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LES SECRETS CACHÉS DE LA NATURE – OS LUSIADAS V-42- LES LUSIADES – LUIS DE CAMOES – Pois vens ver os segredos escondidos

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Ferdinand de Portugal traduction Jacky Lavauzelle

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OS LUSIADAS CAMOES CANTO V
Os Lusiadas Les Lusiades
OS LUSIADAS V-42 LES LUSIADES V-42
*

LITTERATURE PORTUGAISE

Ferdinand de Portugal Os Lusiadas Traduction Jacky Lavauzelle Les Lusiades de Luis de Camoes

literatura português
Luis de Camões
[1525-1580]
Tradução – Traduction
Jacky Lavauzelle
texto bilingue

Traduction Jacky Lavauzelle

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Arkhip Kouïndji, Архип Иванович Куинджи,Coucher de soleil rouge, 1905-1908

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-« Pois vens ver os segredos escondidos
– « Ainsi, vous qui venez observer les secrets cachés
Da natureza e do úmido elemento,
De la nature et de l’élément humide,
A nenhum grande humano concedidos
Qu’aucun humain n’a jamais connus,
De nobre ou de imortal merecimento,
Noble méritant ou immortel,
Ouve os danos de mim, que apercebidos
Entendez donc les malheurs que je vous réserve
Estão a teu sobejo atrevimento,
Du fait de votre immense audace,
Por todo o largo mar e pela terra,
À travers la grande mer et à travers le pays,
Que ainda hás de sojugar com dura guerra.
Où toujours vous mènerez une éprouvante guerre.


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L’INCONSCIENT – POEME DE ANTERO DE QUENTAL – O INCONSCIENTE

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traduction Jacky Lavauzelle
LITTERATURE PORTUGAISE
literatura português

Os Lusiadas Traduction Jacky Lavauzelle Les Lusiades de Luis de Camoes

Antero de Quental

18 avril 1842 – Ponta Delgada (Les Açores)-  11 septembre 1891 Ponta Delgada
 18 de abril de 1842 – Ponta Delgada, 11 de setembro de 1891

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Traduction Jacky Lavauzelle

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L’INCONSCIENT
O INCONSCIENTE
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Arkhip Kouïndji, Архип Іванович Куїнджі,Архип Иванович Куинджи, La Cathédrale Saint-Isaac,1869

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O Espectro familiar que anda comigo,
Le Spectre familier qui m’accompagne,
Sem que pudesse ainda ver-lhe o rosto,
Sans que je puisse voir son visage,
Que umas vezes encaro com desgosto
Parfois, je le considère avec répulsion
E outras muitas ansioso espreito e sigo.
Et souvent, impatient, je le guette et je le suis.

*

É um espectro mudo, grave, antigo,
C’est un spectre silencieux, grave et ancien,
Que parece a conversas mal disposto…
Qui semble fuir les conversations …
Ante esse vulto, ascético e composto
Devant cette figure, ascétique et réservée
Mil vezes abro a boca… e nada digo.
Mille fois j’ouvre la bouche … mais je reste muet.

*


Só uma vez ousei interrogá-lo:
Une seule fois j’ai osé le questionner :
Quem és (lhe perguntei com grande abalo)
Qui es-tu (ai-je demandé avec effroi),
Fantasma a quem odeio e a quem amo?
Fantôme que je déteste et que j’aime ?

*

Teus irmãos (respondeu) os vãos humanos,
Tes frères (répondit-il), les vains humains,
Chamam-me Deus, ha mais de dez mil anos…
M’appellent Dieu, depuis plus de dix mille ans …
Mas eu por mim não sei como me chamo…
Mais moi-même, je ne sais quel est mon nom …


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CURIEUX Poème de POUCHKINE de 1814 – Любопытный

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Alexandre Pouchkine
Александр Сергеевич Пушкин
1799-1837

русский поэт- Poète Russe
русская литература
Littérature Russe
poemes-de-alexandre-pouchkine-artgitatopushkin-alexander
TRADUCTION JACKY LAVAUZELLE

Любопытный
1814
Curieux






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Arkhip Kouïndji, Архип Иванович Куинджи, Clair de lune sur le Dniepr,1880




LA POESIE D’ALEXANDRE POUCHKINE – поэзия Александра Пушкина



— Что ж нового? «Ей-богу, ничего».
  – Quoi de neuf ? « Par Dieu, rien. »
— Эй, не хитри: ты верно что-то знаешь.
  « Hé, quoi ! tu sais que quelque chose ! »
Не стыдно ли, от друга своего,
  N’est-ce pas dommage mon ami ?
  Как от врага, ты вечно все скрываешь.
Comme un ennemi, tu me caches toujours tout.
Иль ты сердит: помилуй, брат, за что?
  Ou alors tu es en colère : aie pitié, mon frère, pourquoi ?
Не будь упрям: скажи ты мне хоть слово…
  Ne sois pas si têtu : dis-moi au moins un mot …
«Ох! отвяжись, я знаю только то,
  “Oh! sors, je sais seulement
  Что ты дурак, да это уж не ново».
Que tu es un imbécile, mais ce n’est pas nouveau. « 

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1814



AU CLAIR DE LUNE – Poème de Marina Tsvétaïeva – Марина Ивановна Цветаева- 1916 – Соперница, а я к тебе приду

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LITTÉRATURE RUSSE
POÉSIE RUSSE
Русская литература

Русская поэзия


TRADUCTION JACKY LAVAUZELLE


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Marina Tsvétaïeva – photo de Pierre Choumoff ( Пётр Ива́нович Шу́мов )

Marina Ivanovna Tsvetaïeva
Марина Ивановна Цветаева

poétesse russe
русская поэтесса
Moscou 26 septembre 1892 – Ielabouga 31 août 1941
26 сентября 1892, Москва — 31 августа 1941, Елабуга

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AU CLAIR DE LUNE
1916
Соперница, а я к тебе приду
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Arkhip Kouïndji, Архип Иванович Куинджи,
Clair de lune sur le Dniepr, Місячна ніч на Дніпрі, 1880

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Соперница, а я к тебе приду
Rivale, je viendrai à toi
Когда-нибудь, такою ночью лунной,
Un jour, par une nuit au clair de lune,
Когда лягушки воют на пруду
Quand les grenouilles font vibrer l’étang
И женщины от жалости безумны.
Et quand les femmes sont folles de pitié.

*

И, умиляясь на биенье век
Et, touchée par le battement des paupières
И на ревнивые твои ресницы,
Et jalouse de tes longs cils,
Скажу тебе, что я — не человек,
Je te dirai que je ne suis personne,
А только сон, который только снится.
Seulement un rêve qui ne fait que rêver.

*

И я скажу: — Утешь меня, утешь,
Et je dirai : – Réconforte-moi, réconforte-moi,
Мне кто-то в сердце забивает гвозди!
Quelqu’un m’enfonce des clous dans le cœur !
И я скажу тебе, что ветер — свеж,
Et je te dirai que le vent est frais,
Что горячи — над головою — звёзды…
Et que sont brûlantes – au-dessus de ma tête – les étoiles …

*****

8 сентября 1916
8 septembre 1916

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Marina Tsvétaïeva – Marina Tsvetaeva – en 1924

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Poésie de Marina Tsvétaïéva
Поэзия Марины Чветаевой

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Уединение INTIMITE POUCHKINE 1919

 Уединение Пушкин – INTIMITE 1819 
Alexandre Pouchkine
русский поэт- Poète Russe
русская литература
Littérature Russe

poemes-de-alexandre-pouchkine-artgitatopushkin-alexander

ALEXANDRE POUCHKINE 1819
pushkin poems
стихотворение  – Poésie
 Уединение INTIMITE

 

 

POUCHKINE – Пу́шкин
Алекса́ндр Серге́евич Пу́шкин
1799-1837

[создатель современного русского литературного языка]

TRADUCTION JACKY LAVAUZELLE

LA POESIE DE POUCHKINE

СТИХИ АЛЕКСАНДРА СЕРГЕЕВИЧА ПУШКИНА
Уединение

INTIMITE
1819

intimite-pouchkine-poeme-1819-artgitato-arkhip-kouindji-1901-les-bouleaux

Les Bouleaux
Берёзовая роща
Arkhip Kouïndji
Архип Иванович Куинджи
1901

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 Уединение Intimité

Блажен, кто в отдаленной сени,
Béni soit celui qui, sous l’ombre d’un porche,
Вдали взыскательных невежд,
Loin des sagaces ignorants,
 Дни делит меж трудов и лени,
Divise le jour entre travail et paresse,
Воспоминаний и надежд;
Entre souvenirs et espoirs ;
Кто скрыт, по милости Творца,
Béni le sort qui lui donne des amis,
Кому Судьба друзей послала,
Et , par la grâce du Créateur,
От усыпителя глупца,
L’éloigne du fou qui endort
От пробудителя нахала.
Et de l’imbécile qui réveille.

 

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LES JUGEMENTS DE Tolstoï
SUR LES POEMES DE POUCHKINE

Ayons donc pleine confiance dans le jugement du comte Tolstoï sur les poèmes de Pouchkine, son compatriote ! Croyons-le, encore, quand il nous parle d’écrivains allemands, anglais, et scandinaves : il a les mêmes droits que nous à se tromper sur eux. Mais ne nous trompons pas avec lui sur des œuvres françaises dont le vrai sens, forcément, lui échappe, comme il échappera toujours à quiconque n’a pas, dès l’enfance, l’habitude de penser et de sentir en français ! Je ne connais rien de plus ridicule que l’admiration des jeunes esthètes anglais ou allemands pour tel poète français. Verlaine, par exemple, ou Villiers de l’Isle-Adam. Ces poètes ne peuvent être compris qu’en France, et ceux qui les admirent à l’étranger les admirent sans pouvoir les comprendre. Mais il ne résulte pas de là, comme le croit le comte Tolstoï, qu’ils soient absolument incompréhensibles. Ils ne le sont que pour lui, comme pour nous Lermontof et Pouchkine. Ce sont des artistes : la valeur artistique de leurs œuvres résulte de l’harmonie de la forme et du fond : et si lettré que soit un lecteur russe, si parfaite que soit sa connaissance de la langue française, la forme de cette langue lui échappe toujours.

Léon Tolstoï
Qu’est-ce que l’art ?
Traduction par T. de Wyzewa.
 Perrin, 1918
pp. i-XII

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Уединение Пушкин

Эхо Пушкин L’ECHO Poème de Pouchkine 1831

Эхо Пушкин – L’ECHO 1831 
Alexandre Pouchkine 1820
русский поэт- Poète Russe
русская литература
Littérature Russe

poemes-de-alexandre-pouchkine-artgitatopushkin-alexander

ALEXANDRE POUCHKINE 1820
pushkin poems
стихотворение  – Poésie
 Эхо Пушкин

 

 

POUCHKINE – Пу́шкин
Алекса́ндр Серге́евич Пу́шкин
1799-1837

[создатель современного русского литературного языка]

TRADUCTION JACKY LAVAUZELLE

LA POESIE DE POUCHKINE

СТИХИ АЛЕКСАНДРА СЕРГЕЕВИЧА ПУШКИНА
Эхо

L’ECHO
1831

 

lecho-pouchkine-artgitato-arkhip-kouindji-clair-de-lune-dans-une-foret-en-hiverArkhip Kouïndji
Архип Иванович Куинджи
Clair de lune dans une forêt, en hiver
Пятна лунного света в лесу. Зима
(1898—1908)

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Ревёт ли зверь в лесу глухом,
Que ce soit à travers le rugissement de la forêt,
Трубит ли рог, гремит ли гром,
Du son du cor ou du tonnerre,
Поёт ли дева за холмом —
Que ce soit le chant de la fille sur la colline –
На всякий звук
Un seul son
Свой отклик в воздухе пустом
Et ta réponse à travers l’air
Родишь ты вдруг.
Soudainement prend naissance.

*

Ты внемлешь грохоту громов,
Tu entends le grondement du tonnerre,
И гласу бури и валов,
La voix de la tempête et des arbres,
И крику сельских пастухов —
Et le cri des bergers dans la vallée –
И шлёшь ответ;
Et tu réponds,
Тебе ж нет отзыва… Таков
Jusqu’au dernier rappel…
 И ты, поэт!
Et toi, poète !

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СЕРГЕЕВИЧА ПУШКИНА
Эхо Пушкин
 

L’ECHO
 
1831

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LES JUGEMENTS DE Tolstoï
SUR LES POEMES DE POUCHKINE

Ayons donc pleine confiance dans le jugement du comte Tolstoï sur les poèmes de Pouchkine, son compatriote ! Croyons-le, encore, quand il nous parle d’écrivains allemands, anglais, et scandinaves : il a les mêmes droits que nous à se tromper sur eux. Mais ne nous trompons pas avec lui sur des œuvres françaises dont le vrai sens, forcément, lui échappe, comme il échappera toujours à quiconque n’a pas, dès l’enfance, l’habitude de penser et de sentir en français ! Je ne connais rien de plus ridicule que l’admiration des jeunes esthètes anglais ou allemands pour tel poète français. Verlaine, par exemple, ou Villiers de l’Isle-Adam. Ces poètes ne peuvent être compris qu’en France, et ceux qui les admirent à l’étranger les admirent sans pouvoir les comprendre. Mais il ne résulte pas de là, comme le croit le comte Tolstoï, qu’ils soient absolument incompréhensibles. Ils ne le sont que pour lui, comme pour nous Lermontof et Pouchkine. Ce sont des artistes : la valeur artistique de leurs œuvres résulte de l’harmonie de la forme et du fond : et si lettré que soit un lecteur russe, si parfaite que soit sa connaissance de la langue française, la forme de cette langue lui échappe toujours.

Léon Tolstoï
Qu’est-ce que l’art ?
Traduction par T. de Wyzewa.
 Perrin, 1918
pp. i-XII

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Эхо Пушкин