PETRARQUE LE CHANSONNIER SONNET 168 (1ère Partie) CANZONIERE PETRARCA 168 – SONNET CLXVIII

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Pétrarque Chansonnier Petrarca

Pétrarque CANZONIERE Petrarca LE CHANSONNIER (Sommaire)

FRANCESCO PETRARQUE

Francesco PETRARCA
1304 – 1374

Traduction Jacky Lavauzelle

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Canzoniere Petrarca  Sonetto 168

LE CHANSONNIER PETRARQUE Sonnet 168
CLXVIII

Rerum vulgarium fragmenta

Fragments composés en vulgaire

Rime In vita di Madonna Laura

PRIMA PARTE
Première Partie

168/263

Dante Boccace Petrarque Guido Cavalvanti Cino da Pistoia Guittone dArezzo Trecento Italien 1544 Giorgio Vasari

Amor mi manda quel dolce pensero

Amour m’envoie cette douce pensée
che secretario anticho è fra noi due,
De cet antique secrétaire, notre confident,
et mi conforta, et dice che non fue
et cette pensée me réconforte et me dit que jamais
mai come or presto a quel ch’io bramo et spero.
Je ne fus plus près de ce que je désire et attends.

 

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Io, che talor menzogna et talor vero

Moi qui sais que, parfois mensonge et parfois vérité,
ò ritrovato le parole sue,
sa parole souvent utilisait,
non so s’i’ ’l creda, et vivomi intra due,
Je ne sais pas si je dois le croire, et je vis entre les deux,
né sí né no nel cor mi sona intero.
ni le oui ni le non ne sont dans mon cœur pleinement.

**


**

In questa passa ’l tempo, et ne lo specchio

Et le temps passe, et dans le miroir
mi veggio andar ver’ la stagion contraria
Je vois la saison contraire
a sua impromessa, et a la mia speranza.
à sa promesse et à mon espoir.

 

**

Or sia che pò: già sol io non invecchio;

Advienne que pourra : je ne vieillis pas seul ;
già per etate il mio desir non varia;
déjà l’âge n’a pas changé mon désir ;
ben temo il viver breve che n’avanza.
et je crains plutôt la courte vie qui reste.

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À la louange de Laure et de Pétrarque

par Paul Verlaine
À la louange de Laure et de Pétrarque
Jadis et Naguère, Léon Vanier, 1884

Chose italienne où Shakspeare a passé
Mais que Ronsard fit superbement française,
Fine basilique au large diocèse,
Saint-Pierre-des-Vers, immense et condensé,

Elle, ta marraine, et Lui qui t’a pensé,
Dogme entier toujours debout sous l’exégèse
Même edmondschéresque ou francisquesarceyse,
Sonnet, force acquise et trésor amassé,

Ceux-là sont très bons et toujours vénérables,
Ayant procuré leur luxe aux misérables
Et l’or fou qui sied aux pauvres glorieux,

Aux poètes fiers comme les gueux d’Espagne,
Aux vierges qu’exalte un rythme exact, aux yeux
Épris d’ordre, aux cœurs qu’un vœu chaste accompagne.

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CANZONIERE PETRARCA
Traduction Jacky Lavauzelle
ARTGITATO
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Ritratto_di_francesco_petrarca,_altichiero,_1376_circa,_padova

canzoniere Petrarca 168
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FRANCESCO PETRARQUE