CAMOES OS LUSIADAS II-102 LES LUSIADES

Luís Vaz de Camões Les Lusiades
OS LUSIADAS II-102 LES LUSIADES II-102
LITTERATURE PORTUGAISE

Luis de Camoes Oeuvres obras Artgitato

literatura português

Luis de Camões
[1525-1580]

Tradução – Traduction
texto bilingue

Luis de Camoes Les Lusiades

 

Obra Poética

(1556)

LES LUSIADES II-102

OS LUSIADAS II-102

A Epopeia Portuguesa

 

CHANT II
Canto Segundo

Traduction Jacky Lavauzelle

verso 102
Strophe 102

II-102

Image illustrative de l'article Vasco de Gama

Vasco de Gama

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Luís Vaz de Camões Les Lusiades
OS LUSIADAS II-102
LES LUSIADES II-102

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E com grandes palavras lhe oferece
Et avec de grandes paroles, le Roi offre à Gama
Tudo o que de seus Reinos lhe cumprisse,
Tout ce qui, dans son Royaume, peut lui servir,
E que, se mantimento lhe falece,
Et que, s’il manquait de comestibles,
 Como se próprio fosse, lho pedisse.
Comme si c’était pour lui-même, il n’avait qu’à les lui demander.
Diz-lhe mais, que por fama bem conhece
Il lui indique, de plus, que, par de renommée, il connaît
A gente Lusitana, sem que a visse;
Le peuple lusitanien, sans l’avoir vu ;
  Que já ouviu dizer, que noutra terra
Qu’il a entendu dire que, dans un autre pays,
Com gente de sua Lei tivesse guerra.
Avec des gens de sa Loi, il a fait la guerre.

Vasco de Gama par Gregorio Lopes

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Luís Vaz de Camões Les Lusiades
OS LUSIADAS II-102 LES LUSIADES II-102

Traduction Jacky Lavauzelle
ARTGITATO
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White_Fawn_Drawing Faon Diane

LA VIE DE LUIS DE CAMOES
par Charles Magnin

( Extrait )
Par En cherchant à montrer la différence qui sépare la vie aventureuse et active des écrivains portugais, notamment celle de Camoens, de la vie casanière et posée de la plupart de nos gens de lettres, je ne prétends pas élever par-là les œuvres des uns, ni déprimer les productions des autres. Je n’en crois pas les élégies de Camoens plus touchantes parce qu’elles sont datées d’Afrique, de la Chine et de l’Inde ; je n’en estime pas Polyeucte et Cinna moins admirables, parce que le grand Corneille n’a guère fait de plus longues pérégrinations que le voyage de Paris à Rouen. Je ne conseille à personne de louer un cabinet d’étude à Macao ; mais je crois que, généralement, si les ouvrages écrits au milieu des traverses et au feu des périls ne sont pas plus beaux, les vies de leurs auteurs sont plus belles. Indépendamment de la variété des aventures, on y trouve plus d’enseignements. J’admire et j’honore infiniment La Fontaine et Molière, mais j’honore et j’admire encore plus, comme hommes, Cervantès et Camoens. A mérite de rédaction égal, une histoire littéraire du Portugal serait un meilleur et plus beau livre qu’une histoire littéraire de notre dix-septième ou dix-huitième siècle. C’est une chose bonne et sainte que la lecture de ces vies d’épreuves, que ces passions douloureuses des hommes de génie, Je ne sache rien de plus capable de retremper le cœur. C’est pour cela que dans ce temps de souffrances oisives, de désappointements frivoles, de molles contrariétés et de petites douleurs, j’ai cru bon d’écrire l’étude suivante sur la vie de Luiz de Camoens.
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OS LUSIADAS II-102
Luís Vaz de Camões Les Lusiades