Luis de Camoes OS LUSIADAS II-64 LES LUSIADES

LUIS DE CAMOES
OS LUSIADAS II-64 LES LUSIADES II-64
LITTERATURE PORTUGAISE

Luis de Camoes Oeuvres obras Artgitato

literatura português

Luis de Camões
[1525-1580]

Tradução – Traduction
texto bilingue

Luis de Camoes Les Lusiades

 

Obra Poética

(1556)

LES LUSIADES II-64

OS LUSIADAS II-64

A Epopeia Portuguesa

 

CHANT II
Canto Segundo

Traduction Jacky Lavauzelle

verso  64
Strophe 64

II-64

Image illustrative de l'article Vasco de Gama

Vasco de Gama

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LUIS DE CAMOES
LES LUSIADES II-64
OS LUSIADAS II-64

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Isto Mercúrio disse, e o sono leva
Aussi ceci étant dit, Mercure enlève le sommeil
Ao Capitão, que com mui grande espanto
Au Capitaine, qui, frappé d’une très grande stupéfaction
Acorda, e vê ferida a escura treva
Se réveille et voit dans l’obscurité sombre
De uma súbita luz e raio santo.
Une lumière soudaine et un rayon divin.
E vendo claro quanto lhe releva
Et voyant clairement qu’il ne fallait pas
Não se deter na terra iníqua tanto,
S’attarder dans cette terre si inique,
  Com novo espírito ao mestre seu mandava
Avec un nouvel esprit, au maître d’équipage, il ordonne
Que as velas désse ao vento que assoprava.
De tendre les voiles au vent qui soufflait.

Vasco de Gama par Gregorio Lopes

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LUIS DE CAMOES
LES LUSIADES II-64
OS LUSIADAS II-64

Traduction Jacky Lavauzelle
ARTGITATO
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White_Fawn_Drawing Faon Diane

LA VIE DE LUIS DE CAMOES
par Charles Magnin

( Extrait )
Par En cherchant à montrer la différence qui sépare la vie aventureuse et active des écrivains portugais, notamment celle de Camoens, de la vie casanière et posée de la plupart de nos gens de lettres, je ne prétends pas élever par-là les œuvres des uns, ni déprimer les productions des autres. Je n’en crois pas les élégies de Camoens plus touchantes parce qu’elles sont datées d’Afrique, de la Chine et de l’Inde ; je n’en estime pas Polyeucte et Cinna moins admirables, parce que le grand Corneille n’a guère fait de plus longues pérégrinations que le voyage de Paris à Rouen. Je ne conseille à personne de louer un cabinet d’étude à Macao ; mais je crois que, généralement, si les ouvrages écrits au milieu des traverses et au feu des périls ne sont pas plus beaux, les vies de leurs auteurs sont plus belles. Indépendamment de la variété des aventures, on y trouve plus d’enseignements. J’admire et j’honore infiniment La Fontaine et Molière, mais j’honore et j’admire encore plus, comme hommes, Cervantès et Camoens. A mérite de rédaction égal, une histoire littéraire du Portugal serait un meilleur et plus beau livre qu’une histoire littéraire de notre dix-septième ou dix-huitième siècle. C’est une chose bonne et sainte que la lecture de ces vies d’épreuves, que ces passions douloureuses des hommes de génie, Je ne sache rien de plus capable de retremper le cœur. C’est pour cela que dans ce temps de souffrances oisives, de désappointements frivoles, de molles contrariétés et de petites douleurs, j’ai cru bon d’écrire l’étude suivante sur la vie de Luiz de Camoens.
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LUIS DE CAMOES