LE VAKE PARK DE TBILISSI – ვაკის პარკი

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VAKE PARK DE TBILISSI – ვაკის პარკი

 géorgie VAKE PARK DE TBILISSI - ვაკის პარკი
Géorgie
საქართველო

PHOTO JACKY LAVAUZELLE

GEORGIE – DECOUVERTE DE LA GEORGIE – საქართველოს აღმოჩენა

 géorgie VAKE PARK DE TBILISSI - ვაკის პარკი

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TBILISSI
თბილისი

La Statue de la Victoire à Vake Park

VAKE PARK DE TBILISSI
ვაკის პარკი

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Vake Park – Les fontaines – Les escaliers – La Statue de la Victoire

ქართული კულტურული მემკვიდრეობის ძეგლები
Sites du patrimoine culturel géorgien
1946 წელს გახსნილ ვაკის პარკს
Ouverture du Parc en 1946
2013 წლის მაისში ვაკის პარკის რეაბილიტაციის პროექტი დაიწყო.
Réhabilitation du parc lancée en 2013
200 ჰექტარი
200 hectares

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Lion de pierre
თბილისის ქვის ფაუნა

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ვაკის პარკის შესასვლელში
A l’entrée du parc

DJ Sculpture de Levan Vardosanidze de 2011 VAKE PARK

DJ

მოქანდაკე 2011
mokandake 2011
Sculpture de 2011

Sculpture de Levan Vardosanidze
ლევან ვარდოსანიძის ქანდაკება
LEVAN VARDOSANIDZE
ლევან ვარდოსანიძე
Né en 1957


DJ Sculpture de Levan Vardosanidze de 2011 VAKE PARK – PLAQUE
DJ Sculpture de Levan Vardosanidze de 2011 VAKE PARK
DJ Sculpture de Levan Vardosanidze de 2011 VAKE PARK

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La partie centrale

პარკის ცენტრალური ნაწილი შადრევნითა და მრგვალი აუზით არის გამოყოფილი
La partie centrale est composée d’un étang de forme circulaire et de fontaines

Veka Park – Les fontaines
Veka Park – les Fontaines

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LE MEMORIAL DES HEROS GEORGIENS

სკულპტურული კომპლექსი ”რექვიემი” ეკუთვნის გოგი უჩიაურს და შესრულებულია 1981-1985 წლებში.
Complexe sculptural Requiem de 1981 à 1985 de G. Ochiauri a été présenté dans Vake Park à Tbilissi
En 2009, les sculptures des guerriers assis ont été déplacées vers leur emplacement actuel, au pied de la forteresse de Gori.
Elles ne sont donc plus désormais visibles dans Vake Park.
Il ne reste que la tombe du soldat inconnu désormais seul.

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Vake Park – La Tombe du Soldat Inconnu

მე­ო­რე მსოფ­ლიო ომმა 400 ათა­სამ­დე ქარ­თვე­ლი ვაჟ­კა­ცი იმ­სხვერ­პლა, მი­ლი­ო­ნო­ბით ადა­მი­ა­ნის ახალ­გაზ­რდო­ბა, ბავ­შვო­ბა და ბედ­ნი­ე­რე­ბის წლე­ბი შე­ი­წი­რა.
La seconde guerre mondiale a fait plus de 400.000 victimes géorgiennes.

უც­ნო­ბი ჯა­რის­კა­ცის საფ­ლა­ვი
La tombe du soldat inconnu

Traditionnellement, le 9 mai, les anciens combattants de la Seconde Guerre mondiale se rassemblent à Tbilissi devant la tombe du Soldat inconnu.

Vake Park – La Tombe du soldat inconnu

ივა­ნე ჩო­ხე­ლი:
« დიდი სა­მა­მუ­ლო ომის დას­რუ­ლე­ბის ოც­და­ა­თი წლის­თავ­ზე, 1975 წელს საბ­ჭო­თა კავ­ში­რის ხელ­მძღვა­ნე­ლო­ბამ გა­და­წყვი­ტა, რომ თხუთ­მე­ტი­ვე მოძ­მე რეს­პუბ­ლი­კა­ში უც­ნო­ბი ჯა­რის­კა­ცის მე­მო­რი­ა­ლუ­რი საფ­ლა­ვე­ბი შექ­მნი­ლი­ყო. ამ ბრძა­ნე­ბის გან­ხორ­ცი­ე­ლე­ბა სა­ქარ­თვე­ლო­ში თბი­ლი­სის მა­შინ­დე­ლი საბ­ჭოს თავ­ჯდო­მა­რეს შოთა ბუხ­რაშ­ვილს და­ე­ვა­ლა.
Ivan Chokheli:
« À l’occasion du trentième anniversaire de la fin de la Grande Guerre patriotique, les dirigeants de l’Union soviétique décidèrent en 1975 de mettre en place des tombes commémoratives du soldat inconnu dans les quinze républiques fraternelles. L’ordre fut donné au président du Conseil de contrôle de Tbilissi en Géorgie, Shota Bukhrashvili… »

Photo Jacky Lavauzelle
Vake Park – La Tombe du soldat inconnu

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LA STATUE DE LA VICTOIRE
LE MEMORIAL DE LA SECONDE GUERRE MONDIALE
MEMORIAL DE LA GLOIRE
Memorial of Glory

Le Mémorial de la gloire est dédié aux 300 000 citoyens de Géorgie qui ont perdu la vie lors de la Grande guerre patriotique de 1941-1945 et à la victoire triomphale du 9 mai sur l’Allemagne nazie.

Edouard Chevardnadze ედუარდ ამბროსის ძე შევარდნაძე (1928-2014) a conçu le monument, dans le but de prouver sa loyauté envers le gouvernement central soviétique de l’époque.
Plus tard, le président géorgien Mikheil Saakashvili მიხეილ სააკაშვილი (né le 21 décembre 1967 à Tbilissi), qui poursuivait des politiques de dé-soviétisation, s’efforça de changer l’élan et l’importance du jour de la victoire, comme par exemple en 2005, avec des références à la Seconde Guerre mondiale et plus à la Grande Guerre Patriotique, tout en changeant les lieux de commémoration, préférant la Place de la Victoire à Vake Park de Tbilissi.

 

„დიდების მემორიალი“
Didebis memoriali
Mémorial de la Gloire

მოქანდაკე
Mokandake
Sculpteur

გიორგი (გოგი) ოჩიაური
Giorgi Ochiauri

(დ. 10 იანვარი, 1927, შუაფხო, დუშეთის რაიონი — გ. 18 ოქტომბერი, 2017)
10 janvier 1927 – 18 octobre 2017
ქართველი მოქანდაკე
Sculpteur Géorgien
საქართველოს მე-8 მოწვევის პარლამენტის წევრი (2012-2016)
Membre du 8ème Parlement de Géorgie (2012-2016)

არქიტექტორები
Arkitektorebi
Architectes
ვ. ალექსი-მესხიშვილი, ო. ლითანიშვილი, კ. ნახუცრიშვილი
V. Alexi Meskhishvili, O. Lithanishvili, K. Nakhutsrishvili

მასალა
Masala
Matériel
ბრინჯაო
bronjao
Bronze

წელი
Tseli
Année
1985

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პარკში განლაგებულია სხვადასხვა ფუნქციური დანიშნულების ობიექტი: მიხეილ მესხის სახელობის სტადიონი, ღია კინო-თეატრი, საბავშვო ცენტრი, ატრაქციონები, საჩოგბურთო მოედნები, კაფე-რესტორნები და სხვა.
Le Parc abrite aussi le stade Mikheil Meskhi, un cinéma-théâtre ouvert, un centre pour enfants, des attractions, des courts de tennis, des cafés-restaurants, etc.

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PROJET REPORTE OU ABANDONNE

MEMORIAL KOTE ABKHAZI

17 novemvre1867— 20 mai 1923

Kote Abkazi

Le site devait commémorer Kote Abkhazi კონსტანტინე (კოტე) აფხაზი, un chef bien connu de la noblesse libérale de Géorgie, et sa division que le régime communiste avait abattue à Vake Park en 1923.
Installation du monument était prévue pour février 2012. Cependant, le monument n’a pas été mis en place. Le gouvernement géorgien formé après la défaite du parti politique de Mikheil Saakashvili a renvoyé la célébration de la victoire à Vake Park lors de la Seconde Guerre mondiale.

Les derniers mots de Kote Abkhazi seraient les suivants :
« Je meurs de joie parce que j’ai l’honneur de me sacrifier pour la Géorgie. Ma mort apportera la victoire à la Géorgie !« 

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VAKE PARK DE TBILISSI
ვაკის პარკი

 géorgie VAKE PARK DE TBILISSI - ვაკის პარკი
Géorgie
საქართველო

PHOTO JACKY LAVAUZELLE

GEORGIE – DECOUVERTE DE LA GEORGIE – საქართველოს აღმოჩენა

 géorgie VAKE PARK DE TBILISSI - ვაკის პარკი

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MONUMENT A TARAS CHEVTCHENKO A TBILISSI – ტარას შევჩენკო – ტარას შევჩენკოს ძეგლი თბილისში

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ტარას შევჩენკო
Taras Chevtchenko
Taras Shevchenko
Тарас Григорович Шевченко
Вірші Тараса Шевченка
JAN HUS L'HERETIQUE de Taras Chevtchenko - Trad Jacky Lavauzelle - Вірші Тараса Шевченка

 


 TRADUCTION FRANCAISE & PORTUGAISE
Tradução Francês e Português
JACKY LAVAUZELLE

 
 Тарас Григорович Шевченко
TARAS CHEVTCHENKO
25 février 1814 Moryntsi (près de Tcherkassy) – 26 février 1861 Saint-Pétersbourg

Тарас Григорович Шевченко Taras Chevtchenko Тарас Григорович Шевченко Taras Chevtchenko


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Poèmes – Poemas – віршi

Вірші Тараса Шевченка
LES POEMES DE Taras Chevtchenko
OS POEMAS DE Taras Shevchenko

POEMES DE Taras Chevtchenko – POEMAS de Taras Shevchenko – Вірші Тараса Шевченка

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ტარას შევჩენკო – უკრაინის და კავკასიის თავისუფლების მესიტყვე

Taras Chevtchenko : La voix de la liberté de l’Ukraine et du Caucase

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LE MONUMENT DE TBILISSI
ტარას შევჩენკოს ძეგლი თბილისში

ტარას შევჩენკოს ბაღი
Le Jardin de Taras Chevtchenko
entre la Rue Korneli Kekelidze კორნელი კეკელიძის ქუჩა et la Rue Pierre Melikishvili (Petre Melikishvili) პეტრე მელიქიშვილის ქუჩა

En face de l’Université d’État de Tbilissi
ივანე ჯავახიშვილის სახელობის თბილისის სახელმწიფო უნივერსიტეტი

 

MONUMENT A TARAS CHEVTCHENKO A TBILISSI – ტარას შევჩენკო
MONUMENT A TARAS CHEVTCHENKO A TBILISSI – ტარას შევჩენკო

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TARAS CHEVTCHENKO
Par Émile Durand
Le Poète national de la Petite-Russie
Tarass-Grigoriévitch Chevtchenko
LA REVUE DES DEUX MONDES
1876


Le Kobzar, poésies complètes
de Tarass Grigoriévitch Chevtchenko, 2 vol. in-8°, Prague 1876.

Dans la moitié inférieure de son cours, le Dnieper traverse un vaste et fertile territoire, jadis indépendant, qui n’eut jamais de limites bien précises, ni même une dénomination propre, car le nom de Petite-Russie, accepté par ses habitais, et celui de Russie méridionale, préféré par certains historiens russes, rappellent uniquement sa situation présente à l’égard du grand empire qui se l’est assimilé politiquement depuis environ deux siècles. Le lien qui rattache entre eux les Petits-Russiens est une langue commune, un dialecte slave parfaitement caractérisé, quoique proche parent du russe. Parlé aujourd’hui par 14 millions d’individus qui ne connaissent pas d’autre langue, ce dialecte est pourtant tombé au rang de patois. On ne l’enseigne plus dans les écoles ; il est remplacé depuis longtemps par la langue russe, dans la classe élevée comme dans l’administration ; enfin, — ce qui en dit plus long que tout le reste, — le prosateur dont les ouvrages font le plus d’honneur à la langue et à la littérature russes est précisément un Petit-Russien, l’auteur des Âmes mortes, Nicolas Gogol.

De ces données sommaires on pourrait conclure que la Petite-Russie, au point de vue littéraire, doit être, par rapport à la Grande-Russie, ce que la Provence est par rapport à notre pays. Il serait naturel de supposer qu’un poète populaire chez elle doit jouer le même rôle que, chez nous, un Mistral ou un Roumanille ; mais nos poètes de la moderne langue d’oc sont des gens instruits et lettrés, qui n’ont pas complètement échappé à l’influence de la littérature contemporaine. Leurs œuvres, bon gré mal gré, s’adressent à des Français qui connaissent le provençal plutôt qu’à des paysans qui ignorent le français. Il n’en est pas de même pour Chevtchenko. Le poète, mort depuis quinze ans, que nous voudrions faire connaître, est populaire dans le sens le plus large du mot. Tous les paysans petits-russiens savent par cœur un bon nombre de ses poésies, et les chantent pêle-mêle avec celles que leurs pères leur ont transmises, ou qu’eux-mêmes ont recueillies de la bouche des derniers kobzars (chanteurs ambulans). Le nom du poète leur est familier ; il représente pour eux une sorte de résurrection des souvenirs du passé. En effet, depuis longtemps déjà, de génération en génération, leur poésie populaire allait s’éteignant, s’effaçant dans toutes les mémoires : une strophe disparaissait, puis une chanson tout entière, puis un fragment de poème. Les érudits, venus tard pour recueillir ce qui restait, ont vu combien c’était déjà réduit à peu de chose. Eh bien ! Chevtchenko a créé, tout seul, pour ainsi dire, un nouveau cycle.

Une des circonstances qui ont le plus contribué à conserver aux œuvres de Chevtchenko un caractère exclusivement populaire, c’est certainement l’humble condition dans laquelle il est né. Son éducation première fut à peu près nulle. L’éducation classique obligatoire par laquelle, dans toute l’Europe, nous sommes repétris depuis la renaissance, met au fond de chacun de nous un élément très utile, indispensable même si l’on veut, mais un peu artificiel ; de telle sorte que nos poètes les plus fougueux, les plus libres d’inspiration, sont pourtant doublés d’un critique érudit. Si Chevtchenko avait reçu l’éducation classique, il aurait pu perdre sa précieuse intuition des beautés primitives ; entre ses mains, les chansons et les récits d’autrefois n’auraient été sans doute rien de plus qu’un thème à imitations. Il aurait fabriqué des fleurs artificielles assez semblables à celles du passé pour que le premier coup d’œil s’y laissât décevoir, — mais des fleurs mortes sans avoir vécu. Au contraire, grâce à la nullité presque absolue de son éducation première, il resta l’élève naïf de l’inspiration et du sentiment. Le travail de création, en lui, fut une éclosion presque inconsciente. Les fleurs de poésie du passé, recueillies dans sa mémoire et réchauffées aux rayons de son humble génie, prirent racine dans ce terrain favorable, et donnèrent naissance à une nouvelle floraison, bien vivante, celle-là, et, ajoutons-le, plus brillante que l’ancienne. La comparaison est exacte ; ce sont bien les mêmes fleurs plus belles, c’est bien la même inspiration, le même langage, les mêmes tournures poétiques déjà familières aux paysans et aux kobzars. Les exploits des Cosaques, les plaintes des jeunes filles, les tableaux de la nature petite-russienne, qui forment le fonds des anciennes poésies, se retrouvent dans les œuvres du poète moderne. Seulement, comme il a plus de génie que ses prédécesseurs, il les dépasse de beaucoup par l’intérêt de ses récits et l’éclat de ses peintures.

Sans vouloir faire une assimilation irrévérencieuse, et en tenant compte de l’énorme distance qui les sépare, il nous semble permis de remarquer qu’Homère a dû élaborer à peu près de la même façon que Chevtchenko les matériaux populaires créés par ses prédécesseurs. Du moins l’étude d’un phénomène littéraire d’importance locale, tel que l’apparition du poète petit-russien, nous a-t-elle rappelé par analogie ce phénomène bien autrement important sur lequel on discute encore, l’apparition de l’Iliade et de l’Odyssée. C’est ainsi qu’en observant les tourbillons formés par l’eau d’un fleuve sous les arches d’un pont, le physicien se fait une idée plus juste des grands tourbillons atmosphériques dont la science s’occupe aujourd’hui.

MONUMENT A TARAS CHEVTCHENKO A TBILISSI – ტარას შევჩენკო – Signature

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ტარას შევჩენკო
Taras Chevtchenko
Taras Shevchenko
Тарас Григорович Шевченко
Вірші Тараса Шевченка
JAN HUS L'HERETIQUE de Taras Chevtchenko - Trad Jacky Lavauzelle - Вірші Тараса Шевченка

LA LUTTE PERMANENTE – Œuvre de OLEG TIMCHENKO ოლეგ ტიმჩენკო – The permanent Struggle – მუდმივი ბრძოლა

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OLEG TIMCHENKO
ოლეგ ტიმჩენკო

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OLEG TIMCHENKO PEINTRE GEORGIEN TBILISSI - ნარიყალა
Géorgie
საქართველო

PHOTO JACKY LAVAUZELLE

GEORGIE – DECOUVERTE DE LA GEORGIE – საქართველოს აღმოჩენა

OLEG TIMCHENKO PEINTRE GEORGIEN TBILISSI - ნარიყალა PEINTRE GEORGIEN TBILISSI - ნარიყალა - GEORGIE TBILISSI - ნარიყალა

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ARTISTE GEORGIEN
ქართველი მხატვარი





OLEG TIMCHENKO
ოლეგ ტიმჩენკო

Né en 1957
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PEINTRE GEORGIEN
TBILISSI
ნარიყალა


მუდმივი ბრძოლა
LA LUTTE PERMANENTE
The Permanente Struggle

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ქართული სახვითი ხელოვნების მუზეუმი
Au Musée géorgien des Beaux-arts
Georgian Museum of Fine Arts

La Salle Oleg Timchenko – ქართული სახვითი ხელოვნების მუზეუმი Au Musée géorgien des Beaux-arts Georgian Museum of Fine Arts

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კულმინაცია
Kulmninatsia
L’APOGEE
CULMINATION
2015

Oleg Timchenko – L’Apogée – 2015 – Tbilissi

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ტყის სული
Tqis suli
L’ESPRIT DE LA FORÊT
THE FOREST SPIRIT
2014

Oleg Timchenko – L’Esprit de la forêt – 2014 – Tbilissi
Oleg Timchenko – L’Esprit de la forêt – 2014 – Tbilissi – Détail

ზეთი ტილო
Huile sur toile
Oil on canvas
120×150

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Dans les deux représentations ci-dessous, il est intéressant de voir sur ces verticales le cheminement entre une totale figuration et une complète abstraction. Surtout dans le premier, Abstraction Forêt de Bouleaux. Nous passons au pointillisme, à l’illusion d’optique, à l’hyper réalisme, jusqu’au monochrome gris. Et tout cela en élévation, tout en conduisant notre regard vers le rien et le néant.

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აბსტრაქცია არყის ტყე
Abstraltsia arqis Tqe
ABSTRACTION FORÊT DE BOULEAUX
Abstraction Birch Forest
2014

Oleg Timchenko – Abstraction Forêt de Bouleaux – 2014 – Tbilissi

     ზეთი ტილო
Huile sur toile
Oil on canvas
140×130

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თოვლის დნობა
Tovlis dnoba
LA FONTE DES NEIGES
SNOWMELT
2012

Oleg Timchenko – La Fonte des neiges -2012

ზეთი ტილო
Huile sur toile
Oil on canvas
120×150

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2012
LES MONSTRES HISTORIQUES
ისტორიული მონსტრები
Historical monsters
STALINE, HITLER & AL CAPONE

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L’affichage symbolique du pouvoir se transforme en un exercice psychologique de ce pouvoir sur la foule, sur les autres. Le pouvoir dictatorial encore plus que les autres. Il faut stupéfier.
L’autorité va être non seulement affichée, mais également dramatisée et mise en scène au travers la symbolique la plus stéréotypée possible.
Les voitures de nos trois personnages historiques sont montrées sous le même angle et la même forme, comme pour dire que les tyrans – dictateurs sont les mêmes en vérité. Les personnages sont tellement connus et dans l’inconscient collectif de tout un chacun, qu’il ne sert à rien finalement de les représenter. Le symbole de la voiture de fonction comme symbole de puissance ne se distingue même pas entre la voiture de Staline et la voiture d’Hitler.

La voiture sans chauffeur et sans passager montre aussi la déshumanisation de ces sociétés. Elles n’ont besoin d’aucune justification. Elles sont là dans leur toute puissance arrogante et manipulatrice. Elles roulent et écrasent toutes les décisions personnelles.

Les citations font référence à la possession, la soumission et à l’absence d’empathie. Plusieurs morts ne sont plus rien, même plus une tragédie. Il est plus facile de convaincre avec une arme que sans.

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სტალინი
Stalini
STALINE
STALIN
2012

Oleg Timchenko , Staline – 2012 – Tbilissi

« The death of one man is a tragedy. The death of millions is a statistic. »
« La mort d’un homme est une tragédie. La mort de millions est une statistique. »

ზეთი ტილო
Huile sur toile
Oil on canvas
165×215

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ჰიტლერი
Hitleri
HITLER
2012

Oleg Timchenko – Hitler – 2012

He alone, who owns the youth, gains the future
Celui qui possède la jeunesse, possède l’avenir

ზეთი ტილო
Huile sur toile
Oil on canvas
165×215

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ალ კოპონი
Al caponi
AL CAPONE
2012

Oleg Timchenko, Al Capone, 2012

« Vous pouvez aller beaucoup plus loin avec un mot gentil et une arme à feu qu’avec un seul mot gentil »
« You can get much farther with a kind word and a gun than you can with a kind word alone« 

ზეთი ტილო
Huile sur toile
Oil on canvas
150×200

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აი ია
Ai ia
IA
Here is Ia
2008

Oleg Timchenko Ia, 2008

ზეთი ტილო
Huile sur toile
Oil on canvas
120×200

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Oleg Timchenko, Ange – 2003 – Tbilissi – Détail

ანგელოზი
Angelozi
ANGE
ANGEL
2003

Oleg Timchenko, Ange – 2003 – Tbilissi

ზეთი ტილო
Huile sur toile
Oil on canvas
150×194

Si Lamartine parle de l’Ange en ces termes : « Mais, pour tromper les yeux, l’archange essaye en vain  De dépouiller l’éclat de ce reflet divin ;  L’immortelle clarté dont son aile est empreinte L’accompagne au delà de la céleste enceinte ;  Et ces rayons du ciel dont il est pénétré,  Se détachant de lui, pâlissent par degré… » (dix-septième méditation), Oleg Timchenko prend le contre-pied. Son ange colosse semblé fatigué, épuisé, détruit.  Ses gigantesques pieds le raccrochent plus à la terre que ses ailes tombantes ne l’élèvent. Celui-ci ne chante plus comme l’ange de Lermontov, il pleure en regardant ses mains impuissantes et inutiles.

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LE FUNAMBULE
the Tightrope Walker
2007

Oleg Timchenko, Le Funambule – 2007

Tightrope walker  ზეთი ტილო
Huile sur toile
Oil on canvas
130×140

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ქვრივი (ნათურა)
Kvrivi natura
LA VEUVE (LAMPE)
WIDOW (LAMP)
2007

Oleg Timchenko – La Veuve (Lampe) – 2007 – Tbilissi
 

ზეთი ტილო
Huile sur toile
Oil on canvas
100×90

 

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პეიზაჟი  ნოსტალგია
Peizaji nostalgia
PAYSAGE NOSTALGIE
LANDSCAPE NOSTALGIA
1984

Oleg Timchenko – პეიზაჟი ნოსტალგია – PAYSAGE NOSTALGIE – LANDSCAPE NOSTALGIA – 1984 – Tbilissi

    ზეთი ტილო
Huile sur toile
Oil on canvas
83×72

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ინფანტი
L’INFANTE
INFANTA
2015

Oleg Timchenko, ინფანტი – L’INFANTE – INFANTA – 2015 – Tbilissi

ზეთი ტილო
Huile sur toile
Oil on canvas
150×120

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მასხარა
Maskhara
LE CLOWN
JESTER
2010

Oleg Timchenko – მასხარა – LE CLOWN – JESTER – 2010 – Tbilissi

ზეთი ტილო
Huile sur toile
Oil on canvas
160×100

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ვასო გოძიაშვილი (რიჩარდ III)
Vaso Godziashvili dans le rôle de Richard III
Vaso Godziashvili in the role of Richard III
1982

Oleg Timchenko – Vaso Godziashvili dans le rôle de Richard III – Vaso Godziashvili in the role of Richard III – 1982 – Tbilissi

ზეთი ტილო
Huile sur toile
Oil on canvas
170×120

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ADIEU INFANTE
FAREWELL INFANTA
2015

Oleg Timchenko – ADIEU INFANTE – FAREWELL INFANTA – 2015 – Tbilissi
Oleg Timchenko – ADIEU INFANTE – FAREWELL INFANTA – 2015 – Tbilissi – Détail

ზეთი ტილო
Huile sur toile
Oil on canvas
150×120

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OLEG TIMCHENKO PEINTRE GEORGIEN TBILISSI - ნარიყალა
Géorgie
საქართველო

PHOTO JACKY LAVAUZELLE

GEORGIE – DECOUVERTE DE LA GEORGIE – საქართველოს აღმოჩენა

OLEG TIMCHENKO PEINTRE GEORGIEN TBILISSI - ნარიყალა PEINTRE GEORGIEN TBILISSI - ნარიყალა - GEORGIE TBILISSI - ნარიყალა

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LA FORTERESSE DE NARIKALA – TBILISSI – ნარიყალა

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NARIKALA –  ნარიყალა

 géorgie LA FORTERESSE DE NARIKALA ნარიყალა
Géorgie
საქართველო

GEORGIE – DECOUVERTE DE LA GEORGIE – საქართველოს აღმოჩენა

PHOTO JACKY LAVAUZELLE

 géorgie LA FORTERESSE DE NARIKALA ნარიყალა

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TBILISSI
თბილისი

LA FORTERESSE DE NARIKALA
ნარიყალა

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ნარიყალა
Forteresse construite au IVe siècle
Agrandissement au VIIe siècle
Agrandissement au XIIe avec David le Bâtisseur jusqu’au XVIIe siècle
Eglise de Saint-Nicolas
ნიკოლოზის სახელობის ეკლესია ნარიყალაზე

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TBILISSI – TIFLIS
EN 1892

Du 3 au 9 septembre

Tiflis est bâtie sur les deux rives du Kour dans le site le plus sauvage et le plus désolé qui se puisse imaginer.
La partie principale de la ville est sur la rive droite de la rivière et s’étend jusqu’au pied d’une montagne schisteuse et pelée, sur laquelle est bâti le monastère de Saint-David.Au Sud-Est du monastère un éperon rocheux, la colline de Sololaky se détache de la montagne et, s’avançant vers le fleuve dans la direction Est, rétrécit la ville de ce côté. Elle porte les ruines de la forteresse de Narikala. Du haut de ces ruines, le panorama de Tiflis est fort beau. Par delà le fouillis des toits le regard se perd sur des steppes ondulés, gris et monotones, qu’anime parfois l’un ou l’autre pic neigeux du Caucase émergeant dans le lointain. Le quartier persan s’appuie à cette colline, la contourne même, et occupe avec le jardin botanique une partie de son revers sud. Ce quartier persan est un des plus anciens de Tiflis ; sa population, ses ruelles étroites et contournées, ses bazars, tout a gardé intacte la physionomie orientale.L’Avlabar, avec son ancienne citadelle, fait face au quartier persan sur la rive gauche du Kour. Entre les deux quartiers la rivière est très resserrée et profondément encaissée entre de hautes falaises ; un pont reliait dès l’origine la forteresse de Narykala aux fortifications de la rive gauche. »

Paul Müller-Simonis
Du Caucase au Golfe Persique
TIFLIS ET SES ENVIRONS
Chapitre III
Université catholique d’Amérique
1892

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GEORGIE – DECOUVERTE DE LA GEORGIE – საქართველოს აღმოჩენა

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LA FORTERESSE EN 1911

La Forteresse de Narikala

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NARIKALA –  ნარიყალა

 géorgie LA FORTERESSE DE NARIKALA ნარიყალა
Géorgie
საქართველო

Cathédrale de la Trinité de Tbilissi – SAMEBA – CATHEDRALE DE LA SAINTE TRINITE – წმინდა სამების საკათედრო ტაძარი

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Cathédrale de la Trinité de Tbilissi
Cathédrale de la Sainte Trinité
SAMEBA

Cathédrale de la Trinité de Tbilissi SAMEBA

*

Cathédrale de la Trinité de Tbilissi Sameba
Géorgie
საქართველო

GEORGIE – DECOUVERTE DE LA GEORGIE – საქართველოს აღმოჩენა

PHOTO JACKY LAVAUZELLE

Université d'État de Tbilissi - LES SCULPTURES DES GRANDS HOMMES

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TBILISSI
თბილისი

Cathédrale de la Trinité de Tbilissi
CATHEDRALE DE LA SAINTE TRINITE
წმინდა სამების საკათედრო ტაძარი
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SAMEBA
**
Siège du Patriarcat de Géorgie
**
Début des travaux 2004
Inauguration 2006

 

 


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LA TRINITE DANS L’EGLISE D’ORIENT

L’Église orientale n’eut pas de peine à prouver que, dans la Trinité, il ne peut y avoir rien de secondaire ; que l’attribut de principe est exclusivement l’attribut personnel du Père, et qu’on ne peut le donner au Fils, à un degré quelconque, sans lui attribuer quelque chose de la personnalité du Père, et, par conséquent, sans miner le dogme de la Trinité. Elle n’eut pas de peine non plus à prouver que, parmi les textes des Pères que l’on alléguait, les uns étaient absolument controuvés, les autres falsifiés et tronqués ; que les textes vrais ne se rapportaient qu’à la mission, à l’envoi du Saint-Esprit, et non pas à sa procession éternelle.
Wladimir Guettée
Exposition de la doctrine de l’Église catholique orthodoxe
Librairie de l’Union Chrétienne
1866

 

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სამების ტაძრის ინტერიერი
L’intérieur de la cathédrale

*

LA TRINITE

Les trois premiers paragraphes du Symbole se rapportent : le premier, au Père ; le second, au Fils ; le troisième, au Saint-Esprit.
Le Symbole repose donc sur le dogme de la Trinité.
Il y a en Dieu trois personnes :
Le Père, principe tout-puissant, duquel émanent : le Fils, par génération ; le Saint-Esprit, par procession ; et lequel a donné l’être à toutes les créatures, soit visibles, soit invisibles ;
Le Fils, engendré du Père de toute éternité et par lequel la puissance divine s’est manifestée par la création de tout ce qui a une existence contingente ;
Le Saint-Esprit, qui procède du Père, qui a par conséquent la nature divine, et qui doit être l’objet d’une adoration simultanée avec le Père et le Fils.
Les trois personnes ayant la même substance divine ne sont qu’un Dieu, et sont coéternelles. Cependant, elles sont distinctes par leurs attributs personnels.
L’attribut personnel du Père est d’être principe ; celui du Fils est d’être engendré du Père ; celui du Saint-Esprit de procéder du Père. Il y a donc deux actes distincts dans le Père, comme principe de ses propres opérations : l’un est appelé génération et a le Fils pour objet ; l’autre est appelé procession, dont l’objet est le Saint-Esprit.
Ces deux actes, incompréhensibles en eux-mêmes, ont pour effet l’éternelle production du Fils et du Saint-Esprit.
On ne doit, dans la sainte Trinité, ni distinguer les attributs essentiels, ni confondre les attributs personnels ; car, en donnant aux personnes des attributs essentiels différents, on en fait plusieurs dieux et l’on attaque le dogme de l’unité de Dieu ; en donnant au contraire l’attribut personnel d’une personne à une autre, on détruit la distinction personnelle et l’on attaque le dogme de la Trinité des personnes. Enfin, en faisant d’un attribut personnel un attribut essentiel, on donne aux trois personnes, qui ont la même essence, ce qui ne peut appartenir qu’à une seule.
Le Père, outre sa double opération intime et éternelle, a une action extérieure dont l’objet est le monde soit invisible, soit visible. Le premier est composé des être contingents spirituels ; le second, des êtres contingents matériels.
L’action extérieure du Père a lieu par le Fils, et l’Esprit-Saint exerce sur les deux mondes son influence, par suite de la mission qu’il reçoit du Père et du Fils. Cette mission se manifeste surtout dans l’inspiration faite aux hommes choisis de Dieu pour annoncer ses volontés aux autres hommes, avant l’incarnation du Fils ; et, dans l’Église, par son influence sur les âmes et dans la conservation du dépôt de la doctrine divine.
On commettrait une grave erreur en confondant la mission ou l’envoi du Saint-Esprit, par le Père et le Fils, avec la procession éternelle par laquelle il est produit ; car cette procession ne peut venir que du Père, unique principe dans la Trinité, et on ne pourrait, ni directement ni indirectement, attribuer cette procession éternelle au Fils, sans lui attribuer l’attribut personnel du Père, et sans attaquer, par conséquent, le dogme même de la Trinité des personnes.
Wladimir Guettée
Exposition de la doctrine de l’Église catholique orthodoxe
CHAPITRE I – LA SAINTE TRINITE
Librairie de l’Union Chrétienne
1866

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Cathédrale de la Trinité de Tbilissi Sameba
Géorgie
საქართველო

GEORGIE – DECOUVERTE DE LA GEORGIE – საქართველოს აღმოჩენა

PHOTO JACKY LAVAUZELLE

Université d'État de Tbilissi - LES SCULPTURES DES GRANDS HOMMES

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Peintures de IA ARSENISHVILI – ია არსენიშვილი LES VAGUES DU CIEL ET LES FREGATES DES ANGES – ცის ტალღები და ანგელოზის ფრეგატები

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PEINTURES
IA ARSENISHVILI – ია არსენიშვილი

*

IA ARSENISHVILI - ია არსენიშვილი PEINTRE GEORGIEN TBILISSI - ნარიყალა
Géorgie
საქართველო

PHOTO JACKY LAVAUZELLE

GEORGIE – DECOUVERTE DE LA GEORGIE – საქართველოს აღმოჩენა

IA ARSENISHVILI - ია არსენიშვილი PEINTRE GEORGIEN TBILISSI -PEINTRE GEORGIEN TBILISSI - ნარიყალა - GEORGIE TBILISSI - ნარიყალა

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ARTISTE GEORGIEN
ქართველი მხატვარი
 





ია არსენიშვილი
IA ARSENISHVILI

Née en 1971
*
PEINTRE GEORGIEN
TBILISSI
ნარიყალა


LES VAGUES DU CIEL ET LES FREGATES DES ANGES
The waves of the sky and the frigates of the angels
ცის ტალღები და ანგელოზის ფრეგატები

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L’hiver se pose en douceur sur l’un des quatre panneaux où le temps s’est arrêté. Les vagues du ciel ou des frégates des anges se brisent sur les feuillages décharnés des étincelles noires.
Je vois un désir inconnu. Je vois des arabesques des saisons. Des arabesques qui se lient à d’autres arabesques. Indéfiniment. Je vois des ombres douces qui se suspendent  et de doux reliefs que les couleurs emportent. Ia nous conduit dans le suave jardin des dieux quand le paradis se vivait au quotidien. Nous retrouvons nos places d’autrefois. De longs bras nous saisissent et nous emportent au-delà des cadres. Des pommes luisent au travers des feuillages où les grenades s’illuminent quand vient le soir.
J’aime la mobilité des lignes qui passent au travers, comme autant de cobra et de flèches. J’aime que chacune des fibres regorge des couleurs qui chacune augmente les ébranlements des sentiments. J’aime quand Ia fait danser les cordes et les lumières au travers les spectres des jardins et des natures mortes.
La vie est plus simple avec une toile d’Ia. Elle est baignée d’une auréole de douceur et de désirs.
Ces lignes sont des fleurs qui se parent de tant de couleurs qu’elles peuvent se fondre autant avec le ciel qu’avec la mer.
Ces lignes peuvent se fondre avec le temps, avec l’espace, avec les mots et les nuits. Une éternelle jeunesse associée à une fougue et une énergie de tous les instants.
Je vois les couleurs qu’emporte le ruisseau au-delà des saisons, au-delà des silences. J’ai atteint ainsi les golfes lointains et solitaires que je ne croyais jamais atteindre. Les rivages bigarrés où les hommes ont rendez-vous avec l’ailleurs. Le désir est là mais tellement moins méconnu, tellement plus chaud autour de longs cheveux qui nous enroulent.

Winter returns smoothly to one of the four signs where time has stopped. The waves of the sky or the frigates of the angels break on the faded leaves of the black sparks.  I see an unknown desire. I see arabesques of the seasons. Arabesques that bind to other arabesques. Indefinitely. I see soft shadows hanging and gentle reliefs that colors take away. Ia took us to the sweet garden of the gods when paradise was lived on a daily basis. We find our old places. Long arms grab us and take us beyond the frames. Apples are shining through foliage where pomegranates light up when the evening comes. I like the mobility of the lines that pass through, like so many cobra and arrows. I like that each fiber is full of colors that each increase the shaking of feelings. I like when Ia makes the strings and the lights dance through the ghosts of gardens and still lifes. Life is simpler with a canvas of Ia. She is bathed in a halo of sweetness and desires. These lines are flowers that adorn themselves with so many colors that they can blend with the sky and the sea. These lines can blend with time, with space, with words and nights. An eternal youth associated with a passion and an energy of all the moments.  I see the colors that the stream carries beyond the seasons, beyond silences. I thus reached the distant and lonely gulfs that I never thought I could reach. The variegated shores where men have an appointment with elsewhere. The desire is there but so much less unknown, so much warmer around long hair that wrap us.

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ზამთრი
Zamtri
HIVER
WINTER
1998

Ia Arsenishvili ზამთრი HIVER WINTER 1998 Tbilissi
ბატიკა

Batik
110×38/4

ქართული სახვითი ხელოვნების მუზეუმი
Au Musée géorgien des Beaux-arts
Georgian Museum of Fine Arts

***

ნატურმორტი
Naturmorti
NATURE MORTE
STILL LIFE
2005

Ia Arsenishvili – Nature Morte – 2005

Techniques mixtes sur toile
Mixed media on canvas
66×58

ქართული სახვითი ხელოვნების მუზეუმი
Au Musée géorgien des Beaux-arts
Georgian Museum of Fine Arts

***

სამოთხის ბაღი
Samotkhis Baghi
LE JARDIN D’EDEN
THE GARDEN OF PARADISE
1998

Ia Arsenishvili – Le jardin d’Eden – 1998

Huile sur batik
Oil on batik
67×53

ქართული სახვითი ხელოვნების მუზეუმი
Au Musée géorgien des Beaux-arts
Georgian Museum of Fine Arts

***

შემოდგომა
AUTOMNE
AUTUMN
2003

ბატიკა
Batik
54×115

ქართული სახვითი ხელოვნების მუზეუმი
Au Musée géorgien des Beaux-arts
Georgian Museum of Fine Arts

***

უსათაურო
Usatauro
SANS TITRE
UNTITLED
2005

ზეთი, ტილო

Huile sur toile
Oil on canvas
90×70

ქართული სახვითი ხელოვნების მუზეუმი
Au Musée géorgien des Beaux-arts
Georgian Museum of Fine Arts

***

სამოთხის ბაღი
Samotkhis baghi
LE JARDIN DU PARADIS
GARDEN OF PARADISE
1998

ბატიკა

Batik
62×54

ქართული სახვითი ხელოვნების მუზეუმი
Au Musée géorgien des Beaux-arts
Georgian Museum of Fine Arts

  

PEINTURES
IA ARSENISHVILI – ია არსენიშვილი

*

IA ARSENISHVILI - ია არსენიშვილი PEINTRE GEORGIEN TBILISSI - ნარიყალა
Géorgie
საქართველო

PHOTO JACKY LAVAUZELLE

GEORGIE – DECOUVERTE DE LA GEORGIE – საქართველოს აღმოჩენა

IA ARSENISHVILI - ია არსენიშვილი PEINTRE GEORGIEN TBILISSI -PEINTRE GEORGIEN TBILISSI - ნარიყალა - GEORGIE TBILISSI - ნარიყალა

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ARTISTE GEORGIEN
ქართველი მხატვარი

LA TERRE (Pensées de Sessia) Poésie de RAPHAEL ERISTAVI – რაფიელ ერისთავი – სესიას ფიქრები

*****
POEME DE RAPHAËL ERISTAVI
RAPHIEL ERISTAVI
რაფიელ ერისთავი

ნიკოლოზ ბარათაშვილი
LITTERATURE GEORGIENNE
ქართული ლიტერატურა
POESIE GEORGIENNE
ქართული პოეზია

GEORGIE – DECOUVERTE DE LA GEORGIE – საქართველოს აღმოჩენა

POEME DE POESIE GEORGIENNE DE RAPHAEL ERISTAVI
Géorgie
საქართველო

TRADUCTION JACKY LAVAUZELLE

PPOESIE GEORGIENNE DE RAPHAËL ERISTAVI POEME DE RAPHAËL ERISTAVI

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POESIE GEORGIENNE
ქართული პოეზია

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რაფიელ ერისთავი
Prince RAPHAEL ERISTAVI
Raphiel Eristavi
Эриста́ви Рафаэл Давидович

დ. 9 აპრილი 1824, ქვემო ჭალა,  — გ.  19 თებერვალი 1901, თელავი
9 avril 1824 Kvemo  Chala – 19 février 1901 Telavi
9 апреля 1824 года, с. Чала, Кахетия — 19 февраля 1901 года

ქართველი პოეტი
Poète géorgien
Поэт Грузии

TRADUCTION JACKY LAVAUZELLE

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სესიას ფიქრები
sesias pikrebi
LA TERRE
ou
LES PENSEES DE SESSIA

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Raphaël Eristavi
Irakli Sutidze, ირაკლი სუთიძე, Paysage, Landscape, პეიზაჟი, 1987, huile sur toile, ტილო, ზეთი,61×82, Tbilissi, თბილისი,

***

მიწა ვარ ნიადაგ მენა,
mits’a var niadag mena,
Terre, voilà ce que je suis,
ბეჩავი, გლეხად შობილი,
bechavi, glekhad shobili,
Mendiant, forçat, collé à elle,
მიწაა ჩემი დედ_მამა,
mits’aa chemi ded_mama,
La terre est ma mère,
ჩემი და, ჩემი ძმობილი…
chemi da, chemi dzmobili…
Ma sœur et mon frère …
ვხნავ, ვთესავ,ვებრძვი მიწასა
vkhnav, vtesav,vebrdzvi mits’asa
Je marche, je sème, je lutte
ე შრომამაინც ფუჭია,
e shromamaints puch’ia,
Laborieux est mon travail,
ვერ გამოვიძღე წლის სარჩო,
ver gamovidzghe ts’lis sarcho,
Sans un instant, sans un répit,
ვერ გამოვიძღე კუჭია…
ver gamovidzghe k’uch’ia…
Je conduis ma charrue…
მიწის პატრონიც მე მწიწკნის,
mits’is p’at’ronits me mts’its’k’nis,
J’appartiens à cette terre,
ჭინჭველაც ჩემი მტერია,
ch’inch’velats chemi mt’eria,
Où même l’insecte est mon ennemi,
მოხელე, მღვდელი და ერი,
mokhele, mghvdeli da eri,
Le fonctionnaire, le prêtre,
ყველა მე შემომცქერია…
q’vela me shemomtskeria…
Tous sont contre moi…
ნეტავი გამაგებინა,
net’avi gamagebina,
Je me demande
როდისღა მომასვენებენ?
rodisgha momasveneben?
Quand me reposerai-je enfin ?
ვერ მოვესწრები მგონია,
ver movests’rebi mgonia,
Pourtant, un jour, sous ma terre
სანამ არ გამასვენებენ!…
sanam ar gamasveneben!…
Le repos je trouverai !…

*****
POEME DE RAPHAËL ERISTAVI
რაფიელ ერისთავი

ნიკოლოზ ბარათაშვილი
LITTERATURE GEORGIENNE
ქართული ლიტერატურა
POESIE GEORGIENNE
ქართული პოეზია

GEORGIE – DECOUVERTE DE LA GEORGIE – საქართველოს აღმოჩენა

POEME DE POESIE GEORGIENNE DE RAPHAEL ERISTAVI
Géorgie
საქართველო

LE SABLE DE LA MER – Poème historique d’AKAKI TSERETELI აკაკი წერეთელი – თორნიკე ერისთავი

*****

POEME DE AKAKI TSERETELI
აკაკი წერეთელი

ნიკოლოზ ბარათაშვილი
LITTERATURE GEORGIENNE
ქართული ლიტერატურა
POESIE GEORGIENNE
ქართული პოეზია

GEORGIE – DECOUVERTE DE LA GEORGIE – საქართველოს აღმოჩენა

POEME DE POESIE GEORGIENNE D'AKAKI TSERETELI
Géorgie
საქართველო

TRADUCTION JACKY LAVAUZELLE

PPOESIE GEORGIENNE D'AKAKI TSERETELI

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POESIE GEORGIENNE
ქართული პოეზია

**

აკაკი წერეთელი
Akaki Tsereteli
Акакий Церетели

9 ივნისი 1840 – 26 იანვარი 1915
9 juin 1840 – 26 janvier 1915
9 июня 1840 – 26 янвье 1915

ქართველი პოეტი
Poète géorgien
Поэт Грузии

Akaki Tsereteli

TRADUCTION JACKY LAVAUZELLE

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თორნიკე ერისთავი
LE SABLE DE LA MER

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Le Sable de la Mer d'Akaki Tsereteli - Trad Jacky Lavauzelle
ია არსენიშვილი, Ia Arsenishvili, შემოდგომა, Automne, Autumn, 2003, batik, Tbilissi, Géorgie
 
(ისტორიული პოემა)
(poème historique)

**

ვინ დასთვალოს ზღვაში ქვიშა
vin dastvalos zghvashi kvisha
Qui va calculer le nombre de grains de sable dans la mer ?
და ან ცაზე ვარსკვლავები?
da an tsaze varsk’vlavebi?
Et le nombre d’étoiles dans le ciel ?
ვინ შეამკოს ღირსეულად
vin sheamk’os ghirseulad
Qui va chanter toutes les louanges
 ქართველ გმირთა მხარ-მკლავები?
kartvel gmirta mkhar-mk’lavebi?
De nos nombreux héros géorgiens ?
ვინ მოგვითხრას მათი საქმე
vin mogvitkhras mati sakme
Qui va nous raconter leurs épopées
უთვალავი, საგმირონი,
utvalavi, sagmironi,
Innombrables et formidables ?
და ან მათზე გადმოსული
da an matze gadmosuli
Leurs routes ne sont-elles pas
მადლი ღვთისა და მირონი?
madli ghvtisa da mironi?
Illuminées aussi par la gloire divine ?
ნაშთი ძველი დიდებისა
nashti dzveli didebisa
Toutes ces antiques gloires
არ გამქრალა ჯერაც ყველა…
ar gamkrala jerats q’vela…
Ne sont pas encore oubliées…
დღესაც მისის შარავანდით
dghesats misis sharavandit
Leurs actions et leurs exploits
ნიშანს გვაძლევს ცისარტყელა!..
nishans gvadzlevs tsisart’q’ela!..
L’arc-en-ciel les encercle au firmament !
შვიდ სამთავროს მოგვაგონებს
shvid samtavros mogvagonebs
Sept couleurs pour sept royaumes
მოელვარე ის შვიდფერი
moelvare is shvidperi
Illuminant d’une égale intensité
და გვამღერებს: „არ მომკვდარა,
da gvamgherebs: „ar momk’vdara,
Et qui nous dit : « Je ne suis pas mort,
გაიღვიძებს ისევ ერი!“
gaighvidzebs isev eri!“
Je vais me réveiller ! »
ამ იმედით ფრთა შესხმული
am imedit prta sheskhmuli
Dans cet espoir, l’aile s’est refermée
ჩვენი გული სიამით ძგერს
chveni guli siamit dzgers
Sous un cœur vibrant et fiévreux
და ოცნებაც ლაჟვარდ-ფერად
da otsnebats lazhvard-perad
Qui rêve constamment
წარმოგვიდგენს ქართლისა ერს.
ts’armogvidgens kartlisa ers.
De revoir sa nation chérie.
წარსულ-ნერგზედ ახალ-ნამყნის
ts’arsul-nergzed akhal-namq’nis
De ce passé douloureux
ველოდებით შეხორცებას!
velodebit shekhortsebas!
Nous attendons la guérison !
მით ვიქარვებთ აწმყო ნაღველს
mit vikarvebt ats’mq’o naghvels
Nous allons retrouver notre route
 და ვეძლევით აღტაცებას.
da vedzlevit aght’atsebas.
Et j’en suis ravi.

***

MONUMENT ILIA & AKAKI
SCULPTURE DEVALENTIN TOPURIDZE  ილიასა და აკაკის ძეგლი 
TBILISSI – თბილისი

Ilia & Akiki – Monument à Tbilissi – Akiki Tsereteli à droite

VALENTIN TOPURIDZE : ILIA & AKAKI – ილიასა და აკაკის ძეგლი – TBILISSI – თბილისი

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POEME DE AKAKI TSERETELI
აკაკი წერეთელი

ნიკოლოზ ბარათაშვილი
LITTERATURE GEORGIENNE
ქართული ლიტერატურა
POESIE GEORGIENNE
ქართული პოეზია

GEORGIE – DECOUVERTE DE LA GEORGIE – საქართველოს აღმოჩენა

POEME DE POESIE GEORGIENNE D'AKAKI TSERETELI
Géorgie
საქართველო

L’AUBE – AKAKI TSERETELI – აკაკი წერეთელი – Poème Géorgien – განთიადი – 1892

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akaki tsereteli
akaki tsereteli
POEME DE AKAKI TSERETELI
აკაკი წერეთელი

ნიკოლოზ ბარათაშვილი
LITTERATURE GEORGIENNE
ქართული ლიტერატურა
POESIE GEORGIENNE
ქართული პოეზია

GEORGIE – DECOUVERTE DE LA GEORGIE – საქართველოს აღმოჩენა

POEME DE POESIE GEORGIENNE D'AKAKI TSERETELI
Géorgie
საქართველო

TRADUCTION JACKY LAVAUZELLE

PPOESIE GEORGIENNE D'AKAKI TSERETELI

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POESIE GEORGIENNE
ქართული პოეზია

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აკაკი წერეთელი
Akaki Tsereteli
Акакий Церетели

9 ივნისი 1840 – 26 იანვარი 1915
9 juin 1840 – 26 janvier 1915
9 июня 1840 – 26 янвье 1915

ქართველი პოეტი
Poète géorgien
Поэт Грузии

Akaki Tsereteli

TRADUCTION JACKY LAVAUZELLE

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განთიადი
L’AUBE
1892

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Akaki Tsereteli est honoré au Panthéon de Mtatsminda, le Panthéon National Géorgien, მთაწმინდის პანთეონი

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L'aube Akaki Tsereteli
Photo Jacky Lavauzelle

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მთაწმინდა ჩაფიქრებულა,
mtats’minda chapikrebula,
Pensive, la colline Mtatsminda,
შეჰყურებს ცისკრის ვარსკვლავსა;
shehq’urebs tsisk’ris varsk’vlavsa;
Regarde l’étoile de l’aube.
მნათობი სხივებს მაღლით ჰფენს
mnatobi skhivebs maghlit hpens
Les rayons de la lune illuminent
თავდადებულის საფლავსა.
tavdadebulis saplavsa.
La tombe du cavalier sacré.

დადუმებულა მთაწმინდა,
dadumebula mtats’minda,
Silencieuse, la colline Mtatsminda,
ისმენს დუდუნსა მტკვრისასა:
ismens dudunsa mt’k’vrisasa:
Écoute les eaux du Mtkvari :
მდინარე ნანას უმღერის
mdinare nanas umgheris
La rivière troublée chante
რაინდსა, ურჩსა მტრისასა…
raindsa, urchsa mt’risasa…
Notre cavalier, émue…

მთაწმინდა გულში იხუტებს
mtats’minda gulshi ikhut’ebs
Mtatsminda, contre son cœur,
საშვილიშვილო სამარეს,
sashvilishvilo samares,
Place cette sépulture, tendrement,
მამადავითსა ავედრებს,
mamadavitsa avedrebs,
Elle prie pour tous ceux tombés
აბარებს ქვეყნის მოყვარეს…
abarebs kveq’nis moq’vares…
Par amour pour le pays…

მგოსანი გრძნობამორევით
mgosani grdznobamorevit
Une sombre inquiétude
თვალს ავლებს არემარესა.
tvals avlebs aremaresa.
Plane au-dessus des cimes.
და გულის-პასუხს ნარნარად
da gulis-p’asukhs narnarad
Une voix serpente
უმღერის ტურფა მხარესა:
umgheris t’urpa mkharesa:
Et clame sa supplique :

“ცა-ფირუზ, ხმელეთ-ზურმუხტო,
“tsa-piruz, khmelet-zurmukht’o,
« Ciel turquoise, Terre éclatante,
ჩემო სამშობლო მხარეო,
chemo samshoblo mkhareo,
Ô tendre patrie,
სნეული დავბრუნებულვარ,
sneuli davbrunebulvar,
Tu soulages les désespérés,
მკურნალად შემეყარეო!…
mk’urnalad shemeq’areo!…
Et tu réchauffes les cœurs !…

“ვერ ავიტანე ობლობა,
“ver avit’ane obloba,
« Qu’il est dur d’être loin de toi,
სისხლის ცრემლები ვღვარეო;
siskhlis tsremlebi vghvareo;
A verser des larmes de sang ;
წამძლია სულმა და გულმა,
ts’amdzlia sulma da gulma,
L’âme et le cœur désemparés,
შენს ნახვას დავეჩქარეო.
shens nakhvas davechkareo.
N’espèrent qu’un retour rapide.

“წინ მომეგებენ ღიმილით
“ts’in momegeben ghimilit
« En attendant de retrouver
შენი მზე, შენი მთვარეო,
sheni mze, sheni mtvareo,
Ton soleil, ta lune,
გუნდი და გუნდი ვარსკვლავი,
gundi da gundi varsk’vlavi,
Je parcours les étoiles,
მოკაშკაშ-მოელვარეო.
mok’ashk’ash-moelvareo.
A la recherche d’un peu de ta lumière.

“გულში იფეთქა სიამემ,
“gulshi ipetka siamem,
« Les joies dans mon cœur,
სევდები უკუვყარეო, –
sevdebi uk’uvq’areo, –
Ont balayé les tristesses,
ია და ვარდი დამჭკნარი
ia da vardi damch’k’nari
Si jamais elles ne reviennent
ხელახლად გამიხარეო!…
khelakhlad gamikhareo!…
Que ma Patrie vienne à mon secours…

“ცა-ფირუზ, ხმელეთ-ზურმუხტო,
“tsa-piruz, khmelet-zurmukht’o,
« Ciel turquoise, Terre éclatante,
სულის ჩამდგმელო მხარეო,
sulis chamdgmelo mkhareo,
Mon âme s’échappe vers vous,
შენი ვარ, შენთვის მოვკვდები,
sheni var, shentvis movk’vdebi,
Je suis à vous, prêt à mourir,
შენზედვე მგლოვიარეო!…
shenzedve mgloviareo!…
En attendant, je pleure !

“ნურც მკვდარს გამწირავ, ნურც ცოცხალს,
“nurts mk’vdars gamts’irav, nurts tsotskhals,
« N’oublie pas tes morts et ceux qui espèrent,
ზე კალთა დამაფარეო…
ze k’alta damapareo…
Porte-les à ton sommet…
და, რომ მოვკვდები, გახსოვდეს,
da, rom movk’vdebi, gakhsovdes,
Et si je meurs, rappelle-toi,
ანდერძი დავიბარეო:
anderdzi davibareo:
Ma dernière volonté :

“დედა-შვილობამ, ბევრს არ გთხოვ:
“deda-shvilobam, bevrs ar gtkhov:
« Ô mère Patrie, je ne te demande pas grand chose :
 შენს მიწას მიმაბარეო!…
shens mits’as mimabareo!…
Me coucher dans ta terre !
ცა-ფირუზ, ხმელეთ-ზურმუხტო,
tsa-piruz, khmelet-zurmukht’o,
Ciel turquoise, Terre éclatante,
ჩემო სამშობლო მხარეო!”
chemo samshoblo mkhareo!”
Tendre patrie ! « 

1892 წ.

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MONUMENT ILIA & AKAKI
SCULPTURE DEVALENTIN TOPURIDZE  ილიასა და აკაკის ძეგლი 
TBILISSI – თბილისი

Ilia & Akiki – Monument à Tbilissi – Akiki Tsereteli à droite

VALENTIN TOPURIDZE : ILIA & AKAKI – ილიასა და აკაკის ძეგლი – TBILISSI – თბილისი

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POEME DE AKAKI TSERETELI
აკაკი წერეთელი

ნიკოლოზ ბარათაშვილი
LITTERATURE GEORGIENNE
ქართული ლიტერატურა
POESIE GEORGIENNE
ქართული პოეზია

GEORGIE – DECOUVERTE DE LA GEORGIE – საქართველოს აღმოჩენა

POEME DE POESIE GEORGIENNE D'AKAKI TSERETELI
Géorgie
საქართველო

ELEGIE – POEME D’ILIA TCHAVTCHAVADZE – ელეგია – ილია ჭავჭავაძე – 1859

*****
POEME DE ILIA TCHAVTCHAVADZE
ილია ჭავჭავაძე
LITTERATURE GEORGIENNE
ქართული ლიტერატურა
POESIE GEORGIENNE
ქართული პოეზია

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Ilia Tchavtchavadze
Géorgie
საქართველო

TRADUCTION JACKY LAVAUZELLE

Poème de Ilia Tchavtchavadze

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POESIE GEORGIENNE
ქართული პოეზია

ILIA TCHAVTCHAVADZE
Saint Élie le Juste
ილია ჭავჭავაძე

27 ოქტომბერი, 1837 – 30 აგვისტო, 1907
27 octobre 1837 – 30 août 1907

TRADUCTION JACKY LAVAUZELLE

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ELEGIE
ელეგია

4 juin 1859
4 ივნისი, 1859 წ
Saint-Pétersbourg
პეტერბურგი
Lado Gudiashvili – ლადო გუდიაშვილი – Pégase – 1918 -Tbilisi

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მკრთალი ნათელი სავსე მთვარისა
mk’rtali nateli savse mtvarisa
Dans la pleine lune éclatante
მშობელს ქვეყანას ზედ მოჰფენოდა
mshobels kveq’anas zed mohpenoda
Le pays s’est endormi profondément
   და თეთრი ზოლი შორის მთებისა
da tetri zoli shoris mtebisa
Et la bande enneigée des montagnes
ლაჟვარდ სივრცეში დაინთქმებოდა.
lazhvard sivrtseshi daintkmeboda.
Raye l’espace bleuté des cieux.
არსაიდამ ხმა, არსით ძახილი!..
arsaidam khma, arsit dzakhili!..
Rien, nul bruit !
მშობელი შობილს არრას მეტყოდა,
mshobeli shobils arras met’q’oda,
On perçoit toutefois juste un murmure,
ზოგჯერ-კი ტანჯვით ამოძახილი
zogjer-k’i t’anjvit amodzakhili
Une plainte étouffée, parfois,
ქართვლის ძილშია კვნესა ისმოდა!
kartvlis dzilshia k’vnesa ismoda!
Dans cette longue nuit géorgienne !
 ვიდექ მარტოკა… და მთების ჩრდილი
videk mart’ok’a… da mtebis chrdili
A l’ombre des montagnes
კვლავ ჩემ ქვეყნის ძილს ეალერსება…
k’vlav chem kveq’nis dzils ealerseba…
Le pays s’endort doucement …
ოხ, ღმერთო ჩემო! სულ ძილი, ძილი,
okh, ghmerto chemo! sul dzili, dzili,
Oh ! mon dieu ! Nous dormons, nous dormons !
როსღა გვეღირსოს ჩვენ გაღვიძება?!
rosgha gveghirsos chven gaghvidzeba?!
Nous réveillerons-nous un jour ?!

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POEME DE ILIA TCHAVTCHAVADZE
ილია ჭავჭავაძე
LITTERATURE GEORGIENNE
ქართული ლიტერატურა
POESIE GEORGIENNE
ქართული პოეზია

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SCENES DE LA VIE GEORGIENNE 1862 par Henri Cantel
Géorgie
საქართველო

"podrá no haber poetas; pero siempre habrá poesía" Gustavo Adolfo Bécquer