Archives de catégorie : Traduction

Ekbatana Sophus Claussen – Poème Danois – ECBATANE (Ville Perse)

Denmark– Danemark – Danmark
arbejde Sophus Claussen

Traduction – Texte Bilingue

EKBATANA
ECBATANE
 Sophus Claussen

Poésie
Poesi


LITTERATURE DANOISE
POESIE DANOISE

dansk litteratur
dansk poesi
danske digte

Sophus CLAUSSEN
1865 – 1931

Traduction Jacky Lavauzelle

EKBATANA

ECBATANE

 

Jeg husker den Vaar, da mit Hjærte i Kim
Je me souviens de ce printemps, quand mon cœur
Ecbatane.undfangede Drømmen og søgte et Rim,
conçu un rêve et quémandait une rime,
hvis Glans skulde synke, jeg ved ej hvorfra,
dont la gloire devait s’écouler, de je ne sais où,
som naar Solen gik ned i Ekbatana.
comme lorsque le soleil se couchait à Ecbatane.

*

En Spotter gav mig med Lærdom at ane,
Un moqueur me suppliait de mettre
at Vægten paa Ordet var Ekbatáne.
l’accent sur le mot d’Ecbatane.
Den traurige Tosse, han ved ej da,
Le fou de traurige, il ne savait pas combien
at Hjærtet det elsker Ekbátana.
le cœur bat d‘amour à Ecbatane.

*

Byen med tusind henslængte Terrasser,
La ville des terrasses aux mille tentacules,
Løngange, svimlende Mure — som passer
Aux passages secrets, aux murs vertigineux cela se passait
bagest i Persien, hvor Rosen er fra,
dans l’arrière-pays de la Perse, où les roses sont profondèment,
begravet i Minder — Ekbátana.
enfouies dans les mémoires  – Ecbatane

*

Hin fjærne Vaar, da min Sjæl laa i Kim
Lointain déjà se trouvait le printemps, quand mon âme d’alors
og drømte umulige Roser og Rim,
rêvait de roses et de rimes impossibles,
er svunden, skønt Luften var lys ogsaa da,
même si l’air était léger, léger comme
som den Sol, der forsvandt bag Ekbátana.
ce soleil  qui disparaissait derrière Ecbatane.

*

Men Drømmen har rejst sig en Vaar i Paris,
Mais le rêve a voyagé un printemps à Paris, quand le monde était
da Verden blev dyb og assyrisk og vis,
profond, assyrien et sage
som blødte den yppigste Oldtid endda …
un monde qui saigne comme saigne l’antiquité de jadis
Jeg har levet en Dag i Ekbátana.
Je l’ai vécu ce jour à Ecbatane.

*

Min Sjæl har flydt som en Syrings af Toner,
Mon âme doucement flottait comme les sons du syrinx
til Solfaldet farvede Parkernes Kroner
jusqu’à la tombée du soleil qui colore les couronnes des parcs
og Hjærtet sov ind i sin Højhed — som fra
et son cœur s’endormait dans sa majesté à partir du
en Solnedgang over Ekbátana.
coucher de soleil sur Ecbatane.

*

Men Folkets Sæder? den stoltes Bedrift?
Mais les traditions ? la bravoure orgueilleuse ?
 hvad nyt og sælsomt skal levnes derfra?
de nouvelles et étranges choses à partager ?
En Rædsel, et Vanvid i Kileskrift
Une crainte, une folie en écriture cunéiforme
paa dit Dronningelegem — Ekbátana.
sur ce corps de reine – Ecbatane

*

Men Rosen, det dyreste, Verden har drømt,
Mais la rose, la plus chère, le monde l’a rêvée,
al Livets Vellyst — hvad var den da?
une vie de plaisir qui savait ?
Et Tegn kun, en Blomst, som blev givet paa Skrømt
Un signe seulement, une fleur donnée pour le spectacle
ved en kongelig Fest i Ekbátana.
à un festin royal à Ecbatane.

*

Da blev jeg taalmodig og stolt. Jeg har drømt
Comme j’ai grandi patiemment et fièrement. Je rêvais
en dybere Lykke, end nogen har tømt.
un bonheur profond que quelqu’un a détourné.
Lad Syndflodens Vande mig bære herfra
Laissez les eaux des inondations me porter loin d’ici
— jeg har levet en Dag i Ekbátana.
Je l’ai vécu ce jour à Ecbatane.

**********************
Traduction Jacky Lavauzelle
ARTGITATO
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Ekbatana Sophus Claussen

Ecbatane ou Hangmatana ou Hagmatāna
« La ville des rassemblements  »
Ville Perse

Drømme SOPHUS CLAUSSEN – Poème Danois – RÊVES

Denmark– Danemark – Danmark
arbejde Sophus Claussen

Traduction – Texte Bilingue
Drømme
RÊVES
 Sophus Claussen
Poésie
Poesi


LITTERATURE DANOISE
POESIE DANOISE

dansk litteratur
dansk poesi
danske digte

Sophus CLAUSSEN
1865 – 1931

Traduction Jacky Lavauzelle

Drømme

RÊVES

Der er sunget om Drømme i duftrige Ord.
Il est chanté sur les rêves des parfums dans des volutes verbales.
 – Drømme er Djævelens Engle paa Jord.
Les rêves sont les anges du diable sur la terre.

*

De daarer, at Djævlen des bedre kan spotte, 
Pauvres fous, le Diable au meilleur endroit,
nynner om Lyst for en Last at blotte.
fredonne le désir pour exposer les faiblesses.

*

Fryd bliver Vildskab og Vildskab Jammer 
La joie se transforme en sauvagerie et la sauvagerie en chagrin
udbrændt i Drømmenes Helvedflammer.
brûlée dans les flammes des enfers des rêves.

 

**********************
Traduction Jacky Lavauzelle
ARTGITATO
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Drømme Sophus Claussen
Rêves Sophus Claussen

 

WALLENSTEINS LAGER SCHILLER- Le Camp de Wallenstein SCHILLER -11ème tableau 7ème partie – 11 Auftritt – Teil 7

LITTERATURE ALLEMANDE
Dramatische Werke
Théâtre ALLEMAND

Friedrich von Schiller
1759-1805

WALLENSTEINS LAGER SCHILLER
Le Camp de Wallenstein

 

Le Camp de Wallenstein Scène 11 Wallensteins 11 Auftritt Lager Friedrich Schiller par Ludovike Simanowiz Traduction Française Artgitato


LE CAMP DE WALLENSTEIN
1799

Traduction Jacky Lavauzelle

——–

11 Auftritt

Onzième Tableau

Scène 11

TEIL 7
7ème partie

Erster Jäger
Le Premier Chasseur
Nein, das darf nimmermehr geschehn!
Non, ça ne doit plus jamais arriver !
Kommt, laßt uns alle für einen stehn!
Venez et ne formerons tous plus qu’un !
Zweiter Jäger
Le Second Chasseur
Ja, laßt uns Abrede nehmen, hört!
Ouiarrivons à un accord, écoutez  !
Erster Arkebusier
Le Premier Arquebusier
ein ledernes Beutelchen ziehend, zur Marketenderin
un sac à main en cuir à la main pour la cantinière
Gevatterin, was hab’ ich verzehrt?
Marraine, qu’ai-je mangé ?
Marketenderin
La Cantinière
Ach, es ist nicht der Rede wert!
Oh, ça ne vaut pas la peine d’en parler!
Sie rechnen
ils s’attablent

Trompeter
Le Trompette
Ihr tut wohl, daß ihr weiter geht,
Vous faites bien de nous quitter
 Verderbt uns doch nur die Sozietät.
Vous nous gâtez notre société.

Arkebusiere gehen ab
Les arquebusiers sortent

Erster Kürassier
Le Premier Cuirassier
Schad’ um die Leut! Sind sonst wackre Brüder.
C’est ennuyeux ! Ce sont par ailleurs de braves frères.
Erster Jäger
Le Premier Chasseur
Aber das denkt wie ein Seifensieder.
Mais qui pensent comme un fabricant de savon !
Zweiter Jäger
Le Second Chasseur
Jetzt sind wir unter uns, laßt hören,
Maintenant, nous sommes seulsvoyons
Wie wir den neuen Anschlag stören.
comment nous pouvons nous arranger.
Trompeter
Le Trompette
Was? wir gehen eben nicht hin.
Eh quoi ? nous n’avons qu’à ne pas y aller !
Erster Kürassier
Le Premier Cuirassier
Nichts, ihr Herrn, gegen die Disziplin!
Rien, messieurs, contre la discipline !
Jeder geht jetzt zu seinem Korps,
Chacun va maintenant retrouver son corps,
Trägt’s den Kameraden vernünftig vor,
Expliquant à ses camarades les raisons ;
Daß sie’s begreifen und einsehn lernen:
Qu’ils comprennent et apprennent ce que nous savons :
Wir dürfen uns nicht so weit entfernen.
Nous ne pouvons pas partir ainsi.
Für meine Wallonen sag’ ich gut.
Pour mes Wallons, je parle pour eux.
So, wie ich, jeder denken tut.
Car comme moi chacun d’eux pense.
Wachtmeister
Le Maréchal des Logis
Terzkas Regimenter zu Roß und Fuß
Les régiments de Terschka à cheval et à pied
Stimmen alle in diesen Schluß.
Tous suivront cette conclusion.
Zweiter Kürassier
Le Second Cuirassier
stellt sich zum ersten
à côté du premier
Der Lombard sich nicht vom Wallonen trennt.
Le Lombard ne se sépare pas du Wallon.
Erster Jäger
Le Premier Chasseur
Freiheit ist Jägers Element.
La liberté est l’élément des Chasseurs.
Zweiter Jäger
Le Second Chasseur
Freiheit ist bei der Macht allein:
La liberté n’existe que par la puissance:
 Ich leb’ und sterb’ bei dem Wallenstein.
Je vis et je mourrai avec Wallenstein.
Erster Scharfschütz
Der Lothringer geht mit der großen Flut,
Le Lorrain va dans le sens du courant,
Wo der leichte Sinn ist und lustiger Mut.
Il est où se trouve la gaieté et l’amusement.
Dragoner
Der Irländer folgt des Glückes Stern.
Les Irlandais suivent l’étoile de fortune.
Zweiter Scharfschütz
Der Tiroler dient nur dem Landesherrn.
Le Tyrolien est fidèle à son souverain.
Erster Kürassier
Also laßt jedes Regiment
Alors laissons chaque régiment
Ein Promemoria reinlich schreiben:
d’une écriture soignée rédiger un mémoire :
Daß wir zusammen wollen bleiben,
Et dire que nous voulons rester ensemble,
Daß uns keine Gewalt noch List
Qu’aucune violence ne permettra
Von dem Friedländer weg soll treiben,
De nous conduire loin de Friedland,
Der ein Soldatenvater ist.
Qui est un père pour le soldat.
Das reicht man in tiefer Devotion
Celui-ci se montrera avec une dévotion profonde
Dem Piccolomini – ich meine den Sohn –
A Piccolomini je parle du fils
Der versteht sich auf solche Sachen,
Il a entendu de telles choses,
Kann bei dem Friedländer alles machen,
Il peut tout faire pour Friedland,
Hat auch einen großen Stein im Bret
Il a également du poids
Bei des Kaisers und Königs Majestät.
Auprès de sa Majesté l’empereur et roi.

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Traduction Jacky Lavauzelle
ARTGITATO
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Wallensteins Lager Schiller 11 Auftritt

Kærlighed Sophus CLAUSSEN Poème danois – AIMER

Denmark– Danemark – Danmark
arbejde Sophus Claussen

Traduction – Texte Bilingue
Kærlighed
AIMER
Sophus Claussen

Poésie
Poesi


LITTERATURE DANOISE
POESIE DANOISE

dansk litteratur
dansk poesi
danske digte

Sophus CLAUSSEN
1865 – 1931

Traduction Jacky Lavauzelle

Kærlighed

AIMER

Tal ej om skuffet Kærlighed
Ne parlez pas de l’amour déçu
og Hjærter, som er brudt !
ni de ces cœurs qui sont brisés !
man gør sig lidt Besværlighed
à se faire si mal
og ta’r en ny til slut.
et pour finir tout changer.

*

Tal ej om evig Kærlighed!
Ne parlez pas de l’amour éternel !
vort Hjærte kun slaar Smut ;
notre cœur ne bat que par à coups ;
et hopper let fra Sted til Sted
il explose facilement d’un lieu à l’autre
og synker træt til slut.
et si fatigué à la fin qu’il se noie.

 

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Traduction Jacky Lavauzelle
ARTGITATO
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Kærlighed  Sophus Claussen
Aimer Sophus Claussen

Hans Christian Andersen – Poème Danois – La Mère et l’Enfant – Moderen med Barnet

Denmark– Danemark – Danmark
arbejde Hans Christian Andersen
Œuvre de Hans Christian Andersen
Hans Christian Andersen silhouette 3

Traduction – Texte Bilingue
Moderen med Barnet 
LA MERE et L’ENFANT
Hans Christian Andersen

Poésie
Poesi


LITTERATURE DANOISE
POESIE DANOISE

 

dansk litteratur
dansk poesi
danske digte

Hans_Christian_Andersen_Signature_svg

Hans Christian Andersen
1805 – 1875

Traduction Jacky Lavauzelle

Andersen Hans Christian Andersen Oeuvre Arbejde Artgitato 2

Moderen med Barnet
La Mère et l’Enfant


Arbejde Hans Christian Andersen
Œuvre de Hans Christian Andersen

Moderen med Barnet

LA MERE ET L’ENFANT

Hist, hvor Veien slaaer en Bugt,
Là-bas où la route fait un crochet,
Ligger der et Huus saa smukt. 
Il y a  une maison si belle.
Væggene lidt skjæve staae, 
Les murs semblent un tantinet tordus,
Ruderne er ganske smaa,
Les fenêtres sont assez petites,
Døren synker halvt i Knæ,
La porte s’enfonce à mi-genoux,
Hunden gjøer, det lille Kræ,
Le chien aboie, et les hirondelles gazouillent
Under Taget Svaler qvid’re, 
Sous la mansarde,
Solen synker – og saa vid’re.
Le soleil est en train de tomber...

*

I den røde Aftensol
Dans cette rouge soirée 
Sidder Moder i sin Stol ; 
La mère est assise dans son fauteuil ;
Kinden luer dobbelt rød, 
Les joues ont la même lueur rouge,
Barnet har hun paa sit Skjød.
L’enfant lui reste sur ses genoux.
Drengen er saa frisk og sund,
Le garçon est si frais, si ardent,
Æblekinden rød og rund ! 
Des joues comme des pommes : bien rouges, bien rondes !
See, hvor hun i Spøg ham banker
Voyez comment en riant elle s’amuse
Paa de søde Pusselanker. 
Avec ses fragiles pieds.

*

Katten staaer og krummer Ryg,
Le chat attend et fait le dos rond,
Men forstyrres af en Myg ;
Mais, dérangé par les moustiques,
Barsk han den med Poten slaaer, 
Avec fulgurance agite la patte,
Og igjen som Hofmand staaer.
Et encore une fois se tient tel un courtisan.
Moder klapper Barnets Kind ;
La mère câline la joue de l’enfant ;
See hvor sødt det sover ind,
Voyez comment gentil il s’endort,
Drømmer om de Engle smukke
Rêvant à de beaux anges
I sin lille pene Vugge.
Dans son petit lit joli.

 

**********************
Traduction Jacky Lavauzelle
ARTGITATO
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Moderen med Barnet Hans Christian Andersen
La mère et l’enfant Hans Christian Andersen

 

Med en vandlilje IBSEN – Poème Norvégien – Avec un Lys d’eau

Med en vandlilje Ibsen
Henrik Johan Ibsen
oversettelse
-traduction

Traduction – Texte Bilingue
Med en vandlilje Ibsen
Avec un Lys d’eau– Ibsen
Poésie

 

 

LITTERATURE NORVEGIENNE
norsk litteratur
POESIE NORVEGIENNE
norsk poesi

HENRIK IBSEN
1828-1906

norsk poet
poète norvégien

Traduction Jacky Lavauzelle

Med en vandlilje

Avec un Lys d’Eau

Se, min bedste, hvad jeg bringer ;
Vois, ma douce, ce que je t’apporte ;
blomsten  med de hvide vinger.
la fleur avec les blanches ailes.
På de stille strømme båren
Sur les calmes eaux
svam den drømmetung i våren.
elle flottait lourde de rêve au printemps.

*

Vil du den til hjemmet fæste,
Si tu souhaites l’apporter dans ta demeure,
fæst den på dit bryst, min bedste ;
pose-la sur la poitrine, ma douce ;
bag dens blade da sig dølge
sa feuille conserve
vil en dyb og stille bølge.
une vague profonde et silencieuse.

*

Vogt dig, barn, for tjernets strømme.
Enfant sois prudent avec le courant.
Farligt, farligt der at drømme !
Rêver est périlleux !
Nøkken lader som han sover ; –
Les génies de ces eaux jamais ne dorment ;
Liljer leger ovenover.
Les lys joueurs les recouvrent.

*

Barn, din barm er tjernets strømme.
Enfant, de ton sein se déverse l’étang.
Farligt, farligt der at drømme ; –
Rêver est périlleux;
liljer leger ovenover ; –
les lys joueurs les recouvrent ;
nøkken lader som han sover.
Les génies de ces eaux jamais ne dorment .

**************************
Traduction Jacky Lavauzelle
ARTGITATO
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Med en vandlilje Henrik Johan Ibsen- Poème Norvégien
Avec un Lys d’eau Henrik Johan Ibsen

 Henrik Johan Ibsen poesi
poésie de Henrik Johan Ibsen

 

SAKNAD Ivar AASEN – Poème Norvégien – ABSENCE

Ivar AASEN
oversettelse
-traduction

Traduction – Texte Bilingue
SaknadIvar AASEN
Absence Ivar AASEN
Poésie

 


LITTERATURE NORVEGIENNE
norsk litteratur
POESIE NORVEGIENNE
norsk poesi

Ivar AASEN
1813-1896

norsk poet
poète norvégien

Traduction Jacky Lavauzelle

Saknad

ABSENCE

Eg veit so vel, det finst ein Skatt,
Je sais si bien qu’il se trouve un trésor,
som vel eg hava maatte ; 
qui est à ma portée ;
og ingen Mann det vilde skadt,
Et personne ne serait gêné,
um eg den Skatten aatte. 
si par exemple je le gaspillais.
Og fann eg den, var allting vel ;
Et ainsi tout irait bien ;
eg skulde vera rik og sæl.
Je serais riche et comblé.
Men aldri veit eg Grunnen,
Mais ce trésor
der han skal verda funnen.
jamais ne sera découvert.

*

Eg veit so vel, det finst ein Stad,
Je sais si bien qu’il se trouve une ville,
kann henda nær ved Sida,
peut-être toute proche,
der vist eg skulde verda glad
je pourrais être heureux
og gløyma burt all Kvida.
et oublier toutes mes peurs.
Og kom eg der, so fekk eg naa
Et si je la trouvais, alors je posséderais
den Ting, som mest eg sakna maa.
les choses qui me font le plus défaut.
Men det er heile Skaden :
Mais c’est regrettable :
eg finner aldri Staden.
Je n’irai jamais dans cette ville.

*

Eg veit so vel, det finst ein Barm
Je sais si bien qu’il existe un cœur
med same Kjensla inne,
qui possède le même sentiment,
med same Hug og same Harm
avec le même appétit et la même irritation
og same Von og Minne.
et les mêmes attentes et le même souvenir.
Og fann eg den, vardt allting rett,
Et si je le rencontrais, droit serait notre chemin,
og Livet skulde skrida lett.
et la vie s’écoulerait agréablement.
Men det er verst aa minnast :
Mais le pire est de rappeler ceci :
me skulo aldri finnast.
ce cœur, je ne le trouverai jamais.

 

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Traduction Jacky Lavauzelle
ARTGITATO
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SAKNAD Ivar AASEN – Poème Norvégien
ABSENCE Ivar AASEN 

Absence Ivar AASEN
Ivar AASEN poesi
poésie de Ivar AASEN

 

 

 

 

Landskab – Jens Peter JACOBSEN- Poème Danois – PAYSAGE

Denmark– Danemark – Danmark
arbejde Jens Peter JACOBSEN

Traduction Jacky Lavauzelle*******

Traduction – Texte Bilingue
Landskab 
PAYSAGE
Jens Peter JACOBSEN

Poésie
Poesi


LITTERATURE DANOISE
POESIE DANOISE

dansk litteratur
dansk poesi
danske digte

Jens Peter JACOBSEN
1847-1885

Traduction Danois Jacky Lavauzelle

Traduction Jacky Lavauzelle


LES POEMES
DE JENS PETER JACOBSEN

LANDSKAB
PAYSAGE

**

Stille, du elskede Kvinde ! 
Du calme ! Toi, femme aimée !
Tyst maa vi træde, vi to. 
En silence nous marcherons, tous les deux.
er sover en Sang her inde 
Dort ici un chant
I Skovens natlige Ro.
Dans le repos nocturne de la forêt.

*

 Stille er Vover og Vinde, 
Calmes les vagues et les vents,
Tavs er hver Sangfuglemund,
Le silence sort du bec des oiseaux
  Tiende Kilderne rinde 
Muettes les sources s’écoulent 
Blankt over mossede Bund.
Brillant sur la mousse.

*

Maanestraalerne spille 
Jouent les rayons lunaires
 Tyst mellem Bøgene frem,
Feutrés entre les hêtres,
  Langs ad Stierne stille 
Loin des calmes sentiers
 Blunder en lyslig Bræm.
S’endort la lumineuse clairière.

*

Sølvskyen selv der oppe 
Le nuage argenté
Hviler paa Vingen bred,
Repose sur de larges ailes,
Højt over Træernes Toppe
Au-dessus des cimes des arbres
Skuer den lyttende ned. 
Observe et écoute la vie du dessous.

*

Stille er Vover og Vinde, 
Calmes les vagues et les vents,
Tyst maa vi træde, vi to. 

En silence nous marcherons, tous les deux.
Der sover en Sang her inde 
Dort ici un chant
    I Skovens natlige Ro. 
Dans le repos nocturne de la forêt.

**********************
Traduction Jacky Lavauzelle
ARTGITATO
***********************

Landskab Jens Peter Jacobsen
Paysage Jens Peter Jacobsen

**************************

 

Jens Peter Jacobsen

 

Le Café GOLDONI – LA BOTTEGA DEL CAFFE GOLDONI ATTO PRIMO Scena diciassettesima- LE CAFE ACTE 1 Scène 17

LA BOTTEGA DEL CAFFE GOLDONI
ATTO PRIMO – Scena diciassettesima
Le Café GOLDONI
ACTE I Scène 17
Traduction – Texte Bilingue
Carlo Osvaldo Goldoni

LITTERATURE ITALIENNE

letteratura italiana

CARLO GOLDONI
1707- 1793

La bottega del caffe goldoni le cafe texte et traduction artgitato

 

Traduction Jacky Lavauzelle


La bottega del caffè

LE CA
FE

1750 – 1751

*************

ATTO PRIMO
ACTE I

Scène 17
Scena diciassettesima

Don Marzio, poi Vittoria mascherata.
Don Marzio, puis Vittoria masquée

DON MARZIO
Non può essere altro, che quella assolutamente;
Il ne peut pas en être autrement, c’est elle absolument !
l’aria, la statura, anche l’abito mi par quello.
l’air, la stature, la robe me semblent les mêmes.
Non l’ho veduta bene nel viso, ma è quella senz’altro;
Je ne l’ai pas bien vu du visage, mais c’est certainement elle !
e poi quando mi ha veduto, subito si è nascosta nella locanda.
et puis quand elle m’a vu, immédiatement elle s’est cachée dans l’auberge.

VITTORIA
Signor Don Marzio, la riverisco.
Monsieur don Marzio, je vous salue.
si smaschera
elle se démasque

DON MARZIO
Oh signora mascheretta, vi sono schiavo.
Oh ma gente dame, je suis votre esclave.

VITTORIA
A sorte, avreste voi veduto mio marito?
Par hasard, auriez-vous vu mon mari ?

DON MARZIO
Sì, signora, l’ho veduto.
Oui, madame, je l’ai vu.

VITTORIA
Mi sapreste dire dove presentemente egli sia?
Pouvez-vous me dire où il est à cette heure ?

DON MARZIO
Lo so benissimo.
Je le sais très bien.

VITTORIA
Vi supplico dirmelo per cortesia.
Je vous prie de me le dire, s’il vous plaît !

DON MARZIO
Sentite.
Ecoutez bien !
la tira in disparte
Il la tire à l’écart
E’ qui in questa locanda con un pezzo di pellegrina, ma co’ fiocchi.
Il est ici ! dans cette auberge ! avec un sorte de pèlerine, mais pas comme d’habitude.

VITTORIA
Da quando in qua?
Depuis quand?

DON MARZIO
Or ora, in questo punto, è capitata qui una pellegrina; 
Sur ce point, elle est arrivée seule notre pèlerine ;
l’ha veduta, gli è piaciuta, ed è entrato subitamente nella locanda.
il l’a vu, elle l’a aimé, et subitement ils sont entrés dans l’auberge.

VITTORIA
Uomo senza giudizio!
Homme sans jugement!
Vuol perdere affatto la riputazione.
Il veut perdre sa réputation !

DON MARZIO
Questa notte l’avrete aspettato un bel pezzo.
Cette nuit vous avez dû avoir une longue attente.

VITTORIA
Dubitava gli fosse accaduta qualche disgrazia.
J’ai pensé à un accident.

DON MARZIO
Chiamate poca disgrazia aver perso cento zecchini in contanti, e trenta sulla parola?
Un accident d’avoir perdu une centaine de sequins en espèces et trente sur parole ?

VITTORIA
Ha perso tutti questi danari?
Il a donc perdu tout cet argent?

DON MARZIO
Sì! Ha perso altro!
Oui! Il a perdu de nouveau !
Se giuoca tutto il giorno, e tutta la notte, come un traditore.
Il joue toute la journée et toute la nuit, comme un forcené !

VITTORIA
da sè
à part
Misera me!
Malheur à moi !
Mi sento o strappar il cuore.
Je ressens un déchirement au cœur.

DON MARZIO
Ora gli converrà vendere a precipizio quel poco di panno, e poi ha finito.
Maintenant, il va accepter de vendre le peu de tissu qu’il avait, puis ce sera terminé !

VITTORIA
Spero che non sia in istato di andar in rovina.
Espérons qu’il ne soit pas encore dans un état proche de la faillite !

DON MARZIO
Se ha impegnato tutto!
Il a tout engagé !

VITTORIA
Mi perdoni; non è vero.
Pardonnez-moi; ce n’est pas possible !

DON MARZIO
Lo volete dire a me?
Vous me le dites à moi ?

VITTORIA
Io l’avrei a saper più di voi.
Je dois mieux le savoir que vous !

DON MARZIO
Se ha impegnato a me… Basta. Son galantuomo, non voglio dir altro.
Il m’a donné en gage Assez ! Je suis honnête !  je ne dirai rien de plus !

VITTORIA
Vi prego dirmi che cosa ha impegnato.
S’il vous plaît , dites-moi ce qu’il a donné en gage !
Può essere che io non lo sappia.
Il se peut que je ne sache pas.

DON MARZIO
Andate, che avete un bel marito.
Allez ! vous avez là un beau mari !

VITTORIA
Mi volete dire che cosa ha impegnato?
Allez-vous parler ?

DON MARZIO
Son galantuomo, non vi voglio dir nulla.
Je suis un galant homme ! Je ne dirai rien !

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 Traduction Jacky Lavauzelle
    ARTGITATO
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la bottega del caffe Goldoni atto primo Scena diciassettesima
le café Goldoni acte 1 scène 17

La bottega del caffè
le café Goldoni

Mëmëdhe Andon Zako Cajupi – Poème Albanais – Ma Patrie

Albanais – shqiptar – Albanian
Puna Andon Zako Cajupi

Traduction – Texte Bilingue
Mëmëdhe
Lq Pqtrie

Poésie
Poezi
 
LITTERATURE ALBANAISE
POESIE ALBANAISE

letërsia shqiptare
poezi shqipe
poet shqiptar

Andon Zako-Cajupi
1866-1930

Traduction Jacky Lavauzelle

Mëmëdhe

Ma Patrie

Mëmëdhe quhetë toka
Ma patrie est la terre
 ku më ka rënurë koka,
où il m’est possible de lever la tête,
ku kam dashur mëm’e atë,
où je retrouve l’amour des miens,
 ku më njeh dhe gur’ i thatë
où chaque pierre me connaît
ku kam pasurë shtëpinë,
où ma maison est mon refuge,
 ku kam njohur perëndinë,
où j’ai connu Dieu,
stërgjyshët ku kanë qënë
où étaient mes ancêtres
dhe varret q’i kanë vënë,
et les tombes où ils reposent,
ku jam rritur me thërrime
J’ai grandi là avec des quignons de pain
ku kam folur gjuhën time,
où j’ai appris ma langue,
ku kam fis e ku kam farë,
où je travaille et où j’ensemence,
ku kam qeshur, ku kam qarë,
où je ris, où je pleure,
ku rroj me gas e me shpres,
où je vis dans l’espoir,
ku kam dëshirë të vdes.
où je veux mourir.

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Traduction Jacky Lavauzelle
ARTGITATO
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Mëmëdhe  Andon Zako Cajupi – Poème Albanais – Ma Patrie