OS LUSIADAS II-34 LES LUSIADES

OS LUSIADAS II-34 LES LUSIADES II-34
LITTERATURE PORTUGAISE

Luis de Camoes Oeuvres obras Artgitato

literatura português

Luis de Camões
[1525-1580]

Tradução – Traduction
texto bilingue

Luis de Camoes Les Lusiades

 

Obra Poética

(1556)

LES LUSIADES II-34

OS LUSIADAS II-34

A Epopeia Portuguesa

 

CHANT II
Canto Segundo

Traduction Jacky Lavauzelle

verso  34
Strophe 34

II-34

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Vasco de Gama

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LES LUSIADES II-34
OS LUSIADAS II-34

E como ia afrontada do caminho,
Et comme elle se remettait de la route,
Tão formosa no gesto se mostrava,
Elle irradiait d’une telle splendeur
Que as Estrelas e o Céu e o Ar vizinho,
Les étoiles, le ciel et l’air environnant,
   E tudo quanto a via namorava.
Et tout ce qui avait croisé sa course.
Dos olhos, onde faz seu filho o ninho,
Des yeux, où se trouvait le nid de son fils,
Uns espíritos vivos inspirava,
Suintaient de vivants esprits
Com que os Pólos gelados acendia,
Qui éclairaient les Pôles glacés,
 E tornava do Fogo a esfera fria.
Et inondaient de Feu la froide sphère.


 

Vasco de Gama par Gregorio Lopes

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LES LUSIADES II-34
OS LUSIADAS II-34

Traduction Jacky Lavauzelle
ARTGITATO
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White_Fawn_Drawing Faon Diane

LA VIE DE LUIS DE CAMOES
par Charles Magnin

( Extrait )
Par En cherchant à montrer la différence qui sépare la vie aventureuse et active des écrivains portugais, notamment celle de Camoens, de la vie casanière et posée de la plupart de nos gens de lettres, je ne prétends pas élever par-là les œuvres des uns, ni déprimer les productions des autres. Je n’en crois pas les élégies de Camoens plus touchantes parce qu’elles sont datées d’Afrique, de la Chine et de l’Inde ; je n’en estime pas Polyeucte et Cinna moins admirables, parce que le grand Corneille n’a guère fait de plus longues pérégrinations que le voyage de Paris à Rouen. Je ne conseille à personne de louer un cabinet d’étude à Macao ; mais je crois que, généralement, si les ouvrages écrits au milieu des traverses et au feu des périls ne sont pas plus beaux, les vies de leurs auteurs sont plus belles. Indépendamment de la variété des aventures, on y trouve plus d’enseignements. J’admire et j’honore infiniment La Fontaine et Molière, mais j’honore et j’admire encore plus, comme hommes, Cervantès et Camoens. A mérite de rédaction égal, une histoire littéraire du Portugal serait un meilleur et plus beau livre qu’une histoire littéraire de notre dix-septième ou dix-huitième siècle. C’est une chose bonne et sainte que la lecture de ces vies d’épreuves, que ces passions douloureuses des hommes de génie, Je ne sache rien de plus capable de retremper le cœur. C’est pour cela que dans ce temps de souffrances oisives, de désappointements frivoles, de molles contrariétés et de petites douleurs, j’ai cru bon d’écrire l’étude suivante sur la vie de Luiz de Camoens.
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