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Le Café GOLDONI – LA BOTTEGA DEL CAFFE GOLDONI ATTO PRIMO Scena sedicesima- LE CAFE ACTE 1 Scène 16

LA BOTTEGA DEL CAFFE GOLDONI
ATTO PRIMO – Scena sedicesima
Le Café GOLDONI
ACTE I Scène 16
Traduction – Texte Bilingue
Carlo Osvaldo Goldoni

LITTERATURE ITALIENNE

letteratura italiana

La bottega del caffe goldoni le cafe texte et traduction artgitato

CARLO GOLDONI 1707- 1793

 

Traduction Jacky Lavauzelle


La bottega del caffè

LE CA
FE

1750 – 1751

*************

ATTO PRIMO
ACTE I

Scène 16
Scena sedicesima

Don Marzio, poi Eugenio dalla locanda.
Don Marzio, puis Eugenio à l’auberge.

DON MARZIO
Oh, che caro signor Eugenio!
Oh, ce cher monsieur Eugenio !
Egli applica a tutto, anche alla pellegrina.
Il s’applique dans tout, même avec cette pèlerine.
Colei mi pare certamente sia quella dell’anno passato.
Il me semble bien avoir vu celle-ci l’an passé.
Scommetterei che è quella che veniva ogni sera al caffè a domandar l’elemosina.
Je parie que c’est celle qui venait chaque soir au café pour demander l’aumône.
Ma io però non glie ne ho mai dati, veh! 
Je n’ai jamais rien donné aux filles, va !
I miei danari, che sono pochi, li voglio spender bene.
Mon argent, est assez rare et je ne le dépense que pour des choses réfléchies.
Ragazzi, non è ancora tornato Trappola?
Garçons ! Trappola n’est-il pas encore de retour ?
Non ha riportati gli orecchini, che mi ha dati in pegno per dieci zecchini il signor Eugenio?
N’a t-il pas rapporté les boucles d’oreilles, pour lesquelles monsieur Eugenio a mis dix sequins en gage ?

EUGENIO
Che cosa dice de’ fatti miei?
Vous parlez de mes affaires ?

DON MARZIO
Bravo, colla pellegrina!
Bravo !  cette pèlerine !

EUGENIO
Non si può assistere una povera creatura, che si ritrova in bisogno?
Vous ne pouvez pas aider une pauvre créature qui se trouve dans le besoin ?

DON MARZIO
Sì, anzi fate bene. Povera diavola!
Oui, en effet j’aime faire le bien. Pauvre chose !
Dall’anno passato in qua, non ha trovato nessuno che la ricoveri?
Depuis l’an dernier, n’a-t-elle pas trouvé quelqu’un pour l’aider ?

EUGENIO
Come dall’anno passato!
Comment ça l’an dernier ?
La conoscete quella pellegrina?
Vous connaissez donc cette pèlerine ?

DON MARZIO
Se la conosco? E come! 
Si je la connais ? Et comment !
E’ vero che ho corta vista, ma la memoria mi serve.
Il est vrai que j’ai une courte vue, mais une excellente mémoire.

EUGENIO
Caro amico, ditemi chi ella è.
Cher ami, dites-moi qui est-elle ?

DON MARZIO
E’ una, che veniva l’anno passato a questo caffè ogni sera, a frecciare questo e quello.
Et l’an dernier dans ce café tous les soirs, elle quémandait ici et là.

EUGENIO
Se ella dice che non è mai più stata in Venezia?
Mais elle dit qu’elle n’est jamais venue à Venise?

DON MARZIO
E voi glielo credete?
Et vous la croyez?
Povero gonzo!
Mon pauvre ami !

EUGENIO
Quella dell’anno passato di che paese era?
Celle de l’an dernier venait de quel pays?

DON MARZIO
Milanese.
Elle était Milanaise.

EUGENIO
E questa è piemontese.
Et cela-là est Piémontaise.

DON MARZIO
Oh sì, è vero;
Oh oui, c’est vrai ;
era di Piemonte.
elle était du Piémont.

EUGENIO
E’ moglie d’un certo Flaminio Ardenti.
Et l’épouse d’un certain Flaminio Ardenti.

DON MARZIO
Anche l’anno passato aveva con lei uno, che passava per suo marito.
Même l’année dernière, elle avait avec elle quelqu’un qui passait pour être son mari.

EUGENIO
Ora non ha nessuno.
Maintenant elle n’en a aucun.

DON MARZIO
La vita di costoro; 
Ainsi va la vie de ces personnes ;
ne mutano uno al mese.
Elle en a un par mois !

EUGENIO
Ma come potete dire che sia quella?
Mais comment pouvez-vous dire ça ?

DON MARZIO
Se la riconosco!
Je la reconnais !

EUGENIO
L’avete ben veduta?
L’avez vous bien vue ?

DON MARZIO
Il mio occhialetto non isbaglia; e poi l’ho sentita parlare.
Mes lunettes ne me trompent pas ; et puis je l’ai entendue parler.

EUGENIO
Che nome aveva quella dell’anno passato?
Le prénom de votre dame de l’année dernière ?

DON MARZIO
Il nome poi non mi sovviene.
Le prénom ? je ne m’en souviens plus !

EUGENIO
Questa ha nome Placida.
Elle se nomme Placida.

DON MARZIO
Appunto; aveva nome Placida.
Exactement ! Placida était son nom !

EUGENIO
Se fossi sicuro di questo, vorrei ben dirle quello che ella si merita.
Ah ! si je devais sûr ça, je lui dirais certainement ses quatre vérités !

DON MARZIO
Quando dico una cosa io, la potete credere.
Quand je dis quelque chose, on peut la croire.
Colei è una pellegrina, che in vece d’essere alloggiata, cerca di alloggiare.
C’est une pèlerine, qui au lieu d’être logée, essaye de se loger.

EUGENIO
Aspettate, che ora torno.
Attendez ! je reviens !

 Voglio sapere la verità.
Je veux connaître toute la vérité.

entra in locanda
il entre dans l’hôtellerie

*****************
 Traduction Jacky Lavauzelle
    ARTGITATO
  *****************

la bottega del caffe Goldoni atto primo Scena sedicesima
le café Goldoni acte 1 scène 16

La bottega del caffè
le café Goldoni

Canzoniere Poet – LE CHANSONNIER Pétrarque Sonnet 22-CANZONIERE PETRARCA SONETTO 22

CANZONIERE POET
Traduction – Texte Bilingue
Le Chansonnier PETRARQUE 22
LITTERATURE ITALIENNE

Letteratura Italiana

PETRARQUE

Francesco PETRARCA
1304 – 1374

Traduction Jacky Lavauzelle

——–


Canzoniere Petrarca Poesia 22

LE CHANSONNIER PETRARQUE Poème 22

Rerum vulgarium fragmenta

Fragments composés en vulgaire

PRIMA PARTE
Première Partie

22/366

A qualunque animale alberga in terra,
Quel que soit l’animal qui habite sur la terre,
 se non se alquanti ch’ànno in odio il sole,
sauf pour certains qui détestent le soleil,
tempo da travagliare è quanto è ’l giorno;
le temps de leur travail est le jour ;
ma poi che ’l ciel accende le sue stelle,
mais alors que le ciel se tourne vers ses étoiles,
qual torna a casa et qual s’anida in selva
celui-ci revient à la maison et celui-là dans la forêt
per aver posa almeno infin a l’alba.
pour une pause jusqu’à l’aube.

*

Et io, da che comincia la bella alba
Et moi, dès le commencement de la belle aube
a scuoter l’ombra intorno de la terra
à l’heure où commence à trembler les ombres autour de la terre
svegliando gli animali in ogni selva,
éveillant les animaux de toutes les forêts,
non ò mai triegua di sospir’ col sole;
je n’ai de trêve avec mes soupirs sous ce soleil ;
poi quand’io veggio fiammeggiar le stelle
alors quand  je vois les flamboyantes étoiles
vo lagrimando, et disïando il giorno.
je pleure ne désirant que le jour.

*

Quando la sera scaccia il chiaro giorno,
Lorsque le soir remplace le jour si clair,
et le tenebre nostre altrui fanno alba,
et que nos ténèbres à l’obscurité s’ajoutent,
miro pensoso le crudeli stelle,
pensivement je mire les étoiles cruelles,
 
che m’ànno facto di sensibil terra;
qui m’ont fait de cette sensible terre ;
et maledico il dí ch’i’ vidi ’l sole,
et que soit maudit le jour où j’ai vu le soleil,
e che mi fa in vista un huom nudrito in selva.
qui me fait ressembler à un homme nourri dans le désert.

*

Non credo che pascesse mai per selva
Je ne pense pas que l’on ai jamais vu dans la forêt
 
sí aspra fera, o di nocte o di giorno,
bête plus rugueuse, ou la nuit ou le jour,
come costei ch’i ’piango a l’ombra e al sole;
que celle pour qui je pleure à l’ombre et au soleil;
et non mi stancha primo sonno od alba:
et que je m’en fatigue au premier sommeil ou à l’aube :
ché, bench’i’ sia mortal corpo di terra,
car, bien que je sois ce corps mortel de la terre,
 
lo mio fermo desir vien da le stelle.
Mon ferme désir me vient des étoiles.

*

Prima ch’i’ torni a voi, lucenti stelle,
Avant que je ne retourne à vous, étoiles brillantes,
 
o tomi  giú ne l’amorosa selva,
que j’aille dans l’amoureuse forêt,
lassando il corpo che fia trita terra,
laissant ce corps à cette terre,
vedess’io in lei pietà, che ’n un sol giorno
que je vois en elle pitié, qu’en un seul jour
può ristorar molt’anni, e ’nanzi l’alba
je puisse restaurer de nombreuses années, et avant l’aube
 
puommi arichir dal tramontar del sole.
j’en sois rempli dès le coucher du soleil.

*

Con lei foss’io da che si parte il sole,
Qu’avec elle je sois dès le départ du soleil,
et non ci vedess’altri che le stelle,
et avec personne d’autre que les étoiles,
sol una nocte, et mai non fosse l’alba;
seulement une nuit, et que jamais ne vînt l’aube ;
 
et non se transformasse in verde selva
et qu’elle se transforme en une verte forêt
per uscirmi di braccia, come il giorno
pour s’extraire de mes bras, comme ce jour
ch’Apollo la seguia qua giú per terra.
quand Apollon la suivit ici-bas sur la terre.

*

Ma io sarò sotterra in secca selva
Mais je vais être enterré dans la forêt sèche
e ’l giorno andrà pien di minute stelle
et la journée sera pleine des étoiles
prima ch’a sí dolce alba arrivi il sole.
avant qu’à l’aube si douce n’arrive le soleil.

********************
Traduction Jacky Lavauzelle
ARTGITATO
*********************

canzoniere Petrarca poesia 22
le chansonnier Pétrarque poème 22
canzoniere poet

Vaggvisa för min son Carl – Carl Michael BELLMAN – Poésie suédoise – Berceuse pour mon fils Carl

Sverige – Suède
Dikter av Carl Michael BELLMAN

Traduction – Texte Bilingue
Vaggvisa för min son Carl
Berceuse pour mon fils Carl
 Carl Michael BELLMAN
Poésie


LITTERATURE SUEDOISE
POESIE SUEDOISE

svensk litteratur
svensk poesi
svensk författare

Carl Michael BELLMAN
1740-1795

Traduction Jacky Lavauzelle

Vaggvisa för min son Carl

Berceuse pour mon fils Carl

18 augusti 1787

Lilla Carl, sov sött i frid !
Petit Carl, dors paisiblement !
 Ty du får tids nog vaka,
Viendra bien vite le temps des veillées
,
 
 tids nog se vår onda tid 
Viendrons les temps mauvais
 
 och hennes galla smaka.
et le goût de la bile.
 
 Världen är en sorgeö :
Le monde est un chagrin :
 
 bäst man andas skall man dö
pour mieux respirer il faudrait mourir
 och bli mull tillbaka.
et devenir poussière.

*

En gång, där en källa flöt
Une fois, une source coulait
 förbi en skyl i rågen, 
près d’un amas de seigle,
 
 stod en liten gosse söt
se tenait un petit garçon mignon
 
 och spegla sig i vågen : 
qui se reflétait dans la vague :
bäst sin bild han såg så skön 
son image était si belle
 uti böljan, klar och grön, 
sur les flots, claire et verte,
 straxt han inte såg’en.
en peu de temps elle s’est enfuie.

*

Så är med vår levnad fatt,
Ainsi va notre triste vie,
 och så försvinna åren :
et ainsi se perdent nos années :
 bäst man andas gott och glatt, 
le meilleur qu’un homme respire dans la joie,
 så lägges man på båren. 
qui se pose vite sur sa civière.
 Lilla Carl skall tänka så,
Petit Carl, il y pensera,
 när han ser de blomor små,
Quand il verra les petites fleurs,
 som bepryda våren.
qui embellissent le printemps.

*

Sove lulla, lilla vän ! 
Dors encore un peu, petit ami !
 Din välgång alla gläda. 
De ton succès tout le monde est heureux.
 När du vaknar, sku vi sen
Quand tu te réveilleras, faudra t-il alors
 dig klippa häst och släda ; 
que nous découpions les chevaux et le traîneau ;
 
 sen små hus av kort – lull lull –
puis que nous montions un petit château de cartes – dans le calme-
sku vi bygga, blåsa kull 
nous construirons et chanterons
 och små visor kväda.
de petites chansons moqueuses.

*

Mamma har åt barnet här 
Maman a ici pour son enfant
 
små gullskor och gullkappa,
des petites chaussures dorées et une robe d’or,
 och om Carl beskedlig är,
et si Carl est un gentil garçon,
 
 så kommmer rättnu pappa, 
son papa viendra lui apporter,
  lilla barnet namnam ger…
de douces friandises …
 
Sove lulla ! Ligg nu ner 
Dors encore un peu ! Allonge-toi maintenant
 och din kudde klappa.
et serre fort ton oreiller.

**************************
Traduction Jacky Lavauzelle
ARTGITATO
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Vaggvisa för min son Carl – Carl Michael BELLMAN
Berceuse pour mon fils Carl – Carl Michael BELLMAN Vaggvisa för min Carl Michael BELLMAN  dikter
Carl Michael BELLMAN  poet
 Carl Michael BELLMAN Poesi
svensk författare

 

Nöje i enslighet Hedvig Charlotta NORDENFLYCHT – PLAISIR DANS LA SOLITUDE – Poème Suédois

 

Sverige – Suède
Nöje i enslighet
Dikter av Hedvig Charlotta NORDENFLYCHT

Traduction – Texte Bilingue
Nöje i enslighet – Plaisir dans la solitude
Hedvig Charlotta NORDENFLYCHT
Poésie


LITTERATURE SUEDOISE
POESIE SUEDOISE

svensk litteratur
svensk poesi
svensk författare

Hedvig Charlotta NORDENFLYCHT
1718-1763

Traduction Jacky Lavauzelle

Nöje i enslighet

Plaisir dans la Solitude

Kom, aftonstjärnan, snart att båda
Viens ! étoile du soirsouvent compagne
de bästa stunder av mitt liv ! 
des meilleurs moments de ma vie !
När tysthet överallt får råda,
Quand le silence règne partout,
då vakna mina tidsfördriv.
se réveille mon passe-temps.

*

En älskad skugga döljer mig,
Une ombre aimée me cache ;
en värld försvinner, där jag strävat.
un monde disparaît, où j’ai tant essayé.
Sen mina sinnen flyktigt svävat,
Puis flottent mes sens volatiles,
i stillhet tankan roar sig.
tranquillement ma pensée s’amuse d’elle-même.

*

Du stund, som lägger allt i dvala,
Vous, instants où tout est mis en hibernation,
Du väcker mina tankars fart ; 
Suscitez intensément mes pensées;
Din köld min oros eld kan svala, 
Vous pouvez réfrigérer l’ardeur de mes inquiétudes,
Ditt mörker gör mitt sinne klart.
Votre obscurité rend mon esprit plus clair encore.

*

 Vid mänskoflärd och dårskap trött,
Lassée des caprices et des folies,
Vid sällskapstvång och tadelpilar, 
Des amitié forcée et des racontars,
Bland sånggudinnors hop jag vilar
Parmi les harmonies des chants je repose
Och somnar hos Tahlia sött.
Et m’endors avec la douce Thalie.

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Traduction Jacky Lavauzelle
ARTGITATO
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Nöje i enslighet Hedvig Charlotta Nordenflycht
Plaisir dans la solitude Hedvig Charlotta Nordenflycht
Hedvig Charlotta Nordenflycht dikter
Hedvig Charlotta Nordenflycht poet
Hedvig Charlotta Nordenflycht Poesi
svensk författare

 

LITTLE ADAM Arnulf ØVERLAND – PETIT ADAM – Poème Norvégien

Arnulf ØVERLAND
oversettelse-traduction

Traduction – Texte Bilingue
Little Adam – Arnulf ØVERLAND
Petit Adam – Arnulf ØVERLAND
Poésie

LITTERATURE NORVEGIENNE
norsk litteratur
POESIE NORVEGIENNE
norsk poesi

Arnulf ØVERLAND
1889-1968

norsk poet
poète norvégien

Traduction Jacky Lavauzelle

LITTLE ADAM

 

Lille Adams store hode
Petit Adam a une si grosse tête
kneiser på hans tynne hals.
Dominant son cou si mince.
Man har rost ham : Ikke dårlig !
On lui en a fait pourtant l’éloge : Pas mal !
Adam danser en alvorlig,
Grave, Adam danse
melankolsk og stivbent vals
une valse mélancolique mais les jambes sont si raides
og er ikke vel tilmote.
Adam est mal à l’aise.

*

Damene skal engasjere.
Les dames invitent.
Adam danser ikke mere.
Adam ne danse plus.
Fra den tomme rad av stole
De la ligne vide des chaises
ser han sine venner danse.
il voit ses amis danser.
Lange Leig har fått Constanse,
Le grand Leig danse avec Constance,
fire stykker slåss om Ole !
quatre demoiselles se disputent Ole!

*

Adam går alene hjem.
Adam retourne seul dans sa maison.
Slik er livets danseskole.
Telle est l’école de danse de la vie.
En får fire, en får fem,
L’un en a quatre, un autre cinq,
en får en, og en får ingen,
L’un en a une, un autre rien,
– lilleslem og storeslem.
Petit chelem coquin et grandiose.

*

Alle livets lunefulle
Toute la vie est ainsi capricieuse
stjerner små gikk ham forbi.
les petites étoiles passent près de lui.
Nu vil han gå hjem og dikte
Maintenant, il va rentrer à la maison et il composera
seg sin første poesi.
sa première poésie.

**************************
Traduction Jacky Lavauzelle
ARTGITATO
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Little Adam Arnulf ØVERLAND
Petit Adam Arnulf ØVERLAND
Arnulf ØVERLAND poesi
poésie de Arnulf ØVERLAND

 

Vestanvindurinn Bjarni THÓRARENSEN – Vent d’Ouest – Poème Islandais

Bjarni THÓRARENSEN
Bjarni THÓRARENSEN ljóð
þýðingar-traduction

Traduction – Texte Bilingue
Vent d’Ouest- Bjarni THÓRARENSEN
Vestanvindurinn – Bjarni THÓRARENSEN
Poésie

LITTERATURE ISLANDAISE
POESIE ISLANDAISE

Íslenskar bókmenntir
íslenska ljóð

Bjarni THÓRARENSEN
1786 – 1841

íslenskt skáld
poète islandais

Traduction Jacky Lavauzelle

Vestanvindurinn

VENT D’OUEST

Þú, sem, þegar vorar,
Toi, qui, dès le printemps,
þínum hlýja anda
par ton souffle chaud
hlíðar steini studdra
se fracasse au pied des montagnes
storðar ísa fjalla
Imposants sommets de glace
hrímþaki sviftir hörðu
toits nageant dans de givrants brouillards
og hjúpi grænum sveipar,
toi qui l’enveloppe d’un vert manteau,
hefirðu, vestanvindur,
as-tu, vent d’ouest,
viðurtal okkar munað ?
en mémoire nos mots ?

*

Hefirðu’ of hafið spánska
N’as-tu ,des mers d’Espagne,
 heitan munað mér færa
chaudes et langoureuses, pas oublié
kossin kæru minnar
d’embrasser ma chère
kinnrjóðrar, er þú hézt mér ?
aux belles joues roses, comme tu me l’avais promis ?

*

Sótta ég koss þinnar kæru
J’ai bien rencontré le baiser de ta chère
kinnrjóðrar, er ég hét þér,
aux joues roses, comme tu me l’as demandé,
bar ég hann blár yfir unnir
Je l’ai apporté survolant les vagues bleues
hið bjarta loft í gegnum,
à travers l’air éclatant,
þó máttu því ei reiðast,
ne te mets pas en colère,
að þér hann fært getkat.
je n’ai pu te l’apporter.

*

Því ég leit í lundi
En route, j’ai regardé un massif
lilju fagra í myrgin
un lys merveilleux illuminait
bleiku höfði halla
la tête inclinée
til helfarar snúna,
à un pas de la mort,
blaðfögur mig beiddi
la belle me demanda
að bjarga fjörvi sínu ;
de sauver sa chair ;
gleymdi ég gefnu heiti
J’ai oublié mon devoir
og gaf henni kossinn.
et lui donna un baiser.

*

Færðist líf í liðna,
Oubliant sa vie passée,
 svo lyfti upp höfði
elle leva la tête
við ylsendin ástar
grâce au souffle de l’amour
og upp á mig brosti.
et alors me sourit.
Þýð má þakka lífið
La vie me rendit grâce
þinnar meyjar kossi.
du baiser virginal.

**************************
Traduction Jacky Lavauzelle
ARTGITATO
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Vestanvindurinn Bjarni THÓRARENSEN
Vent d’Ouest Bjarni THÓRARENSEN
Bjarni THÓRARENSEN ljóð
poésie de Bjarni THÓRARENSEN

Ei naki grein Olaf AUKRUST Une Branche nue – Poème Norvégien

Olaf AUKRUST
oversettelse-traduction

Traduction – Texte Bilingue
Ei naki grein – Olaf AUKRUST
Une Branche nue – Olaf AUKRUSTPoésie

LITTERATURE NORVEGIENNE
norsk litteratur
POESIE NORVEGIENNE
norsk poesi

 

Olaf AUKRUST
1883-1929
norsk poet
poète norvégien

Traduction Jacky Lavauzelle

Ei naki grein

Une Branche nue

 

Ei naki grein med blodraud bær
Une branche nue avec ses baies rouge sang
og ei som bladrik blømer,
Une autre pleine de feuilles et de fleurs,
på kvar sin måte fagre er
chacune avenante
for den som kjærleg dømer.
pour ceux qui savent juger avec amour.

*

Den eine gjev ein ange, ho,
La fragrance donne la seconde,
der ljuv ho ligg og blømer.
avec sa fleur suave.
Den andre gjev sitt hjarteblod
La première a tiré le sang de son cœur
når lauv og haustvind rømer.
lorsque ses feuilles ont accompagné le vent d’automne.

*

Den eine skin og strålar, ho,
La seconde éclatante brille 
den andre brenn og mognar
quand l’autre brûle et rougit
og gjev til sist sitt hjarteblod ;
et donne enfin le sang de son cœur ;
der tung av bær ho bognar.
lourde des baies elle penche.

*

Eg gav deg den med blomar på.
Je t’ai donné celle qui porte les fleurs.
Eg gjev deg den med bæri.
Je te donne celle qui porte les baies.
Kven rikast er vil du få sjå
La plus riche comme tu le verras
litt lenger fram på ferdi.
Un peu plus loin sur ta route.

 

**************************
Traduction Jacky Lavauzelle
ARTGITATO
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Ei naki grein Olaf AUKRUST
Une Branche nue Olaf AUKRUST
Olaf Aukrust poesi
poésie de Olaf Aukrust

Sagt upp úr þögn Hjálmar JÓNSSON ljóð Poésie (bólu hjálmar ljóð) DIT DANS LE SILENCE

Bólu-Hjálmar
Hjálmar JÓNSSON ljóð
bólu hjálmar ljóð
þýðingar-traduction

Traduction – Texte Bilingue
Dit dans le Silence – Bólu-Hjálmar
Sagt upp úr þögn – Hjálmar JÓNSSON
Poésie

LITTERATURE ISLANDAISE
POESIE ISLANDAISE

Íslenskar bókmenntir
íslenska ljóð

Hjálmar JÓNSSON
Bólu-Hjálmar
1796-1875
íslenskt skáld
poète islandais

Traduction Jacky Lavauzelle

Sagt upp úr þögn

DIT DANS LE SILENCE

 

Þekki ég óminn þessa hljóms,
Je connais le son de ce bruit,
þarf ei umtal meira ;
j’e n’en ai pas besoin de plus ;
nálæg þruma dauða og dóms
tout proche voici le tonnerre de la mort et le jugement
dunar mér við eyra.
qui tonne à mon oreille.

*

Ber nú margt fyrir brúnaskjá,
Est maintenant je dévore tout,
sem betra væri að muna ;
pour mieux me les rappeler ;
en feigum horfi ég augum á
mais perdu j’ouvre grand les yeux devant
alla náttúruna.
toute la nature.

 

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Traduction Jacky Lavauzelle
ARTGITATO
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Sagt upp úr þögn Bólu-Hjálmar – Hjálmar JÓNSSON 
Dit dans le Silence Bólu-Hjálmar – Hjálmar JÓNSSON
bólu hjálmar ljóð
poésie de bólu hjálmar 

Ferðalok Jónas HALLGRÍMSSON Fin de Voyage

as HALLGRÍMSSON
þýðingar-traduction

Traduction – Texte Bilingue
FIN de VOYAGE Jónas HALLGRÍMSSON
Poésie


LITTERATURE ISLANDAISE
POESIE ISLANDAISE

Íslenskar bókmenntir
íslenska ljóð

Jónas HALLGRÍMSSON
1807-1845
íslenskt skáld
poète islandais

Traduction þýðingar Jacky Lavauzelle

Ferðalok

Fin de Voyage

Ástarstjörnu
Etoile d’amour
yfir Hraundranga
sur une vague de lave
  skýla næturský ;
derrière un voile de nuit ;
   hló hún á himni,
jouant dans le ciel,
hryggur þráir
sur les désirs tristes
  sveinn í djúpum dali.
du garçon dans sa vallée profonde.

*

Veit ég hvar von öll
Je sais où tout espoir
og veröld mín
mon monde
glædd er guðs loga.
se fortifie à la divine flamme.
Hlekki brýt ég hugar,
Le lien avec la pensée se casse,
  og heilum mér
et totalement
fleygi faðm þinn í.
je me jette dans tes bras.

*

Sökkvi ég mér og sé ég
Je plonge et vois
   sálu þér
dans ton âme
  í og lífi þínu lifi ;
la vie que je vis ;
  andartak sérhvert,
à chaque instant,
sem ann þér guð,
aimé de Dieu,
finn ég í heitu hjarta.
Je le sens dans mon cœur flamboyant.

*

Tíndum við á fjalli,
Sur les flancs de la montagne
tvö vorum saman,
Tous les deux ensemble,
 blóm í hárri hlíð ;
cueillons les fleurs des hautes collines ;
knýtti ég kerfi
Je les attache sur une couronne
og í kjöltu þér
sur tes genoux
 lagði ljúfar gjafir.
que je t’offre en cadeau.

*

Hlóðstu mér að höfði
Tu la poses sur ma tête
  hringum ilmandi
avec les parfums
bjartra blágrasa,
des fleurs lumineuses,
einn af öðrum,
une par une,
 og að öllu dáðist,
chacune admirée,
og greipst þá aftur af.
chacune effleurée.

*

Hlógum við á heiði,
Sur la route, nous avons ri
himinn glaðnaði
sous un soleil ravi
fagur á fjallabrún ;
au bord des falaises ;
alls yndi
une joie complète
þótti mér ekki vera
presqu’irréelle
 utan voru lífi lifa.
au-delà de nos vies.

*

Grétu þá í lautu
A côté les larmes
góðir blómálfar,
des douces fleurs des elfes,
skilnað okkarn skildu ;
à l’heure de partir ;
dögg það við hugðum,
à la rosée nous avons pensé
og dropa kalda
et les gouttes froides
kysstum úr krossgrasi.
nous avons embrassé.

*

Hélt ég þér á hesti
Sur le cheval, je te pressais
  í hörðum straumi,
au cœur du courant,
   og fann til fullnustu,
et pleinement je ressentais,
blómknapp þann gæti
que ces bourgeons
  ég borið og varið
je servirai et je protégerai
  öll yfir æviskeið.
toute ma vie.

*

Greiddi ég þér lokka
Mes doigts dans tes cheveux
við Galtará
près de la source
vel og vandlega ;
avec attention et soin ;
brosa blómvarir,
sourires des lèvres des fleurs,
blika sjónstjörnur,
éclats des yeux des étoiles,
roðnar heitur hlýr.
chaud d’une chaleur chaude.

 *

Fjær er nú fagri
Là-bas désormais
fylgd þinni
loin de toi
sveinn í djúpum dali ;
le garçon dans sa vallée profonde ;
ástarstjarna
l’étoile d’amour
   yfir Hraundranga
sur une vague de lave
skín á bak við ský.

brille au-delà des nuages.

*

Háa skilur hnetti
En haut les planètes
himingeimur,
l’Univers,
blað skilur bakka og egg ;
la lame sépare ;
en anda, sem unnast,
mais les âmes qui s’assemblent,
fær aldregi
ne peuvent jamais
 eilífð að skilið.
par l’éternité être séparées.

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Traduction Jacky Lavauzelle
ARTGITATO
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Ferðalok Jónas HALLGRÍMSSON
Fin de Voyage Jónas HALLGRÍMSSON  

Lands-lag Grímur THOMSEN-CHANT DU PAYS

Grímur THOMSEN
ljóð gríms thomsen

Traduction – Texte Bilingue
Chant du Pays Grímur THOMSEN
Poésie


LITTERATURE ISLANDAISE
POESIE ISLANDAISE

Íslenskar bókmenntir
íslenska ljóð

Grímur THOMSEN
1820-1896

Traduction Jacky Lavauzelle

LANDS-LAG

Chant du Pays

 

Heyrið vella’ á heiðum hveri,
Écoutez les geysers dans les montagnes,
Heyrið álftir syngja’ í veri :
Écoutez les cygnes chanter en été :
Íslands er það lag.
L’Islande est cette chanson.
Heyrið fljót á flúðum duna,
Écoutez battre les torrents rapides de la rivière,
foss í klettaskorum bruna
la cascade émerger des rochers
Íslands er það lag.
L’Islande est cette chanson.

*

Eða fugl í eyjum kvaka !
Ou chantent les oiseaux dans les îles !
undir klöpp og skútar taka :
sous la roche et dans les grottes :
Íslands er það lag.
L’Islande est cette chanson.
Heyrið brim á björgum svarra,
Entendez les vagues sur les falaises noires,
bylja þjóta svipi snarra :
les vents souffler de l’au-delà :
Íslands er það lag.
L’Islande est cette chanson.

*

Og í sjálfs þín brjósti bundnar
Et dans ta propre poitrine
blunda raddir náttúrunnar :
se parlent les voix de la nature :
slands eigið lag.
les chansons d’Islande.
Innst í þínum eigin barmi
Profondément en toi
einsi í gleði’ og eins í harmi
autant dans la joie que dans la douleur
ymur Íslands lag.
les échos du chant de l’Islande.

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Traduction Jacky Lavauzelle
ARTGITATO
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lands-lag Grímur THOMSEN