Tous les articles par artgitato

TAP DANCE – LES PLUS BELLES CLAQUETTES

RANKING ARTGITATO 2015
DANSE
CLAQUETTES -TAP DANCE
LES PLUS BELLES CLAQUETTES

Gene Kelly
Singing In The Rain – Chantons sous la pluie
Stanley Donen – 1952

Gene Kelly et Donald O’Connor – Moses supposes
Singing In The Rain – Chantons sous la pluie
Stanley Donen – 1952

Anna Kendrick (Pitch Perfect)
« Cups » Tap Dance –

Fred Astaire
A Damsel in distress – Une Demoiselle en détresse
George Stevens – 1937

Gene Kelly & Fred Astaire
The Babbit and the Bromide – Ziegfeld Folies
Vincente Minnelli – 1945

Fred Astaire & Ginger Rogers
Swing Time – Sur les ailes de la danse
George Stevens – 1936

Debbie Reynolds, Gene Kelly and Donald O’Conner
Good Morning -Singing In The Rain
Chantons sous la pluie –  Stanley Donen – 1952

Fred Astaire & Eleanor Powell
Broadway Melody – Broadway qui danse
Norman Taurog – 1940

Fred Astaire
Steppin’ Out With My Baby (From Easter Parade – Parade de Printemps) – Charles Walters – 1948

Fred Astaire et  Ginger Rogers
Un envoyé très spécial – Too Hot to Handle
Jack Conway – 1938

Judy Garland & Gene Kelly
Ballin’ the Jack (in For Me and My Gal)
Busby Berkeley – 1942

Happy Tap Dance sur Happy de Pharrell Williams

Poppin’ Taps, Macklemore & Ryan Lewis Cover
A « Thrift Shop » Tap Dance Parody

Just (Tap) Dance – Vintage 1940’s Jazz Lady Gaga Cover

MAMBO – LES PLUS BEAUX MAMBOS

 

RANKING ARTGITATO 2015
DANSE
MAMBO

LES PLUS BEAUX MAMBOS

Lou BEGA
Mambo N°5

West Side Story
Mambo!

PEREZ PRADO
QUE RICO MAMBO

 DAMASO PEREZ PRADO
MAMBO N°8

TITO PUENTE
Five Beat Mambo

ORIGINAL QUE RICO EL MAMBO

DEAN MARTIN
Mambo Italiano

Dario MORENO
Mambo Italiano

Tropkillaz
Mambo

Ricardo Lemvo
Mambo Yoyo

LES PLUS BEAUX MADISONS

RANKING ARTGITATO 2015
DANSE
MADISON

LES PLUS BEAUX MADISONS

Chris Anderson & Dj Robbie – Last Night




The Ray Bryant Combo– The Madison Time

Al Brown’s TuneToppers – The Madison – Mo’ Madison 1960

JOHNNY HALLYDAY
Madison Twist

Madison Dance

Buster Brown– The Madison Shuffle

JEAN-LUC GODARD
Bande à part (1964) – Scène du Madison
Anna Karina – Sami Frey – Claude Brasseur

MAURO BOLOGNINI
LA CORRUZIONE – LA CORRUPTION – 1963
Scène avec le madison
Rosanna Schiaffino – Jacques Perrin – Alain Cuny
https://www.youtube.com/watch?v=_Geyz4XgwQs

MADISON LAOTIEN
Sao Xiang Khouang – สาว เซียงขวาง – ສາວຊຽງຂວາງ

MADISON THAÏLANDAIS
ดีใจได้พบน้อง เพลงลาว

LES PLUS BELLES RUMBAS

RANKING ARTGITATO 2015
DANSE
RUMBA

RUMBA CUBAINE – RUMBA CONGOLAISE
LES PLUS BELLES RUMBAS

Sean Kingston – Beautiful Girls

Shakira – Moscas En La Casa

Stevie Wonder ,You Are The Sunshine Of My Life

YORUBA ANDABO – La Gozadera

Astrud Gilberto  Fly Me To The Moon,

GRUPO AFROCUBA DE MATANZAS – PALO YAYA

RUMBA CONGOLAISE
Tabu Ley Rochereau – « Mokolo Nakokufa »

MARIACHIS…….la cucaracha

RUMBA CONGOLAISE
STINO MUBI
ROMEO ET JULIETTE

RUMBA CONGOLAISE
Mbilia Bel – Nakei Nairobi

Joe Jackson
Breaking Us In Two

Dirty Dancing – Rumba

Robbie Williams & Nicol Kidman – Something Stupid

Rumberos de Cuba – Donde andabas tu

RUMBA CONGOLAISE
Koffi olomide- Djino

RUMBA COMIQUE
Bourvil – La rumba du pinceau –

LES PLUS BELLES SAMBAS Os Melhores Sambas 最好的桑巴舞 лучшие самбы




DANSE
SAMBA
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LES PLUS BELLES SAMBAS
Os Melhores Sambas

 

SAMBA

最好的桑巴舞
лучшие самбы

Gal Costa
Aquarela do Brasil

Jorge Ben Jor
Mas que nada







Martinho Da Vila
Canta Canta Minha Gente


Chico Buarque
Essa moça ta diferente

Sambô
Não deixe o Samba morrer

Roberta Sá
Alô Fevereiro

Vinicius de Moraes
Samba da Bênção 





Bitter Sweet Samba

Chico Buarque
Exaltação à Mangueira

Zeca Pagodinho, Paulinho da Viola, Rildo Hora, Zé Menezes, Rogério Caetano
Foi Um Rio Que Passou Em Minha Vida

Adoniran Barbosa
Samba do Arnesto

Paulinho da Viola
Filosofia

Maria Bethânia
Sambas de Roda

LES FORBANS DE LA NUIT (Dassin) LA FUITE INFERNALE

Jules DASSIN
LES FORBANS DE LA NUIT
Night and the City
1950

LA FUITE INFERNALE

LES FORBANS DE LA NUIT Night and The City Jules Dassin Artgitato

Les Forbans de la nuit est une œuvre sur la fuite. « Qui fuis-tu ? » demande l’héroïne. Harry pense pourtant fuir pour sortir du pétrin dans lequel il s’enfonce un peu plus. « Tu ne peux pas passer ta vie à fuir » languit-elle. Mais depuis longtemps ils ne font plus de projets à deux. Il est déjà trop loin. Aux confins de la vie, à la frontière des turpitudes et de la mort. Il est là, sorte de Chaplin perdu dans les histoires nauséabondes, entre les deux rives, près du précipice.

Et quand Harry ne fuit plus, c’est qu’il est traqué, c’est qu’il se terre, ou qu’il est mort.

LES TEMPS ONT CHANGE
La fuite comme cette course vers la modernité que regarde Jules Dassin. Dans la ville, le spectacle de lutte en est l’illustration. Le fils Kristo (Herbert Lom) adepte d’une lutte revisitée et grand spectacle, la lutte moderne, celle qui l’oppose à son père, le grand Gregorius (Stanilaus Zbyszko), chantre de la beauté et de la grandeur de l’éternelle lutte classique gréco-romaine, celle que l’on pratique à Athènes.  « Comprends, dit le fils, que les temps ont changé. » A cela son père répond qu’ « on n’oublie pas la noble lutte. »

Harry est un homme mort de s’être brûlé les ailes dans sa courses effrénées. « Un homme mort » comme lui annonce son boss, Phil Nosseross (Francis L. Sullivan), dans le cabaret, dans un dernier coup de cymbales. Mort comme dans la descente de l’escalier qui suit et qui ouvre sur la rue et sur la voiture qui le frôle.

JE NE POUVAIS PAS SUIVRE
Sa compagne l’air hagard le suis des yeux et tente de le comprendre. Mais elle avouera : « je ne pouvais pas suivre. » Harry est l’homme des mauvais choix. Il prend toujours la mauvaise solution. Et il glisse peu à peu dans de terribles sables mouvants.

Les pirates qui opèrent sous nos yeux, roulent sur les vagues londoniennes des tripots et des cloaques interlopes de la banlieue. Tout est bon pour quelques billets, pour quelques pounds. Ils courent, fuient et mentent. La bonne affaire est pour maintenant. Night and the City, le titre original, marque bien la séparation entre les deux planètes, la Nuit, où les forbans fourbissent leurs armes et la City, la lumière et la respectabilité.

L’ENFER AUTOUR DANSE
La nuit est l’acteur principal du film de Jules Dassin. « Mais voici dans l’ombre  Qu’une ronde sombre  Se fait, L’enfer autour danse, Tous dans un silence Parfait. » (La Nuit, Alfred de Musset, Poésies posthumes) C’est l’enfer qui remplit les yeux d’Harry qui court sans voir que la seule pépite qui brille encore dans son quartier, Marie, Gene Tierney, est à ses côtés. Impassible Mary. Quasi biblique. Mary est une sainte, qui, à chaque fois renouvelle son attente. Elle a connu Harry autrefois bien différent. Mais Harry ne change plus. Elle qui a entendu ses plans et ses éclairs de génie « mille fois ».

HOW MUCH ?
Mais Mary espère encore et toujours d’un avenir à l’odeur de passé, Mary espère toujours au mariage. Elle pense pouvoir le sauver, mais, trop lourd de toutes ses fautes, ne pourra l’empêcher de rejoindre les abîmes.

Harry Fabian est un de ces petits forbans à l’imagination féconde et destructrice. Tous les plans sont plus troués que les précédents. La rencontre avec une ancienne légende de la lutte gréco-romaine est l’ultime plan qui devrait le mettre enfin dans la lumière, lui, le petit escroc sans envergure et décrédibilisé aux yeux de tous. How much ? La seule question qui vaille la peine pour Harry.

Jules Dassin joue sur le contraste de la ville où les gens vont à leurs occupations et de sa banlieue où les truands règlent leurs derniers comptes, de ses lumières et de ses ombres, de cette course effrénée à la mort pour une histoire de quelques billets. Et ce contraste entraîne le mouvement infini. Les pauses n’existent pas.

UNE NUIT DANS LA VILLE
La musique du générique de langoureuse devient calme. La nuit est là qui s’est faite avec quelques lumières éparses qui se mirent dans la Tamise. La musique se bloque sur une note pour devenir tranquillement inquiétante. Une voix claire, calme annonce : « une nuit dans une ville. Cette nuit, l’autre nuit, n’importe quelle nuit. La ville, Londres. » La musique devient stridente et extrêmement rapide comme une course poursuite. Un homme est seul dans la nuit, dans la ville, sur une place immense…

TU POUVAIS TOUT REUSSIR
…C’est Harry. La course qu’il commence finira par sa mort. Les rues se font plus étroites. Harry prend le temps, toutefois, de ramasser la fleur tombée de sa boutonnière. C’est un professionnel. La manière de remettre son costume avant de rentrer chez Marie le confirme.

Le sac à main qui s’offre sur la table de chevet devient une évidence. Surpris par Marie, Harry ne se dégonfle pas ; « je cherchais une cigarette. » Marie n’est pas dupe. Elle passe l’éponge. Elle seule voit quelque chose en lui. « Tu pouvais tout réussir. » Mais Harry s’est perdu.

UNE OCCASION UNIQUE !
Pour Harry, tout est « une occasion unique ! » Harry pense toujours à la dernière affaire. Après les bons paris, l’association juteuse dans un cynodrome. La dernière et tout redeviendra comma avant. Il s’occupera de Marie. Il sera dans le droit chemin. Enfin. C’est sans oublier ce qu’Aristote disait déjà dans l’Ethique à Nicomaque : « Les hommes s’imaginent qu’il est en leur pouvoir d’agir injustement, et que par suite il est facile d’être juste. Mais cela n’est pas exact …Il y a des êtres qui sont incapables de tirer profit d’aucune portion de ces biens, ce sont ceux qui sont irrémédiablement vicieux et à qui tout est nuisible. » (Trad. J. Tricot, V-13, Ed. J. Vrin) Harry est un de ceux-là. Tout ce qu’il touche se transforme en rien. Mais il y croit. Toujours.

JE VEUX ÊTRE QUELQU’UN
Il veut réellement réussir. Il le répète à l’envi : « je veux être quelqu’un. » Il veut montrer à tous que lui aussi peut être reconnu, apprécié, respecté.

« La ronde contente, En ris éclatante, Le prend ; Tout mort sans rancune Trouve au clair de lune Son rang. » (La Nuit, Alfred de Musset, Poésies posthumes)

Harry est pris dans sa ronde. Son rire éclatant d’hyène s’est éteint dans la nuit. Là, sur les quais de la Tamise. Lui aussi a retrouvé son rang. Celui du forban malheureux pour avoir trop voulu la lune et avoir trop cru en sa chance.

POUR LA PREMIERE FOIS, J’AI UN PLAN SANS FAILLE
Jusqu’à la fin, Harry croira à son étoile. « Harry Fabian n’a pas dit son dernier mot. » Il veut se donner afin que Mary puisse récupérer la rançon de 1000 livres. Il jouera jusqu’à la fin avec son âme et les sentiments de Mary. « Dis-lui où je suis, tu auras 1000 livres. Il faut bien que quelqu’un les touche. Pour la première fois, j’ai un plan sans faille

Mary sait alors qu’Harry est définitivement perdu. A jamais. Harry est mort Déjà !

Le « Reviens » de Mary n’y fera rien. L’aube se lève. Le jour enfin. La ville a perdu Harry qui désormais flotte dans la Tamise.

« Tout mort sans rancune Trouve au clair de lune Son rang. »

Jacky Lavauzelle

Les personnages
Harry Fabian (Richard Widmark) Mary Bristol (Gene Tierney) Helen Mosseross (Googie Withers)  Adam Dunne (Hugh Marlowe)  Phil Nosseross (Francis L. Sullivan) Kristo (Herbert Lom) Gregorius (Stanilaus Zbyszko) L’étrangleur (Mike Mazurki) Molly (Ada Reeve)

STALKER de Tarkovski : L’ULTIME ESPOIR

 

Andreï TARKOSVI
Андрей Арсеньевич Тарковский

STALKER
Сталкер
1979

L’ULTIME ESPOIR

stalker Tarkoski artgitato

Des barbelés.
LA PARTIE VEGETATIVE
Des militaires. Les murs noirs de champignons. Et l’eau croupie, souillée stagne autant dehors que dedans, autant sur le sol que dans les êtres.
Une partie végétative des âmes.
Le temps est en suspens et les êtres dorment. Les yeux ouverts. Les hommes sont fatigués et dorment dans de grands lits humides. Seuls, les objets bougent et tremblent. Les objets sont animés. Ils ont une direction. Suivre la table. Tomber et se casser.

POUR L’ESPOIR QUI RESTE

Les gens s’enfoncent dans la pesanteur du réel sinistre.
Nulle légèreté et nulle évasion. Il n’y a plus d’espoir. « Il ne leur reste plus aucun espoir. »
La terre est dévastée. Il n’y a plus rien sur terre. Que de la misère et de la peine. Partout ? Non, un lieu résiste encore. Différent.
« C’est l’unique endroit où l’on peut venir lorsqu’il n’y a plus rien à espérer. »

VOTRE SOUHAIT LE PLUS CHER SERA EXAUCE !

Pensez à un lieu où « votre souhait le plus cher sera exaucé ». Une sorte de lampe d’Aladin à un coup. Un souhait, pas deux.
Il exige le « souhait le plus sincère. » Le plus vrai. Mais un souhait que l’on a réfléchi et pensé. Pour y arriver, un passeur est nécessaire. Il est celui qui guide. Il est le moyen.
C’est le Stalker.

J’EN PLEURE DE BONHEUR DE LES AIDER !
Il est celui qui guide. Qui va jusqu’à la porte mais qui ne rentre pas. Il est le vecteur. Il est « désintéressé ». Son seul bonheur est de donner du bonheur. De remplir les existences des autres, même si la sienne tombe en lambeau. « Je ne sais rien faire dans ce monde et je ne puis rien faire. Je n’ai rien pu donner à ma femme. Je n’ai pas d’amis et je ne puis en avoir. » Il n’a rien et ne possède rien. Il n’a qu’une chose : son métier de passeur. « Je conduis ici des gens comme moi, des malheureux. .J’en pleure de bonheur, de les aider ! »    

L’ABÎME COSMIQUE
Une Zone existe. Différente de tout ce qui existe. Dans un univers glaude et sordide, noir et suintant la putréfaction. Les êtres sont las et tristes. Abattus. Au milieu de ce marasme et cette déchéance, une chose différente. Une interrogation. L’homme n’en est peut-être pas la cause. Mais peut-être quand même. « Qu’est-ce que c’était ? La chute d’un météorite ? La visite des habitants de l’abîme cosmique ? Ça ou autre chose dans notre pays s’était produit, le miracle des miracles : la ZONE. On y envoya des troupes, elles ne revinrent pas. On encercla la Zone de cordons de police. Et on fit bien. Enfin, je n’en sais rien» souligne un prix Nobel dans un article paru sur la RAI.

UN ULCERE POUR N’IMPORTE QUELLE FRIPOUILLE
S’agit-il d’un Paradis ou d’un « ulcère pour n’importe quelle fripouille ? »
La question que pose le Stalker est la suivante : faut-il ou non la conserver ?
Cela peut rendre meilleur ou pire.
C’est selon ce que l’on fera dans la Zone. Faut-il la préserver, comme le souhaite notre passeur, notre Stalker, ou l’anéantir comme le veut, un instant, le Professeur ; ce dernier  l’affirme : « ce lieu n’apportera le bonheur à personne. Et si cet engin tombe entre de mauvaises mains…»

UN ÂMÔMETRE POUR ETUDIER L’ÂME
La Zone peut nous permettre de devenir meilleur ou pire. C’est selon. C’est selon l’âme qui recherche. Pour le savoir, le Stalker a un don. Il plonge dans les yeux des « clients ». Mais comme le dit un instant, sous forme de boutade, l’écrivain au professeur, ne faudrait-il pas « un appareil pour étudier l’âme, un « âmomètre » ! »

Ce n’est pas le lieu qui pose problème mais l’homme.
Sa puissance de destruction et d’anéantissement. Son souhait de vouloir pour enlever aux autres. Vouloir, c’est se projeter dans l’avenir. Et c’est à ce moment que l’homme est dangereux. Car, comme le dit notre Stalker, «quand l’homme pense à son passé, il devient meilleur. »

LE MOMENT LE PLUS IMPORTANT DE SA VIE
Au cœur du pays, la Zone. Au cœur de la Zone, la chambre. Le Stalker le dit, c’est alors « le moment le plus important de sa vie. » On ne va pas dans la Zone comme ça ; il faut s’y préparer. Nous sommes au cœur de l’homme, au cœur de sa foi, de ses croyances, de ses espoirs. Nous sommes dans l’Être. Et tout peut arriver. « Le plus important, c’est d’avoir la foi…C’est de se concentrerQuel mal y a-t-il dans la prière ?  »

LA PERSEVERANCE DE L’ÊTRE
Ce qui assaille les visiteurs, c’est le doute. En arrivant si près du but, ils ne savent plus s’ils désirent ou non pénétrer dans l’enceinte. Le dernier pas est le plus compliqué. Le plus risqué. Il demande toute la persévérance de l’être.
La vérité de l’âme est-elle la plus forte. Cette vérité lumineuse qui permettra de résoudre les problèmes des hommes. « A moins que le secret de l’âme ne l’interdise… »

NE JAMAIS COMMETTRE D’ACTIONS IRREVERSIBLES
L’investigation ontologique est alors si puissante que la seule satisfaction d’un désir devient anecdotique. Nous rentrons dans le monde du questionnement. L’obscurité du monde peut-elle être changée par nos actions. Celles-ci sont-elles altruistes ou simplement égoïstes ? Le professeur l’entend. « Il existe certainement une loi : ne jamais commettre d’actions irréversibles. »

LES YEUX SONT VIDES !
L’accès à la chambre ne sera pas jamais atteint. Les hommes ne sont pas prêts pour la vérité. Et déjà le train se fait entendre au rythme de cette eau souillée qui lentement se noircit. Nos trois hommes se retrouvent au bar. Abattus et tristes. Ils ont échoué. « As-tu vu, les yeux sont vides ! » Fiévreux, le stalker se couche, aidé par sa femme.

« Comment peuvent-ils croire en quelque chose ? » demande le stalker. « Personne ne croit, pas seulement ces deux-là ! » C’est l’avenir même qui est en cause. A quoi bon, prendre des risques, risquer sa vie et celle de sa famille. « Qui vais-je emmener là-bas ? » Lui, ce « condamné à mort, prisonnier à vie» pour les autres, perd aussi ses dernières illusions et ses derniers rêves. Le noir peut tomber. Encore un peu plus sur les murs de la chambre.

« Un bonheur amer vaut mieux qu’une vie grise et maussade. » Passe le bonheur, reste le gris.

« Ainsi va la vie. Ainsi sommes-nous. »

Le degré extrême du vide est atteint. « Entre deux néants, un point d’interrogation » (Nietzsche)

Jacky Lavauzelle

LE STALKER
Alexandre Kaïdanovski
Александр Кайдановский

L’ECRIVAIN
Anatoli Solonitsyne
Анатолий Солоницын

LE SCIENTIFIQUE
Nikolaï Grinko
Николай Гринько

LA FEMME DE STALKER
Alisa Freindlich
Алиса Фрейндлих

LES PLUS BELLES VALSES MODERNES A DANSER

RANKING ARTGITATO 2015
VALSES
LES PLUS BELLES VALSES MODERNES A DANSER

MOULOUDJI
Un Jour tu verras




Edith PIAF
LA FOULE

Jackie DeShannon What The World Needs Now Is Love

Jacques BREL LA VALSE A MILLE TEMPS

TWILIGHT Flightless bird, American mouth

EDITH PIAF SOUS LE CIEL DE PARIS

LA VALSE D’AMELIE -AMELIE POULAIN Film de Jean-Pierre JEUNET

Zazie – J’envoie valser

EDITH PIAF MON MANEGE A MOI

Debout sur le Zinc – Se dire Adieu


Ta P’tite Flamme – Amélie-Les-Crayons

Evgeny Grinko – Valse

Henriette CHARASSON – EN CHEMIN DE FER – Le Déraillement des êtres

HENRIETTE CHARASSON
EN CHEMIN DE FER

LE DERAILLEMENT
DES ÊTRES

En Chemin de fer Henriettre Charasson Artgitato

Pièce en un acte

Henriette Charasson décrit dans son En chemin de fer le hasard des vies et des rencontres dans le cadre rigide du temps inchoatif. Rien n’est plus sûr que la matérialité, la linéarité et la régularité de la voie du chemin de fer et de sa direction claire et précise. Rien n’est plus hasardeux que nos vies. Et le hasard lui-même n’est rien. Il y a les incompréhensions et les solitudes. Toutes nos conduites s’étalent et se répandent dans le temps. Mais nos sens nous trompent et nos mémoires aussi.

ENCORE SEDUISANT

La première représentation d’En Chemin de fer a lieu le 30 septembre 1933 au Théâtre du Grand-Guignol à Paris. Deux hommes occupent un wagon de première classe, Louis Taillandier, 45 ans, qui sera joué par R. de Névry et M. Bouchaud, 50 ans, joué par Pierre Assy. Louis est présenté comme « un monsieur « bien », rasé, grand, minces ; des cheveux qui grisonnent aux tempes, quelques rides nettes. En somme, élégant et encore séduisant. » L’espérance de vie en 1933, pour un homme, était de 54 ans et 59 ans pour une femme. Les âges de notre quadragénaire et de notre quinqua prennent une importance majeure dans la tenue des propos de notre pièce.

Le train fonctionne comme une linéarité temporaire. Il est le temps qui passe. Le présent reste ce qui défile, comme ces arbres qui rayent le paysage. Le présent n’est donc pas saisissable. La première action de Louis : regarder sa montre. Sa première réplique : « –Nous n’en avons plus pour longtemps. » A cela, M. Bouchaud répond, en riant, « -Vous, un peu plus que moi, tout de même. »

UNE NUQUE QUI PIQUE

Bien sûr, Louis descendra avant, mais il est aussi plus vieux et la mort s’approche. Mais, si entre les deux, il n’y a que « douze minutes », Henriette Charasson marque aussi la relativité du temps sur terre. Louis, dit-elle, est encore séduisant, et c’est sur ce point qu’insiste M. Bouchaud : « – Vous plaisez beaucoup aux femmes et que vous n’avez jamais l’air de vous en apercevoir. Parce que, tout ‘quadragénaire’ que vous êtes…vous plaisez en particulier aux jeunes filles. » Louis semble s’en être détaché, «je n’ai pas de plaisir à voir les genoux de mon interlocutrice – et même parfois plus haut – et je n’ai pas envie de poser mes lèvres sur une nuque qui pique. Une jeune fille, pour moi, c’était autre choses que ces copains effrontés et autoritaires. »

Le temps court de la vie correspond au temps rapide du parcours en train avec des arrêts qui se succèdent et des personnages qui se rencontrent. Ce temps court est matérialisé aussi par la durée courte de la pièce, saynète présentée au Grand-Guignol. Marcelle Maurette dans La Rampe soulignait que cette pièce et deux autres, sont « trois petits instantanés « à la manière de Becque…En Chemin de Fer, Une Robe de soie, …Deux minutes d’une vie, mais deux minutes à prolongements, sensibles, profondes. Un ancien amoureux dédaigné qu’on prend pour un autre, adoré jadis, au hasard d’une rencontre en wagon…Deux minutes, je vous dis. Elles font penser… »

AU REVOIR SEDUCTEUR

Henriette Charasson nous montre un personnage qui ne correspond pas avec son image. Il n’est pas l’amoureux que voit M. Bouchaud, mais il souhaiterait avoir été l’amoureux de la dame qui rentre après la sortie de ce dernier, qui part avec un «- Au revoir, séducteur ! ».

Il pense avoir retrouvé un de ses premiers flirts. D’abord distante. Elle ne « tient pas à prolonger l’entretien » Elle a 42 ans. L’âge est là mais un âge assumé. « Les yeux sont cernés, les paupières un peu flétries, comme une soie trop portée. Un visage émouvant par le contraste de ce qu’il garde d’éternellement jeune avec ce que la vie a dû lui apporter de science et de douleur. Quarante-deux ans élégants, distingués, séduisants encore, mais sans beaucoup d’apprêts : la femme « installée » dans la vie et qui ne cherche plus à plaire, qui n’est plus coquette que par ce qu’elle doit à sa situation mondaine. »

ET PUIS LES MAINS

En enlevant son chapeau, il la reconnaît. Pour Louis, elle reste toujours la même que dans sa jeunesse. Comme si le temps n’avait pas d’influence. « Vous n’avez pas changé ! Je vous ai reconnue dès que vous avez défait votre col. Et puis à la silhouette. Vous êtes aussi mince qu’autrefois. » Madeleine est consciente de sa ligne préservée, mais reconnaît aussi que le ravage du temps se voit sur son visage. Louis la rassure : «- C’est pourtant au visage que j’ai su avec certitude que c’était vous. Les yeux et …tout. Et puis les mains. »

LE COEUR EN EMOI

Elle ne se souvient pas de Louis, mais les efforts de Louis, lui font revenir la mémoire. Elle reconnaît M. Taillandier. Mais elle pense au frère de Louis. Un frère qu’elle a aimé.

Le quiproquo est installé. Arrive une phase d’exaltation et d’excitation. Sous le coup de cette foudroyante hypermnésie, les souvenirs s’accumulent avec une étonnante richesse. Les deux êtres se rapprochent. Le cœur est en émoi.

J’APERCEVAIS VOTRE ROBE AVANT TOUTES LES AUTRES

Louis qui pense être celui-là se lâche et avoue son amour de jeunesse : « Je vous ai aimée, Madeleine. Je vous ai aimée de tout mon cœur. Vous étiez tellement différentes des autres, tellement tout ce que je rêvais ! Je n’ai jamais pu me décider à me marier, parce que la seule femme que j’aurais pu aimer tout à fait, c’était vous. Et, vous voyez…c’était un amour bien sincère et bien solide puisque je suis ému devant vous vingt ans comme je l’étais là-bas, quand j’arrivais et que j’apercevais votre robe avant toutes les autres. » Madeleine qui pense qu’il s’agit de son frère avoue aussi, à l’époque, qu’elle était amoureuse, « mais j’avais peur de vous. Je vous aimais tellement voyez-vous ; je vous ai aimé comme vous m’aimiez ! … J’attendais toujours ; et je me disais : « Peut-être va-t-il se mettre à m’aimer ! »

LES VOIES S’ECARTENT DEFINITIVEMENT

Les mains se prennent et un amour semble renaître. Jusqu’au moment où elle l’appelle Pierre. Son frère, le « spirituel ». Lui, Louis, restait ce frère qui à l’époque l’ « l’agaçait ». La rencontre se termine avec deux adieux embarrassés.

Dans l’œuvre, les êtres ne sont jamais sur la même voie. Quand ils se rencontrent, les voies, qui semblaient se rapprocher, s’écartent brusquement. Et les êtres déraillent. Même le mariage de Madeleine n’est pas une rencontre. « Pour faire plaisir à mon père. J’avais vingt-trois ans, vous comprenez, et il était malade. Oh ! Mon mari est bon, dévoué, honnête… »

LA VIE A CÔTE

Les êtres en sortant du train sortent du temps. Le quotidien est là, plus fort. « Madeleine écrase une larme au coin de ses yeux du bout du doigt et reprend sa revue avec un soupir. » La vie est passée à côté.

Jacky Lavauzelle

Première le 30 septembre 1933
Au Théâtre du Grand-Guignol

La Petite Illustration n°652 du 9 décembre 1933
Lors de la première :
R. DE NEVRY dans le rôle de Louis Taillandier, 45 ans
Pierre ASSY dans le rôle de Monsieur Bouchaus, 50 ans
Andrée MERY dans le rôle de Madeleine, 42 ans.

Photo Artgitato avec la photo de G.L. Manuel Frères parue dans la Petite Illustration.

 

LES PLUS GRANDES PERFORMANCES D’ACTEUR – CINEMA

Performances d'acteur
LES PLUS GRANDES
PERFORMANCES
D’ACTEURS
the best performance of actors

1 TIM CURRY
The Rocky Horror Picture Show
Jim SHARMAN – 1975




2 Jack NICHOLSON
SHINING (Stanley KUBRICK -1980)

3 – AL PACINO
SCARFACE (Brian DE PALMA – 1983)

4 – Marlon BRANDO
APOCALYPSE NOW (Francis Ford Coppola)

5 Orson WELLES & Rita HAYWORTH
LA DAME DE SHANGHAI (Orson WELLES – 1947)

6 Uma THURMAN
KILL BILL (Quentin TARANTINO – 2003)

7 Mickey ROURKE
SIN CITY – Quentin TARANTINO & Robert RODRIGUEZ & Frank MILLER – 2005

8 Robert DE NIRO
RAGING BULL (Martin SCORSESE – 1980)

9 Leonardo DI CAPRIO
The Wolf of Wall Street – Le loup de Wall Street (2013)


 

10 Robert MITCHUM
LA NUIT DU CHASSEUR – The Night of the Hunter  (1955 – Charles LAUGHTON)

11 – Anthony PERKINS
PSYCHOSE (Alfred HITCHCOCK – 1960)

12 – Anthony HOPKINS
LE SILENCE DES AGNEAUX (THE SILENCE OF THE LAMBS – Jonathan DEMME – 1991)

13 Bruce LEE
LA FUREUR DU DRAGON (猛龍過江 – WAY OF THE DRAGON – Bruce LEE – 1972)

14 – Peter LORRE
M. LE MAUDIT  – M – Eine Stadt sucht einen Mörder – Fritz LANG – 1931 

15 – Javier BARDEM
MAR ADENTRO
Alejandro AMENABAR – 2004

16- Jim CARREY
THE MASK
Chuck RUSSEL – 1994

17 Nathalie PORTMAN
BLACK SWAN
Darren ARONOFSKY – 2010


 18 – Charlie CHAPLIN
LA RUEE VERS L’OR – THE GOLD RUSH – Charlie CHAPLIN – 1921

19- Bette DAVIS & JOAN CRAWFORD
QU’EST-IL ARRIVE A BABY JANE ? – WHAT EVER HAPPENED TO BABY JANE
Robert ALDRICH – 1962

 20- MARLON BRANDO & AL PACINO
LE PARRAIN – THE GOD FATHER – Francis Ford Coppola – 1972

 21- AL PACINO
UN APRES-MIDI DE CHIEN – DOG DAY AFTERNOON
SIDNEY LUMET – 1976

 22- CHARLIE CHAPLIN
LE DICTATEUR (THE GREAT DICTATOR – Charlie CHAPLIN – 1940)

23 – Jean-Pierre LEAUD
LA MAMAN ET LA PUTAIN
Jean EUSTACHE – 1973

 24 – Tom HULCE
AMADEUS
Miloš FORMAN – 1984

25- Toshiro MIFUNE
LE GARDE DU CORPS – 用心棒
Akira KUROSAWA – 1961


26 – Jean-Louis BARRAULT
LES ENFANTS DU PARADIS
Marcel CARNE – 1945

27 – Dustin HOFFMAN
TOOTSIE
Sidney POLLACK – 1983

28 – Elizabeth TAYLOR & Paul NEWMAN
LA CHATTE SUR UN TOIT BRÛLANT – CAT ON A HOT TIN ROOF
Richard BROOKS – 1958

29- Klaus KINSKI
AGUIRRE, LA COLERE DES DIEUX – AGUIRRE DER ZORN GOTTES
Werner HERZOG – 1972

30- Robert DE NIRO
TAXI DRIVER
Martin SCORSESE – 1976

31- Marlon BRANDO
UN TRAMWAY NOMME DESIR – A STREET CAR NAMED DESIRE – Elia KAZAN – 1951

32- Jules BERRY
LES VISITEURS DU SOIR
Marcel CARNE – 1942


33 – Ricardo DARIN
LES NEUF REINES – NUEVE REINAS – Fabian BIELINSKY – 2000

34 – James DEAN
LA FUREUR DE VIVRE – REBELWITHOUT A CAUSE –  Nicholas RAY – 1955

35 – Bruno GANZ
LA CHUTE – Der UNTERGANG
Oliver Hirschbiegel – 2004

36 – Philip Seymour HOFFMAN
TRUMAN CAPOTE
Bennett MILLER – 2005 

37 Maggie CHEUNG & Tony LEUNG & Jet LI
HERO -英雄 -Zhang Yimou – 2002

38 – Michel SIMON
L’ATALANTE – Jean VIGO – 1934

39- Charles LAUGHTON
Témoin à charge (Witness for the Prosecution – Billy Wilder – 1957)

40 – Tony CURTIS & Jack LEMMON & Marylin MONROE
CERTAINS L’AIMENT CHAUD – SOME LIKE IT HOT – Billy WILDER – 1959

41- Louis de FUNES
LES AVENTURES DE RABBI JACOB – Gérard OURY – 1973

42 – Anatoli Alekseïevitch SOLONITSYNE
ANDREÏ ROUBLEV – Андрей Рублёв – Andreï TARKOVSKI – 1966

43- Klaus KINSKI
NOSFERATU, FANTÔME DE LA NUIT – PHANTOM DER NACHT
Werner HERZOG -1979

44 – Gregory PECK
LA MAISON DU DOCTEUR EDWARDES – SPELLBOUND – Alfred HITCHCOCK – 1945

45 – Mickey ROURKE
THE WRESTLER
DARREN ARONOFSKY – 2009

46 – Jeff BRIDGES & John GOODMAN
THE BIG LEBOWSKI
Joël & Ethan COEN – 1998


47 – Malcom McDOWELL
ORANGE MECANIQUE – A CLOCKWORK ORANGE – Stanley KUBRICK – 1971

48- Marion COTILLARD
LA MÔME – Olivier DAHAN – 2007 

49- Toshirō MIFUNE
BARBEROUSSE – 赤ひげ
Akira KUROSAWA – 1965

 50- Alain DELON
MONSIEUR KLEIN – Joseph LOSEY – 1976

 51- Markku PELTOLA
L’HOMME SANS PASSE – Mies vailla menneisyyttä – Aki KAURISMÄKI – 2002

52- BJÖRK
DANCER IN THE DARK
LARS VON TRIER – 2000

53- Victor SJÖSTRÖM
LES FRAISES SAUVAGES –  Smultronstället – Ingmar BERGMAN – 1957

54- R. Lee Ermey
FULL METAL JACKET
Stanley KUBRICK – 1987

55 – Montgomery CLIFT
TANT QU’IL Y AURA DES HOMMES – From Here to Eternity – Fred ZINNEMANN – 1953

56 – Alain DELON
LE SAMOURAÏ
Jean-Pierre MELVILLE – 1967

 57 – Vittorio GASSMAN & Alberto SORDI
LA GRANDE GUERRE – La Grande Guerra- Mario MONICELLI – 1959

58 – Will SMITH
ALI – Michael MANN – 2001

59 – Gary OLDMAN
DRACULA – BRAM STOCKER’S DRACULA – FRANCIS FORD COPPOLA – 1992

60 – Tom HANKS
SEUL AU MONDE – CAST AWAY – Robert ZEMECKIS – 2000

61- Katy BATES & James CAAN
MISERY – Bob REINER – 1990

62 – Emil JANNINGS
LE DERNIER DES HOMMES – DER LETZTE MANN – Friedrich Wilhelm MURNAU – 1925

63 – Holly HUNTER
LA LEçON DE PIANO – THE PIANO
Jane CAMPION – 1993

64 – Renée FALCONETTI
JEANNE D’ARC (1928 Jacques DREYER)