des lois. « A voir, dit-il, liv. XXI. ch. v. aujourd’hui la Colchide, qui n’est plus qu’une vaste forêt, où le peuple qui diminue tous les jours ne défend sa liberté que pour se vendre en détail aux Turcs & aux Persans ; on ne diroit jamais que cette contrée eût été du tems des Romains pleine de villes où le commerce appelloit toutes les nations du monde : on n’en trouve aucun monument dans le pays ; il n’y en a de traces que dans Pline & Strabon ».

M. le Chevalier de Jaucourt
Louis de Jaucourt
Première Edition de l’Encyclopédie
Tome 3
Article COLCHIDE

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LE RIONI
LE FLEUVE QUII TRAVERSE KOUTAÏSSI
AUTREFOIS LE PHASE
ETAIT LA RIVIERE D’OR DE L »ANTIQUITE

Sur une plage, sablonneuse en partie, en partie boueuse, couverte d’herbes de marécage, une forêt épaisse, à moitié plongée dans l’eau, s’éloignait à l’infini dans l’intérieur des terres, en suivant le cours d’un fleuve large, au lit tortueux, plein de roches, de fanges et de troncs d’arbres échoués. C’était le Phase, la rivière d’or de l’antiquité, aujourd’hui le Rioni. Au milieu d’une végétation vigoureuse, ici règne la fièvre, et tout ce qui appartient à la nature mouvante en souffre autant que la nature végétale y prospère. La fièvre a usurpé là en souveraine le sceptre d’Acté et des enfants du Soleil.

Arthur de Gobineau
Nouvelles asiatiques
Chapitre I
LA DANSEUSE DE SHAMAKHA
Le Caucase
Editions Didier
1876

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GEORGIE
REGION DE L’IMERETHIE
იმერეთი
KOUTAÏSSI
ქუთაისი
FONTAINE DE COLCHIDE
ბაგრატის ტაძარი

 

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FONTAINE DE COLCHIDE A LA DECOUVERTE DE KOUTAISSI ქუთაისი

KOUTAÏSSI ქუთაისი- A LA DECOUVERTE DE KOUTAÏSSI – REGION DE L’IMERETHIE

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GEORGIE
REGION DE L’IMERETHIE
იმერეთი
KOUTAÏSSI
ქუთაისი

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A LA DECOUVERTE DE KOUTAISSI ქუთაისი
Géorgie
საქართველო

PHOTO JACKY LAVAUZELLE

 

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A LA DECOUVERTE DE KOUTAISSI ქუთაისი

A LA DECOUVERTE DE
KOUTAÏSSI
ქუთაისი

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Drapeau de Kutaïssi
Drapeau de Koutaïssi
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LA VILLE DE KOUTAÏSSI
ქუთაისი

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LE FLEUVE RIONI
LE PHASE
მდინარე რიონი
mdinare Rioni
LA RIVIERE D’OR DE L’ANTIQUITE

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LA CATHEDRALE DE BAGRATI
ბაგრატის ტაძარი
bagrati tamara

cathédrale de Bagrati Photo Jacky Lavauzelle

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LE MONASTERE DE MOTSAMETA
მოწამეთა მონასტერი
 motsameta monasteri

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LE MONASTERE DE GHELATI
გელათის მონასტერი
ghelatis monasteri

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LA FONTAINE DE COLCHIDE
კოლხეთის შადრევანი
de David Gogichaishvili
დავით გოგიჩაიშვილია

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LE JARDIN BOTANIQUE DE KOUTAÏSSI
ქუთაისის ბოტანიკური ბაღი
koutaisis botanikuri baghi
Kutaisi Botanical Garden

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HISTOIRE

KOUTAÏSSI EN 1885 TRAVERSEE PAR LA RIVIERE RIONI

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LA DECOUVERTE DE KOUTAÏSSI
EN 1892
Par Paul Müller-Simonis

 

La population semble bien clairsemée ; cependant, comme il ne circule qu’un seul train par jour dans chaque direction, la foule est compacte aux stations. La langue étrange, l’aspect bigarré des gens étonnent le voyageur. À l’une de ces stations se promène gravement au milieu de la plèbe, un noble imérétien. Il est vêtu d’un long kaftan et porte comme coiffure le papanaki, curieux petit carré brodé. Sa démarche est majestueuse ; mais la noblesse de son maintien est gâtée par un air de désœuvrement fainéant.

Vom Kaukasus zum Persischen Meerbusen b 025.jpg
Noble imérétien culte du Papanaki.

 Près de Nicolala le train franchit la Natonyeba, l’ancienne Isis, qui jusqu’à la dernière guerre russo-turque formait frontière ; actuellement elle sépare la province de Batoûm-Kars du gouvernement de Kouthaïs.
Nous voici en Iméreth près d’Orpiri, qui est l’extrême limite de la navigation sur le Rion, la ligne franchit cette rivière ; à Samtredi bifurque la ligne de Poti. L’on devine au loin la grande chaîne du Caucase à demi voilée par la brume.
La vallée du Phase est toute verdure ; mais malgré sa fertilité, la population y est pauvre ; les nobles sont, paraît-il, ruinés depuis l’abolition du servage, bien que les droits seigneuriaux aient été rachetés. Beaucoup d’entre eux deviennent cosaques, et sont loin de former l’élément le plus discipliné de l’armée. Quant au paysan, il trouve difficilement un débouché pour ses récoltes, et les transports sont coûteux ; aussi le numéraire est-il rare.
Comme le chemin de fer transcaucasien laisse Kouthaïs à quelque distance au Nord, un embranchement spécial dessert cette ville ; il doit être actuellement prolongé jusqu’aux houillères de Tkvibouli, à peu près les seules qui soient en exploitation dans le Caucase. Nous débarquons vers 2 heures du soir à Kouthaïs, où nous trouvons un hôtel un peu meilleur que celui de Batoùm. Kouthaïs est située à l’endroit où le Rion sortant des montagnes débouche dans la grande plaine d’Iméreth ; au Nord de la ville c’est donc un paysage de haute vallée montagneuse ; au Sud s’étend la plaine que bornent au loin les majestueuses montagnes du Persathi (petit Caucase). Vue de la hauteur, Kouthaïs a cet aspect si reposant de bien des villes d’Orient, une forêt parsemée de toits. Tout y est vert, jusqu’aux coupoles des églises, jusqu’aux toitures des maisons. Pour mieux jouir du paysage, nous nous faisons voiturer — Dieu sait par quels chemins ! — au sommet d’une colline située sur la rive droite du Rion et dominant la ville au Nord (B). À nos pieds s’étend la Kouthaïs moderne, bâtie sur la rive gauche du fleuve. Dans l’antiquité il existait déjà une sorte de faubourg sur l’emplacement actuel de la ville ; il s’appelait Koutatissium ; mais la vraie ville, celle qui commandait le cours du

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Plan des mines d’Oukhimêrion et d’une partie de Kouthaïs moderne, d’après Dubois de Montpéreux.

Rion, était bâtie sur la colline où nous nous trouvons, et s’appelait Oukhimérion. Procope en parle déjà. Elle garda longtemps son importance, et des ruines intéressantes se trouvent dans son enceinte.
Oukhimérion comprenait une ville haute (B) et une ville basse (C) ; la forteresse était à l’Est de la ville haute (A), à 250 pieds environ au-dessus du fleuve. Totleben la détruisit en 1769 ; depuis, les Russes ont bâti leur citadelle sur le même emplacement, mais avec des dimensions moindres. Une enceinte entourait la ville haute et la reliait à la citadelle. C’est là que se trouve la cathédrale (14), le monument le plus intéressant de Kouthaïs.
Bagrat iii, à la fois souverain de l’Abkhasie et du Kartli, bâtit cette église en 1003 ; le canon des Turcs la ruina en 1690. On

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Cathédrale d’Oukhimérion.

peut la considérer comme le meilleur type de l’architecture géorgienne ; j’en donne une vue prise du côté du chœur et un petit plan emprunté à Brosset. La décoration de la façade extérieure des trois absides est très remarquable au lieu de laisser se dessiner sur des plans différents les convexités des absides dont les raccords sont souvent si disgracieux, l’architecte a donné aux absides latérales la même profondeur qu’à l’abside centrale ; il les a noyées toutes trois dans un mur plan ; comme ce mur eut, sans utilité aucune, atteint une très grande épaisseur entre les absides, il y creusa des niches à section triangulaire, terminées au sommet par des coquilles de saint Jacques. Ces niches forment le centre d’une ornementation de colonnettes et d’arceaux du meilleur goût, et où l’on rencontre exclusivement le chapiteau géorgien. Ce chapiteau est fort simple, mais assez élégant : les colonnes se terminent par un petit tore au-dessus duquel se développe un renflement ovoïde surmonté d’une abaque qui déborde, et reproduit exactement le tore inférieur ; c’est là tout le chapiteau. Le style géorgien est d’ailleurs très étroitement apparenté au style arménien.
Kouthaïs a une population de 12 à 15 000 habitants parmi lesquels un assez grand nombre d’Arméniens. Beaucoup d’entre eux étaient autrefois catholiques, et une mission de capucins était établie dans la ville. Dubois de Montpéreux, voyageur protestant, bien que l’accueil assez froid des capucins l’ait mal disposé en leur faveur, rend hommage à la salutaire influence des missionnaires et à la supériorité morale conquise par les Arméniens catholiques (1833). En 1845 le gouvernement russe a impitoyablement détruit la mission malgré la généreuse opposition du général en chef, Neidgard.
Le climat de Kouthaïs est chaud et humide ; les vents d’Ouest y apportent de très fortes pluies, et la chaleur y est intense en Juillet et Août. Quand le scirocco du Sud-Est venant des steppes de l’Asie, franchit le col de Souram, la température s’élève jusqu’à 42 degrés centigrades ; il souffle pendant 3 jours, brûlant

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RUINES DE LA CATHÉDRALE D’OUKHIMERION.

et desséchant tout ; généralement la pluie lui succède. Octobre et Novembre sont, dit-on, de beaux mois.

Paul Müller-Simonis
Du Caucase au Golfe Persique
De Constantinople à Tiflis
Université catholique d’Amérique
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LE CAUCASE ET KOUTAÏSSI
VU PAR JULES VEREN
dans KERABAN-LE-TÊTU

Le Caucase est cette partie de la Russie méridionale, faite de hautes montagnes et de plateaux immenses, dont le système orographique se dessine à peu près de l’ouest à l’est, sur une longueur de trois cent cinquante kilomètres. Au nord s’étendent le pays des Cosaques du Don, le gouvernement de Stavropol, avec les steppes des Kalmouks et des Nogaïs nomades ; au sud, les gouvernements de Tiflis, capitale de la Géorgie, de Koutaïs, de Bakou, d’Élisabethpol, d’Érivan, plus les provinces de la Mingrélie, de l’Iméréthie, de l’Abkasie, du Gouriel. À l’ouest du Caucase, c’est la mer Noire ; à l’est, c’est la mer Caspienne.

Jules Verne
Kéraban-le-Têtu
Editions Hetzel
1883
Tome 1
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GEORGIE
KOUTAÏSSI
ქუთაისი

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A LA DECOUVERTE DE KOUTAISSI ქუთაისი
Géorgie
საქართველო

PHOTO JACKY LAVAUZELLE

GEORGIE – DECOUVERTE DE LA GEORGIE – საქართველოს აღმოჩენა

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 géorgie
Géorgie
საქართველო

Géorgie

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DECOUVERTE DE LA GEORGIE
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La GEORGIE

საქართველოს აღმოჩენა


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LES PLUS BELLES CHANSONS GEORGIENNES
საქართველოს ულამაზესი სიმღერები

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L’ART EN GEORGIE
Peintres et Sculpteurs Géorgiens

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LA LITTERATURE GEORGIENNE
La Poésie Géorgienne
ქართული პოეზია
Kartuli Poezia

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LE CINEMA GEORGIEN
ქართული კინო
Kartuli Kino

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LES EXPRESSIONS GEORGIENNES

AU RESTAURANT
რესტორანი

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LES VILLES
ქალაქები
Kalakebi

TBILISSI
თბილისი

***

MTSKHETA
მცხეთა

Eglise d’Antioche 
ანტიოქიის ტაძარი

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KOUTAÏSSI
ქუთაისი

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BATOUMI
ბათუმი

***

გონიო
FORTIFICATION DE GONIO 
გონიოს ციხე

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LA CUISINE GEORGIENNE
ქართული საკვები
Kartuli Sakvebi

Un marché à Tbilissi la nuit

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HISTOIRE DE LA GEORGIE

LA REINE TAMAR
1184 – 1213

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LE PRINCE DOMENTI
SCENES DE LA VIE GEORGIENNE
1862

« Indolemment assise sur un fleuve entre la Mer-Noire et la Mer-Caspienne, la ville de Tiflis est le rendez-vous de l’Asie et de l’Europe. Vingt religions, vingt peuples divers s’y coudoient, et les contrastes les plus curieux s’y réunissent pour surprendre et enchanter le voyageur »….

 

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LA GEORGIE
DANS LA PREMIERE ENCYCLOPEDIE
D’ALEMBERT & DIDEROT
1757

GÉORGIE, (Géog.) pays d’Asie qui fait partie de la Perse entre la mer Noire & la mer Caspienne.

La Géorgie est bornée au nord par la Circassie, à l’orient par le Daghestan & le Schirvan, au midi par l’Arménie, & au couchant par la mer Noire. Elle comprend la Colchide & l’Ibérie des anciens, tandis que le Daghestan & le Schirvan forment à-peu-près l’ancienne Albanie.

Elle est divisée par les montagnes en deux parties : l’une orientale où sont les royaumes de Caket au nord, & de Carduel au midi ; l’autre occidentale qui comprend au nord les Abcasses, la Mingrélie, l’Imirete & le Guriel ; tout ce pays est nommé Gurgistan par les orientaux. La riviere de Kur le traverse, & elle porte bateau, ce qui n’est pas commun aux rivieres de Perse. Téflis capitale de la Georgie, est au 83d. de long. & au 43d. de lat.

Cette vaste région pour la possession ou la protection de laquelle les Persans & les Turcs ont si longtems combattu, & qui est enfin restée aux premiers, fait un état des plus fertiles de l’Asie. Il n’en est guere de plus abondant, ni où le bétail, le gibier, le poisson, la volaille, les fruits, les vins soient plus délicieux.

Les vins du pays, surtout ceux de Téflis, se transportent en Arménie, en Médie & jusqu’à Ispahan, où ils sont réservés pour la table du Sophi.

La soie s’y recueille en quantité ; mais les Géorgiens qui la savent mal apprêter, & qui n’ont guere de manufactures chez eux pour l’employer, la portent chez leurs voisins, & en font un grand négoce en plusieurs endroits de Turquie, surtout à Arzeron & aux environs.

Les seigneurs & les peres étant maîtres en Géorgie de la liberté & de la vie, ceux-ci de leurs enfans, & ceux-là de leurs vassaux ; le commerce des esclaves y est très considérable, & il sort chaque année plusieurs milliers de ces malheureux de l’un & de l’autre sexe avant l’âge de puberté, lesquels pour ainsi dire, se partagent entre les Turcs & les Persans qui en remplissent leurs serrails.

C’est particulierement parmi les jeunes filles de cette nation (dont le sang est si beau qu’on n’y voit aucun visage qui soit laid), que les rois & les seigneurs de Perse choississent ce grand nombre de concubines, dont les orientaux se font honneur. Il y a même des défenses très-expresses d’en trafiquer ailleurs qu’on Perse ; les filles georgiennes étant, si l’on peut parler ainsi, regardées comme une marchandise de contrebande qu’il n’est pas permis de faire sortir hors du pays.

Il faut remarquer que de tout tems on a fait ce commerce ; on y vendoit autrefois les beaux garçons aux Grecs. Ils sont, dit Strabon, plus grands & plus beaux que les autres hommes, & les géorgiennes plus grandes & plus belles que les autres femmes. Le sang de Géorgie est le plus beau du monde, dit Chardin : la nature, ajoûte-t-il, a répandu sur la plûpart des femmes des graces qu’on ne voit point ailleurs ; & l’on ne trouve en aucun lieu ni de plus jolis visages, ni de plus fines tailles que celles des géorgiennes ; mais, continue-t-il, leur impudicité est excessive.

On voit en Géorgie des Grecs, des Juifs, des Turcs, des Persans, des Indiens, des Tartares & des Européens. Les Arméniens y sont presqu’en aussi grand nombre que les naturels même. Souverainement méprisés ils remplissent les petites charges, font la plus considérable partie du commerce de Géorgie, & s’enrichissent aux dépens du pays.

Quoique les mœurs & les coûtumes des Géorgiens soient un mélange de celles de la plûpart des peuples qui les environnent, ils ont en particulier cet étrange usage, que les gens de qualité y exercent l’emploi de bourreau ; bien loin qu’il soit réputé infame en Géorgie, comme dans le reste du monde, c’est un titre glorieux pour les familles.

Les maisons des grands & les lieux publics sont construits sur le modele des édifices de Perse, mais la plûpart des églises sont bâties sur le haut des montagnes, en des lieux presqu’inaccessibles ; on les salue de loin, & on n’y va presque jamais : cependant il y a plusieurs évêques en Géorgie, un archevêque, un patriarche ; & c’est le viceroi, autrement dit gorel, nommé par le sophi, & toûjours mahométan de religion, qui remplit les prélatures.

Voilà le précis de ce que j’ai lû de plus curieux sur la Géorgie dans Chardin, Tavernier, Thévenot, Tournefort & la Motraye, & ce précis m’a paru digne d’avoir ici sa place. (D J.)

D’Alembert, Diderot
Première édition de L’Encyclopédie
Tome 7

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 géorgie
Géorgie
საქართველო