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LE ROSSIGNOL – POÈME DE POUCHKINE – 1835 – Соловей

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poemes-de-alexandre-pouchkine-artgitatopushkin-alexander
                                    TRADUCTION JACKY LAVAUZELLE

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Соловей
LE ROSSIGNOL 
1835

Песни западных славян
Chant des Slaves de l’Ouest
Dixième chant

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Соловей мой, соловейко,
Mon rossignol, mon petit rossignol
Птица малая лесная!
Petit oiseau forestier !
У тебя ль, у малой птицы,
Tu as, ô petit oiseau,
Незаменные три песни,
Trois chants immuables,
У меня ли, у молодца,
Constamment, moi aussi, me préoccupent
Три великие заботы!
Trois grands soucis !
Как уж первая забота —
Quelle est mon premier souci :
Рано молодца женили;
Très tôt, ils me marièrent ;
А вторая-то забота —
Et mon second souci :
Ворон конь мой притомился;
Mon cheval brun-foncé s’est fatigué ;
Как уж третья-то забота —
Mon troisième souci ?
Красну-девицу со мною
La superbe fille, de moi,
Разлучили злые люди.
Les méchants séparèrent.
Вы копайте мне могилу
Creusez ma tombe
Во поле, поле широком,
Sur le terrain, le champ est vaste !
В головах мне посадите
Mettez-moi sur la tête
Алы цветики-цветочки,
Des fleurs, de splendides fleurs !
А в ногах мне проведите
Portez-moi sur mes jambes
Чисту воду ключевую.
De l’eau pure et claire !
Пройдут мимо красны девки,
Passez ! ô belles filles écarlates,
Так сплетут себе веночки.
Tissez donc des couronnes.
Пойдут мимо стары люди,
Passez ! vénérables ancêtres,
Так воды себе зачерпнут.
Venez puiser de cette eau.

1835

CHANT DE MORT – POUCHKINE POEMES- LES CHANSONS DES SLAVES DE L’OUEST – ПЕСНИ ЗАПАДНЫХ СЛАВЯН

POUCHKINE POEMES
1935

Alexandre Pouchkine
русский поэт- Poète Russe
русская литература
Littérature Russe

poemes-de-alexandre-pouchkine-artgitatopushkin-alexander

ALEXANDRE POUCHKINE 1835
pushkin poems
стихотворение  – Poésie
 Пушкин 

 

 

POUCHKINE – Пу́шкин
Алекса́ндр Серге́евич Пу́шкин
1799-1837

[создатель современного русского литературного языка]

TRADUCTION JACKY LAVAUZELLE

 

LA POESIE DE POUCHKINE

СТИХИ АЛЕКСАНДРА СЕРГЕЕВИЧА ПУШКИНА
Пушкин 


1835
LES CHANSONS DES SLAVES DE L’OUEST
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CHANT DE MORT
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  ПЕСНИ ЗАПАДНЫХ СЛАВЯН
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Похоронная песня Иакинфа Маглановича
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Похоронная песня Иакинфа Маглановича
Chant de mort d’Hyacinthe Maglanovitch

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Hyacinthe Maglanovitch
Joueur de Guzla – Instrument de musique d’Illyrie

La Guzla était utilisée pendant les funérailles
(Cf. texte de Mérimée)
Narrateur
présumé de La Guzla

Canular littéraire de Prosper Mérimée – 1827

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С Богом, в дальнюю дорогу!
Que Dieu t’accompagne dans ce voyage !
А Путь найдешь ты, слава Богу.
Et que tu trouves ta voie, par la grâce de Dieu.
Светит месяц; ночь ясна;
Va, la lune est claire et brillante,
Чарка выпита до дна.
Et tu as bu ta coupe jusqu’à la lie.

*

Пуля легче лихорадки;
La balle est plus franche que la fièvre ;
Волен умер ты, как жил.
Tu es libre dans la mort comme tu l’étais dans ta vie
Враг твой мчался без оглядки;
Ton ennemi s’est enfui lamentablement,
Но твой сын его убил.
Ton fils l’a abattu équitablement.

*

Вспоминай нас за могилой,
Rappelle-toi de nous dans ta tombe,
Коль сойдетесь как-нибудь;
Si tu rencontres dans l’au-delà
От меня отцу, брат милый,
Mon père ou mon frère
Поклониться не забудь!
N’oublie pas de les saluer pour moi !

*

 

 

*

Ты скажи ему, что рана
Dis-leur que ma plaie
У меня уж зажила;
Désormais s’est apaisée ;
Я здоров, — и сына Яна
Je suis en bonne santé – Et mon fils Jean
Мне хозяйка родила.
M’a été donné par ma femme.

*

Деду в честь он назвав Яном;
Il porte le même prénom que son grand-père ;
Умный мальчик у меня;
Qu’il est éveillé dans notre maison !
Уж владеет атаганом
Il possède déjà son yatagan
И стреляет из ружья.
Et sait tirer avec une arme.

*

Дочь моя живет в Лизгоре;
Ma fille,elle, vit à Lizgor
С мужем ей не скучно там.
Avec son mari et ne s’ennuie pas.
Тварк ушел давно уж в море;
Tvark a disparu en pleine mer ;
Жив иль нет, — узнаешь сам.
Vivant ou mort ? Je te le dirai.

 

*

 

*

С Богом, в дальнюю дорогу!
Que Dieu t’accompagne dans ce voyage !
А Путь найдешь ты, слава Богу.
Et que tu trouves ta voie, par la grâce de Dieu.
Светит месяц; ночь ясна;
Va, la lune est claire et brillante,
Чарка выпита до дна.
Et tu as bu ta coupe jusqu’à la lie.

 Библиотеке для чтения
1835 г. – кн. 15
Publié dans la Bibliothèque pour la lecture 
1835 – volume 15

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Вурдалак
LE MORT-VIVANT

ALEXANDRE POUCHKINE
1835  

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LES JUGEMENTS DE Tolstoï
SUR LES POEMES DE POUCHKINE

Ayons donc pleine confiance dans le jugement du comte Tolstoï sur les poèmes de Pouchkine, son compatriote ! Croyons-le, encore, quand il nous parle d’écrivains allemands, anglais, et scandinaves : il a les mêmes droits que nous à se tromper sur eux. Mais ne nous trompons pas avec lui sur des œuvres françaises dont le vrai sens, forcément, lui échappe, comme il échappera toujours à quiconque n’a pas, dès l’enfance, l’habitude de penser et de sentir en français ! Je ne connais rien de plus ridicule que l’admiration des jeunes esthètes anglais ou allemands pour tel poète français. Verlaine, par exemple, ou Villiers de l’Isle-Adam. Ces poètes ne peuvent être compris qu’en France, et ceux qui les admirent à l’étranger les admirent sans pouvoir les comprendre. Mais il ne résulte pas de là, comme le croit le comte Tolstoï, qu’ils soient absolument incompréhensibles. Ils ne le sont que pour lui, comme pour nous Lermontof et Pouchkine. Ce sont des artistes : la valeur artistique de leurs œuvres résulte de l’harmonie de la forme et du fond : et si lettré que soit un lecteur russe, si parfaite que soit sa connaissance de la langue française, la forme de cette langue lui échappe toujours.

Léon Tolstoï
Qu’est-ce que l’art ?
Traduction par T. de Wyzewa.
 Perrin, 1918
pp. i-XII

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POUCHKINE POEMES
А.С. Пушкин

LE MORT-VIVANT- Вурдалак – POEME DE POUCHKINE (1935) А.С. Пушкин

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Alexandre Pouchkine
русский поэт- Poète Russe
русская литература
Littérature Russe

poemes-de-alexandre-pouchkine-artgitatopushkin-alexander

ALEXANDRE POUCHKINE 1835
pushkin poems
стихотворение  – Poésie
 Пушкин 

 

 

POUCHKINE – Пу́шкин
Алекса́ндр Серге́евич Пу́шкин
1799-1837

[создатель современного русского литературного языка]

TRADUCTION JACKY LAVAUZELLE

 

LA POESIE DE POUCHKINE

СТИХИ АЛЕКСАНДРА СЕРГЕЕВИЧА ПУШКИНА
Пушкин 


1835
LES CHANSONS DES SLAVES DE L’OUEST
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LE MORT-VIVANT
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  ПЕСНИ ЗАПАДНЫХ СЛАВЯН
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Вурдалак
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Трусоват был Ваня бедный:
Vanya était un pauvre lâche:
Раз он позднею порой,
Une nuit, très tard,
Весь в поту, от страха бледный,
Transpirant, vert de peur,
Чрез кладбище шел домой.
Il rentra chez lui et coupa par le cimetière.

*

Бедный Ваня еле дышит,
Pauvre Vanya respirant à peine,
Спотыкаясь, чуть бредёт
Tomba sans prendre garde
По могилам; вдруг он слышит,
Dans une tombe ; Soudain, il entendit
-Кто то кость, ворча, грызет.
grogner et ronger des os.

*


*

Ваня стал; – шагнуть не может.
Vanya était tétanisé ; – ne pouvant plus faire un pas.
 « Боже! – думает бедняк, –
« Dieu – pensa le pauvre homme 
Это верно кости гложет
Celui qui tant dévore les os
Красногубый вурдалак.
Doit être un mort-vivant !

*

Горе! малый я не сильный;
Malheur, Petit ! Je ne suis pas assez fort ;
Cъест упырь меня совсем,
le mort-vivant me gobera tout cru,
 Если сам земли могильной
Si de la terre dans la tombe
Я с молитвою не съем. »
Je ne mange pas tout à ma dernière prière « .  

*

Что же? Вместо вурдалака –
Quoi ? Au lieu du mort-vivant-
(Вы представьте Вани злость!)
(Vous imaginez bien la colère de Vanya !)
В темноте пред ним собака
Dans l’obscurité, devant lui, un cabot
На могиле гложет кость.
Qui dans la tombe rogne son os.

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 Библиотеке для чтения
1835 г. – кн. 15
Publié dans la Bibliothèque pour la lecture 
1835 – volume 15

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Вурдалак
LE MORT-VIVANT

ALEXANDRE POUCHKINE
1835  

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LES JUGEMENTS DE Tolstoï
SUR LES POEMES DE POUCHKINE

Ayons donc pleine confiance dans le jugement du comte Tolstoï sur les poèmes de Pouchkine, son compatriote ! Croyons-le, encore, quand il nous parle d’écrivains allemands, anglais, et scandinaves : il a les mêmes droits que nous à se tromper sur eux. Mais ne nous trompons pas avec lui sur des œuvres françaises dont le vrai sens, forcément, lui échappe, comme il échappera toujours à quiconque n’a pas, dès l’enfance, l’habitude de penser et de sentir en français ! Je ne connais rien de plus ridicule que l’admiration des jeunes esthètes anglais ou allemands pour tel poète français. Verlaine, par exemple, ou Villiers de l’Isle-Adam. Ces poètes ne peuvent être compris qu’en France, et ceux qui les admirent à l’étranger les admirent sans pouvoir les comprendre. Mais il ne résulte pas de là, comme le croit le comte Tolstoï, qu’ils soient absolument incompréhensibles. Ils ne le sont que pour lui, comme pour nous Lermontof et Pouchkine. Ce sont des artistes : la valeur artistique de leurs œuvres résulte de l’harmonie de la forme et du fond : et si lettré que soit un lecteur russe, si parfaite que soit sa connaissance de la langue française, la forme de cette langue lui échappe toujours.

Léon Tolstoï
Qu’est-ce que l’art ?
Traduction par T. de Wyzewa.
 Perrin, 1918
pp. i-XII

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А.С. Пушкин