LA GLADIATRICE – Roman Jacky Lavauzelle – Chapitre 1

LA GLADIATRICE

Roman
Jacky Lavauzelle

Chapitre 1

« Le vrai peut quelquefois n’être pas vraisemblable. »
Guy de Maupassant – Le Condamné à mort.

 

« Na szczęście polskie państwo jest demokratyczne i nie jest już teoretyczne. Inna droga, droga odbudowy polskiego państwa, które ma służyć wszystkim Polakom będzie kontynuowana i będzie kontynuowana droga obudowy sprawiedliwości, która już dziś przyniosła bardzo znaczące zmniejszenie różnic społecznych… »
Lech Kaczyński
(« Heureusement, l’état polonais est démocratique et ce n’est plus théorique. D’autre part, la voie de la reconstruction de l’État polonais, qui servira tous les Polonais, se poursuivra et la voie de la justice se poursuivra, ce qui a déjà entraîné une réduction très significative des différences sociales … »
Lech Kaczyński)

1

23 octobre 2005 – Piastów – Pologne.

Au-dessus de la porte, la lézarde continuait ; elle avait sa route et imperceptiblement elle continuait son avancée, jour après jour, jusqu’à continuer sur le grand mur adjacent, mur qui avait dû, un jour, il y a longtemps, être rouge carmin.
Du-dessous de la porte, une dame sortit avec ses deux poubelles dans chaque main. Elle avait dû être belle un jour. Le cœur continuait de battre, par une simple et évidente bonté divine, qui, un jour, il y a longtemps aussi, s’était égarée dans cet immeuble de Piastów.
La tête, qui s’effaçait sous une chevelure épaisse et les membres avachis, portait plus que ces deux pauvres sacs à peine pleins. 
En sortant, elle s’arrêta et releva la tête. Un scientifique, ou un homme avisé, un être un peu curieux aurait pu s’apercevoir alors comme la fissure elle-même venait d’arrêter sa microscopique et inéluctable progression.
Ses beaux yeux avaient cette forme étrange, cette forme que portent tous les ravagés de la vie, possédant une force peu commune chez les hommes, comme ces puissants rochers qui résistent vaillamment aux vagues qui les harcèlent constamment. Une sorte de fluide étrange devait en elle circuler, un je ne sais quoi de fluide intemporel.
Mais si sa tête se relevait, c’était pour enfin trouver d’où venait cette terrifiante puanteur de putréfaction avancée qui pénétrait jusque dans les appartements depuis le début de la journée.
En ouvrant la grosse poubelle centrale, elle y jeta les siennes.
Elle trouva un reste de chat étêté totalement parcouru par des multitudes grouillantes de vers blancs. Beaucoup aurait vomi à la seule vision de ces atrocités et de ces pestilences agglomérées. Mais pas elle. Elle la saisit avec une de ses poches poubelles qu’elle avait rouverte et l’y inséra méticuleusement.
Elle remonta ensuite dans son appartement, dans ce même vibrant et étonnant déséquilibre qu’à la descente.
Dans l’appartement de la famille Wulkanizacja, situé dans la rue Józefa Bema de Piastów, un grand silence inhabituel régnait.
Le petit téléviseur fatigué commentait l’abstention des dernières élections présidentielles, avec des invités de la Plate-forme Civique et ceux du PiS, le parti Droit et Justice. Seule Ewa, la mère, ne regardait pas le poste, préférant rester dans sa chambre pour prier comme elle avait l’habitude de faire avant chaque repas. Aucun évènement, même celui-là, n’aurait pu lui faire changer ses habitudes. Jarosław, le père, regardait dans le vide, les yeux à moitié fermés. Depuis quelques jours, il était sorti de l’hôpital et restait hébété, mais vivant encore. Leur fille de treize ans, Kasia, semblait regarder attentivement les vifs débats et les propos fleuris, non qu’elle s’intéressât à un quelconque moment à la politique, mais regardait avec intérêt deux ou trois jeunes politiciens qui s’époumonaient. Tous les téléviseurs de l’immeuble, sans exception, déroulaient les oppositions et les derniers combats d’une lutte qui, pendant toutes ces semaines, animait et déchirait autant les familles que le quartier.

Ewa rentra dans la salle à manger, qui servait aussi de cuisine, et jeta un œil rapide et dépassionné sur l’écran. Cela lui importait peu que ce soit un tel ou tel, tant que ce n’était pas un de ces communistes ou un ex-communiste relooké ou réhabilité, plus nombreux dans les médias désormais que les purs et durs communistes.
Elle avait voté quand même ce matin-là. Elle votait depuis que le vote signifiait enfin un peu quelque chose, même si, de ce quelque chose, elle n’attendait rien.
Elle avait voté, comme à chaque fois. Elle avait voté Lech Kaczyński, le leader du PiS, car elle pensait que sa foi était plus assurée, plus vivante et vraie. C’est tout. Mais, une chose la gênait toutefois : il n’avait jamais eu d’enfant et il vivait avec sa mère. Les opposants le salissaient en disant qu’il devait être homosexuel. Ewa n’aimait pas les rumeurs et les ragots. Pourtant, elle condamnait l’homosexualité sans comprendre ce que cela voulait dire exactement. Cependant, il était catholique. Il était un authentique anti-communiste et cela lui suffisait. Elle avait tant souffert enfant de ne pas pouvoir vivre pleinement sa foi. Le passé de Lech Kaczyński dans Solidarność, pour elle, militait en sa faveur. En plus, le PiS, depuis les élections législatives de 2005, avait le vent en poupe et il paraissait normal qu’il emporte ces nouvelles élections dans la foulée.
Pour tout le reste, quelle importance ? Comme elle le répétait souvent, d’après des proverbes polonais : « pour les pauvres, même la nuit de noce est courte » … « si tu es dans la pétrin, tourne-toi vers Dieu ». Avec ces deux pensées, elle organisait sa vie avec d’un côté la fatalité de son état, de l’autre l’ultime solution et secours.
Le décompte arriva et Ewa quitta son fourneau et s’assis à côté de sa fille qui, comme hypnotisée par ce petit écran, où l’image sautait et le son se coupait fréquemment, ne la voyait même pas. Elle regarda son mari qui, lui, semblait ouvrir un peu plus grand les yeux, mais sans savoir si c’était mécanique, comme cela lui arrivait souvent, ou dû au suspens de ce fameux décompte.
Lech Kaczyński semblait l’emporter. Tous les bureaux des grandes villes n’avaient pas donné tous les résultats, mais l’avance était désormais assez confortable pour que les journalistes annoncent en toute sérénité sa victoire.

Les appartements de la rue Józefa Bema de Piastów restèrent quelques minutes dans cet étrange silence. Mais aussitôt la confirmation annoncée, des cris de joie et des klaxons retentirent bruyamment. Ewa retourna simplement à son plan de travail dans la cuisine, sans dire même un seul mot. On entendit alors Jerzy, le bruyant voisin, militant de la première heure de la Ligue des familles polonaises crier victoire et affirmer à toute sa sainte famille que l’ordre moral était désormais de retour et que les corrompus et autres communistes avaient mangé leur pain blanc.

Une heure plus tard, Ewa ramena le chou farci au veau, pour ce repas dominical, elle trouva toujours sa fille collée devant l’écran comme statufiée. Elle n’éleva pas la voix, comme à son habitude et poussa les coudes de sa fille. On frappa à la porte. Ewa posa tranquillement sa soupière où reposait l’odorant chou et, sans plus se presser, alla ouvrir la porte. C’était Jerzy avec une bouteille de Krupnik non encore ouverte.

Ewa, qu’est-ce qu’on leur a mis ! Quelle déculottée on a mis à ces sales communistes ! On les aura !

Et devant Ewa qui ne répondait toujours pas et qui le regardait sans aucune expression, notre Jerzy ouvrit la bouteille et remplit les deux verres. Il était gai et chantonnait. Ewa trouvait toujours qu’il en faisait de trop et ça la fatiguait, mais elle se refusait de se fâcher avec les voisins, ni avec quiconque. Un bon catholique devait supporter sa situation. C’était comme ça. Elle prit le verre que lui tendait Jerzy.

Allez ! Cul-sec, Ewa ! Pour la victoire ! Et pour le coup de pied au cul que l’on va leur mettre. Allez ! Wasze zdrowie!

Ewa but son verre comme il le lui avait demandé, d’une traite. Elle lui tendit aussitôt le verre vide, afin qu’il quitte le palier aussitôt. Le repas refroidissait déjà. Mais notre Jerzy en resservit tout aussitôt un autre. Elle répondit alors en prenant soin de ne pas le vexer :

Jerzy ?

Oui, Ewa ?

C’est le dernier ! J’ai mon repas qui attend sur la table !

Oui ! Bien sûr ! C’est le dernier ! Mais ce ne sera pas la dernière victoire ! ça sent rudement bon ! Si je n’étais pas en famille, je m’imposerai bien…

Jerzy !

Oui, d’accord ! Allez ! A la victoire ! Il est bien frappé mon Krupnik ! Sirupeux à souhait ! Wasze zdrowie !

Les beaux yeux d’Ewa tombèrent involontairement sur son entrejambe qui laissait voir une puissante boursouflure. Jerzy n’était pas qu’excité par les réultats des élections. Il était temps qu’elle clôture la discussion. Elle fit un pas en arrière et lentement referma la porte sur son voisin qui continuait à parler et à parler. La porte refermée, elle regarda par le juda. Il s’était tu et, quelques secondes après, s’en alla enfin.
Ewa se méfiait de ce voisin qui lui tournait autour, surtout depuis que son mari, malade, était presque totalement immobilisé dans son fauteuil. « Les hommes sont les hommes, se disait-elle. Dieu les a faits ainsi ! Qu’y pouvons-nous, nous, pauvres femmes ! » tout en récitant en elle-même une rapide prière. Ewa savait que malgré son grand état de fatigue, ses quarante-trois ans ne laissaient pas les hommes du quartier indifférents. Dans le bus, qui la conduisait à son travail, ou à Varsovie, elle se faisait souvent coller par des gens du quartier qu’elle voyait tous les jours. Souvent, cela se terminait avec des mains qui lui agrippaient les fesses ou lui caressaient le haut des cuisses. Parfois…

Elle entendit à peine la porte s’ouvrir. Elle eut peur de l’avoir mal fermée et que le fameux Jerzy ne se soit permis de rentrer. C’était sa grande fille de dix-sept ans, Joan, qui venait de rentrer, souple et féline, et qui refermait à l’instant même la porte derrière elle. Elle embrassa sa mère et lui dit aussitôt qu’elle devait lui parler après le repas en tête à tête. Elle allait l’informer qu’elle quitterait prochainement le foyer familial pour rentrer dans l’armée polonaise.
Ewa installa la soupière et les couverts, avec l’aide de Joan. Kasia restait toujours avachie sur sa chaise et se poussa à peine. Joan lui pinça les côtes par derrière. Le résultat alla au-delà de ses espérances ; Kasia poussa un cri strident qui réveilla le père, enfin du moins ouvrit-il un peu plus les yeux. Les politiques se succédaient avec toujours les mêmes réponses arrogantes. Certains avaient la victoire arrogante et les autres la défaite arrogante tout autant. Elle se leva, toujours dans cette même lenteur et éteignit la télévision. Les deux filles, surprises de cet acte d’autorité, restèrent bouche bée et regardèrent leur mère comme si elles la voyaient pour la première fois.

Pouvons-nous faire pour une fois un repas en famille, pour une fois ! Pouvons-nous prier ensemble ? Pour une fois.

Aucune des deux filles ne répondit, mais Joan approuvait ce timide acte d’autorité. Ewa semblait sereine et emprunte d’une grande bonté. La prière de ce soir-là était la suivante :

Serviteurs, soyez soumis en toute crainte à vos maîtres, non seulement à ceux qui sont bons et doux, mais aussi à ceux qui sont d’un caractère difficile. Si vous supportez la souffrance lorsque vous faites ce qui est bien, c’est une grâce devant Dieu.
Amen.

Amen ! répondirent les deux filles en chœur, même si Kasia leva les yeux au ciel avec un léger mouvement d’épaules.

Joan ! Peux-tu donner ce soir à manger à ton père ? Moja maleńka! Tu me soulageras un peu ! Mon dos me fait tant souffrir ce soir et je vais avoir une dure journée de travail demain ! Moje kochanie!

Joan, la plus grande des deux filles, se leva et partit faire manger son père. Elle regarda sa mère toujours prête à rendre service et à se sacrifier, mais usée par le temps, par les tâches, par son travail, par la maladie de son mari qui lui demandait toujours plus de soins.

Joan avait bien compris qu’il fallait prendre son destin en main, que la solution ne viendrait ni de la politique ni de Dieu. C’est ce jour qu’elle devait parler à sa mère.

Ils mangèrent dans ce silence habituel, juste entrecoupé des pitreries habituelles de Kasia. Ewa servit sa famille et Joan fit manger son père. Joan regarda sans cesse sans mère, qu’elle voyait comme une martyre de son époque. Jamais une plainte, jamais un cri, jamais une insulte. Sa mère était la bienveillance personnifiée. « Sûr, pensait Joan, que le Christ l’aurait acceptée comme une de ses proches, tout à côté de Marie-Madeleine. Sûr qu’elle l’aurait suivi jusqu’au dernier jour sur la croix et qu’elle aurait attendu la résurrection. Sûr, qu’elle lui aurait lavé ses blessures, une à une, avec son immense gentillesse.»

Joan à la fin du repas, l’aida à tout ranger, alors que sa sœur, Kasia, épuisée par sa journée passée à ne rien faire, dormait déjà sur le bord de la table. Joan tenta de la réveiller mais sans y arriver. Elle réussit juste à ce qu’elle se déplace de la table à son lit.
Elle aida sa mère à coucher son père qui n’était pas bien lourd.

Elles se retrouvèrent toutes les deux dans l’espace de la cuisine. Joan lui passait les assiettes les unes après les autres. Le silence régnait dans la pièce où l’on entendait que le bruit des tintements et des heurts.

Mamounia ?

Sa mère ne répondit pas, mais la regardait avec deux grands yeux clairs et bienveillants.

Mamounia ?’ Mamounia, tu sais, je t’ai déjà parlé des examens que j’ai passés pour l’armée…Eh bien, tu sais, j ai été reçu au Grupa Reagowania Operacyjno Manewrowego. Tu sais ? Mais si, je t’en ai déjà parlé !… Tu t’en souviens ? Dis, Mamounia ?

Ewa, sa mère, attendait encore. Que pouvait-elle dire ? Que pouvait-elle faire ? Sa fille, à sa manière, comme elle, essayait de s’en sortir.

Je partirai la semaine prochaine ! J’ai reçu mon affectation ! …Je t’enverrai de l’argent pour t’aider à soigner papa ! Je te donnerai le maximum que je pourrais t’envoyer ! Tu sais, moi, je n’ai pas besoin de grand-chose ! Papa a plus de besoin que moi ! Hein, Mamounia ?

Les deux se regardèrent, car les deux savaient que la fin était proche. Les nouvelles médicales n’étaient pas bonnes. Si Dieu le voulait, pensait la mère, peut-être pourraient-ils passer ses dernières fêtes de Noël ensemble. C’est tout ce qu’elle espérait. Il était déjà pour elle dans les saintes mains de Dieu. Elle ne s’inquiétait donc pas outre mesure. Il n’y avait qu’à attendre.

Elles restèrent assises l’une en face de l’autre à se regarder avec bienveillance. Sa mère se saisit de ses pelotes de laine et commença à tricoter le pull qu’elle comptait offrir à Kasia pour les fêtes.

Joan s’assit à ses côtés et l’embrassa. Elle crut voir un léger sourire relever la commissure de ses lèvres. Un sourire à peine dessinée. Joan pensa à la Joconde, mais une Joconde sanctifiée, portée par la voix et les mains de son Seigneur. Des ombres des gouffres, une prière intérieure devait vivre et ovuler de l’espoir et chasser un peu les craintes et les peurs.

Dans la grande pièce, à peine éclairée par la faible intensité de la lampe centrale, Joan posa sa main droite sur la jambe de sa mère de manière à ne pas la gêner dans son tricot. Elle ajusta ses écouteurs et ferma les yeux. Elle se sentait bien. Elle ferait en sorte que le long sacrifice ne soit pas vain. Les salves de Jest de Budka Suflera venaient s’échouer dans sa tête sereine. La voix d’aigle à peine éraillée de Krzysztof Cugowski survolait les nouvelles contrées de son âme, comme un prêtre noir qui se levait dans la foule et battait de sa langue les vents et les marées. « Chodźmy stąd, zamknij oczy ». Doucement, elle posa sa tête sur les genoux de sa mère. En ouvrant, elle voyait les voiles de la mort tentant de recouvrir désespérément les ailes d’un ange abattu, un genou à terre. Elle lui saisit une main et l’embrassa d’un unique baiser. Sa mère n’opposa aucune résistance en baissant juste son regard. A la couleur de ses yeux, Joan comprit combien sa mère l’aimait.

Joan se souvint de la première fois où elle avait observé le changement dans la couleur profonde de son iris. alors de la discussion qu’elle avait eue avec sa mère quand elle avait sept ou huit ans. Cette discussion qui changea son destin. C’était une journée de fin septembre.

Mamusia ? demanda d’une voix à peine audible Joan.

Oui, chérie ! Moje kochanie!

Tu connais mon amie, Angela ?

Angela Napieralski ! Celle qui est dans ta classe, moje kochanie ?

Oui, tu sais, c’est ma meilleure copine et…

Et ?

Et son père s’occupe d’une salle d’entraînement…

Et, moje kochanie ?

Et Angela est inscrite une heure le mercredi, en fin d’après-midi, et le samedi, deux heures dans l’après-midi…

Et ? demanda sa mère qui attendait la suite qui ne venait pas.

Et elle m’a demandé si je voulais l’accompagner et m’entraîner avec elle.

Et ça te vient d’où cette lubie ?

C’est pour être avec mon amie ! J’ai bien le droit !

Et c’est à Piastów ?

Euh ! Non ! A Varsovie ! Avenue Jagiellońska !

Et qui t’emmènera là-bas, ma fille ?

Ne t’inquiète pas, mamusia ! Son père s’occupe de tout ! Il nous emmènera toutes les deux ensembles.

Mais combien cela va-t-il nous coûter, moje kochanie? demanda-t-elle inquiète, car chaque mois était une épreuve pour joindre les deux bouts et nourrir sa famille.

Ne t’inquiète pas mamusia ! Le père de Ludmilla s’occupe de tout ! Il m’a assurée que cela ne te coûterait rien. Si je me défends bien, je serai prise en charge par le club qui cherche des filles. Sinon, j’arrêterai rapidement. Ne crains rien, mamusia ! J’en ai assez de ne rien faire ! De rester toujours en bas de l’immeuble avec les autres ! J’en ai assez de rester dans l’appartement !

Sa mère accepta sans accepter vraiment. Elle l’embrassa et lui demanda de prier avec elle.

Seigneur, dans ces moments difficiles, tu peux être certain que nos prières t’accompagnent et nous avons que notre foi nous permettra de garder espoir. Accompagne ma fille dans sa recherche de la vérité et aide la à trouver la bonne et juste voie parmi nous.
Amen.

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Fin chapitre 1

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