MILONGA – LAS MEJORES MILONGAS – LES PLUS BELLES MILONGAS


MILONGA-RANKING ARTGITATO 2016
Milonga rythme.png
milonga



 

 




MILONGA
LAS MEJORES MILONGAS 

Les Plus belles Milongas

Gotan Project
Santa María
Del Buen Ayre
Milonga de Amor

Otros Aires
Milonga sentimental

FRANCISCO CANARO
Milonga Brava

Otros Aires
Un baile a Beneficio

Hugo Díaz
El llorón

Edmundo Rivero
Milonga en negro

Otros Aires
La Yumba

Tanghetto
Biorritmo

Edmundo Rivero
Milonga Lunfarda

Otros Aires
Percanta

Astor Piazzolla
Milonga del Angel

TIPICA VICTOR
CACAREANDO

HUGO DIAZ
Milonga para una armonica
Buenos Aires
1974

PEDRO LAURENZ
Milonga De Mis Amores

JUAN D’ARIENZO – HÉCTOR MAURÉ
EL PORTEÑO

HORACIO LAGOS – EDGARDO DONATO
CARA NEGRA

FRANCISCO CANARO – ROBERTO MAIDA – MILONGA CRIOLLA

JUAN DARIENZO ALBERTO ECHAGUE
EL RAJE

ALFREDO DE ANGELIS
DEL PASADO

 Hugo Diaz
Milonga triste

Edmundo Rivero
Tortazos

TABARE LEYTON
Milonga Moderna

*********
LA MILONGA CHEZ LES GAUCHOS
EN 1921

IV. — LES GAUCHOS
En même temps que se produisait dans les campos uruguayens celle abondance du bétail, il se formait, du croisement des Européens avec les Indiens et parfois avec les nègres amenés d’Afrique, un type d’hommes nouveau : le gaucho. Vêtu d’une pièce d’étoffe ramenée entre les cuisses, et d’une autre où il passe la tête et qui fait manteau sur ses épaules, menant une vie errante, toujours à cheval, le gaucho, libre, paresseux, joueur, chevaleresque, cruel et brave, est un type qui disparait. Mais il est bien à l’origine de la race, et il est impossible, si on ne le connaît pas, de comprendre l’Uruguay d’aujourd’hui.

Ce cavalier solitaire est un poète. Il n’est pas un gaucho qui ne sache jouer de la guitare et chanter un couplet. Mais il y avait de plus dans cette société primitive, de véritables trouvères, les payndores. Il allaient à travers le pays, la guitare à l’épaule. On s’assemblait autour d’eux. Pendant des heures ils improvisaient, faisant rire et pleurer leur rude public Accueilli par les hommes, aimé par les femmes, le payador est, comme dit Alberto zum Felde, un aristocrate, la fine fleur de la société gaucho. On lui garde la meilleure place et le meilleur morceau. Les chants des payadores, sous le nom de milongas, cielitos, gatos, tristes, sont à l’ordinaire des couplets de quatre vers :

Santos Vega, le payador
A la lointaine renommée,
Est mort en chantant son amour,
Comme l’oiseau dans la ramée.

Mais la musique de guitare qui accompagne le couplet veut cinq ou six vers ; le chanteur se tire d’affaire en répétant le premier vers soit une, soit deux fois, au début ou à la fin.

C’est de la poésie des gauchos qu’est née toute la littérature du Rio de la Plata. Et aujourd’hui encore cette poésie spontanée n’a pas disparu. Le dimanche dans les villages, les musiciens se portent des défis poétiques et se répondent en copias alternées, comme des bergers de Virgile.

Voyage en Uruguay
Henry Bidou
Revue  des Deux Mondes
Tome 5
1921