ALEXANDRE POUCHKINE 1820 Мне бой знаком J’AIME LA BATAILLE Пу́шкин

Мне бой знаком
Алекса́ндр Серге́евич
Alexandre Pouchkine 1820
русский поэт- Poète Russe
русская литература
Littérature Russe

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ALEXANDRE POUCHKINE 1820
pushkin poems
стихотворение  – Poésie
Я вас любил Пушкин

 

 

POUCHKINE – Пу́шкин
Алекса́ндр Серге́евич Пу́шкин
1799-1837

[создатель современного русского литературного языка]

JACKY LAVAUZELLE TRADUCTION

LA POESIE DE POUCHKINE

СТИХИ АЛЕКСАНДРА СЕРГЕЕВИЧА ПУШКИНА
Мне бой знаком
J’AIME LA BATAILLE

Мне бой знаком

Мне бой знаком — люблю я звук мечей;
J’aime la bataille et le bruit des épées ;
От первых лет поклонник бранной славы,
Dès mes premières années, fasciné par les gloires guerrières,
Люблю войны кровавые забавы,
J’aimais l’excitation des sanglants combats,
И смерти мысль мила душе моей.
Et la pensée de la mort si douce à mon âme.
Во цвете лет свободы верный воин,
Dans la fleur l’âge, un fidèle guerrier pour la liberté,
Перед собой кто смерти не видал,
En face de la mort, se doit d’approcher,
Тот полного веселья не вкушал
Sinon, jamais ne connaîtra la plénitude
 И милых жен лобзаний не достоин.
Ni ne sera digne des baisers d’une belle.

Апрель 1820
Avril 1820

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Pouchkine 1820

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LE JEUNE POUCHKINE AMOUREUX DES DUELS

« …Quelle était cependant la valeur réelle de ce jeune homme, sorti à peine de l’école, d’où il ne rapportait aucune des études qui, dans nos pays de civilisation latine, sont la condition presque indispensable des succès littéraires ? Pouchkine ne savait rien des littératures anciennes ; quant aux littératures modernes, elles ne lui étaient connues que par quelques auteurs qu’il avait lus à la dérobée. L’histoire n’avait laissé dans sa mémoire que des faits généraux et vagues ; toutes ses connaissances étaient incomplètes : rien, dans son esprit, de lié, de tissu, de coordonné ; mais ce jeune homme avait une imagination ardente, une intelligence merveilleuse, quoique éclairée de mille clartés confuses, un génie moqueur, une verve satirique : il était poète, poète né pour la lutte plutôt que pour la rêverie. Le monde l’accepta ainsi. Pouchkine lui paya sa bienvenue par une sorte de dithyrambe patriotique sur les derniers succès des armées russes et la glorification de l’empereur Alexandre ; après quoi, laissant la poésie venir à ses heures, il ne songea plus qu’à se plonger dans les plaisirs. Les fêtes du monde furent bientôt impuissantes à le satisfaire : il lui fallut l’orgie nocturne, bruyante, effrénée, le jeu avec ses émotions puissantes et fiévreuses, les duels, qui sont aussi un jeu, et qui, pour lui, variaient la monotonie de l’autre. Il aimait les duels : était-il averti par un pressentiment secret, et voulait-il se familiariser avec ce terrible hasard qui devait un jour lui être si fatal ?
La violente nature de ce jeune homme ne tarda pas à se trahir au milieu des salons par d’imprudents discours. Quand une question d’émancipation politique était agitée en sa présence, le chantre de l’empereur Alexandre devenait un tribun dont l’éloquence hardie faisait trembler ses amis pour sa liberté. La Muse ne le visitait plus que pour lui inspirer des chants d’indépendance qu’on ne retrouve point dans ses œuvres, mais que la mémoire des contemporains a retenus. Les craintes de ses amis ne tardèrent pas à se justifier. Pouchkine reçut l’ordre de quitter Pétersbourg. Les provinces méridionales de l’empire lui furent assignées comme lieu de résidence… »

Pouchkine et le mouvement littéraire en Russie depuis 40 ans
Charles de Saint-Julien
Œuvres choisies de Pouchkine, traduites par M. H. Dupont
Revue des Deux Mondes
T.20 1847

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POUCHKINE 1820