CAMOES OS LUSIADAS II-75 LES LUSIADES

LUIS DE CAMOES OS CAMOES LES LUSIADES
OS LUSIADAS II-75 LES LUSIADES II-75
LITTERATURE PORTUGAISE

Luis de Camoes Oeuvres obras Artgitato

literatura português

Luis de Camões
[1525-1580]

Tradução – Traduction
texto bilingue

Luis de Camoes Les Lusiades

 

Obra Poética

(1556)

LES LUSIADES II-75

OS LUSIADAS II-75

A Epopeia Portuguesa

 

CHANT II
Canto Segundo

Traduction Jacky Lavauzelle

verso  75
Strophe 75

II-75

Image illustrative de l'article Vasco de Gama

Vasco de Gama

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LUIS DE CAMOES
OS LUSIADAS
LES LUSIADES II-75

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O Rei, que já sabia da nobreza
Le roi, qui connaissait la noblesse
Que tanto os Portugueses engrandece,
Qui accompagne les Portugais
Tomarem o seu porto tanto preza,
Proposa amicalement son port,
Quanto a gente fortíssima merece:
Comme le méritent ces puissants marins :
E com verdadeiro ânimo e pureza,
Et avec considération et pureté,
Que os peitos generosos enobrece,
Qui guident les âmes généreuses,
Lhe manda rogar muito que saíssem,
Il les prie de sortir de leurs navires,
Para que de seus reinos se servissem.
Et de se servir avec ce qu’offre son royaume.

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Vasco de Gama par Gregorio Lopes

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LUIS DE CAMOES
OS LUSIADAS LES LUSIADES II-75

Traduction Jacky Lavauzelle
ARTGITATO
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White_Fawn_Drawing Faon Diane

LA VIE DE LUIS DE CAMOES
par Charles Magnin

( Extrait )
Par En cherchant à montrer la différence qui sépare la vie aventureuse et active des écrivains portugais, notamment celle de Camoens, de la vie casanière et posée de la plupart de nos gens de lettres, je ne prétends pas élever par-là les œuvres des uns, ni déprimer les productions des autres. Je n’en crois pas les élégies de Camoens plus touchantes parce qu’elles sont datées d’Afrique, de la Chine et de l’Inde ; je n’en estime pas Polyeucte et Cinna moins admirables, parce que le grand Corneille n’a guère fait de plus longues pérégrinations que le voyage de Paris à Rouen. Je ne conseille à personne de louer un cabinet d’étude à Macao ; mais je crois que, généralement, si les ouvrages écrits au milieu des traverses et au feu des périls ne sont pas plus beaux, les vies de leurs auteurs sont plus belles. Indépendamment de la variété des aventures, on y trouve plus d’enseignements. J’admire et j’honore infiniment La Fontaine et Molière, mais j’honore et j’admire encore plus, comme hommes, Cervantès et Camoens. A mérite de rédaction égal, une histoire littéraire du Portugal serait un meilleur et plus beau livre qu’une histoire littéraire de notre dix-septième ou dix-huitième siècle. C’est une chose bonne et sainte que la lecture de ces vies d’épreuves, que ces passions douloureuses des hommes de génie, Je ne sache rien de plus capable de retremper le cœur. C’est pour cela que dans ce temps de souffrances oisives, de désappointements frivoles, de molles contrariétés et de petites douleurs, j’ai cru bon d’écrire l’étude suivante sur la vie de Luiz de Camoens.
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