Archives de catégorie : art

LE SOIR საღამოს Вечером 2013 ZURAB TSERETELI – ზურაბ წერეთელი

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საღამოს
LE SOIR
Вечером
IN THE EVENING

Zurab Tsereteli
ზურაბ წერეთელი
Зураб Константинович Церетели

*Zurab Tsereteli Les champs ensoleillés

Zurab Tsereteli ზურაბ წერეთელი PEINTRE GEORGIEN - PEINTRE GEORGIEN TBILISSI - ნარიყალა
Géorgie
საქართველო

PHOTO JACKY LAVAUZELLE

Zurab Tsereteli ზურაბ წერეთელი PEINTRE GEORGIEN - PEINTRE GEORGIEN TBILISSI - ნარიყალა

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Zurab tsereteli
ARTISTE GEORGIEN
ქართველი მხატვარი





ZURAB TSERETELI
ZOURAB TSERETELI
ლადო გუდიაშვილი
Зураб Константинович Церетели

Né le 4 janvier 1934 à Tbilissi
დაიბადა 1934 წლის 4 იანვარს თბილისში


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საღამოს
Saghamos
LE SOIR
IN THE EVENING
Вечером

იანვარი 17, 2013
17 janvier 2013
January 17, 2013
17 января 2013 г.

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ტილო ზეთი
Huile sur toile
Oil on canvas
холст, масло

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LA BEAUTE DU SOIR
Les airs déshérités des soirs ont désertés les coins noirs des mondes
Il ne reste rien. Que la beauté et les rats !
La beauté n’est pas fragile
Elle longe comme longe la punaise immortelle
Elle est posée sur la table
Au milieu de la table
Croyant être les couverts, la nappe et la table elle-même
Et regarde le monde
La beauté est du soir
Quand les soirs se font attendre
Celui qui dit que la beauté est fragile est un imposteur
Un vaurien
Une misère du monde
La beauté n’a jamais été fragile
Et ne le sera jamais
La vie est fragile, l’équilibre est fragile, le monde est fragile
Quand la belle rose est fragile, c’est la rose qui est fragile, pas sa beauté.
C’est de porter la beauté qui tue la rose.
La beauté n’est pas malheureuse ni ne souffre.
La beauté est hautaine, capricieuse, violente, tyrannique.
C’est une salope qui  assomme la nuit et nous avec.
C’est une salope qui pompe l’énergie de la vie, qui rompt les équilibres et la face du monde.
Qui ne se damnerait pas pour un peu plus de beauté
Qui ne tuerait pas pour que la beauté illumine à nouveau un peu de notre vie
Et s’il ne reste que la beauté et les rats
J’ai si peur pour les rats
Que j’en ferme les yeux

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Poème de Jacky Lavauzelle

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The beauty of the evening

The disinherited tunes of the evenings have deserted the black corners of the worlds
There is nothing left. Only beauty and rats!
Beauty is not fragile
She runs along like the immortal stink bug
She is sitting on the table
In the middle of the table
Believing to be the cutlery, the tablecloth and the table itself
And she look at the world
The beauty is the evening
When the evenings are waiting
Whoever says that beauty is fragile is an imposter
A rascal
A misery of the world
Beauty has never been fragile
And never will
Life is fragile, balance is fragile, the world is fragile
When the beautiful rose is fragile, it is the rose that is fragile, not its beauty.
It is to wear the beauty that kills the rose.
Beauty is not unhappy or suffering.
Beauty is haughty, capricious, violent, tyrannical.
It’s a bitch who knocks the night and we with.
It is a bitch who pumps the energy of life, which breaks the balance and the face of the world.
Who would not be damned for a little more beauty
Who would not kill so that beauty illuminates again a little of our life
And if there is only beauty and rats
I’m so scared for rats
That I close my eyes

Jacky Lavauzelle

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A BELEZA DA NOITE
As músicas deserdadas das tardes abandonaram os cantos negros dos mundos
Não há mais nada. apenas beleza e os ratos!
A beleza não é frágil
Ela corre como o percevejo imortal
Ela está sentada na mesa
No meio da mesa
Acreditando ser a cutelaria, a toalha de mesa e a mesa em si
E olhe para o mundo
A beleza é a noite
Quando as noites estão esperando
Quem diz que a beleza é frágil é um impostor
Um patife
Uma miséria do mundo
A beleza nunca foi frágil
E nunca será
A vida é frágil, o equilíbrio é frágil, o mundo é frágil
Quando a bela rosa é frágil, é a rosa que é frágil, não sua beleza.
É a beleza que mata a rosa.
A beleza não é infeliz nem sofredora.
A beleza é arrogante, caprichosa, violenta e tirânica.
É uma cadela que bate a noite e nós com.
É uma cadela que bombeia a energia da vida, que quebra o equilíbrio e a face do mundo.
Quem não seria amaldiçoado por um pouco mais de beleza
Quem não mataria para que a beleza ilumine novamente um pouco da nossa vida
E se houver apenas beleza e ratos
Estou com tanto medo de ratos
Que eu fecho meus olhos

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საღამოს
LE SOIR
Вечером
IN THE EVENING

Zurab Tsereteli
ზურაბ წერეთელი
Зураб Константинович Церетели

*Zurab Tsereteli Les champs ensoleillés

Zurab Tsereteli ზურაბ წერეთელი PEINTRE GEORGIEN - PEINTRE GEORGIEN TBILISSI - ნარიყალა
Géorgie
საქართველო

MONASTERE DE GHELATI -გელათი – KOUTAÏSSI – IMERETHIE გელათის მონასტერი

GEORGIE
REGION DE L’IMERETHIE
იმერეთი
KOUTAÏSSI
ქუთაისი
Monastère de Ghélati
გელათის მონასტერი

******

Monastère de Ghélati A LA DECOUVERTE DE KOUTAISSI ქუთაისი
Géorgie
საქართველო

PHOTO JACKY LAVAUZELLE
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Monastère de Ghélati A LA DECOUVERTE DE KOUTAISSI ქუთაისი

A LA DECOUVERTE DE
KOUTAÏSSI
ქუთაისი

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Complexe de « l’âge d’or » de la Géorgie médiévale qui commence en ce début de XIIe siècle avec le règne de David IV le Constructeur et englobe le règne de la reine Thamar qui se termine au début du XIIIe siècle, en 1213

 

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LE COMPLEXE MONASTERE DE GHELATI
გელათის სამონასტრო კომპლექსი
XIIème Siècle
LE MONASTERE DE GHELATI
გელათის მონასტერი
1106

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FONDE PAR
DAVID IV DE GEORGIE
DAVID LE CONSTRUCTEUR
დავით აღმაშენებელი
 Davit’ Aghmachenebeli
REGNE DE  de 1089 à 1125

Monastère de Ghelati
David IV de Géorgie – David le Constructeur


Cinquième Roi de la Géorgie Unifiée
1072/73 – 24 janvier 1125
24 იანვარი, 1125

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მეფე დავით აღმაშენებლის საფლავი
LA TOMBE DE DAVID LE CONSTRUCTEUR

წარწერა დავით აღმაშენებლის საფლავზე – Inscription sur la tombe de David Le Constructeur à Ghélati
Porte du bâtiment qui abrite la Tombe de David le Constructeur
Le bâtiment qui abrite la tombe de David le Contrsucteur
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Le monastère de Ghélati a été inscrit sur la Liste du patrimoine mondial en 1994 et  inscrit sur la Liste du patrimoine mondial en péril en  2010. 

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Cathédrale de la Nativité de la Vierge
Cathédrale de la Nativité de la Vierge – The Monastery of the Virgin

LE CLOCHER
 სამრეკლო
Samreklo

Le clocher a trois étages. Le premier étage est une structure ouverte cintrée où l’eau est canalisée. Le deuxième étage est une petite pièce avec une cheminée et deux fenêtres. Le troisième étage rond est en forme de dôme où sont placés les cloches.

Une entrée du clocher avec en bas la source – Nous voyons une des deux fenêtre au deuxième étage et l’ombre des cloches sous le dôme
Beffroi
Beffroi
Beffroi
Zoom sur une des cloches

Le point d’eau du clocher

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L’EGLISE SAINT NICOLAS
წმინდა ნიკოლოზის ეკლესია

L’église de Saint Nicolas est le plus récent des bâtiments de Ghélati, même si sa date de construction est inconnue. Des sources anciennes se réfèrent à lui comme à la « quatrième église ».  L’église est dotée d’un escalier étroit sur la face nord.

გელათი – წმინდა ნიკოლოზის ეკლესია Face nord de l’Eglise saint Nicolas avec son escalier
église Saint-Nicolas

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LA RIVIERE TSKALTSITELA

la colline où se trouve le monastère de Ghélati domine la rivière Tskaltsitela

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VUES GENERALES DU COMPLEXE

EGLISE SAINT GEORGES
წმინდა გიორგის ტაძარი

Églises : Sainte-Vierge à gauche et Saint-Georges à droite.

 

 

 

 

La coupole et la Vierge Marie et l’Enfant

La Vierge et l’Enfant

Christ trônant au Ciel, dans une mandorle d’énergie, entouré de quatre archanges en plein vol.

 

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L’ACADEMIE

L’académie du XIIème siècle réunissait d’importants scientifiques, théologiens et philosophes.

Entrée principale qui donne sur la grande salle de l’académie

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voûte sculptée à l’entrée de l’académie

bas relief à l’entrée de l’académie
côté de l’académie

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AUTOUR DU COMPLEXE DE GHELATI

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გელათის მონასტერი

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GHELATI
EN AOÛT 1892

25 Août.

Excursion au couvent de Ghélath.

Il faut croire que ce pays est le paradis de la race porcine, car dans les faubourgs de Kouthaïs nous rencontrons un nombre prodigieux de ces intéressants animaux. Ghélath, est à 9 verstes de Kouthaïs. La route remonte d’abord la vallée du Rion qui est large et se termine par un fond de montagnes grandioses. Un énorme rocher à pic forme la partie saillante du paysage. Désormais je suis convaincu que l’on peut tout demander aux chevaux et qu’il est impossible de verser avec un bon cocher ; nous franchissons un col et descendons sans mécanique ni reculement des chemins où un cavalier de nos pays ne s’aventurerait qu’avec précaution. Ici la chose parait toute naturelle ; mais nous sommes encore novices en ces exploits et ne rougissons pas d’être émus.

Parfois passent dans les sentiers de traverse quelques montagnards dont le long kaftan brun serré à la ceinture, la capuce et les armes rappellent à s’y méprendre nos costumes du moyen âge ; leur démarche a une aisance et une dignité remarquables. La route franchit bientôt le futur chemin de fer de Kouthaïs à Tkvibouli et passe à gué une rivière que l’on nous épèle Skalicziscela, ou la rivière rouge. Ses eaux sont malsaines ; personne n’en boit ; les poissons eux-mêmes en sont, dit-on, dangereux et donnent les fièvres. Les gens du pays prétendent les reconnaître sur le marché à première vue.

Ghélath est fort pittoresquement situé sur le flanc d’une montagne au milieu de bois clairsemés. Le regard plonge dans la vallée du Rion et la vue se repose au loin sur l’admirable massif de l’Elbrouz et du grand Caucase ; les premiers plans sont toutefois un peu trop importants. L’Elbrouz vu d’ici, a la forme d’un triangle parfait, et présente une arête neigeuse que l’action du vent a rendue incroyablement aiguë.

Ghélath,comme couvent, est assez petit ; mais c’est le centre religieux de l’Iméreth. Il a trois églises : l’église métropolitaine de Ghélath, la chapelle de Georges II et la chapelle mortuaire de David II. La date de sa fondation première est incertaine ; David II, « le Restaurateur » (Aghmashénébély), roi de Karthli et d’Abkhase, restaura Ghélath ; depuis lors le couvent eut bien des vicissitudes : ce qui en reste est toutefois très remarquable.

Vom Kaukasus zum Persischen Meerbusen b 029.jpg
Monastère de Ghelath

L’église est bâtie en gros blocs de grès jaunâtre ; l’intérieur, tout couvert de fresques, est fort intéressant. L’abside est ornée d’une grande mosaïque, don de l’empereur Alexis I Comnène. Quant aux peintures, sans essayer d’en déterminer l’âge, il me semble que l’on peut établir deux périodes principales, ou, si l’on veut, distinguer les peintures elles-mêmes et leurs retouches. Les premières sont de style byzantin ; quant aux retouches ( ?) ou peintures postérieures, elles ont une analogie frappante avec les premières œuvres de la Renaissance italienne. Étant donnée la prépondérance exercée sur tout le littoral de la mer Noire par les Génois jusqu’à la chute de l’Empire grec, une influence artistique italienne, si incroyable au premier abord, se concevrait très aisément. Quelques fresques évidemment beaucoup plus modernes, sont franchement horribles. L’ensemble des sujets retrace, avec un mélange de données apocryphes, l’histoire de saint Joachim et de sainte Anne, celle de la sainte Famille, et enfin celle de la Passion et de la Résurrection du Sauveur. Les espaces plus restreints sont consacrés à la représentation de saints ; une grande fresque du transept de gauche représente David II et sa famille.

Le trésor de Ghélath contient la couronne des rois d’Iméreth, plusieurs tiares de métropolitains et des « omophoria » ; toutes ces pièces sont couvertes de perles, la couronne royale est en soie et ornée de sujets sur émail. Le trésor contient aussi quelques beaux manuscrits, dont un évangiliaire grec du Xe siècle, et des manuscrits du règne de Bagrat IX(1028 — 1072).

L’une des petites chapelles, de forme rectangulaire, renferme le tombeau de David le Réparateur. La chapelle a été postérieurement coupée en deux par un mur destiné à renforcer la coupole ; les portes de Gandja Elisabetpol sont appuyées contre ce mur. Une simple dalle couverte d’inscriptions à demi effacées indique la tombe du roi.

Paul Müller-Simonis
Du Caucase au Golfe Persique
De Constantinople à Tiflis
Université catholique d’Amérique

« CETTE COLCHIDE AUTREFOIS SI RICHE ET SI PEUPLEE »

ARTICLE SUR LA COLCHIDE
DE LA PREMIERE EDITION
DE L’ENCYCLOPEDIE

COLCHIDE, s. f. (Géog. anc.) L’ancienne Colchide, aujourd’hui la Mingrelie, est au fond de la mer Noire, entre la Circassie, la Géorgie, & l’Aladulie.
Ce pays passoit autrefois pour être fertile en poisons ; de-là vient qu’Horace parle souvent des poisons de la Colchide, venena Colcha ou Colchica. Médée, si fameuse par ses vénéfices, étoit de la Colchide : en falloit-il davantage pour donner lieu aux fictions de la Poésie ?
Mais ce qui n’est point une fiction poétique, c’est l’étrange & réelle différence qu’il y a entre la Colchide de nos jours, & cette Colchide d’autrefois si riche & si peuplée ; différence qui n’a point échappé à l’auteur de l’esprit des lois. « A voir, dit-il, liv. XXI. ch. v. aujourd’hui la Colchide, qui n’est plus qu’une vaste forêt, où le peuple qui diminue tous les jours ne défend sa liberté que pour se vendre en détail aux Turcs & aux Persans ; on ne diroit jamais que cette contrée eût été du tems des Romains pleine de villes où le commerce appelloit toutes les nations du monde : on n’en trouve aucun monument dans le pays ; il n’y en a de traces que dans Pline & Strabon ».

M. le Chevalier de Jaucourt
Louis de Jaucourt
Première Edition de l’Encyclopédie
Tome 3
Article COLCHIDE

  *****
GEORGIE
REGION DE L’IMERETHIE
იმერეთი
KOUTAÏSSI
ქუთაისი
Monastère de Ghélati
ბაგრატის ტაძარი

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Monastère de Ghélati A LA DECOUVERTE DE KOUTAISSI ქუთაისი
Géorgie
საქართველო

LE MONASTERE DE MOTSAMETA – Motsameta Monastery მოწამეთა კათედრა

  *****
GEORGIE
REGION DE L’IMERETHIE
იმერეთი
KOUTAÏSSI
ქუთაისი
MONASTERE DE MOTSAMETA
მოწამეთა კათედრა

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LE MONASTERE DE MOTSAMETA - Motsameta Monastery A LA DECOUVERTE DE KOUTAISSI ქუთაისი
Géorgie
საქართველო

PHOTO JACKY LAVAUZELLE

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LE MONASTERE DE MOTSAMETA - Motsameta Monastery A LA DECOUVERTE DE KOUTAISSI ქუთაისი

A LA DECOUVERTE DE
KOUTAÏSSI
ქუთაისი

LE MONASTERE DE MOTSAMETA
MOTSAMETA MONASTERY
მოწამეთა კათედრა

 

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« CETTE COLCHIDE AUTREFOIS SI RICHE ET SI PEUPLEE »

ARTICLE SUR LA COLCHIDE
DE LA PREMIERE EDITION
DE L’ENCYCLOPEDIE

COLCHIDE, s. f. (Géog. anc.) L’ancienne Colchide, aujourd’hui la Mingrelie, est au fond de la mer Noire, entre la Circassie, la Géorgie, & l’Aladulie.
Ce pays passoit autrefois pour être fertile en poisons ; de-là vient qu’Horace parle souvent des poisons de la Colchide, venena Colcha ou Colchica. Médée, si fameuse par ses vénéfices, étoit de la Colchide : en falloit-il davantage pour donner lieu aux fictions de la Poésie ?
Mais ce qui n’est point une fiction poétique, c’est l’étrange & réelle différence qu’il y a entre la Colchide de nos jours, & cette Colchide d’autrefois si riche & si peuplée ; différence qui n’a point échappé à l’auteur de l’esprit des lois. « A voir, dit-il, liv. XXI. ch. v. aujourd’hui la Colchide, qui n’est plus qu’une vaste forêt, où le peuple qui diminue tous les jours ne défend sa liberté que pour se vendre en détail aux Turcs & aux Persans ; on ne diroit jamais que cette contrée eût été du tems des Romains pleine de villes où le commerce appelloit toutes les nations du monde : on n’en trouve aucun monument dans le pays ; il n’y en a de traces que dans Pline & Strabon ».

M. le Chevalier de Jaucourt
Louis de Jaucourt
Première Edition de l’Encyclopédie
Tome 3
Article COLCHIDE

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GEORGIE
REGION DE L’IMERETHIE
იმერეთი
KOUTAÏSSI
ქუთაისი
MONASTERE DE MOTSAMETA
მოწამეთა კათედრა

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LE MONASTERE DE MOTSAMETA - Motsameta Monastery A LA DECOUVERTE DE KOUTAISSI ქუთაისი
Géorgie
საქართველო

LE CHAMP ENSOLEILLE – THE SUNNY FIELD – ZURAB TSERETELI – ზურაბ წერეთელი

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CHAMP ENSOLEILLE

Zurab Tsereteli
ზურაბ წერეთელი
Зураб Константинович Церетели

*Zurab Tsereteli Les champs ensoleillés

Zurab Tsereteli ზურაბ წერეთელი PEINTRE GEORGIEN - PEINTRE GEORGIEN TBILISSI - ნარიყალა
Géorgie
საქართველო

PHOTO JACKY LAVAUZELLE

Zurab Tsereteli ზურაბ წერეთელი PEINTRE GEORGIEN - PEINTRE GEORGIEN TBILISSI - ნარიყალა

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ARTISTE GEORGIEN
ქართველი მხატვარი





ZURAB TSERETELI
ZOURAB TSERETELI
ლადო გუდიაშვილი
Зураб Константинович Церетели

Né le 4 janvier 1934 à Tbilissi
დაიბადა 1934 წლის 4 იანვარს თბილისში


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მზიანი ველი
Mziani veli
LE CHAMP ENSOLEILLE
Солнечное поле
THE SUNNY FIELD

1979

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Huile sur toile
Oil on canvas
холст, масло

Zurab Tsereteli – Le champ ensoleillé – 1979
Zurab Tsereteli – Le champ ensoleillé – 1979 – Détail

J’ai brûlé tant de matins tristes que des ombres sont venues
Avant j’admirai les étendues des légèretés des lieux
Avant les lèvres s’appelaient des lèvres
Et les fleurs se nommaient des fleurs
Maintenant les fleurs envahissent le dernier coin de mon monde
Où jamais aucun pas n’est passé
Quand nait la pluie
Le thé servi attend froid sur la table froide
La belle se contemple et mêle son âme aux choses les plus laides qui soient
La toison à foison dans les fonds des tréfonds s’enfonce
Mais les fleurs sont là qui poussent dans mes membres
Les gouttes pendues à sa jambe tendue
Se pendent après s’être pendues dix fois
Quand vient la nuit
Des fleurs encore des fleurs
Les lanternes se fanent aussi vite que le cri qui dans le fond s’attarde
Les lumières rendues à un ciel fendu
Quand vient l’ennui
Les maisons écrasées par le poids d’un pétale
Une goutte tombe et retombe sans cesse
Une larme nue pendue à l’embrasure
Quand vient l’envie
La belle à l’éventail retourne se coucher auprès de la montagne
Du charme cru qu’a connu la première fleur inconnue
Que couvrait le petit sentier
Nu comme un ver

Jacky Lavauzelle

I burned so many sad mornings that shadows came
Before I admired the expanses of the lightness of places
Before the lips were called lips
And the flowers were named flowers
Now flowers are invading the last corner of my world
Where ever no step has passed
When the rain begins
The tea served cold wait on the cold table
The beauty is contemplating and mixing her soul with the ugliest things that are
The fleece abundant in the depths deep sinks
But the flowers are there growing in my limbs
The drops hanging from his outstretched leg hang out after hung ten times
When comes the night
Flowers and flowers and more flowers
The lanterns are fading as fast as the cry that in the background lingers
The lights go to a destroyed and unbridled sky
When comes the boredom
Houses crushed by the weight of a petal
A drop falls and falls again and again
A naked tear hanging at the doorway
When comes the desire
The beautiful with feathers of fire goes back to sleep near the mountain
From the raw charm of the first unknown flower
What was covered by the small path
Nude as a worm

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CHAMP ENSOLEILLE
მზიანი ველი

Zurab Tsereteli
ზურაბ წერეთელი
Зураб Константинович Церетели

*Zurab Tsereteli Les champs ensoleillés

Zurab Tsereteli ზურაბ წერეთელი PEINTRE GEORGIEN - PEINTRE GEORGIEN TBILISSI - ნარიყალა
Géorgie
საქართველო

PHOTO JACKY LAVAUZELLE

LE GRAND ENCHANTEUR Sculptures de David Monavardisashvili დავით მონავარდისაშვილი

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PEINTURES ET SCULPTURES
David Monavardisashvili
დავით მონავარდისაშვილი

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David Monavardisashvili დავით მონავარდისაშვილი SCULPTEUR GEORGIEN - PEINTRE GEORGIEN TBILISSI - ნარიყალა
Géorgie
საქართველო

PHOTO JACKY LAVAUZELLE

GEORGIE – DECOUVERTE DE LA GEORGIE – საქართველოს აღმოჩენა

David Monavardisashvili დავით მონავარდისაშვილი SCULPTEUR GEORGIEN - GEORGIE TBILISSI - ნარიყალა

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ARTISTE GEORGIEN
ქართველი მხატვარი





DAVID MONAVARDISASHVILI
 დავით მონავარდისაშვილი

Né en 1959

 


LE GRAND ENCHANTEUR
დიდი ჯადოქარი
didi jadokari

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David Monavardisashvili utilise comme personne son talent avec sarcasme et raillerie. Mais la classe de David Monavardisashvili  vient de sa fraîcheur et de sa fantaisie. Il est capable de rire, ou de sourire de tout. Peu savent utiliser sa maîtrise pour dire autant dans une sensation de simplicité. Les sculptures regorgent de tant de détails et dans d’outils et d’objets anciens. Les combinaisons infinies de plaques, d’écrous, de clés pourront donner un banc, un personnage. Elles donneront toujours une âme et une énergie fondamentale. David Monavardisashvili  dédramatise son propos, même s’il est souvent d’une grande et éclatante actualité, la paix, l’harmonie, l’ouverture, la rencontre. Mais il est toujours profond. Il n’y a pas d’humour innocent, dit-on. Sigmund Freud disait même que l’humour ne se résigne pas, il défie. Nous aimons les défis que David se jette et qu’il nous jette. Le défi est de sauver cette étincelle qui nous éclaire tous un peu quand nous faisons l’effort incroyable de ne pas sombrer et de jeter l’éponge. Si chaque œuvre se découvre avec la joie de l’enfant découvrant un nouveau jouet et de nouvelles idées, c’est que sa création est magique et enchanteresse. Nous sommes dans un conte où se raconte à chaque instant des histoires nouvelles. David Monavardisashvili  se plonge dans le monde à la recherche d’objets du quotidien, à la recherche de notre quotidien. Il va rechercher des objets à jamais perdus et condamnés à l’oubli pour leur donner une âme globale et englobante d’une création qui les dépasse. Avec David Monavardisashvili , il y a de la magie partout et il est capable de rendre n’importe quel lieu magique. Les enchanteurs sont rares, il faut les préserver.

SERIE
ოთხი სავარძელი
otkhi savardzeli
Quatre sièges
მოქანდაკის ავტოპორტრეტი
mokandak’is avt’op’ort’ret’i
AutoPortrait de sculpteur
2005-2008

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კლოუნი
Klouni
CLOWN
2007

კენტავრი
Kentavri
LE CENTAURE
CENTAUR
2012

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ლითონი ტყავი, შერეული ტექნიკა
Cuir avec métal, techniques mixtes
რკინი, ტყავი
Rvini, Tkavi
Fer, cuir

Iron, leather
115x80x80

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ლითონის “ხე”
L’ARBRE D’ACIER
STEEL TREE
[“ნატვრის ხე” – L’arbre des arbres]
[“სიცოცხლის ხეს” – L’arbre de vie]
2016

Le tronc est constitué de 25 portes de four différentes
ფიგურის ტანზე კი ჩამონტაჟებულია სხვადასხვა პერიოდის 25 ღუმლის კარი.
L’arbre fait tellement parti du parc qui longe la Koura que vous pouvez passer à côté sans même le voir. Il a tout d’un arbre ordinaire, de loin et en plein jour. Dès que la nuit arrive, l’arbre ne peut pas être manqué. Les lumières apportent des ombres nouvelles et de nombreux détails se laissent entrevoir.
Une chaise et un chien ont été rajoutés depuis qui donne à l’ensemble un aspect familial. L’arbre est aussi un long arbre généalogique avec tous ses enfants et tous les parents de Tbilissi. L’arbre évoque l’histoire du vieux Tbilissi.
Dans la sculpture en bois, les oiseaux sont empilés à partir de divers matériaux, dont certains en céramique, en métal, et d’autres, par exemple, en pièces d’argent et en pièces d’horlogerie. Sur les branches de bois, comme les nids d’oiseaux, des vieilles maisons de Tbilissi sont dispersées. L’harmonie qui règne à Tbilissi entre les diverses religions est représentée par des synagogues, des minarets, des églises. L’arbre de vie est aussi un arbre pacifique avec un casque qui sert de nid sur l’une des branches. Les armements militaires sont détournées : des chars sont transformés en maison calme et sereine.
Tbilissi est aussi une ville d’ouverture et de partage. Ces échanges sont marqués par de nombreuses portes ouvertes.

VIDEO
დავით მონავარდისაშვილი, სიცოცხლის ხე ევროპის მოედანზე
David Monavardisashvili, Arbre de vie sur la place de l’Europe

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ATELIER DE L’ARTISTE

2012

2013

David Monavardisashvili 21.02.2013 Partie 2
დავით მონავარდისაშვილი 21.02.2013 ნაწილი 2

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PEINTURES ET SCULPTURES
David Monavardisashvili
დავით მონავარდისაშვილი

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David Monavardisashvili დავით მონავარდისაშვილი SCULPTEUR GEORGIEN - PEINTRE GEORGIEN TBILISSI - ნარიყალა
Géorgie
საქართველო

PHOTO JACKY LAVAUZELLE

GEORGIE – DECOUVERTE DE LA GEORGIE – საქართველოს აღმოჩენა

David Monavardisashvili დავით მონავარდისაშვილი SCULPTEUR GEORGIEN - GEORGIE TBILISSI - ნარიყალა

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Eglise d’Antioche Mtskheta – მცხეთა – ანტიოქიის ტაძარი

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Eglise d’Antioche MTSKHETA
მცხეთა  – ანტიოქიის ტაძარი

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 L'église d'Antioche MTSKHETA -  მცხეთა  - ანტიოქიის ტაძარი

L'église d'Antioche MTSKHETA - მცხეთა - ანტიოქიის ტაძარი
Géorgie
საქართველო

GEORGIE – DECOUVERTE DE LA GEORGIE – საქართველოს აღმოჩენა

PHOTO JACKY LAVAUZELLE

L'église d'Antioche MTSKHETA - მცხეთა - ანტიოქიის ტაძარი

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L’EGLISE D’ANTIOCHE MTSKHETA
მცხეთა  – ანტიოქიის ტაძარი


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ეკლესია დგას მცხეთაში მდინარე არაგვის მარჯვენა ნაპირზე, არაგვისა და მტკვრის შესართავთან
L’église se trouve à Mtskheta, sur la rive droite du fleuve Aragvi, à l’embouchure d’Aragvi et de Mtkvari

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L’ENTREE DE L’EGLISE

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LA MAQUETTE DE
L’EGLISE D’ANTIOCHE MTSKHETA

(à l’entrée)

L'EGLISE D'ANTIOCHE MTSKHETA

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VUE DE L’EGLISE
(AU FOND LE MONASTERE DE DJVARI)

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La conversion des Géorgiens à la religion Chrétienne
par
Patriarche Macaire d’Antioche

Apprends, ô lecteur, que dans les premiers temps du Christianisme, l’Apôtre André est venu chez les Géorgiens pour les éclairer par la foi chrétienne et le saint baptême. Mais après quelque temps ils sont redevenus païens. Bien des années plus tard ils ont été ramenés à la religion chrétienne par l’influence d’une femme chrétienne du nom de Nina qui était leur prisonnière. Elle y est parvenue à la suite de guérisons et de divers miracles qu’elle avait faits parmi eux. Entre autres, elle a guéri la reine de Géorgie qui souffrait depuis de longues années d’une maladie inguérissable.
La sainte qui avait refusé d’accepter les riches présents envoyés par la Reine, conseilla à cette dernière de se faire baptiser, avec son mari le Roi Mirbâne ainsi que tout le peuple de Géorgie.
La Reine lui obéit et conseilla au Roi de renier ses anciennes erreurs et d’avoir foi en Jésus-Christ. Le Roi ayant refusé d’embrasser le Christianisme, devint aveugle. Ce malheur le força de s’adresser à sainte Nina à laquelle il promit de se faire baptiser avec tout son peuple dans le cas où elle lui rendrait la vue.
Elle lui rendit la vue et lui ordonna d’envoyer une ambassade à l’Empereur Constantin le Grand pour l’entretenir des affaires de la Géorgie et le prier de leur envoyer un évêque qui les baptiserait et leur donnerait les premiers enseignements dans la religion chrétienne.
Le Roi s’étant conformé à la demande de la sainte, Constantin le Grand en fut très réjoui et leur envoya le Patriarche d’Antioche, Anastase, puisqu’ils avaient appartenu, jadis, à son Patriarcat.
Anastase se rendit donc en Géorgie dont il baptisa le peuple.
Il y construisit des églises, il y sacra des évêques, des prêtres et des diacres.
Le Roi de Géorgie fit don au Patriarche de mille bourgades, dont le revenu annuel devait être dépensé pour la préparation du saint Chrême que le Patriarche d’Antioche seul avait le droit de préparer, et c’est de cette ville qu’on la distribuait au monde entier.
Après avoir accompli tout cela il s’en retourna chez lui.
Les bourgades géorgiennes susmentionnées envoyaient tous les ans mille dinars au Patriarche d’Antioche et cet usage continua jusqu’au règne du Khalife d’Égypte el-Hâkim-biemr Allâh (l’an 400 de l’Hégire), qui envoya Oreste, Patriarche de Jérusalem, à Constantinople pour conclure un traité d’amitié avec les Byzantins. Lorsque le Patriarche Oreste passa par Antioche, Jean, Patriarche de cette ville, lui céda les mille dinars qu’il recevait de Géorgie, à condition qu’on priât toujours à Jérusalem pour le salut de son âme ; sans, pourtant, lui céder la suprématie du Patriarcat d’Antioche sur la Géorgie.
Les successeurs des archevêque morts devaient toujours aller se faire sacrer à Antioche et, après avoir été choisis par leur roi et leurs évêques, être sacrés par le Patriarche d’Antioche.
Effectivement, ce dernier les sacrait et les renvoyait dans leurs pays. Cet usage a été en vigueur jusqu’à la conquête d’Antioche et des autres pays Syriens par les musulmans.
Cet ordre de choses se maintint bien des années, mais après la conquête musulmane le Patriarcat d’Antioche resta vacant pendant quarante ans ; puis enfin, Stéphane le Dieux fut élu Patriarche. Il fut succédé par Théophilacte le prêtre de la ville de Roha (Édesse).
C’est de son temps que David, Roi d’Abhazie (en Géorgie) envoya un grand nombre de membres du clergé à Antioche, pour être sacrés évêques.
Pendant leur voyage ils furent assaillis par des brigands qui leur enlevèrent tous les cadeaux qu’ils portaient au Patriarche et les massacrèrent tous excepté deux, qui réussirent à se sauver et arrivèrent à Antioche. Ils firent le récit de tous leurs malheurs à Théophilacte et ils ajoutèrent que les Géorgiens souffraient beaucoup du manque d’évêques. Théophilacte convoqua, à cet effet, un concile d’un grand nombre de ses archevêques, et il y fut décidé qu’on sacrerait pour les Géorgiens un Catholicos indépendant, qui serait autorisé à sacrer leurs évêques, en leur imposant le devoir de mentionner toujours le nom du Patriarche d’Antioche pendant la sainte messe.
On avait décidé aussi d’y envoyer tous les ans d’Antioche, un exarque chargé de contrôler les faits et gestes du clergé et de relever les impôts institués par le canon ecclésiastique.
Le Patriarche délivra une charte à cet effet, aux deux individus qui avaient échappé aux brigands, après quoi il tira au sort, et comme le sort tomba sur Jean, il le sacra Catholicos de Géorgie. Son compagnon fut sacré Évêque.
Le Catholicos devait avoir sa résidence au pays des Abhazes. Après les avoir sacrés il les renvoya dans leur pays.
Bien des années plus tard, lorsque l’hérésie commença à semer la discorde dans la religion, le Patriarche Théodore envoya son secrétaire Basile pour apaiser les querelles des partis. Ce même Patriarche donna l’autorisation au Catholicos de Géorgie de préparer le saint Chrême.

Patriarche Macaire d’Antioche
Histoire de la conversion des Géorgiens au Christianisme
Traduction par Olga de Lébédew.
Casa editrice italiana
1905

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eglise d'Antioche mtskheta
Eglise d’Antioche mtskheta

eglise d'Antioche mtskheta

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L’EGLISE D’ANTIOCHE
Par Renan

Selon la tradition, elle aurait été fondée en 38 par les apôtres Pierre et Paul. Un de ses évêques les plus célèbres est Ignace d’Antioche.
Dans le douzième chapitre de ses Apôtres, Ernest Renan s’attarde sur la fondation de l’Eglise d’Antioche :

« La foi nouvelle faisait de proche en proche d’étonnants progrès. Les membres de l’Église de Jérusalem qui avaient été dispersés à la suite de la mort d’Étienne, poussant leurs conquêtes le long de la côte de Phénicie, atteignirent Chypre et Antioche. Ils avaient d’abord pour principe absolu de ne prêcher qu’aux Juifs.
Antioche, « la métropole de l’Orient », la troisième ville du monde, fut le centre de cette chrétienté de la Syrie du Nord. C’était une ville de plus de cinq cent mille âmes, presque aussi grande que Paris avant ses récentes extensions, résidence du légat impérial de Syrie. Portée tout d’abord par les Séleucides à un haut degré de splendeur, elle n’avait fait que profiter de l’occupation romaine. En général, les Séleucides avaient devancé les Romains dans le goût des décorations théâtrales appliquées aux grandes cités. Temples, aqueducs, bains, basiliques, rien ne manquait à Antioche de ce qui faisait une grande ville syrienne de cette époque. Les rues bordées de colonnades, avec leurs carrefours décorés de statues, y avaient plus de symétrie et de régularité que partout ailleurs. Un Corso orné de quatre rangs de colonnes, formant deux galeries couvertes avec une large avenue au milieu, traversait la ville de part en part, sur une longueur de trente-six stades (plus d’une lieue). Mais Antioche n’avait pas seulement d’immenses constructions d’utilité publique ; elle avait aussi, ce que peu de villes syriennes possédaient, des chefs-d’œuvre d’art grec, d’admirables statues, des œuvres classiques d’une délicatesse que le siècle ne savait plus imiter. Antioche, dès sa fondation, avait été une ville tout hellénique. Les Macédoniens d’Antigone et de Séleucus avaient porté dans cette région du bas Oronte leurs souvenirs les plus vivants, les cultes, les noms de leur pays. La mythologie grecque s’y était créé comme une seconde patrie ; on avait la prétention de montrer dans le pays une foule de « lieux saints » se rattachant à cette mythologie. La ville était pleine du culte d’Apollon et des nymphes. Daphné, lieu enchanteur à deux petites heures de la ville, rappelait aux conquérants les plus riantes fictions. C’était une sorte de plagiat, de contrefaçon des mythes de la mère patrie, analogue à ces transports hardis par lesquels les tribus primitives faisaient voyager avec elles leur géographie mythique, leur Bérécynthe, leur Arvanda, leur Ida, leur Olympe. Ces fables grecques constituaient une religion bien vieillie et à peine plus sérieuse que les Métamorphoses d’Ovide. Les anciennes religions du pays, en particulier celle du mont Casius, y ajoutaient un peu de gravité. Mais la légèreté syrienne, le charlatanisme babylonien, toutes les impostures de l’Asie, se confondant à cette limite des deux mondes, avaient fait d’Antioche la capitale du mensonge, la sentine de toutes les infamies.

Ernest Renan
Les Apôtres
Chapitre XII
Fondation de l’Eglise d’Antioche
Editions Michel Lévy
1866

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Eglise d’Antioche Mtskheta
მცხეთა  – ანტიოქიის ტაძარი

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 L'église d'Antioche MTSKHETA -  მცხეთა  - ანტიოქიის ტაძარი

L'église d'Antioche MTSKHETA - მცხეთა - ანტიოქიის ტაძარი
Géorgie
საქართველო

GEORGIE – DECOUVERTE DE LA GEORGIE – საქართველოს აღმოჩენა

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LA PEINTURE MAGICIENNE de GAYANE KHACHATURIAN – ჰაიანე ხაჩატურიანი – Գայանե Խաչատրյան

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PEINTURES ET SCULPTURES
GAYANE KHACHATURIAN
Գայանե Խաչատրյան
ჰაიანე ხაჩატურიანი

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GAYANE KHACHATURIAN PEINTRE GEORGIEN - PEINTRE GEORGIEN TBILISSI - ნარიყალა
Géorgie
საქართველო

PHOTO JACKY LAVAUZELLE

GEORGIE – DECOUVERTE DE LA GEORGIE – საქართველოს აღმოჩენა

GAYANE KHACHATURIAN PEINTRE GEORGIEN - PEINTRE GEORGIEN TBILISSI - ნარიყალა

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ARTISTE GEORGIEN
ქართველი მხატვარი





GAYANE KHACHATURIAN
Գայանե Խաչատրյան
ჰაიანე ხაჩატურიანი

Tbilissi 9 mai 1942 – Tbilissi 1er mai 2009
დაიბადა თბილისში, 1942 წლის 9 მაისს -თბილისში, 2009 წლის 1 მაისს გარდაიცვალა


LA PEINTURE MAGICIENNE de GAYANE KHACHATURIAN
ჯადოსნური ფერწერა

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Etude au თბილისის იაკობ ნიკოლაძის სამხატვრო კოლეჯი, თბილისი, საქართველო (Tbilisi Iakob Nikoladze Art College)
Gayane Khatchatourian est décédée le 1er mai 2009 et est enterrée dans le cimetière arménien de Tbilissi (Panthéon Khojivank de Tbilissi – Panthéon Arménien – Quartier Avlabari – 1/26 Zhoneti – derrière la Cathédrale de la Trinité – სამების საკათედრო ტაძარი)
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Gayane Khachaturian est une grande aventurière et elle ne nous oublie pas. Elle nous emporte vers un grand voyage.
Un voyage flamboyant et enchanteur.
Elle nous emporte et comme le disait Théophile Gautier, comme il est doux d’être emporté : « Au sein d’un nuage de poudre, Par un galop précipité, Aussi promptement que la foudre Comme il est doux d’être emporté ! » Et si Théophile Gautier voulait voir des sites nouveaux, Gayane nous y emmène dans une douceur infinie.
Gayane est une magicienne doublée d’une grande poétesse. Les deux sont indissociables dans son œuvre. Elle joue sans jouer d’un lyrisme exubérant et enchanteur. Elle s’amuse dans une profonde maîtrise des tons et des compositions.
Elle recherche, comme tout véritable artiste, un absolu, du moins un aspect de l’absolu. Une fenêtre qui s’ouvre vers un autre monde de couleurs somptueuses et de décors féériques. Nous pourrions nous trouver sur une autre planète, dans une demeure lombarde du XVIIIe, dans la cour de Louis XIV, dans une répétition d’une pièce de Molière.
Souvent les êtres sont absorbés par la scène. Les êtres sont là, ils nous regardent, mais ils n’existent qu’à peine. La scène est plus grande que tout. Et la pose est là, comme dans un atelier d’artiste. Même le cheval pose et attend, glorieux et triomphant.
Pour autant, rien de théâtral ne ressort de son œuvre. Rien de laborieux ou de savant ne pèse sur notre regard. Au contraire, nous regardons quelque chose d’ineffable, presque métaphysique.
C’est la magie et encore la magie qui nous enchante. Les choses devant nous ne sont plus naturelles, mais d’un autre monde, d’une dimension où les devins, les enchanteurs nous préparent quelques métamorphoses et quelques tours.
Nous nous attachons à la beauté des créatures pour ne retenir que la beauté des couleurs et enfin la beauté de l’œuvre. C’est simplement l’évidence d’un miracle ou d’un tour de passe-passe. Un grand tour qui serait capable de calmer le courroux de colère divine.
Pour se grand bonheur, nous disons merci à la magicienne en reprenant textuellement le texte de Henri de Régnier, dans ses Escales en Méditerranée, pour les couleurs du ciel, les couleurs de la mer, les beaux voyages et les beaux souvenirs  :

« Salut, Magicien, et merci ! C’est bien toi. Je te reconnais. Ton visage a toujours la couleur du ciel et ton vêtement la couleur de la mer. Salut, maître des beaux voyages et des beaux souvenirs… Merci de m’avoir confié la clé d’or et de m’avoir permis le jeu d’emprunter à une double mémoire des images successives que j’ai évoquées à mon gré et dans un ordre affranchi du temps, de m’avoir laissé mêler et confondre en un seul deux sillages dont je n’ai fait, d’escale en escale, qu’une seule route marine. Maintenant, ô Magicien, l’instant est venu de renoncer à la fiction véridique par laquelle j’ai revécu simultanément tant de belles heures juxtaposées. Celle du retour approche. Le yacht imaginaire qui m’a porté en cette croisière du souvenir est à l’ancre, et ton geste, ô Magicien, va dissiper son blanc fantôme, mais à sa place voici que s’offrent à moi le blanc Velleda et le blanc Nirvana. Comme en 1904 et en 1906 ils sont là et se proposent à moi pour achever le beau voyage auquel l’un et l’autre a contribué. 
Sur lequel des deux m’embarquerai-je ? Mais pourquoi choisir ? Pourquoi, comme en 1904, ne pas regagner Marseille sur le Velleda ? Pourquoi, comme en 1906, sur le Nirvana, ne pas finir à Venise ce beau et magique rêve d’Orient ? »
(Henri de Régnier – Escales en Méditerranée -COLLOQUE AVEC LE MAGICIEN – Paris – editions Ernest Flammarion, 

Merci beaucoup Gayanne !!
დიდი მადლობა, ჰაიანე !!

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ილუზიონისტის დახლი
LE STAND DU MAGICIEN
MAGICIAN’STAND
1994

GAYANE KHACHATURIAN – LE STAND DU MAGICIEN

ზეთი, ტილო
Zeti, Tilo
Huile sur Toile
Oil on Canvas
44×47.5

 

ქართული სახვითი ხელოვნების მუზეუმი
Au Musée géorgien des Beaux-arts
Georgian Museum of Fine Arts

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მხედარი
Mkhedari
CAVALIER
RIDER
1999

GAYANE KHACHATURIAN – CAVALIER
GAYANE KHACHATURIAN – CAVALIER – DETAIL

ზეთი, ტილო
Zeti, Tilo
Huile sur Toile
Oil on Canvas
40×50

ქართული სახვითი ხელოვნების მუზეუმი
Au Musée géorgien des Beaux-arts
Georgian Museum of Fine Arts

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მხედარი და მისი ცხენი
CAVALIER ET SON CHEVAL
RIDER AND HER HORSE
1998

GAYANE KHACHATURIAN – CAVALIER ET SON CHEVAL

ზეთი, ტილო
Zeti, Tilo
Huile sur Toile
Oil on Canvas
57×56

ქართული სახვითი ხელოვნების მუზეუმი
Au Musée géorgien des Beaux-arts
Georgian Museum of Fine Arts

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JEUX VISUELS DE BRUITS, DE SILENCES ET DE RIRES
VISUAL GAMES OF NOISE, WHISPER AND LAUGHTER
1998

GAYANE KHACHATURIAN – JEUX VISUELS

ზეთი, ტილო
Zeti, Tilo
Huile sur Toile
Oil on Canvas
30×39

ქართული სახვითი ხელოვნების მუზეუმი
Au Musée géorgien des Beaux-arts
Georgian Museum of Fine Arts

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ცეკვა მთებში
Tsek’va Mtebshi
DANSE DANS LES MONTAGNES
DANCE IN THE MOUNTAINS
1995

GAYANE KHACHATURIAN – DANSE DANS LES MONTAGNES
GAYANE KHACHATURIAN – DANSE DANS LES MONTAGNES – DETAIL
GAYANE KHACHATURIAN – DANSE DANS LES MONTAGNES – DETAIL

  ზეთი, ტილო
Zeti, Tilo
Huile sur Toile
Oil on Canvas
33×43

ქართული სახვითი ხელოვნების მუზეუმი
Au Musée géorgien des Beaux-arts
Georgian Museum of Fine Arts

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ROUET URBAIN
URBAN SPINNING WHEEL
1997

GAYANE KACHATURIAN – ROUET URBAIN

ზეთი, ტილო
Zeti, Tilo
Huile sur Toile
Oil on Canvas
40×50

ქართული სახვითი ხელოვნების მუზეუმი
Au Musée géorgien des Beaux-arts
Georgian Museum of Fine Arts

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ქართული სახვითი ხელოვნების მუზეუმი
Au Musée géorgien des Beaux-arts
Georgian Museum of Fine Arts
7 Shota Rustaveli Ave, Tbilissi
7 შოთა რუსთაველის გამზირი, თბილისი

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PEINTURES ET SCULPTURES
GAYANE KHACHATURIAN

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GAYANE KHACHATURIAN PEINTRE GEORGIEN - PEINTRE GEORGIEN TBILISSI - ნარიყალა
Géorgie
საქართველო

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GEORGIE – DECOUVERTE DE LA GEORGIE – საქართველოს აღმოჩენა

GAYANE KHACHATURIAN PEINTRE GEORGIEN - PEINTRE GEORGIEN TBILISSI - ნარიყალა

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VINCENT 1 & 2 – Peintures de Zourab TSERETELI -ზურაბ წერეთელი- ვინსენტი 1 & 2

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VINCENT 1 & 2

Zourab Tsereteli
ზურაბ წერეთელი
Зураб Константинович Церетели

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Zourab Tsereteli ზურაბ წერეთელი PEINTRE GEORGIEN - PEINTRE GEORGIEN TBILISSI - ნარიყალა
Géorgie
საქართველო

PHOTO JACKY LAVAUZELLE

Zourab Tsereteli ზურაბ წერეთელი PEINTRE GEORGIEN - PEINTRE GEORGIEN TBILISSI - ნარიყალა

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ARTISTE GEORGIEN
ქართველი მხატვარი





ZOURAB TSERETELI
ლადო გუდიაშვილი
Зураб Константинович Церетели

Né le 4 janvier 1934 à Tbilissi
დაიბადა 1934 წლის 4 იანვარს თბილისში


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ვინსენტი 1 & 2
VINCENT 1 & 2
Винсент 1 & 2

1969

 

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Huile sur toile
Oil on canvas
холст, масло

VINCENT

J’ai la sensation bizarre qu’un parfum me porte
J’ai voyagé dans un corps le long d’une éternelle fièvre
Comme une ombre ivre porte les soirs du monde
J’ai entendu les noires hirondelles et j’ai regardé
Cette eau limpide qui s’échappait des ailes
Longtemps j’ai bu quelques mesures et de rares paradoxes
J’en ai oublié les amours passagers gémissants
J’ai rêvé de rameaux desséchés et de jaune d’abord
Plus brutal que le ciel dans un soleil craquant
Mon charmant asile est jaune et je le vois jaune ainsi
Douce liqueur flottant et mêlant des traces profondes
Une voix me porte aussi qui portait l’hirondelle
Je me suis assis sous cet arbre qui me fait tant mourir
Je ne me peigne plus
Depuis si longtemps déjà
Je couche ma dernière couche ridicule en me brisant les doigts
Je ris et je danse
Sur la rampe de la nuit
Dans ce corps plus léger qu’une dernière fièvre emporte

Poème Jacky Lavauzelle

 

Zourab Tsereteli Vincent 1 MOMA de Tbilissi

I have the strange feeling that a perfume is wearing me
I traveled in a body along an eternal fever
Like a drunken shadow wears the evenings of the world
I heard the black swallows and I looked
This limpid water escaping from the wings
For a long time I drank a few measurements and rare paradoxes
I forgot the groaning passenger loves
I dreamed of dried branches and yellow first
A yellow more brutal than the sky in a crackling sun
My charming asylum is yellow and I see it yellow as well
Sweet floating liquor with deep traces
A voice also carries me who carried the swallow
I sat under that tree that made me die so much
I do not comb myself anymore
For so long already
I put my last ridiculous layer breaking my fingers
I laugh and dance
On the ramp of the night
In this body lighter than a last fever carries off

Zourab Tsereteli Vincent 2 MOMA de Tbilissi

Eu tenho a estranha sensação de que uma fragrância me apoia
Eu viajei em um corpo ao longo de uma febre eterna
Como uma sombra bêbada perdura as noites do mundo
Eu ouvi as andorinhas negras e olhei
Esta água límpida escapando das asas
Durante muito tempo bebi algumas medições e raros paradoxos
Eu esqueci os gemidos de uma noite
Eu sonhei com galhos secos e amarelo primeiro
Um amarelo mais brutal que o céu em um sol escaldante
Meu encantador asilo é amarelo e eu o vejo amarelo também
Licor flutuante doce com traços profundos
Uma voz também me carrega que carregava a andorinha
Eu sentei debaixo daquela árvore que me fez morrer tanto
Eu não me penteio mais
Por muito tempo já
Eu coloquei minha última camada ridícula quebrando meus dedos
Eu rio e danço
Na rampa da noite
Neste corpo mais leve que uma última febre carrega

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MOMA
MUSEE D’ART MODERNE ZOURAB TSERETELI
Museum of Modern Art Zurab Tsereteli
27 Rustaveli Avenue
Tbilissi, Géorgie
რუსთაველის გამზირი 27
თბილისი, საქართველო

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VINCENT 1 & 2

Zourab Tsereteli
ზურაბ წერეთელი
Зураб Константинович Церетели

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Zourab Tsereteli ზურაბ წერეთელი PEINTRE GEORGIEN - PEINTRE GEORGIEN TBILISSI - ნარიყალა
Géorgie
საქართველო

PHOTO JACKY LAVAUZELLE

Zourab Tsereteli ზურაბ წერეთელი PEINTRE GEORGIEN - PEINTRE GEORGIEN TBILISSI - ნარიყალა

LE QUARTIER DES BAINS TBILISSI – Abanotubani – აბანოთუბანი

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LE QUARTIER DES BAINS TBILISSI
Abanotubani
აბანოთუბანი

 

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LES BAINS TBILISSI - ნარიყალა
Géorgie
საქართველო

GEORGIE – DECOUVERTE DE LA GEORGIE – საქართველოს აღმოჩენა

PHOTO JACKY LAVAUZELLE

LES BAINS TBILISSI - ნარიყალა

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Abanotubani
აბანოთუბანი
LE QUARTIER DES BAINS TBILISSI


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 თბილისი
Tbilissi
Bains Tbilissi

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Nous nous retrouvons dans le vieux quartier de Tbilissi où nous retrouvons les rues étroites dont parlait Barrès dans Les Déracinés par la voix d’Astiné : « Dans le vieux Tiflis, au milieu des maisons de bois à toitures persanes, on trouve à chaque instant, çà et là, de petits cimetières humides et sombres. De les côtoyer, quand je sortais des maisons de jeu, c’était une impression qui mêlait en mon âme les images du hasard et de la mort ; je me jurais de ne pas disparaître sans avoir amené quelques bons numéros à la loterie. Si tu avais passé par les mêmes ruelles, à seize ans, il t’en resterait dans tous tes actes quelque chose de plus décidé. » (Maurice Barrès – Les Déracinés – Chapitre IV – Bibliothèque-Charpentier -Eugène Fasquelle Éditeur -1897)
Les bains n’ont plus la moralité douteuse de certains établissements dont parlait Paul Müller-Simonis en 1892 dans sa traversée du Caucase, même si les massages restent toujours aussi énergiques : « Non loin du Bazar sont les bains chauds de Tiflis. Ils sont très fréquentés ; leur température varie de 43° à 46° centigrades. Comme pour les bains on emploie l’eau au sortir même des sources, la première sensation du baigneur en y entrant, est horriblement désagréable ; pour achever de désorienter le pauvre malheureux, un masseur, lui mettant violemment la main sur la tête, le force à disparaître complètement sous l’eau ; cette précaution est, paraît-il, indispensable pour éviter les coups de sang. Après le bain, vous subissez un massage en règle, et vous sortez de là parfaitement réconforté. Il y a plusieurs établissements de bain, et il est bon de prendre ses renseignements à l’avance, car quelques-uns d’entre eux peuvent paraître suspects au point de vue de la moralité. » (Paul Müller-Simonis –  Du Caucase au Golfe Persique –  TIFLIS ET SES ENVIRONS  Chapitre III – Université catholique d’Amérique –  1892)

  quartiers des bains tbilissi - Abanotubani - აბანოთუბანი quartiers des bains tbilissi - Abanotubani - აბანოთუბანი

quartiers des bains tbilissi - Abanotubani - აბანოთუბანი

quartiers des bains tbilissi - Abanotubani - აბანოთუბანი

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La poésie des rues du Quartier des bains est palpable dans la moindre brique et le moindre rocher. Comme le soulignait Eugène-Melchior de Vogüé, en 1884, Tbilissi-Tiflis a été une terre aimée des grands poètes russes :

« Durant la première moitié de ce siècle, le Caucase fut pour la Russie ce que l’Afrique était pour nous, une terre d’aventures et de rêves, où les plus fous et les plus forts allaient jeter leur gourme de jeunesse. Mais tandis qu’Alger ne nous renvoyait que de bons officiers, Tiflis rendait des poètes. On comprend la fascination de ce pays merveilleux ; il offrait aux jeunes Russes ce qui leur manquait le plus : des montagnes, du soleil, de la liberté. Là-bas, tout au bout de l’accablante plaine de neige, l’Elbrouz, « la cime des bienheureux, » dressait dans l’azur ses glaciers étincelans. Par-delà la montagne, c’était l’Asie et ses féeries, nature superbe, peuples pittoresques, torrens chantans sous les platanes, filles de Kabarda dansant dans les aouls du Térek ; la large vie des bivouacs dans la forêt, la gloire ramassée sous le drapeau des héros légendaires : Paskévitch, Yermolof, Rariatinsky. Tous ceux qui étaient blasés ou croyaient l’être dans les ennuis de Pétersbourg couraient là-bas ; à tous on pouvait appliquer le vers de Musset :
Ils avaient la Lara, Manfred et le Corsaire ;
et l’obsession de Byron était si forte sur cette génération que leurs yeux prévenus voyaient l’Orient, où ils vivaient, à travers la fantaisie du poète. Tous jouaient au Childe-Harold et rapportaient des vers dont quelques-uns seront immortels. Ce fut au Caucase que débutèrent Pouchkine, Griboyédof, Lermontof ; mais, dans le Prisonnier du Caucase de Pouchkine comme dans le Démon de Lermontof, la leçon apprise transfigure les paysages et les hommes, les sauvages Lesghiennes sont de touchantes héroïnes, sœurs d’Haïdée et de la Fiancée d’Abydos. »

Eugène-Melchior de Vogüé
Les Grands écrivains russes contemporains
Revue des Deux Mondes
Troisième Période
Tome 64
1884

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მინდა ავვარდე მამადავითზე,
minda avvarde mamadavitze,
Je voudrais partir,
იქ აირჩიე, სულო ბინა შენ;
ik airchie, sulo bina shen;
Trouver un refuge ;
მინდა უეცრად მუხლზე დავეცე
minda uetsrad mukhlze davetse
Je veux soudainement m’agenouiller
ჩემი თბილისის და მზის წინაშე.
chemi tbilisis da mzis ts’inashe.
Devant toi, Tbilissi, et devant le soleil.

TBILISSI – Poème de Paolo Iashvili პაოლო იაშვილი

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Le quartier des bains tbilissi
Abanotubani –  აბანოთუბანი

LES BAINS TBILISSI - ნარიყალა
Géorgie
საქართველო

GEORGIE – DECOUVERTE DE LA GEORGIE – საქართველოს აღმოჩენა

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FORTIFICATION DE GONIO – გონიოს ციხე

FORTIFICATION DE GONIO
გონიოს ციხე

Forteresse de Gonio - Batumi

GEORGIE – DECOUVERTE DE LA GEORGIE – საქართველოს აღმოჩენა

GEORGIE
საქართველო
Sakartvelo
République autonome d’Adjarie
აჭარის ავტონომიური რესპუბლიკა
Acharis Avtonomiuri Respublika 
Forteresse de Gonio A LA DECOUVERTE DE BATUMI
BATUMIბათუმი

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Forteresse de Gonio A LA DECOUVERTE DE BATUMI - Photo Jacky Lavauzelle
Géorgie
საქართველო

PHOTO JACKY LAVAUZELLE

MEDEE BATUMI

A LA DECOUVERTE DE
BATUMI
ბათუმი

LA FORTERESSE DE GONIO
GONIO, APSARUS, ACAMPSIS, HARPASUS
გონიოს ციხე
Gonios Tsikhe

 Fortification romaine
Ier siècle

12 km au sud de Batumi et 5 km au nord de la frontière turque
4.75 ha

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  LE PLAN DE LA FORTERESSE DE GONIO

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ENTREE DE LA FORTERESSE

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LE MUSEE DE GONIO
A L’INTERIEUR DE LA FORTERESSE

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GONIO, APSARUS, ACAMPSIS, HARPASUS

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HISTOIRE DE GONIO

 IIe siècle de notre ère
Colchis était une ville romaine fortifiée. La ville était également connue pour son théâtre et son hippodrome. Il a ensuite subi une influence byzantine.

1547
Prise de Gonio par les ottomans

1547-1878
Gonio est gouvernée par les ottomans

ARTICLE 1751
DE DIDEROT & D’ALEMBERT
SUR GONIO – APASARUS
ARCANI, (Géog. anc. & mod.) ville de Mingrelie à l’embouchure de la riviere du même nom : on croit que c’est l’ancienne Apsarum, Apsarus, Apsarrus, &c. de la Colchide.
(Diderot – Première édition de l’Encyclopédie, texte établi par D’Alembert, Diderot, 1751 – Article Arcani Tome 1)

1878
Traité de San Stefano Gonio est gouvernée par l’Adjara
Le traité de San Stefano (3 mars 1878) est une convention imposée par l’Empire russe à l’Empire ottoman grâce à ses victoires dans la Guerre russo-turque de 1877-1878

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LES FORTIFICATIONS D’APSARUS
par GIBBON

Après la chute de l’empire de Perse, Mithridate, roi de Pont, ajouta la Colchide à ses vastes domaines sur l’Euxin. Lorsque les naturels osèrent demander que son fils régnât sur eux, il fit charger de chaînes d’or ce jeune ambitieux ; et un de ses serviteurs alla gouverner la Colchide à sa place. [Sous les Romains, avant J.-C. 60] Les Romains, en poursuivant Mithridate, s’avancèrent jusqu’aux bords du Phase, et leurs galères remontèrent cette rivière jusqu’au moment où ils atteignirent le camp de Pompée et ses légions ; mais le sénat et ensuite les empereurs dédaignèrent de réduire en province romaine ce pays éloigné et inutile. Dans l’intervalle qui s’écoula entre Marc-Antoine et le règne de Néron, on permit à la famille d’un rhéteur grec de régner dans la Colchide et dans les royaumes adjacens ; et lorsqu’il n’y eut plus de rejetons de la race de Polémon, le Pont oriental qui conserva son nom, ne s’étendait plus que jusqu’aux environs de Trébisonde. Des détachemens de cavalerie et d’infanterie gardaient par-delà, les fortifications de Hyssus, d’Apsarus, du Phase, de Dioscurias ou Sébastopolis et de Pytius, et six princes de la Colchide reçurent leurs diadèmes des lieutenans de l’empereur. [Voyage d’Arrien. A. D. 130.] L’un de ces lieutenans, l’éloquent et philosophe Arrien, reconnut et décrivit la côte de l’Euxin, sous le règne d’Adrien. La garnison qu’il passa en revue à l’embouchure du Phase, était composée de quatre cents légionnaires choisis : des murs et des tours de brique, un double fossé et les machines de guerre placées sur les remparts, rendaient cette place inaccessible aux Barbares ; mais Arrien jugea que les faubourgs, construits par des marchands et des soldats retirés, avaient besoin de quelque défense extérieure. Lorsque la force de l’empire diminua, les Romains, en station sur le Phase, furent rappelés ou chassés. La tribu des Laziques, dont la postérité parle un dialecte étranger et habite la côte maritime de Trébisonde, réduisit sous sa domination l’ancien royaume de Colchos, et lui donna son nom. Un voisin puissant, qui avait acquis par les armes et les traités la souveraineté de l’Ibérie, ne tarda pas à les subjuguer. … Mais l’avarice et l’ambition des Romains dénaturèrent bientôt cette honorable alliance : dégradés du rang d’alliés, les Laziques sentirent le poids de la dépendance que leur rappelaient chaque jour les paroles et les actions de leurs nouveaux maîtres. Ils virent s’élever, à une journée au-delà de l’Apsarus, la forteresse de Pétra, qui dominait la côte maritime au sud du Phase. La Colchide fut livrée à la licence des mercenaires étrangers qui devaient la protéger par leur valeur ; un vil et tyrannique monopole anéantit le commerce ; et Gubazes, le prince du pays, ne fut plus qu’un fantôme de roi, soumis aux officiers de Justinien. Trompés dans les espérances qu’ils avaient fondées sur les vertus des chrétiens, les Laziques indignés eurent quelque confiance dans la justice d’un mécréant. Après avoir obtenu l’assurance secrète que leurs ambassadeurs ne seraient pas livrés aux Romains, ils sollicitèrent publiquement l’amitié et les secours de Chosroès.

Edward Gibbon
Histoire de la décadence et de la chute de l’Empire romain
Tome 8
1819
Traduction par François Guizot

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FORTIFICATION DE GONIO

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