Archives de catégorie : Traduction

JEAN Ier – CAP VERS L’AFRIQUE- OS LUSIADAS IV-48 LES LUSIADES LUIS DE CAMOES – Não sofre o peito forte, usado à guerra

*

traduction Jacky LavauzelleOS LUSIADAS CAMOES CANTO IV
Os Lusiadas Les Lusiades
OS LUSIADAS IV-48 LES LUSIADES IV-48
LITTERATURE PORTUGAISE

Os Lusiadas Traduction Jacky Lavauzelle Les Lusiades de Luis de Camoes




Os Lusiadas Traduction Jacky Lavauzelle Les Lusiades de Luis de Camoes

literatura português

Luis de Camões
[1525-1580]

Tradução – Traduction
texto bilingue




Luis de Camoes Les Lusiades Trad Jacky Lavauzelle

 Obra Poética  (1556)




OS LUSIADAS IV-48
A Epopeia Portuguesa

 

Traduction Jacky Lavauzelle

Camoes Traduction Jacky Lavauzelle
Vasco de Gama

 

Traduction Jacky Lavauzelle

 

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JEAN Ier : CAP VERS L’AFRIQUE

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« Não sofre o peito forte, usado à guerra,

« Mais cette âme forte, forgée pour la guerre,
 Não ter amigo já a quem faça dano;
Ne se résout pas à ne plus avoir d’ennemis ;
  E assim não tendo a quem vencer na terra,
Et ainsi n’ayant plus rien à conquérir sur terre,
Vai cometer as ondas do Oceano.
Part se battre avec les vagues de l’Océan.
  Este é o primeiro Rei que se desterra
C’est le premier Roi ainsi à partir
Da Pátria, por fazer que o Africano
De sa  patrie, pour que l’Africain
Conheça, pelas armas, quanto excede
Comprenne, par les armes, combien est supérieure
  A lei de Cristo à lei de Mafamede. 
La loi du Christ à celle de Mahomet.

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Traduction Jacky Lavauzelle
Nuno Álvares Pereira

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OS LUSIADAS CANTO IV

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Traduction Jacky Lavauzelle

Vasco de Gama par Gregorio Lopes

**************

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LA MORT DU VETERAN CAMOES

Et puis, pour qu’un royaume ait des gens de lettres, il lui faut de l’argent pour les pensionner. Le Portugal, qui épuisait son épargne en flottes, en armées, en constructions de citadelles, ne pouvait avoir dans son budget un chapitre d’encouragemens aux lettres et aux arts. Bientôt même l’état ruiné par ses conquêtes, obéré par la victoire, n’eut plus de quoi suffire aux besoins de ses armées : il finit par ne pouvoir plus nourrir ceux qui l’avaient servi. Camoens mourut à l’hôpital, ou à-peu-près ; mais ce ne fut pas comme poète ; ce ne fut pas comme Gilbert et Maifilâtre à côté d’autres écrivains largement rentes: ce fut comme un vétéran dont la solde manque, ou dont la pension de retraite est suspendue.il mourut comme beaucoup de ses compagnons d’armes, comme mouraient les vice-rois eux-mêmes, qui n’avaient pas toujours (témoin dom Joâo de Castro) de quoi acheter une pouie dans leur dernière maladie.

« Qu’y a-t-il de plus déplorable que de voir un si grand génie si mal récompensé ? Je l’ai vu mourir dans un hôpital de Lisbonne, sans avoir un drap pour se couvrir, lui qui avait si bravement combattu dans l’Inde orientale et qui avait fait cinq mille cinq cents lieues en mer. Grande leçon pour ceux qui se fatiguent à travailler nuit et jour et aussi vainement que l’araignée qui ourdit sa toile pour y prendre des mouches. »
Il peut résulter de cette apostille que José Indio a vu Camoens à l’hôpital, sans qu’il faille prendre à la lettre les mots je l’ai vu mourir.
Ce fut dans ces circonstances que le désastre d’AIkacer Kébir (4 août 1578) frappa de mort le Portugal. Il restait encore à Camoens une larme pour sa patrie : Ah ! s’écria-t-il, du moins je meurs avec elle ! Il répéta la même pensée dans la dernière lettre qu’il ait écrite. « Enfin, disait-il, je vais sortir de la vie, et il sera manifeste à tous que j’ai tant aimé ma patrie, que non-seulement je me trouve heureux de mourir dans son sein, mais encore de mourir avec elle. »
Il ne survécut que peu de mois à ce désastre, et mourut au commencement de 1579, à l’âge de cinquante-cinq ans.
Il fut enterré très pauvrement dans l’église de Santa Anna, dit Pedro de Mariz, à gauche en entrant et sans que rien indiquât sa sépulture. Ses malheurs firent une impression si profonde, que personne ne voulut plus occuper la maison qu’il avait habitée. Elle est restée vide depuis sa mort. Les prévisions de Camoens ne tardèrent pas à s’accomplir. Le Portugal, ce royaume né d’une victoire et mort dans une défaite, tomba bientôt sous le joug de Philippe IL Ce monarque visitant ses nouvelles provinces, s’informa du poète, et, en apprenant qu’il n’existait plus, il témoigna un vif regret….

Charles Magnin
Luiz de Camoëns
Revue des Deux Mondes
Période Initiale, tome 6

*********************

Traduction Jacky Lavauzelle

ARTGITATO
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Camoes Os Lusiadas IV Traduction Jacky Lavauzelle

 OS LUSIADAS IV

LUIS DE CAMOES LES LUSIADES

Camoes Canto III

FILIPA DE LANCASTRE – 1387-1388 : UNE PAIX ET DEUX MARIAGES- OS LUSIADAS IV-47 LES LUSIADES LUIS DE CAMOES – Destas e outras vitórias longamente

 *
1387
Filipa de Lancastre

traduction Jacky LavauzelleOS LUSIADAS CAMOES CANTO IV
Os Lusiadas Les Lusiades
OS LUSIADAS IV-47 LES LUSIADES IV-47
LITTERATURE PORTUGAISE

Os Lusiadas Traduction Jacky Lavauzelle Les Lusiades de Luis de Camoes




filipa de lancastre Os Lusiadas Traduction Jacky Lavauzelle Les Lusiades de Luis de Camoes

literatura português

Luis de Camões
[1525-1580]

Tradução – Traduction
texto bilingue




Luis de Camoes Les Lusiades Trad Jacky Lavauzelle

 Obra Poética  (1556)




OS LUSIADAS IV-47
A Epopeia Portuguesa

 

Traduction Jacky Lavauzelle

Camoes Traduction Jacky Lavauzelle
Vasco de Gama

 

Traduction Jacky Lavauzelle

 

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 1387
UNE PAIX & DEUX MARIAGES

11 Février 1387
Jean Ier
se marie avec Filipa de Lancastre (née à Leicester)

filipa de lancastre
Filipa de Lancastre mariée à Jean Ier en 1387
Signature de Filipa de Lancastre

En 1388
Jean de Gand renoncera à ses prétentions dynastiques sur la péninsule ibérique

 

17 Septembre 1388
Mariage de  Catherine de Lancastre avec Henri III de Castille,héritier castillan

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« Destas e outras vitórias longamente

« Par ces longues victoires et tant d’autres
Eram os Castelhanos oprimidos,
Les Castillans se trouvaient si opprimés,
  Quando a paz, desejada já da gente,
Que la paix, déjà souhaitée par le peuple,
Deram os vencedores aos vencidos,
Fut donnée par les vainqueurs aux vaincus,
   Depois que quis o Padre onipotente
Quand le Père tout-puissant
Dar os Reis inimigos por maridos
Choisit de marier les Rois ennemis
As duas ilustríssimas Inglesas,
A deux illustres Anglaises,
Gentis, formosas, ínclitas princesas. 
Douces, belles et réputées princesses.

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Traduction Jacky Lavauzelle
Nuno Álvares Pereira

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OS LUSIADAS CANTO IV

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Traduction Jacky Lavauzelle

Vasco de Gama par Gregorio Lopes

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LA MORT DU VETERAN CAMOES

Et puis, pour qu’un royaume ait des gens de lettres, il lui faut de l’argent pour les pensionner. Le Portugal, qui épuisait son épargne en flottes, en armées, en constructions de citadelles, ne pouvait avoir dans son budget un chapitre d’encouragemens aux lettres et aux arts. Bientôt même l’état ruiné par ses conquêtes, obéré par la victoire, n’eut plus de quoi suffire aux besoins de ses armées : il finit par ne pouvoir plus nourrir ceux qui l’avaient servi. Camoens mourut à l’hôpital, ou à-peu-près ; mais ce ne fut pas comme poète ; ce ne fut pas comme Gilbert et Maifilâtre à côté d’autres écrivains largement rentes: ce fut comme un vétéran dont la solde manque, ou dont la pension de retraite est suspendue.il mourut comme beaucoup de ses compagnons d’armes, comme mouraient les vice-rois eux-mêmes, qui n’avaient pas toujours (témoin dom Joâo de Castro) de quoi acheter une pouie dans leur dernière maladie.

« Qu’y a-t-il de plus déplorable que de voir un si grand génie si mal récompensé ? Je l’ai vu mourir dans un hôpital de Lisbonne, sans avoir un drap pour se couvrir, lui qui avait si bravement combattu dans l’Inde orientale et qui avait fait cinq mille cinq cents lieues en mer. Grande leçon pour ceux qui se fatiguent à travailler nuit et jour et aussi vainement que l’araignée qui ourdit sa toile pour y prendre des mouches. »
Il peut résulter de cette apostille que José Indio a vu Camoens à l’hôpital, sans qu’il faille prendre à la lettre les mots je l’ai vu mourir.
Ce fut dans ces circonstances que le désastre d’AIkacer Kébir (4 août 1578) frappa de mort le Portugal. Il restait encore à Camoens une larme pour sa patrie : Ah ! s’écria-t-il, du moins je meurs avec elle ! Il répéta la même pensée dans la dernière lettre qu’il ait écrite. « Enfin, disait-il, je vais sortir de la vie, et il sera manifeste à tous que j’ai tant aimé ma patrie, que non-seulement je me trouve heureux de mourir dans son sein, mais encore de mourir avec elle. »
Il ne survécut que peu de mois à ce désastre, et mourut au commencement de 1579, à l’âge de cinquante-cinq ans.
Il fut enterré très pauvrement dans l’église de Santa Anna, dit Pedro de Mariz, à gauche en entrant et sans que rien indiquât sa sépulture. Ses malheurs firent une impression si profonde, que personne ne voulut plus occuper la maison qu’il avait habitée. Elle est restée vide depuis sa mort. Les prévisions de Camoens ne tardèrent pas à s’accomplir. Le Portugal, ce royaume né d’une victoire et mort dans une défaite, tomba bientôt sous le joug de Philippe IL Ce monarque visitant ses nouvelles provinces, s’informa du poète, et, en apprenant qu’il n’existait plus, il témoigna un vif regret….

Charles Magnin
Luiz de Camoëns
Revue des Deux Mondes
Période Initiale, tome 6

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Traduction Jacky Lavauzelle

ARTGITATO
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Camoes Os Lusiadas IV Traduction Jacky Lavauzelle

 OS LUSIADAS IV

LUIS DE CAMOES LES LUSIADES

Camoes Canto III

POEME DE NIKOLOZ BARATACHVILI (BARATASHVILI)- LA BOUCLE D’OREILLE – 1839 – საყურე – O brinco

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POEME DE NIKOLOZ BARATASHVILI
POEME DE NIKOLOZ BARATACHVILI
LA BOUCLE D’OREILLE – 1839
LITTERATURE GEORGIENNE
ქართული ლიტერატურა
POESIE GEORGIENNE
ქართული პოეზია

GEORGIE – DECOUVERTE DE LA GEORGIE – საქართველოს აღმოჩენა

POEME DE NIKOLOZ BARATACHVILI NIKOLOZ BARATASHVILI
Géorgie
საქართველო

TRADUCTION JACKY LAVAUZELLE

POEME DE NIKOLOZ BARATACHVILI - POEME DE NIKOLOZ BARATACHVILI NIKOLOZ BARATASHVILI

____________________________________________________________

POESIE GEORGIENNE
ქართული პოეზია

NIKOLOZ BARATASHVILI
NIKOLOZ BARATACHVILI
ნიკოლოზ ბარათაშვილი

1817 წლის 4 დეკემბერი – 1844 წლის 21 ოქტომბერი
4 décembre 1817 – 21 octobre 1844

Nikoloz Baratachvili

TRADUCTION JACKY LAVAUZELLE

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LA BOUCLE D’OREILLE
საყურე
O brinco
1839

Anselme Feuerbach – Jeune Femme portant une boucle d’oreille – Détail

 

ვითა პეპელა
vita pepela
Au vif papillon
Uma borboleta rápida, 
არხევს ნელნელა
arkhevs nelnela
Fais ralentit son vol
Abrandar o seu voo
სპეტაკს შროშანას, ლამაზად ახრილს,
spetaks shroshanas, lamazad akhrils,
Au pétillant muguet, magnifiquement s’accorde,
No lírio cintilante, concorda lindamente
ასე საყურე,
ase saqure,
La boucle d’oreille,
O brinco,
უცხო საყურე,
utskho saqure,
L’étrange boucle d’oreille,
O estranho brinco
ეთამაშება თავისსა აჩრდილს.
etamasheba tavissa achrdils.
Joue avec les ombres.
Brinque com as sombras.
ნეტავი იმას,
net’avi imas,
Sera bienheureux
Será abençoado, 
ვინც თავისს სუნთქვას
vints taviss suntkvas
Celui qui la touche
Aquele que a toca 
შენსა ჩრდილშია მოიბრუნებდეს!
shensa chrdilshia moibrunebdes!
Et sortira de l’ombre !
E sairá das sombras!
შენის შერხევით,
shenis sherkhevit,
Comme bercé par les vents,
Como balançado pelos ventos,
სიო-მობერვით
sio-mobervit
Ton doux balancement
Seu balanço suave, 
გულისა სიცხეს განიგრილებდეს!
gulisa sitskhes ganigrilebdes!
Fais refroidir le cœur ardent !
Faz corações  legal !
ჰოჲ, საყურეო,
hoჲ, saqureo,
O boucle d’oreille,
O brinco,
გრძნებით ამრევო,
grdznebit amrevo,
Comment un tel cœur défaillant
Como um coração tão fracassado
ვინ ბაგე შენს ქვეშ დაიტკბარუნოს?
vin bage shens kvesh dait’k’barunos?
Peux-tu réanimer ?
Você pode ressuscitar?
მუნ უკვდავების
mun ukvdavebis
Est-ce de l’immortalité
A imortalidade está
შარბათი ვინ სვის?
sharbati vin svis?
Qui circule en tes veines ?
Fluindo em suas veias?
ვინ სული თვისი ზედ დაგაკონოს?
vin suli tvisi zed dagakonos?
Quelle âme peut donner davantage ?
Que alma pode dar mais?
1839 წ.
Année 1839
Ano de 1839
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POEME DE NIKOLOZ BARATACHVILI – LA BOUCLE D’OREILLE – 1839
LITTERATURE GEORGIENNE
ქართული ლიტერატურა
POESIE GEORGIENNE
ქართული პოეზია

 

POEME DE NIKOLOZ BARATACHVILI - LA BOUCLE D'OREILLE - 1839

LITTERATURE GEORGIENNE – LA POESIE GEORGIENNE ქართული პოეზია

 *****
LITTERATURE GEORGIENNE
LA POESIE GEORGIENNE

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SCENES DE LA VIE GEORGIENNE 1862 par Henri Cantel
Géorgie
საქართველო

GEORGIE – DECOUVERTE DE LA GEORGIE – საქართველოს აღმოჩენა

TRADUCTION JACKY LAVAUZELLE

LITTERATURE GEORGIENNE - LA POESIE GEORGIENNE

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LITTERATURE GEORGIENNE
ქართული ლიტერატურა
Kartuli Literaturi

LES POETES GEORGIENS
ქართველი პოეტები
Kartveli Poetebi
LA POESIE GEORGIENNE
ქართული პოეზია
Kartuli Poezia


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LE MONUMENT A NIKOLOZ BARATASHVILI – ნიკოლოზ ბარათაშვილი par Boris Tsibadze – 1976 à Tbilissi

NIKOLOZ BARATASHVILI
NIKOLOZ BARATACHVILI
ნიკოლოზ ბარათაშვილი

1817 წლის 4 დეკემბერი – 1844 წლის 21 ოქტომბერი
4 décembre 1817 – 21 octobre 1844

LA BOUCLE D’OREILLE
საყურე 
 O brinco
1839
Traduction Française et traduction portugaise

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MEDITATION SUR LES BORDS DU MTKVARI
ფიქრნი მტკვრის პირას

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 PAOLO IASHVILI
პაოლო იაშვილი

29 juin 1894 – 22 juillet 1937
29 ივნისი 1894 –  22 ივლისი 1937

TBILISSI
თბილისი

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GIORGI LEONIDZE
გიორგი ლეონიძე

27 დეკემბერი, 1899 – 9 აგვისტო, 1966
27 septembre 1899 – 9 août 1966

 

LES NOTES DE VOYAGE
მოგზაურობა სამშობლოში
mogzauroba samshobloshi

2. ანანური
2. ananuri

6. თემურის ხანძართ ნატისუსალი…
6. temuris khandzart nat’isusali…
6. Les massacres de Tamerlan …

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poésie Jacky Lavauzelle

 VAJA-PCHAVELA
ვაჟა ფშაველა

არწივი
L’AIGLE
DER ADLER
A ÁGUIA
L’AQUILA

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 Ilia TCHAVTCHAVADZE
ილია ჭავჭავაძე

გაზაფხული
Le Printemps
1861

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აკაკი წერეთელი
AKAKI TSERETELI
1840-1915

 გაზაფხული
Le Printemps

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MONUMENT ILIA & AKIKI à TBILISSI
(ილია ჭავჭავაძე Ilia Tchavtchavadze & აკაკი წერეთელი Akaki Tsereteli)

Ilia & Akiki – Ilia Tchavtchavadze à gauche & Akaki Tsereteli à droite

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LA GEORGIE
UNE TERRE QUI FASCINE LES POETES

Comme le soulignait Eugène-Melchior de Vogüé, en 1884, la Géorgie a été une terre aimée des grands poètes russes :

« Durant la première moitié de ce siècle, le Caucase fut pour la Russie ce que l’Afrique était pour nous, une terre d’aventures et de rêves, où les plus fous et les plus forts allaient jeter leur gourme de jeunesse. Mais tandis qu’Alger ne nous renvoyait que de bons officiers, Tiflis rendait des poètes. On comprend la fascination de ce pays merveilleux ; il offrait aux jeunes Russes ce qui leur manquait le plus : des montagnes, du soleil, de la liberté. Là-bas, tout au bout de l’accablante plaine de neige, l’Elbrouz, « la cime des bienheureux, » dressait dans l’azur ses glaciers étincelans. Par-delà la montagne, c’était l’Asie et ses féeries, nature superbe, peuples pittoresques, torrens chantans sous les platanes, filles de Kabarda dansant dans les aouls du Térek ; la large vie des bivouacs dans la forêt, la gloire ramassée sous le drapeau des héros légendaires : Paskévitch, Yermolof, Rariatinsky. Tous ceux qui étaient blasés ou croyaient l’être dans les ennuis de Pétersbourg couraient là-bas ; à tous on pouvait appliquer le vers de Musset :
Ils avaient la Lara, Manfred et le Corsaire ;
et l’obsession de Byron était si forte sur cette génération que leurs yeux prévenus voyaient l’Orient, où ils vivaient, à travers la fantaisie du poète. Tous jouaient au Childe-Harold et rapportaient des vers dont quelques-uns seront immortels. Ce fut au Caucase que débutèrent Pouchkine, Griboyédof, Lermontof ; mais, dans le Prisonnier du Caucase de Pouchkine comme dans le Démon de Lermontof, la leçon apprise transfigure les paysages et les hommes, les sauvages Lesghiennes sont de touchantes héroïnes, sœurs d’Haïdée et de la Fiancée d’Abydos. »

Eugène-Melchior de Vogüé
Les Grands écrivains russes contemporains
Revue des Deux Mondes
Troisième Période
Tome 64
1884

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LITTERATURE GEORGIENNE
LA POESIE GEORGIENNE

LITTERATURE GEORGIENNE - LA POESIE GEORGIENNE
Géorgie
საქართველო

Les raids de Nuno Alvares sur la Castille- OS LUSIADAS IV-46 LES LUSIADES LUIS DE CAMOES – Adjuda-o seu destino de maneira

* Nuno Alvares *

Nuno Álvares traduction Jacky LavauzelleOS LUSIADAS CAMOES CANTO IV
Os Lusiadas Les Lusiades
OS LUSIADAS IV-46 LES LUSIADES IV-46
LITTERATURE PORTUGAISE

Nuno Álvares Os Lusiadas Traduction Jacky Lavauzelle Les Lusiades de Luis de Camoes




Os Lusiadas Traduction Jacky Lavauzelle Les Lusiades de Luis de Camoes

literatura português

Luis de Camões
[1525-1580]

Tradução – Traduction
texto bilingue




Luis de Camoes Les Lusiades Trad Jacky Lavauzelle

 Obra Poética  (1556)




OS LUSIADAS IV-46
A Epopeia Portuguesa

 

Traduction Jacky Lavauzelle

Camoes Traduction Jacky Lavauzelle
Vasco de Gama

 

Traduction Jacky Lavauzelle

 

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1385 -1390
Les raids de Nuno Álvares Pereira sur la frontière de Castille

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« Adjuda-o seu destino de maneira

« Aidé par son bienheureux destin, 
Que fez igual o efeito ao pensamento,
Nuno Alvares réalise son souhait ardent,
Porque a terra dos Vândalos fronteira
Car du pays frontalier des Vandales
Lhe concede o despojo e o vencimento.
Il reçoit le butin et la soumission.
Já de Sevilha a Bética bandeira
Déjà Séville, et sa bannière Bétique,
E de vários senhores num momento
Et plusieurs seigneurs à la fois
Se lhe derriba aos pés, sem ter defesa
Se soumettent sans combattre
Obrigados da força Portuguesa. 
Devant la puissance Portugaise. 

**

Traduction Jacky Lavauzelle
Nuno Álvares Pereira

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OS LUSIADAS CANTO IV

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Traduction Jacky Lavauzelle

Vasco de Gama par Gregorio Lopes

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LA MORT DU VETERAN CAMOES

Et puis, pour qu’un royaume ait des gens de lettres, il lui faut de l’argent pour les pensionner. Le Portugal, qui épuisait son épargne en flottes, en armées, en constructions de citadelles, ne pouvait avoir dans son budget un chapitre d’encouragemens aux lettres et aux arts. Bientôt même l’état ruiné par ses conquêtes, obéré par la victoire, n’eut plus de quoi suffire aux besoins de ses armées : il finit par ne pouvoir plus nourrir ceux qui l’avaient servi. Camoens mourut à l’hôpital, ou à-peu-près ; mais ce ne fut pas comme poète ; ce ne fut pas comme Gilbert et Maifilâtre à côté d’autres écrivains largement rentes: ce fut comme un vétéran dont la solde manque, ou dont la pension de retraite est suspendue.il mourut comme beaucoup de ses compagnons d’armes, comme mouraient les vice-rois eux-mêmes, qui n’avaient pas toujours (témoin dom Joâo de Castro) de quoi acheter une pouie dans leur dernière maladie.

« Qu’y a-t-il de plus déplorable que de voir un si grand génie si mal récompensé ? Je l’ai vu mourir dans un hôpital de Lisbonne, sans avoir un drap pour se couvrir, lui qui avait si bravement combattu dans l’Inde orientale et qui avait fait cinq mille cinq cents lieues en mer. Grande leçon pour ceux qui se fatiguent à travailler nuit et jour et aussi vainement que l’araignée qui ourdit sa toile pour y prendre des mouches. »
Il peut résulter de cette apostille que José Indio a vu Camoens à l’hôpital, sans qu’il faille prendre à la lettre les mots je l’ai vu mourir.
Ce fut dans ces circonstances que le désastre d’AIkacer Kébir (4 août 1578) frappa de mort le Portugal. Il restait encore à Camoens une larme pour sa patrie : Ah ! s’écria-t-il, du moins je meurs avec elle ! Il répéta la même pensée dans la dernière lettre qu’il ait écrite. « Enfin, disait-il, je vais sortir de la vie, et il sera manifeste à tous que j’ai tant aimé ma patrie, que non-seulement je me trouve heureux de mourir dans son sein, mais encore de mourir avec elle. »
Il ne survécut que peu de mois à ce désastre, et mourut au commencement de 1579, à l’âge de cinquante-cinq ans.
Il fut enterré très pauvrement dans l’église de Santa Anna, dit Pedro de Mariz, à gauche en entrant et sans que rien indiquât sa sépulture. Ses malheurs firent une impression si profonde, que personne ne voulut plus occuper la maison qu’il avait habitée. Elle est restée vide depuis sa mort. Les prévisions de Camoens ne tardèrent pas à s’accomplir. Le Portugal, ce royaume né d’une victoire et mort dans une défaite, tomba bientôt sous le joug de Philippe IL Ce monarque visitant ses nouvelles provinces, s’informa du poète, et, en apprenant qu’il n’existait plus, il témoigna un vif regret….

Charles Magnin
Luiz de Camoëns
Revue des Deux Mondes
Période Initiale, tome 6

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Traduction Jacky Lavauzelle

ARTGITATO
*********************


Nuno Álvares Camoes Os Lusiadas IV Traduction Jacky Lavauzelle

Nuno Alvares
OS LUSIADAS IV

LUIS DE CAMOES LES LUSIADES

Camoes Canto III

LA VICTOIRE GLORIEUSE DE JEAN- OS LUSIADAS IV-45 LES LUSIADES LUIS DE CAMOES – O vencedor Joane esteve os dias

*

traduction Jacky LavauzelleOS LUSIADAS CAMOES CANTO IV
Os Lusiadas Les Lusiades
OS LUSIADAS IV-45 LES LUSIADES IV-45
LITTERATURE PORTUGAISE

Os Lusiadas Traduction Jacky Lavauzelle Les Lusiades de Luis de Camoes




Os Lusiadas Traduction Jacky Lavauzelle Les Lusiades de Luis de Camoes

literatura português

Luis de Camões
[1525-1580]

Tradução – Traduction
texto bilingue




Luis de Camoes Les Lusiades Trad Jacky Lavauzelle

 Obra Poética  (1556)




OS LUSIADAS IV-45
A Epopeia Portuguesa

 

Traduction Jacky Lavauzelle

Camoes Traduction Jacky Lavauzelle
Vasco de Gama

 

Traduction Jacky Lavauzelle

 

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14 août 1385
Batalha de Aljubarrota
La Bataille d’Aljubarrota

*

Camoes Traduction Jacky Lavauzelle LA BATAILLE D'ALJUBARROTA (3)- OS LUSIADAS IV-33 LES LUSIADES LUIS DE CAMOES

Vœu du roi Jean Ier à la Vierge Marie , Francisco da Silva, Museu Alberto Sampaio

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LA VICTOIRE GLORIEUSE DE JEAN

*******

« O vencedor Joane esteve os dias

« Jean, le vainqueur, se retrouvait auréolé
Costumados no campo, em grande glória;
Sur ces terres d’une immense gloire ;
   Com ofertas depois, e romarias,
Avec les offrandes et les pèlerinages,
As graças deu a quem lhe deu vitória.
Il rend grâces à celui qui qui était à l’origine de la victoire.
Mas Nuno, que não quer por outras vias
Mais Nuno, qui ne veut pas d’autres privilèges
Entre as gentes deixar de si memória
Parmi les autres guerriers,  et qui restera dans les mémoires
Senão por armas sempre soberanas,
Par ses seuls souverains faits d’armes,
 Para as terras se passa Transtaganas.
Passe déjà sur les territoires au-delà du Tage.

**

Traduction Jacky Lavauzelle
Nuno Álvares Pereira

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OS LUSIADAS CANTO IV

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Traduction Jacky Lavauzelle

Vasco de Gama par Gregorio Lopes

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LA MORT DU VETERAN CAMOES

Et puis, pour qu’un royaume ait des gens de lettres, il lui faut de l’argent pour les pensionner. Le Portugal, qui épuisait son épargne en flottes, en armées, en constructions de citadelles, ne pouvait avoir dans son budget un chapitre d’encouragemens aux lettres et aux arts. Bientôt même l’état ruiné par ses conquêtes, obéré par la victoire, n’eut plus de quoi suffire aux besoins de ses armées : il finit par ne pouvoir plus nourrir ceux qui l’avaient servi. Camoens mourut à l’hôpital, ou à-peu-près ; mais ce ne fut pas comme poète ; ce ne fut pas comme Gilbert et Maifilâtre à côté d’autres écrivains largement rentes: ce fut comme un vétéran dont la solde manque, ou dont la pension de retraite est suspendue.il mourut comme beaucoup de ses compagnons d’armes, comme mouraient les vice-rois eux-mêmes, qui n’avaient pas toujours (témoin dom Joâo de Castro) de quoi acheter une pouie dans leur dernière maladie.

« Qu’y a-t-il de plus déplorable que de voir un si grand génie si mal récompensé ? Je l’ai vu mourir dans un hôpital de Lisbonne, sans avoir un drap pour se couvrir, lui qui avait si bravement combattu dans l’Inde orientale et qui avait fait cinq mille cinq cents lieues en mer. Grande leçon pour ceux qui se fatiguent à travailler nuit et jour et aussi vainement que l’araignée qui ourdit sa toile pour y prendre des mouches. »
Il peut résulter de cette apostille que José Indio a vu Camoens à l’hôpital, sans qu’il faille prendre à la lettre les mots je l’ai vu mourir.
Ce fut dans ces circonstances que le désastre d’AIkacer Kébir (4 août 1578) frappa de mort le Portugal. Il restait encore à Camoens une larme pour sa patrie : Ah ! s’écria-t-il, du moins je meurs avec elle ! Il répéta la même pensée dans la dernière lettre qu’il ait écrite. « Enfin, disait-il, je vais sortir de la vie, et il sera manifeste à tous que j’ai tant aimé ma patrie, que non-seulement je me trouve heureux de mourir dans son sein, mais encore de mourir avec elle. »
Il ne survécut que peu de mois à ce désastre, et mourut au commencement de 1579, à l’âge de cinquante-cinq ans.
Il fut enterré très pauvrement dans l’église de Santa Anna, dit Pedro de Mariz, à gauche en entrant et sans que rien indiquât sa sépulture. Ses malheurs firent une impression si profonde, que personne ne voulut plus occuper la maison qu’il avait habitée. Elle est restée vide depuis sa mort. Les prévisions de Camoens ne tardèrent pas à s’accomplir. Le Portugal, ce royaume né d’une victoire et mort dans une défaite, tomba bientôt sous le joug de Philippe IL Ce monarque visitant ses nouvelles provinces, s’informa du poète, et, en apprenant qu’il n’existait plus, il témoigna un vif regret….

Charles Magnin
Luiz de Camoëns
Revue des Deux Mondes
Période Initiale, tome 6

*********************

Traduction Jacky Lavauzelle

ARTGITATO
*********************


Camoes Os Lusiadas IV Traduction Jacky Lavauzelle

 OS LUSIADAS IV

LUIS DE CAMOES LES LUSIADES

Camoes Canto III

LES MISERES DE LA GUERRE- OS LUSIADAS IV-44 LES LUSIADES LUIS DE CAMOES – Alguns vão maldizendo e blasfemando

*

traduction Jacky LavauzelleOS LUSIADAS CAMOES CANTO IV
Os Lusiadas Les Lusiades
OS LUSIADAS IV-44 LES LUSIADES IV-44
LITTERATURE PORTUGAISE

Os Lusiadas Traduction Jacky Lavauzelle Les Lusiades de Luis de Camoes




Os Lusiadas Traduction Jacky Lavauzelle Les Lusiades de Luis de Camoes

literatura português

Luis de Camões
[1525-1580]

Tradução – Traduction
texto bilingue




Luis de Camoes Les Lusiades Trad Jacky Lavauzelle

 Obra Poética  (1556)




OS LUSIADAS IV-44
A Epopeia Portuguesa

 

Traduction Jacky Lavauzelle

Camoes Traduction Jacky Lavauzelle
Vasco de Gama

 

Traduction Jacky Lavauzelle

 

******




******

14 août 1385
Batalha de Aljubarrota
La Bataille d’Aljubarrota

*

Camoes Traduction Jacky Lavauzelle LA BATAILLE D'ALJUBARROTA (3)- OS LUSIADAS IV-33 LES LUSIADES LUIS DE CAMOES

Vœu du roi Jean Ier à la Vierge Marie , Francisco da Silva, Museu Alberto Sampaio

*******

LES MISERES DE LA GUERRE

*******

« Alguns vão maldizendo e blasfemando

« Certains maudissent et blasphèment
Do primeiro que guerra fez no mundo;
Celui qui, dans le monde, a engendré la première guerre ;
Outros a sede dura vão culpando
D’autres ont cette soif inextinguible
   Do peito cobiçoso e sitibundo,
Des cœurs cupides et revanchards,
Que, por tomar o alheio, o miserando
Qui, pillant les autres, pillant le misérable
Povo aventura às penas do profundo,
Peuple, leur apportent des douleurs infernales,
Deixando tantas mães, tantas esposas
Laissant tant de mères, tant d’épouses
Sem filhos, sem maridos, desditosas. 
Sans enfants, sans maris, totalement désespérées.

**

Traduction Jacky Lavauzelle
Nuno Álvares Pereira

****

OS LUSIADAS CANTO IV

****

Traduction Jacky Lavauzelle

Vasco de Gama par Gregorio Lopes

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LA MORT DU VETERAN CAMOES

Et puis, pour qu’un royaume ait des gens de lettres, il lui faut de l’argent pour les pensionner. Le Portugal, qui épuisait son épargne en flottes, en armées, en constructions de citadelles, ne pouvait avoir dans son budget un chapitre d’encouragemens aux lettres et aux arts. Bientôt même l’état ruiné par ses conquêtes, obéré par la victoire, n’eut plus de quoi suffire aux besoins de ses armées : il finit par ne pouvoir plus nourrir ceux qui l’avaient servi. Camoens mourut à l’hôpital, ou à-peu-près ; mais ce ne fut pas comme poète ; ce ne fut pas comme Gilbert et Maifilâtre à côté d’autres écrivains largement rentes: ce fut comme un vétéran dont la solde manque, ou dont la pension de retraite est suspendue.il mourut comme beaucoup de ses compagnons d’armes, comme mouraient les vice-rois eux-mêmes, qui n’avaient pas toujours (témoin dom Joâo de Castro) de quoi acheter une pouie dans leur dernière maladie.

« Qu’y a-t-il de plus déplorable que de voir un si grand génie si mal récompensé ? Je l’ai vu mourir dans un hôpital de Lisbonne, sans avoir un drap pour se couvrir, lui qui avait si bravement combattu dans l’Inde orientale et qui avait fait cinq mille cinq cents lieues en mer. Grande leçon pour ceux qui se fatiguent à travailler nuit et jour et aussi vainement que l’araignée qui ourdit sa toile pour y prendre des mouches. »
Il peut résulter de cette apostille que José Indio a vu Camoens à l’hôpital, sans qu’il faille prendre à la lettre les mots je l’ai vu mourir.
Ce fut dans ces circonstances que le désastre d’AIkacer Kébir (4 août 1578) frappa de mort le Portugal. Il restait encore à Camoens une larme pour sa patrie : Ah ! s’écria-t-il, du moins je meurs avec elle ! Il répéta la même pensée dans la dernière lettre qu’il ait écrite. « Enfin, disait-il, je vais sortir de la vie, et il sera manifeste à tous que j’ai tant aimé ma patrie, que non-seulement je me trouve heureux de mourir dans son sein, mais encore de mourir avec elle. »
Il ne survécut que peu de mois à ce désastre, et mourut au commencement de 1579, à l’âge de cinquante-cinq ans.
Il fut enterré très pauvrement dans l’église de Santa Anna, dit Pedro de Mariz, à gauche en entrant et sans que rien indiquât sa sépulture. Ses malheurs firent une impression si profonde, que personne ne voulut plus occuper la maison qu’il avait habitée. Elle est restée vide depuis sa mort. Les prévisions de Camoens ne tardèrent pas à s’accomplir. Le Portugal, ce royaume né d’une victoire et mort dans une défaite, tomba bientôt sous le joug de Philippe IL Ce monarque visitant ses nouvelles provinces, s’informa du poète, et, en apprenant qu’il n’existait plus, il témoigna un vif regret….

Charles Magnin
Luiz de Camoëns
Revue des Deux Mondes
Période Initiale, tome 6

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Traduction Jacky Lavauzelle

ARTGITATO
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Camoes Os Lusiadas IV Traduction Jacky Lavauzelle

 OS LUSIADAS IV

LUIS DE CAMOES LES LUSIADES

Camoes Canto III

LA FUITE DES RESCAPES- OS LUSIADAS IV-43 LES LUSIADES LUIS DE CAMOES -O campo vai deixando ao vencedor

*

traduction Jacky LavauzelleOS LUSIADAS CAMOES CANTO IV
Os Lusiadas Les Lusiades
OS LUSIADAS IV-43 LES LUSIADES IV-43
LITTERATURE PORTUGAISE

Os Lusiadas Traduction Jacky Lavauzelle Les Lusiades de Luis de Camoes




Os Lusiadas Traduction Jacky Lavauzelle Les Lusiades de Luis de Camoes

literatura português

Luis de Camões
[1525-1580]

Tradução – Traduction
texto bilingue




Luis de Camoes Les Lusiades Trad Jacky Lavauzelle

 Obra Poética  (1556)




OS LUSIADAS IV-43
A Epopeia Portuguesa

 

Traduction Jacky Lavauzelle

Camoes Traduction Jacky Lavauzelle
Vasco de Gama

 

Traduction Jacky Lavauzelle

 

******




******

14 août 1385
Batalha de Aljubarrota
La Bataille d’Aljubarrota

*

Camoes Traduction Jacky Lavauzelle LA BATAILLE D'ALJUBARROTA (3)- OS LUSIADAS IV-33 LES LUSIADES LUIS DE CAMOES

Vœu du roi Jean Ier à la Vierge Marie , Francisco da Silva, Museu Alberto Sampaio

*******

LA FUITE DES RESCAPES

*******

« O campo vai deixando ao vencedor,

« Le champ est laissé au vainqueur,
  Contente de lhe não deixar a vida.
Content de ne pas y avoir laisser la vie.
  Seguem-no os que ficaram, e o temor
Ceux qui survivent encore déguerpissent et la peur
Lhe dá, não pés, mas asas à fugida.
Ne leur donne non des pieds mais des ailes pour fuir.
Encobrem no profundo peito a dor
Ils gardent désormais profondément dans leur cœur la douleur
Da morte, da fazenda despendida,
De la mort, des rêves dissipés,
Da mágoa, da desonra, e triste nojo
Des blessures, de la honte et du triste dégoût
De ver outrem triunfar de seu despojo.
De voir les vainqueurs triompher de leur butin.

 

**

Traduction Jacky Lavauzelle
Nuno Álvares Pereira

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OS LUSIADAS CANTO IV

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Traduction Jacky Lavauzelle

Vasco de Gama par Gregorio Lopes

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LA MORT DU VETERAN CAMOES

Et puis, pour qu’un royaume ait des gens de lettres, il lui faut de l’argent pour les pensionner. Le Portugal, qui épuisait son épargne en flottes, en armées, en constructions de citadelles, ne pouvait avoir dans son budget un chapitre d’encouragemens aux lettres et aux arts. Bientôt même l’état ruiné par ses conquêtes, obéré par la victoire, n’eut plus de quoi suffire aux besoins de ses armées : il finit par ne pouvoir plus nourrir ceux qui l’avaient servi. Camoens mourut à l’hôpital, ou à-peu-près ; mais ce ne fut pas comme poète ; ce ne fut pas comme Gilbert et Maifilâtre à côté d’autres écrivains largement rentes: ce fut comme un vétéran dont la solde manque, ou dont la pension de retraite est suspendue.il mourut comme beaucoup de ses compagnons d’armes, comme mouraient les vice-rois eux-mêmes, qui n’avaient pas toujours (témoin dom Joâo de Castro) de quoi acheter une pouie dans leur dernière maladie.

« Qu’y a-t-il de plus déplorable que de voir un si grand génie si mal récompensé ? Je l’ai vu mourir dans un hôpital de Lisbonne, sans avoir un drap pour se couvrir, lui qui avait si bravement combattu dans l’Inde orientale et qui avait fait cinq mille cinq cents lieues en mer. Grande leçon pour ceux qui se fatiguent à travailler nuit et jour et aussi vainement que l’araignée qui ourdit sa toile pour y prendre des mouches. »
Il peut résulter de cette apostille que José Indio a vu Camoens à l’hôpital, sans qu’il faille prendre à la lettre les mots je l’ai vu mourir.
Ce fut dans ces circonstances que le désastre d’AIkacer Kébir (4 août 1578) frappa de mort le Portugal. Il restait encore à Camoens une larme pour sa patrie : Ah ! s’écria-t-il, du moins je meurs avec elle ! Il répéta la même pensée dans la dernière lettre qu’il ait écrite. « Enfin, disait-il, je vais sortir de la vie, et il sera manifeste à tous que j’ai tant aimé ma patrie, que non-seulement je me trouve heureux de mourir dans son sein, mais encore de mourir avec elle. »
Il ne survécut que peu de mois à ce désastre, et mourut au commencement de 1579, à l’âge de cinquante-cinq ans.
Il fut enterré très pauvrement dans l’église de Santa Anna, dit Pedro de Mariz, à gauche en entrant et sans que rien indiquât sa sépulture. Ses malheurs firent une impression si profonde, que personne ne voulut plus occuper la maison qu’il avait habitée. Elle est restée vide depuis sa mort. Les prévisions de Camoens ne tardèrent pas à s’accomplir. Le Portugal, ce royaume né d’une victoire et mort dans une défaite, tomba bientôt sous le joug de Philippe IL Ce monarque visitant ses nouvelles provinces, s’informa du poète, et, en apprenant qu’il n’existait plus, il témoigna un vif regret….

Charles Magnin
Luiz de Camoëns
Revue des Deux Mondes
Période Initiale, tome 6

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Traduction Jacky Lavauzelle

ARTGITATO
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Camoes Os Lusiadas IV Traduction Jacky Lavauzelle

 OS LUSIADAS IV

LUIS DE CAMOES LES LUSIADES

Camoes Canto III

LA DEROUTE DU ROI DE CASTILLE- OS LUSIADAS IV-42 LES LUSIADES LUIS DE CAMOES -Aqui a fera batalha se encruece

*

traduction Jacky LavauzelleOS LUSIADAS CAMOES CANTO IV
Os Lusiadas Les Lusiades
OS LUSIADAS IV-42 LES LUSIADES IV-42
LITTERATURE PORTUGAISE

Os Lusiadas Traduction Jacky Lavauzelle Les Lusiades de Luis de Camoes




Os Lusiadas Traduction Jacky Lavauzelle Les Lusiades de Luis de Camoes

literatura português

Luis de Camões
[1525-1580]

Tradução – Traduction
texto bilingue




Luis de Camoes Les Lusiades Trad Jacky Lavauzelle

 Obra Poética  (1556)




OS LUSIADAS IV-42
A Epopeia Portuguesa

 

Traduction Jacky Lavauzelle

Camoes Traduction Jacky Lavauzelle
Vasco de Gama

 

Traduction Jacky Lavauzelle

 

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14 août 1385
Batalha de Aljubarrota
La Bataille d’Aljubarrota

*

Camoes Traduction Jacky Lavauzelle LA BATAILLE D'ALJUBARROTA (3)- OS LUSIADAS IV-33 LES LUSIADES LUIS DE CAMOES

Vœu du roi Jean Ier à la Vierge Marie , Francisco da Silva, Museu Alberto Sampaio

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LA DEROUTE DU ROI DE CASTILLE

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« Aqui a fera batalha se encruece

« Ici la bataille féroce est à son comble
Com mortes, gritos, sangue e cutiladas;
Avec des morts, des cris, du sang et des blessures ;
  A multidão da gente que perece
La multitude des guerriers qui périssent
Tem as flores da própria cor mudadas;
Transforme les fleurs en une couleur pourpre ;
  Já as costas dão e as vidas; já falece
Les ennemis tournent déjà le dos et laissent des vies ; meurt déjà
  O furor e sobejam as lançadas;
Leur colère et leurs corps se soumettent aux lances ;
   Já de Castela o Rei desbaratado
Déjà le Roi de Castille  ne peut que constater la cruelle évidence
Se vê, e de seu propósito mudado. 
Sachant que ses projets sont désormais enterrés.

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Traduction Jacky Lavauzelle
Nuno Álvares Pereira

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OS LUSIADAS CANTO IV

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Traduction Jacky Lavauzelle

Vasco de Gama par Gregorio Lopes

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LA MORT DU VETERAN CAMOES

Et puis, pour qu’un royaume ait des gens de lettres, il lui faut de l’argent pour les pensionner. Le Portugal, qui épuisait son épargne en flottes, en armées, en constructions de citadelles, ne pouvait avoir dans son budget un chapitre d’encouragemens aux lettres et aux arts. Bientôt même l’état ruiné par ses conquêtes, obéré par la victoire, n’eut plus de quoi suffire aux besoins de ses armées : il finit par ne pouvoir plus nourrir ceux qui l’avaient servi. Camoens mourut à l’hôpital, ou à-peu-près ; mais ce ne fut pas comme poète ; ce ne fut pas comme Gilbert et Maifilâtre à côté d’autres écrivains largement rentes: ce fut comme un vétéran dont la solde manque, ou dont la pension de retraite est suspendue.il mourut comme beaucoup de ses compagnons d’armes, comme mouraient les vice-rois eux-mêmes, qui n’avaient pas toujours (témoin dom Joâo de Castro) de quoi acheter une pouie dans leur dernière maladie.

« Qu’y a-t-il de plus déplorable que de voir un si grand génie si mal récompensé ? Je l’ai vu mourir dans un hôpital de Lisbonne, sans avoir un drap pour se couvrir, lui qui avait si bravement combattu dans l’Inde orientale et qui avait fait cinq mille cinq cents lieues en mer. Grande leçon pour ceux qui se fatiguent à travailler nuit et jour et aussi vainement que l’araignée qui ourdit sa toile pour y prendre des mouches. »
Il peut résulter de cette apostille que José Indio a vu Camoens à l’hôpital, sans qu’il faille prendre à la lettre les mots je l’ai vu mourir.
Ce fut dans ces circonstances que le désastre d’AIkacer Kébir (4 août 1578) frappa de mort le Portugal. Il restait encore à Camoens une larme pour sa patrie : Ah ! s’écria-t-il, du moins je meurs avec elle ! Il répéta la même pensée dans la dernière lettre qu’il ait écrite. « Enfin, disait-il, je vais sortir de la vie, et il sera manifeste à tous que j’ai tant aimé ma patrie, que non-seulement je me trouve heureux de mourir dans son sein, mais encore de mourir avec elle. »
Il ne survécut que peu de mois à ce désastre, et mourut au commencement de 1579, à l’âge de cinquante-cinq ans.
Il fut enterré très pauvrement dans l’église de Santa Anna, dit Pedro de Mariz, à gauche en entrant et sans que rien indiquât sa sépulture. Ses malheurs firent une impression si profonde, que personne ne voulut plus occuper la maison qu’il avait habitée. Elle est restée vide depuis sa mort. Les prévisions de Camoens ne tardèrent pas à s’accomplir. Le Portugal, ce royaume né d’une victoire et mort dans une défaite, tomba bientôt sous le joug de Philippe IL Ce monarque visitant ses nouvelles provinces, s’informa du poète, et, en apprenant qu’il n’existait plus, il témoigna un vif regret….

Charles Magnin
Luiz de Camoëns
Revue des Deux Mondes
Période Initiale, tome 6

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Traduction Jacky Lavauzelle

ARTGITATO
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Camoes Os Lusiadas IV Traduction Jacky Lavauzelle

 OS LUSIADAS IV

LUIS DE CAMOES LES LUSIADES

Camoes Canto III

POESIE DE GIORGI LEONIDZE – NOTES DE VOYAGE – TAMERLAN- POESIE GEORGIENNE – ქართული პოეზია

*****
GIORGI LEONIDZE
LITTERATURE GEORGIENNE
ქართული ლიტერატურა
POESIE GEORGIENNE
ქართული პოეზია

POESIE DE GIORGI LEONIDZE - NOTES DE VOYAGE - ANANOURI - POESIE GEORGIENNE - ქართული პოეზია
Géorgie
საქართველო

PHOTO JACKY LAVAUZELLE

POESIE DE GIORGI LEONIDZE - NOTES DE VOYAGE - ANANOURI - POESIE GEORGIENNE - ქართული პოეზია

____________________________________________________________

POESIE GEORGIENNE
ქართული პოეზია

GIORGI LEONIDZE
გიორგი ლეონიძე

27 დეკემბერი, 1899 – 9 აგვისტო, 1966
27 septembre 1899 – 9 août 1966

TRADUCTION & PHOTO JACKY LAVAUZELLE

 Giorgi Leonidze

****


LES NOTES DE VOYAGE DE GIORGI LEONIDZE
მოგზაურობა სამშობლოში
mogzauroba samshobloshi
6. თემურის ხანძართ ნატისუსალი…
6. temuris khandzart nat’isusali…
6. Les massacres de Tamerlan …

TAMERLAN
თემურის

მთვარე კაშკაშებს მტრედისფერ ბურში,
mtvare kashkashebs mtredisper burshi,
La lune brille sur les cimes,
თამარის სახის დასადარელი.
tamaris sakhis dasadareli.
Comme sur un blanc visage.
მთები… სიჩუმე, როგორც ბნელ ჭურში…
mtebi… sichume, rogorts bnel ch’urshi…
Les montagnes … Le silence comme une coquille sombre …
ფოთლის არხევას არსად არ ელი…
potlis arkhevas arsad ar eli…
La feuille qui coule  sur les flots ne vient pas de n’importe où …
უცბად მეყნოსა სუნი დამწვრისა,
utsbad meq’nosa suni damts’vrisa,
Soudain je sens le souffle des flammes,
თემურის ხანძართ ნატისუსალი,
temuris khandzart nat’isusali,
Des saccages furieux des mains de Tamerlan,
თითქოს მან ქართლი ამ წამს გასრისა
titkos man kartli am ts’ams gasrisa
Comme si ce moment se déroulait à présent
და ერთი ფეხით ვერ მივუსწარი!..
da erti pekhit ver mivusts’ari!..
Sous mes yeux, sans que je puisse réagir !

****

La Géorgie et sa capitale Tiflis (დედაქალაქ ტიფლისი) furent soumise en 1386. Plusieurs autres conquêtes de Timour suivirent, en 1391, en 1400. En 1401, Tamerlan, né Timour, reçut le serment de soumission de Melek-Gourghin. Après le massacre des Chevaliers de Rhodes à Smyrne, Tamerlan revient en Géorgie un an plus tard en 1403, détruisant toutes les églises de la capitale et d’ailleurs et massacrant des milliers de Géorgiens.

 

***

TAMERLAN
TIMOUR
TIMUR-LANG
dit Timour le Boiteux ou Timour le Grand
Né le 8 avril 1336 – Décédé le 18 février 1405

L’EMPIRE DE TAMERLAN A SA MORT
L’empire Timouride en 1405

*****

TAMERLAN
Par Voltaire

De Tamerlan.

 

Timour, que je nommerai Tamerlan pour me conformer à l’usage, descendait de Gengis par les femmes, selon les meilleurs historiens. Il naquit, l’an 1357, dans la ville de Cash, territoire de l’ancienne Sogdiane, où les Grecs pénétrèrent autrefois sous Alexandre, et où ils fondèrent des colonies. C’est aujourd’hui le pays des Usbecs. Il commence à la rivière du Gion, ou de l’Oxus, dont la source est dans le petit Thibet, environ à sept cents lieues de la source du Tigre et de l’Euphrate. C’est ce même fleuve Gion dont il est parlé dans la Genèse, et qui coulait d’une même fontaine avec l’Euphrate et le Tigre : il faut que les choses aient bien changé.

Il n’était ni musulman ni de la secte du grand lama ; mais il reconnaissait un seul Dieu, comme les lettrés chinois, et en cela marquait un grand sens dont des peuples plus polis ont manqué. On ne voit point de superstition ni chez lui ni dans ses armées : il souffrait également les musulmans, les lamistes, les brames, les guèbres, les juifs, et ceux qu’on nomme idolâtres ; il assista même, en passant vers le mont Liban, aux cérémonies religieuses des moines maronites qui habitent dans ces montagnes : il avait seulement le faible de l’astrologie judiciaire, erreur commune à tous les hommes, et dont nous ne faisons que de sortir. Il n’était pas savant, mais il fit élever ses petits-fils dans les sciences. Le fameux Oulougbeg, qui lui succéda dans les États de la Transoxane, fonda dans Samarcande la première académie des sciences, fit mesurer la terre, et eut part à la composition des tables astronomiques qui portent son nom ; semblable en cela au roi Alphonse X de Castille, qui l’avait précédé de plus de cent années. Aujourd’hui la grandeur de Samarcande est tombée avec les sciences, et ce pays, occupé par les Tartares Usbecs, est redevenu barbare pour refleurir peut-être un jour.

Sa postérité règne encore dans l’Indoustan, que l’on appelle Mogol, et qui tient ce nom des Tartares-Mogols de Gengis, dont Tamerlan descendait par les femmes. Une autre branche de sa race régna en Perse jusqu’à ce qu’une autre dynastie de princes tartares de la faction du mouton blanc s’en empara, en 1468. Si nous songeons que les Turcs sont aussi d’origine tartare, si nous nous souvenons qu’Attila descendait des mêmes peuples, tout cela confirmera ce que nous avons déjà dit que les Tartares ont conquis presque toute la terre : nous en avons vu la raison. Ils n’avaient rien à perdre ; ils étaient plus robustes, plus endurcis que les autres peuples. Mais depuis que les Tartares de l’Orient, ayant subjugué une seconde fois la Chine dans le dernier siècle, n’ont fait qu’un État de la Chine et de cette Tartarie orientale ; depuis que l’empire de Russie s’est étendu et civilisé ; depuis enfin que la terre est hérissée de remparts bordés d’artillerie, ces grandes émigrations ne sont plus à craindre ; les nations polies sont à couvert des irruptions de ces sauvages. Toute la Tartarie, excepté la Chinoise, ne renferme plus que des hordes misérables, qui seraient trop heureuses d’être conquises à leur tour, s’il ne valait pas encore mieux être libre que civilisé.

Voltaire
Essai sur les mœurs et l’esprit des nations
Chapitre LXXXVIII
DE TAMERLAN
Éd. Garnier – Tome 12

 ******

Giorgi Leonidze, Jacky Lavauzelle traduction
Monument à Giorgi Leonidze à Tbilissi
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GIORGI LEONIDZE
LITTERATURE GEORGIENNE
ქართული ლიტერატურა
POESIE GEORGIENNE
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Géorgie
საქართველო