LE MORT-VIVANT- Вурдалак – POEME DE POUCHKINE (1935) А.С. Пушкин

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Alexandre Pouchkine
русский поэт- Poète Russe
русская литература
Littérature Russe

poemes-de-alexandre-pouchkine-artgitatopushkin-alexander

ALEXANDRE POUCHKINE 1835
pushkin poems
стихотворение  – Poésie
 Пушкин 

 

 

POUCHKINE – Пу́шкин
Алекса́ндр Серге́евич Пу́шкин
1799-1837

[создатель современного русского литературного языка]

TRADUCTION JACKY LAVAUZELLE

 

LA POESIE DE POUCHKINE

СТИХИ АЛЕКСАНДРА СЕРГЕЕВИЧА ПУШКИНА
Пушкин 


1835
LES CHANSONS DES SLAVES DE L’OUEST
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LE MORT-VIVANT
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  ПЕСНИ ЗАПАДНЫХ СЛАВЯН
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Вурдалак
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Трусоват был Ваня бедный:
Vanya était un pauvre lâche:
Раз он позднею порой,
Une nuit, très tard,
Весь в поту, от страха бледный,
Transpirant, vert de peur,
Чрез кладбище шел домой.
Il rentra chez lui et coupa par le cimetière.

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Бедный Ваня еле дышит,
Pauvre Vanya respirant à peine,
Спотыкаясь, чуть бредёт
Tomba sans prendre garde
По могилам; вдруг он слышит,
Dans une tombe ; Soudain, il entendit
-Кто то кость, ворча, грызет.
grogner et ronger des os.

*


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Ваня стал; – шагнуть не может.
Vanya était tétanisé ; – ne pouvant plus faire un pas.
 « Боже! – думает бедняк, –
« Dieu – pensa le pauvre homme 
Это верно кости гложет
Celui qui tant dévore les os
Красногубый вурдалак.
Doit être un mort-vivant !

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Горе! малый я не сильный;
Malheur, Petit ! Je ne suis pas assez fort ;
Cъест упырь меня совсем,
le mort-vivant me gobera tout cru,
 Если сам земли могильной
Si de la terre dans la tombe
Я с молитвою не съем. »
Je ne mange pas tout à ma dernière prière « .  

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Что же? Вместо вурдалака –
Quoi ? Au lieu du mort-vivant-
(Вы представьте Вани злость!)
(Vous imaginez bien la colère de Vanya !)
В темноте пред ним собака
Dans l’obscurité, devant lui, un cabot
На могиле гложет кость.
Qui dans la tombe rogne son os.

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 Библиотеке для чтения
1835 г. – кн. 15
Publié dans la Bibliothèque pour la lecture 
1835 – volume 15

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Вурдалак
LE MORT-VIVANT

ALEXANDRE POUCHKINE
1835  

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LES JUGEMENTS DE Tolstoï
SUR LES POEMES DE POUCHKINE

Ayons donc pleine confiance dans le jugement du comte Tolstoï sur les poèmes de Pouchkine, son compatriote ! Croyons-le, encore, quand il nous parle d’écrivains allemands, anglais, et scandinaves : il a les mêmes droits que nous à se tromper sur eux. Mais ne nous trompons pas avec lui sur des œuvres françaises dont le vrai sens, forcément, lui échappe, comme il échappera toujours à quiconque n’a pas, dès l’enfance, l’habitude de penser et de sentir en français ! Je ne connais rien de plus ridicule que l’admiration des jeunes esthètes anglais ou allemands pour tel poète français. Verlaine, par exemple, ou Villiers de l’Isle-Adam. Ces poètes ne peuvent être compris qu’en France, et ceux qui les admirent à l’étranger les admirent sans pouvoir les comprendre. Mais il ne résulte pas de là, comme le croit le comte Tolstoï, qu’ils soient absolument incompréhensibles. Ils ne le sont que pour lui, comme pour nous Lermontof et Pouchkine. Ce sont des artistes : la valeur artistique de leurs œuvres résulte de l’harmonie de la forme et du fond : et si lettré que soit un lecteur russe, si parfaite que soit sa connaissance de la langue française, la forme de cette langue lui échappe toujours.

Léon Tolstoï
Qu’est-ce que l’art ?
Traduction par T. de Wyzewa.
 Perrin, 1918
pp. i-XII

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А.С. Пушкин