OS LUSIADAS II-62 LES LUSIADES

OS LUSIADAS II-62 LES LUSIADES II-62
LITTERATURE PORTUGAISE

Luis de Camoes Oeuvres obras Artgitato

literatura português

Luis de Camões
[1525-1580]

Tradução – Traduction
texto bilingue

Luis de Camoes Les Lusiades

 

Obra Poética

(1556)

LES LUSIADES II-62

OS LUSIADAS II-62

A Epopeia Portuguesa

 

CHANT II
Canto Segundo

Traduction Jacky Lavauzelle

verso  62
Strophe 62

II-62

Image illustrative de l'article Vasco de Gama

Vasco de Gama

Vasco da Gama signature almirante.svg

800px-nama_heracles__busirisHéraclès tuant le roi Busiris, péliké attique à figures rouges du Peintre de Pan, v. 470 av. J.-C.
Musée national archéologique d’Athènes

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LES LUSIADES II-62
OS LUSIADAS II-62

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« Não tens aqui senão aparelhado
« Tu ne trouveras rien ici, sinon
O hospício que o cru Diomedes dava,
 L’hospitalité que Diomède donna,
 Fazendo ser manjar acostumado
 En faisant régulièrement dévorer 
   De cavalos a gente que hospedava;
 Par ses chevaux les invités qu’il abritait ;
As aras de Busíris infamado,
 Les autels de l’infâme Busiris, 
Onde os hóspedes tristes imolava,
Lorsqu’il immolait les malheureux hôtes,
 Terás certas aqui, se muito esperas.
 Tu les auras ici si tu ne te hâtes.
 Fuge das gentes pérfidas e feras.
 Fuis ces gens perfides et féroces.

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os-lusiadas-ii-62-les-lusiades-ii-62-luis-de-camoes-artgitato-mercurius-mercure-hendrick-goltzius-1597Mercure
Hendrick Goltzius
1597

Vasco de Gama par Gregorio Lopes

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LES LUSIADES II-62
OS LUSIADAS II-62

Traduction Jacky Lavauzelle
ARTGITATO
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White_Fawn_Drawing Faon Diane

LA VIE DE LUIS DE CAMOES
par Charles Magnin

( Extrait )
Par En cherchant à montrer la différence qui sépare la vie aventureuse et active des écrivains portugais, notamment celle de Camoens, de la vie casanière et posée de la plupart de nos gens de lettres, je ne prétends pas élever par-là les œuvres des uns, ni déprimer les productions des autres. Je n’en crois pas les élégies de Camoens plus touchantes parce qu’elles sont datées d’Afrique, de la Chine et de l’Inde ; je n’en estime pas Polyeucte et Cinna moins admirables, parce que le grand Corneille n’a guère fait de plus longues pérégrinations que le voyage de Paris à Rouen. Je ne conseille à personne de louer un cabinet d’étude à Macao ; mais je crois que, généralement, si les ouvrages écrits au milieu des traverses et au feu des périls ne sont pas plus beaux, les vies de leurs auteurs sont plus belles. Indépendamment de la variété des aventures, on y trouve plus d’enseignements. J’admire et j’honore infiniment La Fontaine et Molière, mais j’honore et j’admire encore plus, comme hommes, Cervantès et Camoens. A mérite de rédaction égal, une histoire littéraire du Portugal serait un meilleur et plus beau livre qu’une histoire littéraire de notre dix-septième ou dix-huitième siècle. C’est une chose bonne et sainte que la lecture de ces vies d’épreuves, que ces passions douloureuses des hommes de génie, Je ne sache rien de plus capable de retremper le cœur. C’est pour cela que dans ce temps de souffrances oisives, de désappointements frivoles, de molles contrariétés et de petites douleurs, j’ai cru bon d’écrire l’étude suivante sur la vie de Luiz de Camoens.
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