LE DIEU VAGABOND – O DEUS ERRANTE – JACKY LAVAUZELLE

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 LE DIEU VAGABOND
Death doesn't exist Poem of Jacky Lavauzelle




Jacky Lavauzelle Poetry
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LE DIEU VAGABOND

 


POEMES
стихи
POEMAS
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DEATH DOESN’T EXIST

Death doesn’t exist ! There is life, a great incomprehensible fluid that passes through forests, deer, and sometimes men…

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WORTHY

The tree is dead = our mouths are dead

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LE DIEU DE DIEU

Le Dieu de Dieu Jacky Lavauzelle
Francisco de Zurbarán, Christ en croix, 1627, Art Institute, Chicago
Louise Labé se demandait « Quelle grandeur rend l’homme vénérable ? Quelle grosseur ? Quel poil ? Quelle couleur ? » Nous ne voyons sans doute que la paume de la main de Dieu. Dieu lui-même ne nous voit pas, nous, qui sommes cachés par sa propre main.
La main qui se pose nous protège de la lumière céleste ou divine. Sans la main de Dieu nous brûlerions !
Ou alors, peut-être verrions-nous vraiment, enfin ! Qui sait ?
Et le Dieu de Dieu, qui est-il ? A-t-il aussi une main posée sur sa tête. Et le Dieu de Dieu de Dieu, qui est-il ? Quelle grandeur rend Dieu vénérable ? Quelle grosseur ? Quel poil ? Quelle couleur ?

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LA MORT DES COULEURS

Les couleurs, les couleurs coulaient. Les couleurs s’écoulaient sans cesse.
Les couleurs des légendes. Et autour des légendes les peintres s’étaient réunis. Le monde perdait ses couleurs. Le noir progressait et enveloppait l’univers.
Tous les sages étaient partis. Ils n’avaient trouvé aucune solution.
Tous les philosophes étaient partis. Les philosophes ne comprenaient pas la cause première.
Les politiciens étaient attendus. Ils ne sont jamais venus. Il paraît qu’ils s’amassent près de la frontière du monde.
Les peintres étaient là. Dernier rempart contre le noir total et la nuit éternel. Ils sortirent des pinceaux et des pinceaux encore. Ils sortirent des tubes de couleurs. De tous les tubes, ne sortaient que du noir.
Arriva le Peintre de la Nuit ! Personne ne l’avait invité. Il ne peignait que du noir ! Personne avait besoin de lui. Lui seul voyait des lumières dans son noir et dans la nuit qui dévorait tout. Les autres rirent et se moquèrent de lui.
Le Peintre de la Nuit prit alors son pinceau le plus fin. Et traça une fine ligne dans la nuit, sans se préoccuper des quelques couleurs qui restaient.
Derrière le noir, une lumière de la plus belle intensité, magique, ne demandait qu’à sortir et à rejoindre les cimes.
C’était une nouvelle lumière qui ne recouvrait plus les objets. Elle partait de la sève et de l’essence des choses…
Le Peintre de la Nuit finit son ouvrage devant des humains médusés.

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LES FAUSSES CARESSES

Tableau de Céline MARCOZ
Six visages fardés attendaient fiévreux et passionnés
Pendant que je vagabondais avec la légèreté d’un rempart brisé
C’est dans un pré lointain que mon espoir s’en est allé
Avec un refrain profane, j’ai chanté
Ce qu’encore je pouvais chanter
En bondissant, clopinant, dans ce grand désordre au putride goût de flamme
Mes lourdes peines qui gambadaient sous ces rameaux sacrés
Dans la prairie ombrée, ,mes peines s’en sont allées
Six visages d’une unique femme ont surgi dans mon aventure banale
Six blanches colombes éveillées dans ma triste nuit sous les arbres
Qui n’avaient que la beauté de cette évidence qui rend fou
Un épervier aveuglé s’est perdu sous le soleil
*

Carícias falsas

Seis rostos pintados esperavam febris e apaixonados
Enquanto eu vaguei com a leveza de uma muralha quebrada
É em um campo distante que minha esperança se foi
Com um refrão profano, eu cantei
O que eu ainda conseguia cantar
Saltando, mancando, nesta grande confusão com o sabor pútrido da chama
Minhas tristezas pesadas brincam sob esses ramos sagrados
No prado sombrio, minhas sentenças foram embora
Seis caras de uma mulher solteira surgiram na minha aventura banal
Seis pombas brancas acordam na minha triste noite sob as árvores
Quem só tinha a beleza dessa evidência que te deixa louco
Um falcão cego é perdido sob o sol
*

MEU PENSAMENTO

Meu pensamento era apenas uma pedrinha mergulhando em um poço sem fundo
Abri uma sessão para ternura tardia
Desde que eu tive tempo para me perder, preso entre dois gladioli
Eu arrumei meus sentimentos enquanto os outros arrumavam suas camisas
Em uma bolsa, antes de sair, dobrando-os
E dobrando-os
Eu deixei cair meu pensamento e embarquei em espaços paralelos
 ****

там

Увы, несчастный, жизнь передо мной
Hélas, malheureux, la vie s’offrait devant moi
там
Là-bas
Я больше не верил в провидение
Je ne croyais plus à la providence
У меня не было цели
Je n’avais pas de but
Я добрался туда, удивленный странной смелостью
J’étais arrivé là, surpris par une audace étrange
там
Là-bas
Это где
C’est là
Перед этим страшным испугом
Devant cet effroyable effroi
Я увидел что-то сияющее
J’ai vu quelque chose briller
там
Là bas
И я почувствовал, как крылья толкали меня в спину
Et j’ai senti des ailes me pousser dans le dos

***


 LE DIEU VAGABOND
Death doesn't exist Poem of Jacky Lavauzelle



APPRENDRE LE GEORGIEN : LE RESTAURANT რესტორანი

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APPRENDRE LE GEORGIEN
***
LA CUISINE GEORGIENNE
ქართული სამზარეულო
LES EXPRESSIONS A UTILISER
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AU RESTAURANT
რესტორანი

Apprendre le géorgien Cuisine Géorgienne ქართული სამზარეულო
Géorgie
საქართველო

Cuisine Géorgienne ქართული სამზარეულო Apprendre le Géorgien

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APPRENDRE LE GEORGIEN

LA CUISINE GEORGIENNE
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LES EXPRESSIONS AU RESTAURANT

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MOTS ET EXPRESSIONS
A UTILISER DANS UN RESTAURANT
რესტორანი

LE RESTAURANT
რესტორანი
[Restorani]

Bonjour !
გამარჯობა!
Gamardjoba !

Bonsoir !
კარგი საღამო
Kargi Saramo

Nous sommes deux
ჩვენ ორი ვართ
Chven ori vart
Nous sommes trois
ჩვენ სამი ვართ
Chven sami vart

Une table pour deux !
მაგიდა ორი კაცისთვის!
Magida eri katsistvis !

Le menu
მენიუ
Meniu

Qu’est-ce que c’est ?
რა არის ეს?
Ra aris es ?

Oui
დიახ
Diakh

Non
არა
Ara

Je ne comprends pas
მე არ მესმის
Me ar mesmis

Je comprends
მე მესმის
Me mesmis

Ecrivez-le !
დაწერეთ ეს
Datsheret es


Montrez-moi
მაჩვენეთ
Machvenet

Donnez-moi, s’il vous plaît
მომეცი, თუ შეიძლება
Mometsi, tu sheidzleba

Quel est ce plat ?
რა არის ამ კერძი?
Ra aris es kerdzi ?

Je veux – Je voudrais
მე მინდა
Me minda

Ce plat
ეს კერძი
Es Kerdzi

Bon appétit !
გემრიელად მიირთვით
gemrielad miirtvit

Veuillez patienter !
გთხოვთ დაელოდოთ !
gtkhovt daelodot !

L’addition, s’il vous plaît !
ანგარიში თუ შეიძლება !
Angarishi, tu sheidzleba !
[ანგარიში = le compte]

Excusez-moi! (Désolé !)
უკაცრავად
Uk’atsravad !

გავაციოთ !
Gavatsiot !
laissons-nous aller !

Je suis allergique à …
მე ვარ ალერგიული …
Me var alergiuli
Je suis allergique aux œufs
კვერცხის ალერგიული ვარ
k’vertskhis alergiuli var




C’est bon !
კარგია!
Kargia !

C’est beau !
ეს ლამაზია!
Es lamazia !

C’est délicieux !
გემრიელი!
Gemrieli !

C’est combien ?
რამდენი?
Ramdeni

Combien (cela vaut) ?
რა ღირს ?
Ra ghirs

Quel est le prix ?
რა არის ფასი?
Ra aris pasi?

Un café, s’il vous plaît (si c’est possible) !
ყავა, თუ შეიძლება !
Qava, tu sheidzleba !

Un thé, s’il vous plaît !
ჩაი თუ შეიძლება
Chai, tu sheidzleba !

Je veux un désert, s’il vous plaît !
მინდა დესერტი, თუ შეიძლება!
Minda deserti

C’est froid !
ეს ცივია!
Es tsivia !





C’est trop froid !
ეს ძალიან ცივი!
Es dzalian tsivia

C’est chaud !
ეს ცხელი!
Es tskheli

C’est trop chaud !
ეს  ძალიან ცხელი!
Es dzalian tskheli !

La carte des vins
ღვინის ბარათი
Ghvinis barati

Il y a une erreur !
შეცდომაა!
Shetsdomaa !

Au revoir !
მშვიდობით!
Mshvidobit !

Le sel
მარილი
Marili

Le poivre
წიწაკა
Tsitsaka

Le sucre
შაქარი
Shakari

Le pain
პური
Puri

La cuillère
კოვზი
Kovzi

La fourchette
ჩანგალი
Changali

Le couteau
დანა
Dana

Une serviette
პირსახოცი
Pirsakhotsi

Une poubelle
ნაგავი
Nagavi

La table
მაგიდა
Magida




La chaise
თავმჯდომარე
Tavmjdomare

eau
წყლის
Tsklis

vin
ღვინო
Ghvino

vin rouge
წითელი ღვინო
Tsiteli ghvino

vin blanc
თეთრი ღვინო
Tetri ghvino

bière
ლუდი
Ludi

bière blonde
ქერა ლუდი
Kera ludi

bière brune
ყავისფერი ლუდი
Kavisperi ludi

Santé !
გაგიმარჯოთ !
Gagimarjot !

Bouteille
ბოთლი
Botli

Verre d’eau
ჭიქა წყალი
Tsika tsqali

Félicitations !
გილოცავთ!
Gilotsavt !

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APPRENDRE LE GEORGIEN
LE RESTAURANT
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LA CUISINE GEORGIENNE
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LA PASTOURELLE DU PETIT BERGER – POESIE JEAN DE LA CROIX- Un pastorcico solo está penado – JUAN DE LA CRUZ

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Saint Jean de la Croix Traduction Jacky Lavauzelle
musée diocésain de Valladolid Espagne

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LITTERATURE ESPAGNOLE
Literatura española
JEAN DE LA CROIX
Juan de la Cruz
1542 – 1591

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Saint Jean de la Croix Trad Jacky Lavauzelle




Literatura española
Traduction Jacky Lavauzelle
JEAN DE LA CROIX
Juan de la Cruz

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LA PASTOURELLE DU PETIT BERGER
Un pastorcico solo está penado

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Un pastorcico solo está penado,
Un petit berger a de la peine, seul,
ajeno de placer y de contento,
étranger au plaisir et au bonheur,
y en su pastora puesto el pensamiento,
et la pensée toute à sa bergère,
y el pecho del amor muy lastimado.
et le cœur par l’amour si blessé.
*
No llora por haberle amor llagado,
D’être meurtri d’amour, il ne pleure pas,
que no le pena verse así afligido,
être si affligé, ne le peine pas,
 aunque en el corazón está herido;
bien que son cœur soit blessé ;
mas llora por pensar que está olvidado.
mais il pleure à la pensée d’être oublié.
*
Que sólo de pensar que está olvidado
C’est seulement en pensant qu’il est oublié
de su bella pastora, con gran pena
de sa belle bergère, avec grand chagrin,
se deja maltratar en tierra ajena,
qu’il se laisse maltraiter dans une étrangère terre,
el pecho del amor muy lastimado.
le cœur tant blessé par l’amour.
*
Y dice el pastorcito: ¡Ay, desdichado
Et le petit berger dit : Ah ! misérable
de aquel que de mi amor ha hecho ausencia
celui qui a déserté mon amour
y no quiere gozar la mi presencia,
et ne veut pas profiter de ma présence,
y el pecho por su amor muy lastimado!
et de mon cœur par son amour si blessé !
*
Y a cabo de un gran rato se ha encumbrado
Et après un long moment, il s’éleva
sobre un árbol, do abrió sus brazos bellos,
sur un arbre, ouvrit ses beaux bras,
y muerto se ha quedado asido dellos,
et mourut, les bras suspendus,
el pecho del amor muy lastimado
le cœur si blessé par l’amour.

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Literatura española – Littérature Espagnole
Siècle d’or espagnol -Siglo de Oro

Juan de la Cruz


Saint Jean de la Croix
1542-1591

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SUR
LA PASTOURELLE

La poésie des troubadours est essentiellement lyrique. Écoles de poésie? Le culte de la forme. Le « trobar clus »; admiration de Dante et de Pétrarque pour Arnaut Daniel. La musique des troubadours. Les genres la chanson, le sirventés, la tenson, la pastourelle, l’aube. Autres genres. 

Avec la pastourelle, nous arrivons à un genre qui paraît, au premier abord, être resté plus près de son origine populaire. Voici en quoi il consiste. Le poète, pendant un voyage, rencontre une bergère; elle est jeune, avenante, chante ou tresse des fleurs en gardant son troupeau. Le poète la salue courtoisement, et, après quelques compliments, lui offre son amour. La conversation s’engage et elle se développe suivant la fantaisie du poète. Le début et le dénouement sont seuls conventionnels. Un exemple emprunté à un des plus anciens troubadours, Marcabrun, montrera ce que peut donner ce genre. Le troubadour, à cheval, a rencontré une bergère.

Je pousse mon cheval vers elle

« Que ne puis-je arrêter, la belle,
La bise qui vous échevèle!

Sire, me répond la vilaine,
Si le vent souffle et me hérisse,
Je dois au lait de ma nourrice
De ne point trop m’en mettre en peine.

Sans médire de votre mère,
La belle, il pourrait bien se faire
Que quelque chevalier fût père
D’une aussi courtoise vilaine
Votre regard est un sourire
Plus je vous vois, plus je soupire
Mais vous être trop inhumaine.

Non, non, sire, je suis la fille
De gens dont toute la famille
N’a manié que la faucille
Ou le hoyau, dit la vilaine.

J’en sais un qui vante sa race,
Et qui devrait suivre leur trace
Six jours ou sept dans la semaine.
Fille aussi farouche que belle,
Je sais un peu, quand je m’en mêle,
Apprivoiser une rebelle.
On peut, avec telle vilaine,
Faire amour loyal et sincère,

Et vous m’êtes déjà plus chère
Que la plus noble châtelaine.
Quand un homme a perdu la tète
Est-ce un vain serment qui l’arrête?

Un mot, et votre bouche est prête,
A baiser mes pieds de vilaine.
Mais pensez-vous que je désire
Perdre, pour vous plaire, beau sire,
Ma richesse la plus certaine?

L’auteur de cette traduction remarque que la vilaine, mise ainsi en scène, a « terriblement d’esprit » pour une femme des champs. « Ce n’est pas le long des haies, môme en Gascogne, que fleurit une ironie si légère et si perçante à la fois. » C’est une réflexion qu’on peut faire à propos de la plupart des pastourelles. C’est un genre qui a pu être populaire; mais il a perdu ce caractère de très bonne heure.
Comment d’ailleurs ce genre, s’il avait gardé la simplicité primitive que nous pouvons lui supposer, aurait-il eu des chances de plaire à la société raffinée pour laquelle écrivaient les troubadours? Aussi les bergères qu’ils mettent en scène ressemblent étrangement, du début à la fin de leur littérature, à celle de Marcabrun. C’est leur aïeule. Ce sont en général de vertueuses coquettes. Elles écoutent les compliments, acceptent les galanteries, mais finissent toujours par berner leur interlocuteur. Là encore règne la convention. Le charme de la plupart de ces compositions ne vient pas des tableaux champêtres qu’elles peuvent présenter, ni de la naïveté et de la simplicité des sentiments exprimés; il vient surtout de la forme dialoguée qui a permis aux auteurs de pastourelles de leur donner un tour dramatique. Elles se rapprochent à ce point de vue des débats que sont les tensons.
De la pastourelle on rapproche ordinairement la romance…

Joseph Anglade
Les Troubadours, leurs vies, leurs œuvres, leur influence
Chapitre III
L’Art des Troubadours
Les Genres

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LA PASTOURELLE DU PETIT BERGER
JEAN DE LA CROIX

Saint Jean de la Croix Trad Jacky Lavauzelle

L’Elan Amoureux – JEAN DE LA CROIX – Tras de un amoroso lance – Juan de la Cruz (Otras del mismo a lo divino)

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Saint Jean de la Croix Traduction Jacky Lavauzelle
musée diocésain de Valladolid Espagne

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LITTERATURE ESPAGNOLE
Literatura española
JEAN DE LA CROIX
Juan de la Cruz
1542 – 1591

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Saint Jean de la Croix Trad Jacky Lavauzelle

 




Literatura española
Traduction Jacky Lavauzelle
Juan de la Cruz

Otras del mismo a lo divino

L’ELAN AMOUREUX
Tras de un amoroso lance

Tras de un amoroso lance,
Dans un élan amoureux,
y no de esperanza falto,
non sans espoir,
volé tan alto, tan alto,
j’ai volé si haut, si haut,
que le di a la caza alcance.
que j’ai atteint ce que je pourchassais.
*

Para que yo alcance diese
Pour que je l’atteigne,
a aqueste lance divino,
ce divin élan,
tanto volar me convino
J’ai tant volé
que de vista me perdiese;
que je me suis perdu de vue ;
y, con todo, en este trance
et, par dessus tout, dans cette transe,
en el vuelo quedé falto;
je défaillis sur ce vol ;
mas el amor fue tan alto,
mais l’amour était si haut,
que le di a la caza alcance.
que j’ai atteint ce que je pourchassais.

*
Cuanto más alto subía
Plus haut je montais
deslumbróseme la vista,
plus ma vue en était éblouie,
y la más fuerte conquista
et la plus forte conquête
en oscuro se hacía;
dans l’obscurité c’était faite ;
mas, por ser de amor el lance
mais, l’élan étant d’amour,
di un ciego y oscuro salto,
Je bondis d’un saut aveugle et sombre,
y fui tan alto, tan alto,
et je partis si haut, si haut,
que le di a la caza alcance.
que j’ai atteint ce que je pourchassais.
*
Cuanto más alto llegaba
Plus j’étais dans les hautes sphères
de este lance tan subido,
de cet élan si grandiose,
 tanto más bajo y rendido
à la fois démuni, affligé
 y abatido me hallaba;
et abattu je me trouvais ;
dije: ¡No habrá quien alcance!
je dis :  personne ne pourra l’atteindre !
y abatíme tanto, tanto,
et je m’affligeais tant et tant,
que fui tan alto, tan alto,
que je me projetais si haut, si haut,
que le di a la caza alcance.
que j’ai atteint ce que je pourchassais.
*
Por una extraña manera
D’une manière étrange
mil vuelos pasé de un vuelo,
mille vols devinrent un seul vol,
 porque esperanza del cielo
car l’espoir de ciel
tanto alcanza cuanto espera;
est pour celui qui tant espère ;
esperé solo este lance,
j’ai espéré cet élan,
y en esperar no fui falto,
et je n’ai jamais manqué d’espérance,
pues fui tan alto, tan alto,
je partis si haut, si haut,
que le di a la caza alcance.
que j’ai atteint ce que je pourchassais.

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Literatura española – Littérature Espagnole
Siècle d’or espagnol -Siglo de Oro

Juan de la Cruz


San Juan de la Cruz- Saint Jean de la Croix
1542-1591

 

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Saint Jean de la Croix Trad Jacky Lavauzelle

 

CHANSONS GEORGIENNES – LES PLUS BELLES CHANSONS DE GEORGIE – საქართველოს ულამაზესი სიმღერები –

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Chansons Géorgiennes chansons de géorgie
Géorgie
საქართველო

LES PLUS BELLES CHANSONS DE GEORGIE
CHANSONS GEORGIENNES

Chansons géorgiennes Les plus belles chansons de Géorgie

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საქართველოს ულამაზესი სიმღერები


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CHANSONS GEORGIENNES

 Dato Kenchiashvili
დათო კენჭიაშვილი
ისევ და ისევ
isev da isev
Encore et encore

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Tiflisi Soundtrack
ნიაზ დიასამიძე 33ა
Niaz Diasamidze 33a
ნამი ველს
Nami Vels

***

სალი ბეთლი
Sali Betli
და მე შენთან მოვალ ისევ ბავშვივით
Je viendrai à toi comme un enfant

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სოსო მიქელაძე – მიყვარხარ
Soso Mikeladze
Miyvarxar
Je t’aime

****
gigi gegelashvili გიგი გეგელაშვილი
&
inga beradze ინგა ბერაძე
საბრძოლო
Sabrdzolo
Se battre

 

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თამარ გვერდწითელი
Tamar Gverdtsiteli
მრავალჟამიერ

*****


ჯგუფი ბანი
jgufi bani
აჭარული
 Acharuli

**
Gigi Gegelashvili
გიგი გეგელაშვილი
ჰერიო ბიჭებო

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ინგა ბერაძე
Inga Beradze
მინდა 
Je veux 

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ქართული ხმები
Voix Géorgiennes
ჰერიო ბიჭებო

**
Dato Kenchiashvili
დათო კენჭიაშვილი 
მიყვარხარ
Miyvarxar
Je t’aime

**
თამარ გვერდწითელი
Tamar Gverdtsiteli
საქართველო
Géorgie


*****

თამარ გვერდწითელი
Tamar Gverdtsiteli
სიყვარული დაფრინავს

****

ჯანსუღ კახიძე
Jansug Kakhidze
შენ დაგეძებ დილაა თუ ბინდია

****

ჯანსუღ კახიძე
Jansug Kakhidze
ოღონდ შენთან მამყოფინა

****

Nino Katamadze & Insight
ნინო ქათამაძე
სილამაზის
Silamazis
Beauté

****

Giya Kancheli
სად მიდიხარ

***

ჯანსუღ კახიძე 
ოღონდ შენთან მამყოფინა
Jansug Kakhidze
Seulement toi

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Ana Malazonia
ანა მალაზონია
Magnolia
მაგნოლია  

 ****
გოგიტა გოგიძე
GOGITA GOGIDZE
არ წახვიდე
Ar Thachvada
ça ne va pas

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chansons de géorgie Chansons géorgiennes
Géorgie
საქართველო

LES PLUS BELLES CHANSONS DE GEORGIE
CHANSONS GEORGIENNES

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საქართველოს ულამაზესი სიმღერები

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Scènes de la vie Géorgienne
CHANTS ET MUSIQUES
EN 1863

Cette bataille sauvage, ces luttes étranges durent environ deux heures, et se terminent au signal du chef de la fête, élu parmi le peuple géorgien. A sa voix, la scène change soudain. La foule se forme par groupes inégaux dans la plaine ardente, les plus riches sous des tentes, les autres sous de larges ombrelles en toile écrue ; hommes et femmes s’accroupissent autour de petites tables basses, et le festin commence. La musique orientale, bruyante, folle, éveille les échos de la Montagne-Rouge. Les femmes, vêtues de leurs plus éclatans costumes, pieds nus ou chaussés de babouches à hauts talons, se dépouillent de leurs tchadras, et leurs voiles écartés laissent voir des visages frais comme ces roses qu’aimait le poète Hafiz. Égayée par la variété des costumes étincelans, la plaine ressemble de loin à un vaste champ de blé mouvant tout étoile de marguerites, de bluets et de coquelicots. Les jeunes filles dansent au son de la zourna (fifre) et de la dahira (tambourin), et les mélodies populaires du Caucase se croisent dans l’air, pareilles aux fusées d’un feu d’artifice. La danse et les chansons alternent. Les azarpèches, les koulas (vases à boire), les cornes de buffle circulent à la ronde, et les outres se vident au milieu des cris, des quolibets lancés d’un groupe à l’autre. Les moins bruyans se racontent des légendes du pays, jouent aux cartes ou au loto; les plus graves, comme des fakirs indiens, fument en silence et agitent machinalement entre leurs doigts des chapelets d’ambre ou d’anthracite. Si quelque chanteur en renom assiste à la fête, on se presse autour de lui, et il chante à pleine voix une de ces romances de guerre ou d’amour qui expriment si fidèlement la fière mélancolie propre au caractère géorgien, celle-ci par exemple :

« Toutes les fois que la nuit, sous mon bourka (manteau), je dors sans me réveiller jusqu’à l’étoile matinale,

« Trois visions du paradis descendent vers moi, et je vois dans mon rêve trois merveilleuses beautés.

« Les yeux de la première beauté brillent d’un éclat qui fait pâlir les étoiles de la nuit.

«Quand la deuxième lève ses cils, son regard a la pénétration des yeux du serpent.

« Jamais la nuit, dans les montagnes, n’est aussi sombre que chez la troisième le noir profond de ses yeux.

«Et quand à l’aurore mon sommeil s’envole, sans me lever encore, je regarde dans le vide du firmament.

« Je regarde sans cesse, et je rêve en silence : si j’avais de l’argent, de l’argent, je construirais une maison;

«Je l’entourerais de hautes murailles, et je m’y enfermerais avec mes visions.

«Du matin au matin, je leur chanterais des chansons ; de l’aurore à l’aurore, mes regards plongeraient dans leurs yeux. »

….

Héraklé, scènes de la vie géorgienne
Henri Cantel
Revue des Deux Mondes
Tome 46
1863

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chansons de géorgie Chansons géorgiennes
Géorgie
საქართველო

LES PLUS BELLES CHANSONS DE GEORGIE
CHANSONS GEORGIENNES

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THE DEATH OF COLORS & THE PAINTER OF THE NIGHT – JACKY LAVAUZELLE

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 The God Vagabond
THE DEATH OF COLORS & THE PAINTER OF THE NIGHT of Jacky Lavauzelle


Jacky Lavauzelle Poetry
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Family of peasants (oil on canvas, 1914) Colors Jacky Lavauzelle
Pavel Filonov, Павел Николаевич Филонов, Family of peasants, oil on canvas, 1914

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THE GOD VAGABOND
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THE DEATH OF COLORS & THE PAINTER OF THE NIGHT
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POEMS
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The colors, the colors flowed. The colors flowed constantly.
The colors of the legends. And around the legends, the painters had gathered. The world was losing its colors.
Black was progressing and enveloping the universe.
All the wise men were gone.
They had found no solution.
All the philosophers were gone. Philosophers did not understand the root cause.
Politicians were expected. They never came. It seems they are gathering near the border of the world.
The painters were there. Last bulwark against total darkness and eternal night. They pulled out brushes and brushes again. They came out of the tubes of colors. Of all the tubes, only came out of the black.
Arrived the Painter of the Night! Nobody invited him. He only painted black! Nobody needed him. He alone saw lights in his darkness and in the night that devoured everything. The others laughed and laughed at him.
The Painter of the Night then took his finest brush. And traced a thin line in the night, without worrying about the few colors that remained.
Behind the black, a light of the most beautiful intensity, magic, only asked to go out and join the peaks.
It was a new light that no longer covered the objects. She started from the sap and the essence of things …
The Night Painter finishes his work before dumbfounded humans.
But the men were so afraid that we took his brush and broke it. The crack closed and since then men have all become blind in this world.
At the bottom of a cave, one man, one, still smiles and traces long sarabandes of light that illuminates his heart …

 

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 The God Vagabond
THE DEATH OF COLORS & THE PAINTER OF THE NIGHT of Jacky Lavauzelle


Jacky Lavauzelle Poetry

FRAGILITY – Jacky Lavauzelle

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 The God Vagabond
Fragility Poem of Jacky Lavauzelle

 



Jacky Lavauzelle Poetry
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THE GOD VAGABOND
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FRAGILITY
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POEMS
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Gragility Jacky Lavauzelle
Les Nymphéas, Claude Monet
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Fragility is what we have most beautiful.
All poetry and all music, which basically is the same thing, is based on this foundation: fragility.
Nothing big, without fragility.
Nothing tall, without fragility.
She is the mother of all that structures us: imbalance and lack. Anatole France, in Le Désir, wondered: « And how to support our infinite languor On the fragility of a breast? « . Yes how ? What’s more fragile than this butterfly on the music note arises. « To be born with spring, to die with roses » (Lamartine, The Butterfly)
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 The God Vagabond
Fragility Poem of Jacky Lavauzelle

 



Jacky Lavauzelle Poetry

FRAGILIDADE – Jacky Lavauzelle

O DEUS VAGABUNDO
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FRAGILIDADE

*Fragilidade - O DEUS VAGABUNDO Jacky Lavauzelle



Jacky Lavauzelle Poesia

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Serie « O DEUS VAGABUNDO »
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FRAGILIDADE


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Fragilidade Jacky Lavauzelle
Les Nymphéas, Claude Monet
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Fragilidade é o que temos mais bonito.
Toda poesia e toda a música, que basicamente é a mesma coisa, baseia-se neste fundamento: a fragilidade.
Nada grande, sem fragilidade.
Nada alto, sem fragilidade.
Ela é a mãe de tudo o que nos estrutura: desequilíbrio e falta. Anatole France, em Le Désir, questionou: « E como sustentar nossa languidez infinita Na fragilidade de um seio? « .
Sim como?
O que é mais frágil que esta borboleta que, na nota musical, surge. « Nascer com a primavera, morrer com rosas » (Lamartine, A Borboleta)

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FRAGILIDADE
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O DEUS VAGABUNDO

*Fragilidade  Jacky Lavauzelle


UMA LUZ – Jacky Lavauzelle

O DEUS VAGABUNDO
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UMA LUZ

*Uma Luz - O DEUS VAGABUNDO Jacky Lavauzelle



Jacky Lavauzelle Poesia

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Serie « O DEUS VAGABUNDO »
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UMA LUZ


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Uma Luz Jacky Lavauzelle
Nocturne en noir et or, la fusée qui retombe , James Abbott McNeill Whistler, 1874
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Uma luz no meio da noite na chuva nos mostram um caminho. Talvez o bom! Talvez não! Nós só temos a noite como outra escolha. À noite, barulhos e cheiros, gritos e murmúrios. À noite, silêncios terríveis, dores ocultas e respirações desconhecidas. A mão segurando a lanterna está esperando por nós. Ela. Nossa escolha será sempre ir em direção a essa luz vaporosa. A fonte de luz nos tranquiliza diante desse imenso desconhecido. Essa mão será benevolente ou não? Nós temos para isso, no entanto.
« Uma noite eu mal tinha dez anos
Eu estava perdido e suado
Eu vejo esse brilho à distância.
É a lâmpada da minha madrinha.
Na casa dela um bolo esperando por mim
Eu corro, corro, a alma feliz.
Um pastor grita comigo: « Imprudente!
« A luz por você seguiu
« Acenda uma bola de mortos.  »
Então minha vida teve que se desgastar.
Fogos-fátuos ! dança, dança dança ! »
(Pierre-Jean de Béranger – Les Feux follets)

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UMA LUZ
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O DEUS VAGABUNDO

*Uma Luz Jacky Lavauzelle


DER TANZ – LA DANSE – FREDRICH SCHILLER (1796)

FRIDRICH SCHILLER
DER TANZ – LA DANSE

DER TANZ Schiller Jacky Lavauzelle Friedrich Schiller
Allegorie des Tanzes, Allégorie de la Danse, William Bouguereau

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Friedrich Schiller
1759-1805

*Friedrich Schiller Allegorie des Tanzes, Allégorie de la Danse, William Bouguereau Der Tanz Schiller Jacky Lavauzelle



Jacky Lavauzelle Traduction

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DER TANZ – LA DANSE 


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Fredrich Schiller


Gedicht -Poème
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« Sieh, wie sie durcheinander in kühnen Schlangen sich winden,
Vois comme, dans de serpentines vagues, ils se vrillent ,
       Wie mit geflügeltem Schritt schweben auf schlüpfrigem Plan.
Comme volent ces pas ailés qui sur le sol glissent.
 Seh’ ich flüchtige Schatten von ihren Leibern geschieden?
Des ombres fugaces de leurs corps sortent-elles ?
   Ist es Elysiums Hain, der den Erstaunten umfängt?
Où sont-ce des esprits qui les enveloppent de leurs ailes ?
 Wie, vom Zephyr gewiegt, der leichte Rauch durch die Luft schwimmt,
Comme, secouée par le Zéphyr, la fumée légère dans l’air se répand,
  Wie sich leise der Kahn schaukelt auf silberner Flut,
Avec la douceur du bateau qui se balance sur une mer d’argent,
 Hüpft der gelehrige Fuß auf des Takts melodischen Wellen,
Le pied docile saute sur les ondes mélodieuses de la cadence,
    Säuselndes Saitengetön hebt den ätherischen Leib. »
Le son de cordes grésillant soulève ces corps éthérés qui dansent.
Keinen drängend, von keinem gedrängt, mit besonnener Eile,
Poussé par une étrange et puissante force,
 Schlüpft ein liebliches Paar dort durch des Tanzes Gewühl.
Un charmant couple ouvre son chemin à travers la danse.
Vor ihm her entsteht seine Bahn, die hinter ihm schwindet,
Cette nouvelle voie disparaît aussitôt  derrière eux,
Leis wie durch magische Hand öfnet und schließt sich der Weg.
Comme par magie, le chemin s’ouvre devant eux puis se referme.
Sieh! jetzt verliert es der suchende Blick. Verwirrt durcheinander
Vois ! maintenant nous l’avons perdu ! Dans cette confusion
Stürzt der zierliche Bau dieser beweglichen Welt.
Gracieusement se déplace ce mystérieux fluide merveilleux.
Nein, dort schwebt es frohlockend herauf. Der Knoten entwirrt sich,
Non ! il flotte et se réjouit. Le nœud se défait,
Nur mit verändertem Reiz stellt sich die Ordnung mir dar.
Muni d’un nouveau charme, il se présente.
Ewig zerstört und ewig erzeugt sich die drehende Schöpfung,
Éternellement détruit et éternellement créé, cette création tournoyante
Und ein stilles Gesetz lenkt der Verwandlungen Spiel.
Et une loi silencieuse dirigent le doux jeu des métamorphoses.
Sprich, wie geschiehts, daß rastlos bewegt die Bildungen schwanken, 
Dis ! comment se fait-il que, continuellement renouvelées, dans ce mouvant tableau,
Und die Regel doch bleibt, wenn die Gestalten auch fliehn?
La règle reste la même alors que la forme se délite ?
Daß mit Herrscherkühnheit einher der einzelne wandelt,
Pourquoi chaque individu réalise ses prouesses,
Keiner ihm sklavisch weicht, keiner entgegen ihm stürmt?
Comment personne n’est asservi, personne ne s’oppose à lui ?
Willst du es wissen? Es ist des Wohllauts mächtige Gottheit,
Veux-tu le savoir ? C’est la divine puissance de l’harmonie !
Die zum geselligen Tanz ordnet den tobenden Sprung,
C’est elle qui donne à la danse la magie de transformer de tels soubresauts,
Die, der Nemesis gleich, an des Rhythmus goldenem Zügel
Qui, comme Némésis, au rythme de ses rênes d’or
Lenkt die brausende Lust, und die gesetzlose zähmt.
Guide le rugissant plaisir et apaise sa vigueur.
Und der Wohllaut der großen Natur umrauscht dich vergebens?
Et le son du grand univers, pour toi, n’est-il donc rien ?
Nicht der begeisternde Takt, den alle Wesen dir schlagen?
N’es-tu pas saisis par la cadence que tous ces êtres te marquent ?
Nicht der wirbelnde Tanz, der durch den ewigen Raum
N’entends-tu pas la danse tourbillonnante qui traverse l’éternel espace ?
Leuchtende Sonnen wälzt in künstlich schlängelnden Bahnen?
Ne vois-tu donc pas les astres brillants qui partent sur de sinueuses pistes ?
Handelnd fliehst du das Maaß, das du im Spiele doch ehrst?
Pourquoi alors fuir la mesure que tu respectes dans le jeu ?

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DER TANZ – LA DANSE
FRIEDRICH SCHILLER

*Friedrich Schiller Allegorie des Tanzes, Allégorie de la Danse, William Bouguereau Der Tanz Schiller Jacky Lavauzelle


"podrá no haber poetas; pero siempre habrá poesía" Gustavo Adolfo Bécquer