LES VOIX DES ÂMES – SONNET SHAKESPEARE – SONNET 69 – ou SONNET 86 – SONNET LXXXVI – Those parts of thee that the world’s eye doth view

SONNET SHAKESPEARE
THE SONNETS
THE SONNETS – LES SONNETS

LES SONNETS SHAKESPEARE THE SONNETS – SOMMAIRE – INDICE

Sonnet shakespeare

Illustration du Phénix par Friedrich Justin Bertuch
*

sonnet shakespeare


WILLIAM SHAKESPEARE
[1564 – 1616]

Traduction JACKY LAVAUZELLE


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SONNET 69 ou SONNET 86 SONNET LXXXVI 

The Sonnets SHAKESPEARE
Les Sonnets de SHAKESPEARE
Those parts of thee that the world’s eye doth view

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LES VOIX DES ÂMES


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1598 

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Those parts of thee that the world’s eye doth view
Des parties de toi que les yeux du monde voient
Want nothing that the thought of hearts can mend;
Je ne vois rien que la pensée des coeurs puisse réparer ;
All tongues— the voice of souls— give thee that due,
Toutes les langues – ces voix des âmes – font le même constat,
Uttering bare truth, even so as foes commend.
Annoncent cette vérité nue, même de la part de tes adversaires.

*

Thy outward thus with outward praise is crown’d;
Ton apparence est couronnée par tant de louanges ;
But those same tongues, that give thee so thine own,
Mais ces mêmes langues, qui te louent si bien,
In other accents do this praise confound
Dans d’autres accents font entendre ces éloges
By seeing farther than the eye hath shown.
En voyant plus loin que ce que l’œil ne voit.

*


*

They look into the beauty of thy mind,
Ils regardent la beauté de ton âme,
And that in guess they measure by thy deeds;
Par ce qu’ils peuvent juger de tes actes;
Then— churls— their thoughts, although their eyes were kind,
Puis, leurs pensées, malgré la bienveillance des regards,

*

To thy fair flower add the rank smell of weeds:
A ta belle fleur, mêlent des effluves de mauvaises herbes :
But why thy odour matcheth not thy show,
Ton odeur ne correspond pas à ton aspect,
The soil is this, that thou dost common grow.
Le sol qui l’a fait croître est si commun.

*


 

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L’ENIGME DES SONNETS DE SHAKESPEARE

Les sonnets de Shakespeare sont encore aujourd’hui une énigme pour les historiens et pour les critiques. La dédicace mystérieuse qui les accompagnait dans la première édition, le désordre involontaire ou préconçu dans lequel ils parurent, l’obscurité de certains passages ont donné lieu à mille interprétations diverses. Les uns ont déclaré que ces sonnets étaient uniquement adressés à une femme ; les autres, qu’ils étaient adressés uniquement à un homme ; ceux-ci en ont attribué l’inspiration à un personnage bizarre qui n’aurait été ni homme, ni femme, ou plutôt qui aurait été l’un et l’autre ; ceux-là y ont vu autant de petits poëmes séparés, adressés à diverses personnes ; d’autres enfin, et ce sont les plus nombreux, ont soutenu qu’ils étaient dédiés à des créatures imaginaires, n’ayant jamais existé que dans le cerveau du poëte. Déroutée par tant de contradictions, la postérité, si curieuse pourtant de tout ce qui porte le nom de Shakespeare, a fini par perdre patience : ne pouvant résoudre l’énigme, elle a donné sa langue aux chiens et jeté par dépit ce livre impertinent qu’elle ne comprenait pas. C’est ainsi que les sonnets qui, au temps d’Élisabeth, étaient plus celèbres que les drames même de Shakespeare, sont aujourd’hui tombés dans un oubli complet. Un écrivain distingué de l’Angleterre nous disait dernièrement qu’il n’y avait peut-être pas cent de ses compatriotes qui les eussent lus en entier…

Nous l’avouons, en lisant ces admirables poésies où le plus grand poëte du moyen âge a, suivant l’expression de Wordsworth, donné la clef de son cœur, nous nous sommes indigné de cet oubli de la postérité, et nous aurions cru manquer à un devoir si nous n’avions pas au moins essayé de réparer ce qui nous semblait presque une ingratitude. D’ailleurs, nous nous sentions attiré vers cette œuvre étrange par le mystère même qui avait rebuté tant d’autres.

À force de relire ces poëmes, en apparence décousus, nous finîmes par y retrouver les traces de je ne sais quelle unité perdue. Il nous sembla que les sonnets avaient été jetés pêle-mêle dans l’édition de 1609, comme ces cartes des jeux de patience dont les enfants s’amusent à remettre en ordre les fragments. Nous fîmes comme les enfants : nous nous mîmes patiemment à rapprocher, dans ces poésies, les morceaux en apparence les plus éloignés, et nous réunîmes ensemble tous ceux que le sens adaptait les uns aux autres. Tel sonnet, par exemple, marqué le xxie dans l’édition de 1609 et dans toutes les éditions modernes, nous parut faire suite à un autre marqué le cxxxe ; tel autre qui, dans ces mêmes éditions, n’avait aucun sens après le xxxiie sonnet, devenait parfaitement intelligible après le cxlive. Nous n’avons pas hésité à faire presque partout ces transpositions nécessaires. Ainsi restitués à leur unité logique et rationnelle, les sonnets, tout en conservant chacun son charme lyrique intrinsèque, auront pour le lecteur un intérêt nouveau, l’intérêt dramatique.

Les sonnets de Shakespeare contiennent en effet tout un drame. Exposition, complications, péripéties, dénoûment, rien ne manque à ce drame intime où figurent trois personnages : le poëte, sa maîtresse et son ami. Là le poëte paraît, non sous le nom que le genre humain lui donne, mais sous celui qu’il recevait dans la vie privée : ce n’est plus William Shakespeare, c’est Will que nous voyons. Ce n`est plus ]’auteur dramatique qui parle, c’est l’ami, c’est l’amant. Ce n’est plus l’homme public, c’est l’homme. Quant aux deux autres personnages, ils restent anonymes. Comment s’appelle cette femme, cette brune aux yeux noirs que Shakespeare honore de son amour ? Comment s’appelle ce jeune homme qu’il glorifie de son amitié ? L’auteur n’a pas voulu dire leurs noms…

Introduction au William Shakespeare de François-Victor Hugo
William Shakespeare
Introduction
Traduction par François-Victor Hugo
Œuvres complètes de Shakespeare, Pagnerre, 1872, 15

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SHAKESPEARE SONNET
SONNET 69 ou SONNET 86 SONNET LXXXVI

LES SONNETS DE SHAKESPEARE THE SONNETS

sonnet shakespeare

LA CARTE DES JOURS PASSES – SONNET SHAKESPEARE – SONNET 68 ou SONNET 88 LXXXVIII – Thus is his cheek the map of days outworn

SONNET SHAKESPEARE
THE SONNETS
THE SONNETS – LES SONNETS

LES SONNETS SHAKESPEARE THE SONNETS – SOMMAIRE – INDICE

Sonnet shakespeare

Illustration du Phénix par Friedrich Justin Bertuch
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sonnet shakespeare


WILLIAM SHAKESPEARE
[1564 – 1616]

Traduction JACKY LAVAUZELLE


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SONNET 68 ou SONNET 88 SONNET LXXXVIII  

The Sonnets SHAKESPEARE
Les Sonnets de SHAKESPEARE
Thus is his cheek the map of days outworn

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LA CARTE DES JOURS PASSES
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1598 

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Thus is his cheek the map of days outworn,
Ainsi sa joue est devenue la carte des jours passés,
When beauty lived and died as flowers do now,
Quand la beauté vivait, mourait, telle une fleur,
Before these bastard signs of fair were born,
Avant que l’on ne porte ces bâtards insignes,
Or durst inhabit on a living brow;
Qui s’affichaient sur le front des vivants ;

*

Before the golden tresses of the dead,
Avant les cheveux d’or des morts, en effet,
The right of sepulchres, were shorn away,
Dans la règle des sépulcres, étaient coupés,
To live a second life on second head;
Pour qu’ils vivent une seconde vie sur une seconde tête ;
Ere beauty’s dead fleece made another gay: 
La toison d’une beauté morte pour une autre beauté :

*



*

In him those holy antique hours are seen,
On voit en lui les heures antiques et sacrées,
Without all ornament, itself and true,
Sans nul ornement, que d’être soi-même et vrai,
Making no summer of another’s green,
Ne cherchant pas l’été d’un verdoyant ailleurs.

*

Robbing no old to dress his beauty new;
Ne dérobant pas le passé pour habiller sa beauté nouvelle ;
And him as for a map doth Nature store,
Et lui, comme une toile, la Nature le garde,
To show false Art what beauty was of yore.
Montrant au faux Art ce qu’était la beauté d’antan.

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L’ENIGME DES SONNETS DE SHAKESPEARE

Les sonnets de Shakespeare sont encore aujourd’hui une énigme pour les historiens et pour les critiques. La dédicace mystérieuse qui les accompagnait dans la première édition, le désordre involontaire ou préconçu dans lequel ils parurent, l’obscurité de certains passages ont donné lieu à mille interprétations diverses. Les uns ont déclaré que ces sonnets étaient uniquement adressés à une femme ; les autres, qu’ils étaient adressés uniquement à un homme ; ceux-ci en ont attribué l’inspiration à un personnage bizarre qui n’aurait été ni homme, ni femme, ou plutôt qui aurait été l’un et l’autre ; ceux-là y ont vu autant de petits poëmes séparés, adressés à diverses personnes ; d’autres enfin, et ce sont les plus nombreux, ont soutenu qu’ils étaient dédiés à des créatures imaginaires, n’ayant jamais existé que dans le cerveau du poëte. Déroutée par tant de contradictions, la postérité, si curieuse pourtant de tout ce qui porte le nom de Shakespeare, a fini par perdre patience : ne pouvant résoudre l’énigme, elle a donné sa langue aux chiens et jeté par dépit ce livre impertinent qu’elle ne comprenait pas. C’est ainsi que les sonnets qui, au temps d’Élisabeth, étaient plus celèbres que les drames même de Shakespeare, sont aujourd’hui tombés dans un oubli complet. Un écrivain distingué de l’Angleterre nous disait dernièrement qu’il n’y avait peut-être pas cent de ses compatriotes qui les eussent lus en entier…

Nous l’avouons, en lisant ces admirables poésies où le plus grand poëte du moyen âge a, suivant l’expression de Wordsworth, donné la clef de son cœur, nous nous sommes indigné de cet oubli de la postérité, et nous aurions cru manquer à un devoir si nous n’avions pas au moins essayé de réparer ce qui nous semblait presque une ingratitude. D’ailleurs, nous nous sentions attiré vers cette œuvre étrange par le mystère même qui avait rebuté tant d’autres.

À force de relire ces poëmes, en apparence décousus, nous finîmes par y retrouver les traces de je ne sais quelle unité perdue. Il nous sembla que les sonnets avaient été jetés pêle-mêle dans l’édition de 1609, comme ces cartes des jeux de patience dont les enfants s’amusent à remettre en ordre les fragments. Nous fîmes comme les enfants : nous nous mîmes patiemment à rapprocher, dans ces poésies, les morceaux en apparence les plus éloignés, et nous réunîmes ensemble tous ceux que le sens adaptait les uns aux autres. Tel sonnet, par exemple, marqué le xxie dans l’édition de 1609 et dans toutes les éditions modernes, nous parut faire suite à un autre marqué le cxxxe ; tel autre qui, dans ces mêmes éditions, n’avait aucun sens après le xxxiie sonnet, devenait parfaitement intelligible après le cxlive. Nous n’avons pas hésité à faire presque partout ces transpositions nécessaires. Ainsi restitués à leur unité logique et rationnelle, les sonnets, tout en conservant chacun son charme lyrique intrinsèque, auront pour le lecteur un intérêt nouveau, l’intérêt dramatique.

Les sonnets de Shakespeare contiennent en effet tout un drame. Exposition, complications, péripéties, dénoûment, rien ne manque à ce drame intime où figurent trois personnages : le poëte, sa maîtresse et son ami. Là le poëte paraît, non sous le nom que le genre humain lui donne, mais sous celui qu’il recevait dans la vie privée : ce n’est plus William Shakespeare, c’est Will que nous voyons. Ce n`est plus ]’auteur dramatique qui parle, c’est l’ami, c’est l’amant. Ce n’est plus l’homme public, c’est l’homme. Quant aux deux autres personnages, ils restent anonymes. Comment s’appelle cette femme, cette brune aux yeux noirs que Shakespeare honore de son amour ? Comment s’appelle ce jeune homme qu’il glorifie de son amitié ? L’auteur n’a pas voulu dire leurs noms…

Introduction au William Shakespeare de François-Victor Hugo
William Shakespeare
Introduction
Traduction par François-Victor Hugo
Œuvres complètes de Shakespeare, Pagnerre, 1872, 15

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SHAKESPEARE SONNET
SONNET 68 ou SONNET 88 SONNET LXXXVIII

LES SONNETS DE SHAKESPEARE THE SONNETS

sonnet shakespeare

LES OMBRES DE ROSE – SONNET SHAKESPEARE – SONNET 67 ou SONNET 87 SONNET LXXXVII – Ah! wherefore with infection should he live

SONNET SHAKESPEARE
THE SONNETS
THE SONNETS – LES SONNETS

LES SONNETS SHAKESPEARE THE SONNETS – SOMMAIRE – INDICE

Sonnet shakespeare

Illustration du Phénix par Friedrich Justin Bertuch
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sonnet shakespeare


WILLIAM SHAKESPEARE
[1564 – 1616]

Traduction JACKY LAVAUZELLE


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SONNET 67 ou SONNET 87 SONNET LXXXVII 

The Sonnets SHAKESPEARE
Les Sonnets de SHAKESPEARE
Ah! wherefore with infection should he live

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LES OMBRES DE ROSE
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1598 

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Ah! wherefore with infection should he live,
Ah! pourquoi vivre dans cette insanité,
And with his presence grace impiety,
Et par sa présence apporter tant de grâce à tant d’impiété,
That sin by him advantage should achieve,
Qu’ainsi de nombreux avantages pareraient le péché,
And lace itself with his society? 
Qu’il s’en glorifierait en se montrant à ses côtés ?

*

Why should false painting imitate his cheek,
Pourquoi le fard imiterait-il sa joue,
And steel dead seeming of his living hue?
Et le terne métal sa vive couleur ?
Why should poor beauty indirectly seek
Pourquoi la pauvre beauté devrait-elle rechercher
Roses of shadow, since his rose is true?
Les ombres de rose, quand elle possède la véritable rose ?

*


*

Why should he live, now Nature bankrupt is,
Pourquoi vivre dans cette Nature en faillite
Beggar’d of blood to blush through lively veins?
Manquant de sang pour rougir ses veines vives ?
For she hath no exchequer now but his,
Car il n’y a d’autre trésor que le sien,

*

And proud of many, lives upon his gains.
Et si fier, elle vit de ce capital.
O! him she stores, to show what wealth she had
Elle le garde, montrant la richesse qu’elle avait
In days long since, before these last so bad.
Les jours passés,  avant que tout ne se détériore.

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L’ENIGME DES SONNETS DE SHAKESPEARE

Les sonnets de Shakespeare sont encore aujourd’hui une énigme pour les historiens et pour les critiques. La dédicace mystérieuse qui les accompagnait dans la première édition, le désordre involontaire ou préconçu dans lequel ils parurent, l’obscurité de certains passages ont donné lieu à mille interprétations diverses. Les uns ont déclaré que ces sonnets étaient uniquement adressés à une femme ; les autres, qu’ils étaient adressés uniquement à un homme ; ceux-ci en ont attribué l’inspiration à un personnage bizarre qui n’aurait été ni homme, ni femme, ou plutôt qui aurait été l’un et l’autre ; ceux-là y ont vu autant de petits poëmes séparés, adressés à diverses personnes ; d’autres enfin, et ce sont les plus nombreux, ont soutenu qu’ils étaient dédiés à des créatures imaginaires, n’ayant jamais existé que dans le cerveau du poëte. Déroutée par tant de contradictions, la postérité, si curieuse pourtant de tout ce qui porte le nom de Shakespeare, a fini par perdre patience : ne pouvant résoudre l’énigme, elle a donné sa langue aux chiens et jeté par dépit ce livre impertinent qu’elle ne comprenait pas. C’est ainsi que les sonnets qui, au temps d’Élisabeth, étaient plus celèbres que les drames même de Shakespeare, sont aujourd’hui tombés dans un oubli complet. Un écrivain distingué de l’Angleterre nous disait dernièrement qu’il n’y avait peut-être pas cent de ses compatriotes qui les eussent lus en entier…

Nous l’avouons, en lisant ces admirables poésies où le plus grand poëte du moyen âge a, suivant l’expression de Wordsworth, donné la clef de son cœur, nous nous sommes indigné de cet oubli de la postérité, et nous aurions cru manquer à un devoir si nous n’avions pas au moins essayé de réparer ce qui nous semblait presque une ingratitude. D’ailleurs, nous nous sentions attiré vers cette œuvre étrange par le mystère même qui avait rebuté tant d’autres.

À force de relire ces poëmes, en apparence décousus, nous finîmes par y retrouver les traces de je ne sais quelle unité perdue. Il nous sembla que les sonnets avaient été jetés pêle-mêle dans l’édition de 1609, comme ces cartes des jeux de patience dont les enfants s’amusent à remettre en ordre les fragments. Nous fîmes comme les enfants : nous nous mîmes patiemment à rapprocher, dans ces poésies, les morceaux en apparence les plus éloignés, et nous réunîmes ensemble tous ceux que le sens adaptait les uns aux autres. Tel sonnet, par exemple, marqué le xxie dans l’édition de 1609 et dans toutes les éditions modernes, nous parut faire suite à un autre marqué le cxxxe ; tel autre qui, dans ces mêmes éditions, n’avait aucun sens après le xxxiie sonnet, devenait parfaitement intelligible après le cxlive. Nous n’avons pas hésité à faire presque partout ces transpositions nécessaires. Ainsi restitués à leur unité logique et rationnelle, les sonnets, tout en conservant chacun son charme lyrique intrinsèque, auront pour le lecteur un intérêt nouveau, l’intérêt dramatique.

Les sonnets de Shakespeare contiennent en effet tout un drame. Exposition, complications, péripéties, dénoûment, rien ne manque à ce drame intime où figurent trois personnages : le poëte, sa maîtresse et son ami. Là le poëte paraît, non sous le nom que le genre humain lui donne, mais sous celui qu’il recevait dans la vie privée : ce n’est plus William Shakespeare, c’est Will que nous voyons. Ce n`est plus ]’auteur dramatique qui parle, c’est l’ami, c’est l’amant. Ce n’est plus l’homme public, c’est l’homme. Quant aux deux autres personnages, ils restent anonymes. Comment s’appelle cette femme, cette brune aux yeux noirs que Shakespeare honore de son amour ? Comment s’appelle ce jeune homme qu’il glorifie de son amitié ? L’auteur n’a pas voulu dire leurs noms…

Introduction au William Shakespeare de François-Victor Hugo
William Shakespeare
Introduction
Traduction par François-Victor Hugo
Œuvres complètes de Shakespeare, Pagnerre, 1872, 15

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SHAKESPEARE SONNET
SONNET 67 ou SONNET 87 SONNET LXXXVII

LES SONNETS DE SHAKESPEARE THE SONNETS

sonnet shakespeare

Fatigué de tout ça ! SONNET SHAKESPEARE – SONNET 66 – ou SONNET 48 XLVIII – Tired with all these for restful death I cry

SONNET SHAKESPEARE
THE SONNETS
THE SONNETS – LES SONNETS

LES SONNETS SHAKESPEARE THE SONNETS – SOMMAIRE – INDICE

Sonnet shakespeare

Illustration du Phénix par Friedrich Justin Bertuch
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sonnet shakespeare


WILLIAM SHAKESPEARE
[1564 – 1616]

Traduction JACKY LAVAUZELLE


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SONNET 66 ou SONNET XLVIII SONNET 48

The Sonnets SHAKESPEARE
Les Sonnets de SHAKESPEARE
Tired with all these for restful death I cry

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FATIGUE DE TOUT CA !
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1598 

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Tired with all these, for restful death I cry,
Fatigué de tout ça, j’implore une mort paisible,
As to behold desert a beggar born,
Observant comme le mérite naît dans la mendicité,
And needy nothing trimm’d in jollity,
Comme le néant dans la joie se trouve travesti,
And purest faith unhappily forsworn,
Et la foi la plus pure, se trouve malheureusement abandonnée,

*

And gilded honour shamefully misplac’d,
Et l’honneur doré honteusement égaré,
And maiden virtue rudely strumpeted,
Et la jeune fille férocement brutalisée,
And right perfection wrongfully disgrac’d,
Et la perfection du droit injustement bafouée,
And strength by limping sway disabled
Et la force paralysée par un pouvoir diminué

*


*

And art made tongue-tied by authority,
Et la liberté de l’art contrainte par l’autorité,
And folly—doctor-like—controlling skill,
Et la folie – comme un docteur – qui maîtrise le savoir,
And simple truth miscall’d simplicity,
Et la simple vérité simplifiée à sa seule simplicité,

*

And captive good attending captain ill:
Et le bien captif d’un mal devenu son maître :
Tir’d with all these, from these would I be gone,
Fatigué de tout ça, je voudrais partir,
Save that, to die, I leave my love alone.
Sauf que, en mourant, je laisserais seul mon amour.

*


 

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L’ENIGME DES SONNETS DE SHAKESPEARE

Les sonnets de Shakespeare sont encore aujourd’hui une énigme pour les historiens et pour les critiques. La dédicace mystérieuse qui les accompagnait dans la première édition, le désordre involontaire ou préconçu dans lequel ils parurent, l’obscurité de certains passages ont donné lieu à mille interprétations diverses. Les uns ont déclaré que ces sonnets étaient uniquement adressés à une femme ; les autres, qu’ils étaient adressés uniquement à un homme ; ceux-ci en ont attribué l’inspiration à un personnage bizarre qui n’aurait été ni homme, ni femme, ou plutôt qui aurait été l’un et l’autre ; ceux-là y ont vu autant de petits poëmes séparés, adressés à diverses personnes ; d’autres enfin, et ce sont les plus nombreux, ont soutenu qu’ils étaient dédiés à des créatures imaginaires, n’ayant jamais existé que dans le cerveau du poëte. Déroutée par tant de contradictions, la postérité, si curieuse pourtant de tout ce qui porte le nom de Shakespeare, a fini par perdre patience : ne pouvant résoudre l’énigme, elle a donné sa langue aux chiens et jeté par dépit ce livre impertinent qu’elle ne comprenait pas. C’est ainsi que les sonnets qui, au temps d’Élisabeth, étaient plus celèbres que les drames même de Shakespeare, sont aujourd’hui tombés dans un oubli complet. Un écrivain distingué de l’Angleterre nous disait dernièrement qu’il n’y avait peut-être pas cent de ses compatriotes qui les eussent lus en entier…

Nous l’avouons, en lisant ces admirables poésies où le plus grand poëte du moyen âge a, suivant l’expression de Wordsworth, donné la clef de son cœur, nous nous sommes indigné de cet oubli de la postérité, et nous aurions cru manquer à un devoir si nous n’avions pas au moins essayé de réparer ce qui nous semblait presque une ingratitude. D’ailleurs, nous nous sentions attiré vers cette œuvre étrange par le mystère même qui avait rebuté tant d’autres.

À force de relire ces poëmes, en apparence décousus, nous finîmes par y retrouver les traces de je ne sais quelle unité perdue. Il nous sembla que les sonnets avaient été jetés pêle-mêle dans l’édition de 1609, comme ces cartes des jeux de patience dont les enfants s’amusent à remettre en ordre les fragments. Nous fîmes comme les enfants : nous nous mîmes patiemment à rapprocher, dans ces poésies, les morceaux en apparence les plus éloignés, et nous réunîmes ensemble tous ceux que le sens adaptait les uns aux autres. Tel sonnet, par exemple, marqué le xxie dans l’édition de 1609 et dans toutes les éditions modernes, nous parut faire suite à un autre marqué le cxxxe ; tel autre qui, dans ces mêmes éditions, n’avait aucun sens après le xxxiie sonnet, devenait parfaitement intelligible après le cxlive. Nous n’avons pas hésité à faire presque partout ces transpositions nécessaires. Ainsi restitués à leur unité logique et rationnelle, les sonnets, tout en conservant chacun son charme lyrique intrinsèque, auront pour le lecteur un intérêt nouveau, l’intérêt dramatique.

Les sonnets de Shakespeare contiennent en effet tout un drame. Exposition, complications, péripéties, dénoûment, rien ne manque à ce drame intime où figurent trois personnages : le poëte, sa maîtresse et son ami. Là le poëte paraît, non sous le nom que le genre humain lui donne, mais sous celui qu’il recevait dans la vie privée : ce n’est plus William Shakespeare, c’est Will que nous voyons. Ce n`est plus ]’auteur dramatique qui parle, c’est l’ami, c’est l’amant. Ce n’est plus l’homme public, c’est l’homme. Quant aux deux autres personnages, ils restent anonymes. Comment s’appelle cette femme, cette brune aux yeux noirs que Shakespeare honore de son amour ? Comment s’appelle ce jeune homme qu’il glorifie de son amitié ? L’auteur n’a pas voulu dire leurs noms…

Introduction au William Shakespeare de François-Victor Hugo
William Shakespeare
Introduction
Traduction par François-Victor Hugo
Œuvres complètes de Shakespeare, Pagnerre, 1872, 15

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SHAKESPEARE SONNET
SONNET 66 ou SONNET 

LES SONNETS DE SHAKESPEARE THE SONNETS

sonnet shakespeare

Cathédrale de Svétitskhovéli სვეტიცხოვლის საკათედრო ტაძარი – სვეტიცხოველი MTSKHETA – მცხეთა

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Cathédrale de Svétitskhovéli
სვეტიცხოვლის საკათედრო ტაძარი
სვეტიცხოველი

MTSKHETA – მცხეთა

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Cathédrale de Svétitskhovéli MTSKHETA - მცხეთა
Géorgie
საქართველო

GEORGIE – DECOUVERTE DE LA GEORGIE – საქართველოს აღმოჩენა

PHOTO JACKY LAVAUZELLE

Cathédrale de Svétitskhovéli MTSKHETA - მცხეთა

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MTSKHETA
მცხეთა
Cathédrale de Svétitskhovéli
სვეტიცხოვლის საკათედრო ტაძარი სვეტიცხოველი

XIe siècle


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Cathédrale de Svétitskhovéli
სვეტიცხოვლის საკათედრო ტაძარი
სვეტიცხოველი

MTSKHETA – მცხეთა

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Cathédrale de Svétitskhovéli MTSKHETA - მცხეთა
Géorgie
საქართველო

GEORGIE – DECOUVERTE DE LA GEORGIE – საქართველოს აღმოჩენა

PHOTO JACKY LAVAUZELLE

Cathédrale de Svétitskhovéli MTSKHETA - მცხეთა

Les Sculpteurs Géorgiens- ქართველი მოქანდაკეები

    ***** LES ARTISTES GEORGIENS ქართველი მხატვრები LES SCULPTEURS GEORGIENS ქართველი მოქანდაკეები

Sculpteurs Géorgiens
Zurab Tsereteli – LE MONUMENT DE SAINT GEORGES -PLACE DE LA LIBERTE -TBILISSI -თავისუფლების მოედანი – თბილისი

 

LES ARTISTES GEORGIENS : Les Sculpteurs Géorgiens- ქართველი მოქანდაკეები Géorgie საქართველო

PHOTO JACKY LAVAUZELLE

LES ARTISTES GEORGIENS : Les Sculpteurs Géorgiens- ქართველი მოქანდაკეები

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LES ARTISTES GEORGIENS ქართველი მხატვარი [kartveli mkhat’vari] ქართველი მოქანდაკეები LES SCULPTEURS GEORGIENS

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ელგუჯა ამაშუკელი ELGUJA AMASHUKELI

LA MERE DES GEORGIENS ბარელიეფი « თბილისის 1500 წელი » 1500 ans de Tbilissi 1958 TBILISSI

LES ARTISTES GEORGIENS : Les Sculpteurs Géorgiens- ქართველი მოქანდაკეები

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ბიძინა გიორგის  ავალიშვილი Bidzina George AVALISHVILI

დ. 30 აგვისტო, 1922, თბილისი — გ. 2002 30 août 1922 – 2002
LES ARTISTES GEORGIENS : Les Sculpteurs Géorgiens- ქართველი მოქანდაკეები
ბიძინა გიორგის ავალიშვილი – Bidzina George AVALISHVILI  buste d’Akaki Shanidze – Université d’Etat de Tbilissi – Jardin
Sculpteurs Géorgiens- ქართველი მოქანდაკეები
ბიძინა გიორგის ავალიშვილი – Bidzina George AVALISHVILI buste du linguiste აკაკი შანიძე AKAKI SHANIDZE – Université d’Etat de Tbilissi – Jardin

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კარლო ბაკურაძე Karlo BAKURADZE კარლო ნიკოლოზის ძე ბაკურაძე

დ. 14 იანვარი, 1927,თბილისი Né le 14 janvier 1927 à Tbilissi
Sculpteurs Géorgiens- ქართველი მოქანდაკეები
Buste par Karlo Bakuradze de გიორგი ჩუბინაშვილი GIORGI CHUBINASHVILI Historien de l’art – Université d’Etat de Tbilissi – Jardin

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მერაბ ბერძენიშვილი MERAB BERDJENISHVILI

დ. 10 ივნისი, 1929, თბილისი — გ. 17 სექტემბერი, 2016, სტამბოლი, თურქეთი Né le 10 juin 1929 Tbilissi – 17 septembre 2016 Istanbul (Turquie)

Sculpteurs Géorgiens- ქართველი მოქანდაკეები
მერაბ ბერძენიშვილი, MERAB BERDJENISHVILI, ტორსი,Torsi, TORSE, TORSO, 1977

MONUMENT SHOTA RUSTAVELI TBILISSI შოთა რუსთაველი

Sculpteurs Géorgiens- ქართველი მოქანდაკეები
მერაბ ბერძენიშვილი, MERAB BERDJENISHVILI – Monument Shota Rustaveli – Tbilissi

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დავით ბოლქვაძე David BOLKVADZE Davit BOLKVADZE დაიბადა 1955 წელს Né en 1955

Sculpteurs Géorgiens- ქართველი მოქანდაკეები
დავით ბოლქვაძე – David BOLKVADZE -ტორსი – TORSE – TORSO – 2014 – Adjara Art Museum

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დიმიტრი ჩიკვაიძე DIMITRI CHIVKVAIDZE Né en 1951

Sculpteurs Géorgiens- ქართველი მოქანდაკეები
დიმიტრი ჩიკვაიძე – DIMITRI CHIVKVAIDZE – ერთიანობის – UNITE -UNITY 1990

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SCULPTEURS GEORGIENS

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Rusudan Gachechiladze
  რუსუდან გაჩეჩილაძე

Né en 1936

ბიჭის პორტრეტი
Portrait d’un jeune homme
Bronze – ბრინჯაოს
31x21x20 David Kakabadze Kutaisi Fine Art Gallery – Koutaïssi –  დავით კაკაბაძის სახ. სახვითი ხელოვნების გალერეა

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თენგიზ ღვინიაშვილი Tengiz GHVINIASHVILI

1 სექტემბერი, 1925 – 2007 1er septembre 1925-2007
თენგიზ ღვინიაშვილი – Tengiz GHVINIASHVILI – Jardin de l’Université d’Etat de Tbilissi – monument Ivan Javakhishvili ივანე ჯავახიშვილი

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დავით გოგიჩაიშვილია DAVID GOGICHAISHVILI Davit Gogichaishvili LA FONTAINE DE COLCHIDE DE KOUTAÏSSI კოლხეთის შადრევანი

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კარლო გრიგოლია KARLO GRIGOLA 1927-2014

კარლო გრიგოლია – KARLO GRIGOLLA – ჭაბუკის პორტრეტი – Chabukis Portreti
PORTRAIT DE JEUNE GARCON –  YOUTH’S PORTRAIT –  1971Georgian National Museum D. Shevernadze National Gallery საქართველოს ეროვნული მუზეუმი დ. შევარდნაძის ეროვნული გალერეა –

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მარინა ივანიშვილი MARINA IVANISHVILI Née en 1952

მარინა ივანიშვილი – MARINA IVANISHVILI- ტორსი – TORSE -TORSO – 1987 – D. Shevernadze National Gallery – საქართველოს ეროვნული მუზეუმი

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ნიკოლოზ კანდელაკი
Nikoloz Kandelaki

(1889-1970)

IMERELI- იმერელი
Bronze – ბრინჯაოს David Kakabadze Kutaisi Fine Art Gallery – Koutaïssi –  დავით კაკაბაძის სახ. სახვითი ხელოვნების გალერეა
1936
60x40x25

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LA STATUE DE MEDEE à BATUMI მედეა SCULPTURE DE DAVID KHMALADZE დავით ხმალაძე Davit Khmaladze

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თენგიზ კიკალიშვილი
Tengiz Kikalishvili
22 თებერვალი, 1938
Né le 22 février 1938 à Tbilissi

აამთავრა თბილისის სახელმწიფო სამხატვრო აკადემიის ქანდაკების განყოფილება 1963 წელს
Diplômé de l’Académie des beaux-arts de l’État de Tbilissi en 1963.

Portrait d’une étudiante de Koutaïssi
1973
Bronze – ბრინჯაოს
57x38x35 David Kakabadze Kutaisi Fine Art Gallery – Koutaïssi –  დავით კაკაბაძის სახ. სახვითი ხელოვნების გალერეა

*** აკაკი კიკვაძე
Akaki Kikvadze
1937 – 2018

ქალიშვილის პორტრეტი
Buste de jeune fille
1974
Bronze – ბრინჯაოს
33x35x22 David Kakabadze Kutaisi Fine Art Gallery – Koutaïssi –  დავით კაკაბაძის სახ. სახვითი ხელოვნების გალერეა

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TAMARA KVESITADZE BATUMI თამარ კვესიტაძე ALI & NINO MAN and WOMAN  2007

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ალექსანდრე მაღლაკელიძე ALEXANDRE MAGLAKELIDZE Né en 1946

ალექსანდრე მაღლაკელიძე – ALEXANDRE MAGLAKELIDZE – იკაროსი -ICARE -ICAROS 1984

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ლევან მჭედლიძე Levan MCHEDLIDZE

Sculpture par ლევან მჭედლიძე Levan MCHEDLIDZE du linguiste Géorgien Ioseb Kipshidze იოსებ ყიფშიძე dans la Cour de l’Université d’Etat de Tbilissi

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 სიმონ – ვაჟა მელიქიშვილი Simon Vazha MELIKISHVILI

LE DEUIL

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მიქატაძე დიმიტრი (ჯუნა) Dimitri MIKATADZE 1932–2005

Monument Ioane Petritsi იოანე პეტრიწის მონუმენტი Philosohe Géorgien du XIIe siècle – Statue érigée en 1995 sur la Rue Nikoloz Baratashvili à Tbilissi ნიკოლოზ ბარათაშვილის ქუჩა.

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ვალერიან მიზანდარი
Valerian Mizandari
(1911 – 1981)
მოქანდაკე, საქართველოს სახალხო მხატვარი
Artiste du Peuple de Géorgie

Buste de Kolau Nadiradze
კოლაუ ნადირაძე
24 février 1895 – 28 octobre 1990)
Poète géorgien – Représentant de l’école Symboliste
Né à Kutaisi
Bronze – ბრინჯაოს
1960
36x22x25 David Kakabadze Kutaisi Fine Art Gallery – Koutaïssi –  დავით კაკაბაძის სახ. სახვითი ხელოვნების გალერეა

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 ავთანდილ მონასელიძე Avtandil MONASELIDZE né en 1947

BERIKAOBA ბერიკაობა LA RONDE EFFRENEE

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დავით მონავარდისაშვილი David MONAVARDISASHVILI Davit Monavardisashvili né en 1959

Le grand enchanteur

გიორგი ნიკოლაძე
Giorgi Nikoladze
Né en 1923

გაზაფხული
Le Printemps
1975
David Kakabadze Kutaisi Fine Art Gallery – Koutaïssi –  დავით კაკაბაძის სახ. სახვითი ხელოვნების გალერეა

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იაკობ ნიკოლაძე Iakob NIKOLADZE – Jakob NIKOLADZE

დ. 28 მაისი 1876, ქუთაისი — გ. 10 მარტი, 1951, თბილისი 28 mai 1876 Koutaïssi – 10 mars 1951 Tbilissi
Sculpture du chimisite პეტრე გრიგოლის ძე მელიქიშვილი PIERRE MELIKISHVILI par იაკობ ნიკოლაძე Iakob NIKOLADZE Université d’Etat de Tbilissi – Jardin

ჩახრუხაძის პორტრეტი
Portrait de Chakhrukhadze
ბრინჯაოს – bronze
1944 David Kakabadze Kutaisi Fine Art Gallery – Koutaïssi –  დავით კაკაბაძის სახ. სახვითი ხელოვნების გალერეა
(le même en marbre 1948 se trouve au Musée d’art géorgien de Tbilissi – საქართველოს ხელოვნების მუზეუმი, თბილისი)

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გიორგი ოჩიაური Giorgi OCHIAURI

დ. 10 იანვარი, 1927, შუაფხო, დუშეთის რაიონი — გ. 18 ოქტომბერი, 2017 10 janvier 1927 Shuapkho – 18 octobre 2017
გიორგი ოჩიაური – Giorgi OCHIAURI buste de გიორგი წერეთელი Giorgi TSERETELI dans les Jardins de l’université d’Etat de Tbilissi
გიორგი ოჩიაური Giorgi OCHIAURI – Buste du psychologue et philosophe Géorgien დიმიტრი უზნაძე DIMITRI UZNADZE – Université d’Etat de Tbilissi – Jardin
გიორგი ოჩიაური Giorgi OCHIAURI – Buste du philologue et critique littéraire კეკელიძე კორნელი Korneli Kekelidze – Université d’Etat de Tbilissi – Jardin

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ირაკლი ოქროპირიძე
Irakli Oqropiridze
1914-1988

Buste de Ushangi Chkheidze
Buste de Oesjangi Viktorovitsj Tsjcheidze
Bronze – ბრინჯაოს
1950
41x27x18.5 David Kakabadze Kutaisi Fine Art Gallery – Koutaïssi –  დავით კაკაბაძის სახ. სახვითი ხელოვნების გალერეა

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ოთარ ფარულავა
Otar Parulava

(1924 – 2003)
Diplômé Académie des Arts de Tbilissi en 1955
დაამთავრა თბილისის სამხატვრო აკადემია 1955 წელს

Portrait de Shalva Nutsubidze
შალვა ნუცუბიძის პორტრეტი
Bronze – ბრინჯაოს
1962
43x22x26 David Kakabadze Kutaisi Fine Art Gallery – Koutaïssi –  დავით კაკაბაძის სახ. სახვითი ხელოვნების გალერეა

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EDOUARD SHANARO ედუარდ შანარო Eduard Shakhnazarov ედუარდ შახნაზაროვი Né en 1959  L’érotisme en tension

EDOUARD SHANARO - Eduard Shakhnazarov - L'érotisme en tension

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GIORGI SHKHVATSABAIA გიორგი შხვაცაბაია

 დ. 15 აპრილი, 1940, თბილისი
Né le 15 avril 1940 à Tbilissi
საქართველოს სახალხო მხატვარი
artiste du peuple de Géorgie
სახელმწიფო პრემიის ლაურეატი
Lauréat du prix d’État
თბილისის საპატიო მოქალაქე
citoyen d’honneur de la ville de Tbilissi

LES DRAPEAUX FLOTTANTS – 1988 –  დროშები ჩქარა

ოცნება
Le Rêve
1974
Bronze – ბრინჯაოს
75x19x13 David Kakabadze Kutaisi Fine Art Gallery – Koutaïssi –  დავით კაკაბაძის სახ. სახვითი ხელოვნების გალერეა

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არჩილ თოფურიძე
Archil Topuridze
né en 1938

სიმღერა ქუთაისში
Chanson sur Koutaïssi
Bronze – ბრინჯაოს
1975 David Kakabadze Kutaisi Fine Art Gallery – Koutaïssi –  დავით კაკაბაძის სახ. სახვითი ხელოვნების გალერეა

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წულაძე ირაკლი IRAKLI TSULADZE

 LE LAMPISTE 2008 Tbilissi – Tbilisi

გაზაფხულის ხმა L’AIR DU PRINTEMPS Monument Sound of Spring ცეკვის და მუსიკის შადრევანი LA FONTAINE DE LA DANSE ET DE LA MUSIQUE 1973 Dancing and Music Fountain

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LEVAN VARDOSANIDZE ლევან ვარდოსანიძე Né en 1957

DJ 2011

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LES PEINTRES GEORGIENS

artgitato.com/les-artistes-georgiens-peintres-georgiens-peintres-georgiens/

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MUSEES EN GEORGIE

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BATUMI MUSEE D’ART D’ADJARA აჭარის ხელოვნების მუზეუმი Acharis Khelovnebis Muzeumi State Art Museum of Adjara Adjara Art Museum

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GEORGIE – DECOUVERTE DE LA GEORGIE – საქართველოს აღმოჩენა

**** LES SCULPTEURS GEORGIENS ქართველი მოქანდაკეები

LES ARTISTES GEORGIENS : Les Sculpteurs Géorgiens- ქართველი მოქანდაკეები

MONUMENT SHOTA RUSTAVELI TBILISSI შოთა რუსთაველი – Le Chevalier à la peau de panthère (Extrait)

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  MONUMENT SHOTA RUSTAVELI TBILISSI შოთა რუსთაველი

თბილისის ქანდაკებები
Sculptures Tbilissi

MONUMENT SHOTA RUSTAVELI
შოთა რუსთაველი
TBILISSI
MONUMENT SHOTA RUSTAVELI TBILISSI შოთა რუსთაველი

 


 PHOTO  JACKY LAVAUZELLE

 

SHOTA RUSTAVELI
შოთა რუსთაველი
vers 1172 – vers 1216


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TBILISSI

MONUMENT SHOTA RUSTAVELI

MONUMENT SHOTA RUSTAVELI TBILISSI შოთა რუსთაველი

ბრინჯაო
BRONZE
1965

SCULPTEUR
მოქანდაკე
mokandake

Merab Berdzenishvili
მერაბ ბერძენიშვილი
დ. 10 ივნისი, 1929, თბილისი — გ. 17 სექტემბერი, 2016, სტამბოლი, თურქეთი
Né le 10 juin 1929 Tbilissi – 17 septembre 2016 Istanbul (Turquie)

Plaque sous le monument Shota Rustaveli de Tbilissi

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Extrait de
Le Chevalier à la peau de panthère
ვეფხისტყაოსანი
de Shota Rustaveli
(Fin XIIe – Début XIIIe siècle)

De Mihály Zichy, Shota Rustavéli présente son poème à la reine Tamar, vers 1880

1

რომელმან შექმნა სამყარო ძალითა მით ძლიერითა,
romelman shekmna samq’aro dzalita mit dzlierita,
Celui qui a créé le monde avec le pouvoir de la volonté,
ზეგარდმო არსნი სულითა ყვნა ზეცით მონაბერითა,
zegardmo arsni sulita q’vna zetsit monaberita,
Qui a répandu la sagesse l’Esprit céleste,
ჩვენ, კაცთა, მოგვცა ქვეყანა, გვაქვს უთვალავი ფერითა,
chven, k’atsta, mogvtsa kveq’ana, gvakvs utvalavi perita,
Donna aux humains un monde aux innombrables couleurs,
მისგან არს ყოვლი ხელმწიფე სახითა მის მიერითა.
misgan ars q’ovli khelmts’ipe sakhita mis mierita.
Il est celui qui détient le pouvoir suprême sur toute autre autorité.

2

ჰე, ღმერთო ერთო, შენ შეჰქმენ სახე ყოვლისა ტანისა,
he, ghmerto erto, shen shehkmen sakhe q’ovlisa t’anisa,
Ô, mon Dieu, toi qui as créé à ton image toutes choses,
შენ დამიფარე, ძლევა მეც დათრგუნვად მე სატანისა,
shen damipare, dzleva mets datrgunvad me sat’anisa,
protège-moi en éloignant Satan
მომეც მიჯნურთა სურვილი, სიკვდიდმდე გასატანისა,
momets mijnurta survili, sik’vdidmde gasat’anisa,
Inonde-moi de cet amour qui perdure  au-delà de la mort,
ცოდვათა შესუბუქება, მუნ თანა წასატანისა.
tsodvata shesubukeba, mun tana ts’asat’anisa.
et absous mes péchés, en te conduisant près de moi.

3

ვის ჰშვენის, – ლომსა, – ხმარება შუბისა, ფარ-შიმშერისა,
vis hshvenis, – lomsa, – khmareba shubisa, par-shimsherisa,
Guerriers porteurs de lance, lion rugissant, soleil levant,
– მეფისა მზის თამარისა, ღაწვ-ბადახშ, თმა-გიშერისა, –
– mepisa mzis tamarisa, ghats’v-badakhsh, tma-gisherisa, –
-gardiens de la reine Tamar  aux longs cheveux éclatants, –
მას, არა ვიცი, შევჰკადრო შესხმა ხოტბისა, შე, რისა?
mas, ara vitsi, shevhk’adro sheskhma khot’bisa, she, risa?
Comment être digne de toi et porter ton message ?
მისთა მჭვრეტელთა ყანდისა მირთმა ხამს მართ, მი, შერისა.
mista mch’vret’elta q’andisa mirtma khams mart, mi, sherisa.
La plus grande joie vient d’une si douce voie.

4

თამარს ვაქებდეთ მეფესა სისხლისა ცრემლ-დათხეული,
tamars vakebdet mepesa siskhlisa tsreml-datkheuli,
La grande Tamar règne aussi sur mes larmes,
ვთქვენი ქებანი ვისნი მე არ-ავად გამორჩეული.
vtkveni kebani visni me ar-avad gamorcheuli.
Même si je ne suis pas le meilleur, je veux lui rendre hommage.
მელნად ვიხმარე გიშრის ტბა და კალმად მე ნა რხეული,
melnad vikhmare gishris t’ba da k’almad me na rkheuli,
Mon encrier est ce doux lac doux et que ma plume
ვინცა ისმინოს, დაესვას ლახვარი გულსა ხეული.
vintsa isminos, daesvas lakhvari gulsa kheuli.
soit cette lance qui touche en plein cœur.

5

მიბრძანეს მათად საქებრად თქმა ლექსებისა ტკბილისა,
mibrdzanes matad sakebrad tkma leksebisa t’k’bilisa,
On me demande des poèmes en son honneur,
ქება წარბთა და წამწამთა, თმათა და ბაგე-კბილისა,
keba ts’arbta da ts’amts’amta, tmata da bage-k’bilisa,
de louer ses paupières et ses cils, ses cheveux et sa bouche,
ბროლ-ბადახშისა თლილისა, მის მიჯრით მიწყობილისა.
brol-badakhshisa tlilisa, mis mijrit mits’q’obilisa.
La splendeur de ses dents et l’éclat de son sourire.
გასტეხს ქვასაცა მაგარსა გრდემლი ტყვიისა ლბილისა.
gast’ekhs kvasatsa magarsa grdemli t’q’viisa lbilisa.
Une tige flexible peut briser bien des pierres.

6

აწ ენა მინდა გამოთქმად, გული და ხელოვანება, –
ats’ ena minda gamotkmad, guli da khelovaneba, –
Je veux exprimer la langue, le cœur et l’art, –
ძალი მომეც და შეწევნა შენგნით მაქვს, მივსცე გონება;
dzali momets da shets’evna shengnit makvs, mivstse goneba;
Donne-moi de Ta force et insuffle-moi Ton esprit;
მით შევეწივნეთ ტარიელს, ტურფადცა უნდა ხსენება,
mit shevets’ivnet t’ariels, t’urpadtsa unda khseneba,
Louons le beauté de Tariel par les cieux et les océans,
მათ სამთა გმირთა მნათობთა სჭირს ერთმანერთის მონება.
mat samta gmirta mnatobta sch’irs ertmanertis moneba.
Les trois seigneurs à l’amitié éternelle.

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თბილისის ქანდაკებები
Sculptures Tbilissi

MONUMENT SHOTA RUSTAVELI
შოთა რუსთაველი
TBILISSI
JAN HUS L'HERETIQUE de Taras Chevtchenko - Trad Jacky Lavauzelle - Вірші Тараса Шевченка

 


 PHOTO  JACKY LAVAUZELLE

 

SHOTA RUSTAVELI
შოთა რუსთაველი
vers 1172 – vers 1216


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TRIOLET SENTIMENTAL- POEME GEORGIEN DE VALERIAN GAPRINDASHVILI – ვალერიან გაფრინდაშვილი

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Peinture de David Maisashvili დავით მაისაშვილი Brouillard Fog 1991 – 101×75 – Tbilissi

POEME GEORGIEN DE VALERIAN GAPRINDASHVILI
ვალერიან გაფრინდაშვილი
LITTERATURE GEORGIENNE
ქართული ლიტერატურა
POESIE GEORGIENNE
ქართული პოეზია

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POEME GEORGIEN DE VALERIAN GAPRINDASHVILI - ვალერიან გაფრინდაშვილი
Géorgie
საქართველო

TRADUCTION JACKY LAVAUZELLE

POEME GEORGIEN DE VALERIAN GAPRINDASHVILI - ვალერიან გაფრინდაშვილი

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POESIE GEORGIENNE
ქართული პოეზია

VALERIAN GAPRINDASHVILI
ვალერიან გაფრინდაშვილი

21 décembre 1888 – 31 janvier 1941
21 დეკემბერი, 1888 – 31 იანვარი, 1941

TRADUCTION JACKY LAVAUZELLE

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TRIOLET SENTIMENTAL
სენტიმენტალური ტრიოლეტი
santimentaluri trioleti   

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ვარ მოწყენილი, ვით ზამთარში ნაზი ბეღურა,
var mots’q’enili, vit zamtarshi nazi beghura,
Je suis triste, comme le doux moineau d’hiver,
ვით შემოდგომის ღამეებში თეთრი ვერსალი,
vit shemodgomis ghameebshi tetri versali,
dans la nuit d’automne, comme dans un Versailles blanc,
შენ სილამაზეს ჩემი ტრფობა ესაფეხურა.
shen silamazes chemi t’rpoba esapekhura.
Mon amour regarde le reflet de ta beauté.
   ვარ მოწყენილი ვით ზამთარში ნაზი ბეღურა.
var mots’q’enili vit zamtarshi nazi beghura.
Je suis triste, comme le doux moineau d’hiver,
მე განშორების ცივი თოვლი დიდხანს მეხურა.
me ganshorebis tsivi tovli didkhans mekhura.
enseveli par la neige glaciale de notre séparation.
ვტიროდი ხარბათ _ მარტოობით ნაალერსალი.
vt’irodi kharbat _ mart’oobit naalersali.
J’ai crié fort, j’ai crié solitaire.
ვარ მოწყენილი, ვით ზამთარში ნაზი ბეღურა,
var mots’q’enili, vit zamtarshi nazi beghura,
Je suis triste, comme le doux moineau d’hiver,
ვით შემოდგომს ღამეებში თეთრი ვერსალი.
vit shemodgoms ghameebshi tetri versali.
Comme un blanc Versailles dans une nuit d’automne.

საქართველოს აღმოჩენა

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POEME GEORGIEN DE VALERIAN GAPRINDASHVILI
ვალერიან გაფრინდაშვილი
LITTERATURE GEORGIENNE
ქართული ლიტერატურა
POESIE GEORGIENNE
ქართული პოეზია

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POEME GEORGIEN DE VALERIAN GAPRINDASHVILI - ვალერიან გაფრინდაშვილი
Géorgie
საქართველო

TRADUCTION JACKY LAVAUZELLE

POEME GEORGIEN DE VALERIAN GAPRINDASHVILI - ვალერიან გაფრინდაშვილი

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PETRARQUE LE CHANSONNIER SONNET 168 (1ère Partie) CANZONIERE PETRARCA 168 – SONNET CLXVIII

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Pétrarque Chansonnier Petrarca

Pétrarque CANZONIERE Petrarca LE CHANSONNIER (Sommaire)

FRANCESCO PETRARQUE

Francesco PETRARCA
1304 – 1374

Traduction Jacky Lavauzelle

——–


Canzoniere Petrarca  Sonetto 168

LE CHANSONNIER PETRARQUE Sonnet 168
CLXVIII

Rerum vulgarium fragmenta

Fragments composés en vulgaire

Rime In vita di Madonna Laura

PRIMA PARTE
Première Partie

168/263

Dante Boccace Petrarque Guido Cavalvanti Cino da Pistoia Guittone dArezzo Trecento Italien 1544 Giorgio Vasari

Amor mi manda quel dolce pensero

Amour m’envoie cette douce pensée
che secretario anticho è fra noi due,
De cet antique secrétaire, notre confident,
et mi conforta, et dice che non fue
et cette pensée me réconforte et me dit que jamais
mai come or presto a quel ch’io bramo et spero.
Je ne fus plus près de ce que je désire et attends.

 

**

Io, che talor menzogna et talor vero

Moi qui sais que, parfois mensonge et parfois vérité,
ò ritrovato le parole sue,
sa parole souvent utilisait,
non so s’i’ ’l creda, et vivomi intra due,
Je ne sais pas si je dois le croire, et je vis entre les deux,
né sí né no nel cor mi sona intero.
ni le oui ni le non ne sont dans mon cœur pleinement.

**


**

In questa passa ’l tempo, et ne lo specchio

Et le temps passe, et dans le miroir
mi veggio andar ver’ la stagion contraria
Je vois la saison contraire
a sua impromessa, et a la mia speranza.
à sa promesse et à mon espoir.

 

**

Or sia che pò: già sol io non invecchio;

Advienne que pourra : je ne vieillis pas seul ;
già per etate il mio desir non varia;
déjà l’âge n’a pas changé mon désir ;
ben temo il viver breve che n’avanza.
et je crains plutôt la courte vie qui reste.

***

À la louange de Laure et de Pétrarque

par Paul Verlaine
À la louange de Laure et de Pétrarque
Jadis et Naguère, Léon Vanier, 1884

Chose italienne où Shakspeare a passé
Mais que Ronsard fit superbement française,
Fine basilique au large diocèse,
Saint-Pierre-des-Vers, immense et condensé,

Elle, ta marraine, et Lui qui t’a pensé,
Dogme entier toujours debout sous l’exégèse
Même edmondschéresque ou francisquesarceyse,
Sonnet, force acquise et trésor amassé,

Ceux-là sont très bons et toujours vénérables,
Ayant procuré leur luxe aux misérables
Et l’or fou qui sied aux pauvres glorieux,

Aux poètes fiers comme les gueux d’Espagne,
Aux vierges qu’exalte un rythme exact, aux yeux
Épris d’ordre, aux cœurs qu’un vœu chaste accompagne.

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CANZONIERE PETRARCA
Traduction Jacky Lavauzelle
ARTGITATO
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Ritratto_di_francesco_petrarca,_altichiero,_1376_circa,_padova

canzoniere Petrarca 168
le chansonnier Pétrarque Sonnet 168
canzoniere poet

FRANCESCO PETRARQUE


ALPHONSE V NOUVEL HÉRACLÈS – OS LUSIADAS IV-55 LES LUSIADES LUIS DE CAMOES – Este pôde colher as maçãs de ouro

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ALPHONSE V DE PORTUGAL

Ferdinand de Portugal traduction Jacky LavauzelleOS LUSIADAS CAMOES CANTO IV
Os Lusiadas Les Lusiades
OS LUSIADAS IV-55 LES LUSIADES IV-55
LITTERATURE PORTUGAISE

Os Lusiadas Traduction Jacky Lavauzelle Les Lusiades de Luis de Camoes




Ferdinand de Portugal Os Lusiadas Traduction Jacky Lavauzelle Les Lusiades de Luis de Camoes

literatura português

Luis de Camões
[1525-1580]

Tradução – Traduction
texto bilingue




Luis de Camoes Les Lusiades Trad Jacky Lavauzelle

 Obra Poética  (1556)




OS LUSIADAS IV-55
A Epopeia Portuguesa

 

Traduction Jacky Lavauzelle

Ferdinand de Portugal Camoes Traduction Jacky Lavauzelle
Vasco de Gama

 

Traduction Jacky Lavauzelle

 

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Alphonse V l’Africain


ALPHONSE V DE PORTUGAL

L’AFRICAIN
Sintra 15 janvier 1432 – Sintra 28 août 1481
succède à Edouard I son père en 1438

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ALPHONSE V NOUVEL HÉRACLÈS

« Este pôde colher as maçãs de ouro,

« Alphonse a pu récolter les pommes d’or du Jardin des Hespérides,
Que somente o Tiríntio colher pôde:
Que seul auparavant Héraclès, le héros de Tirynthe, s’était emparé :
Do jugo que lhe pôs, o bravo Mouro
A cause du joug qu’il lui imposa, le courageux Maure
 A cerviz inda agora não sacode.
Ne relève plus le cou désormais.
Na fronte a palma leva e o verde louro
Sur le front s’illuminent la palme et le vert laurier
Das vitórias do Bárbaro, que acode
Des victoires sur le peuple Barbare, venu
A defender Alcácer, forte vila,
Défendre Alcacer, ville fortifiée,
Tângere populoso e a dura Arzila.
La bouillonnante Tanger et la dure Arzila. 

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Traduction Jacky Lavauzelle
Nuno Álvares Pereira

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OS LUSIADAS CANTO IV

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Ferdinand de Portugal Traduction Jacky Lavauzelle

Vasco de Gama par Gregorio Lopes

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LA MORT DU VETERAN CAMOES

Et puis, pour qu’un royaume ait des gens de lettres, il lui faut de l’argent pour les pensionner. Le Portugal, qui épuisait son épargne en flottes, en armées, en constructions de citadelles, ne pouvait avoir dans son budget un chapitre d’encouragemens aux lettres et aux arts. Bientôt même l’état ruiné par ses conquêtes, obéré par la victoire, n’eut plus de quoi suffire aux besoins de ses armées : il finit par ne pouvoir plus nourrir ceux qui l’avaient servi. Camoens mourut à l’hôpital, ou à-peu-près ; mais ce ne fut pas comme poète ; ce ne fut pas comme Gilbert et Maifilâtre à côté d’autres écrivains largement rentes: ce fut comme un vétéran dont la solde manque, ou dont la pension de retraite est suspendue.il mourut comme beaucoup de ses compagnons d’armes, comme mouraient les vice-rois eux-mêmes, qui n’avaient pas toujours (témoin dom Joâo de Castro) de quoi acheter une pouie dans leur dernière maladie.

« Qu’y a-t-il de plus déplorable que de voir un si grand génie si mal récompensé ? Je l’ai vu mourir dans un hôpital de Lisbonne, sans avoir un drap pour se couvrir, lui qui avait si bravement combattu dans l’Inde orientale et qui avait fait cinq mille cinq cents lieues en mer. Grande leçon pour ceux qui se fatiguent à travailler nuit et jour et aussi vainement que l’araignée qui ourdit sa toile pour y prendre des mouches. »
Il peut résulter de cette apostille que José Indio a vu Camoens à l’hôpital, sans qu’il faille prendre à la lettre les mots je l’ai vu mourir.
Ce fut dans ces circonstances que le désastre d’AIkacer Kébir (4 août 1578) frappa de mort le Portugal. Il restait encore à Camoens une larme pour sa patrie : Ah ! s’écria-t-il, du moins je meurs avec elle ! Il répéta la même pensée dans la dernière lettre qu’il ait écrite. « Enfin, disait-il, je vais sortir de la vie, et il sera manifeste à tous que j’ai tant aimé ma patrie, que non-seulement je me trouve heureux de mourir dans son sein, mais encore de mourir avec elle. »
Il ne survécut que peu de mois à ce désastre, et mourut au commencement de 1579, à l’âge de cinquante-cinq ans.
Il fut enterré très pauvrement dans l’église de Santa Anna, dit Pedro de Mariz, à gauche en entrant et sans que rien indiquât sa sépulture. Ses malheurs firent une impression si profonde, que personne ne voulut plus occuper la maison qu’il avait habitée. Elle est restée vide depuis sa mort. Les prévisions de Camoens ne tardèrent pas à s’accomplir. Le Portugal, ce royaume né d’une victoire et mort dans une défaite, tomba bientôt sous le joug de Philippe IL Ce monarque visitant ses nouvelles provinces, s’informa du poète, et, en apprenant qu’il n’existait plus, il témoigna un vif regret….

Charles Magnin
Luiz de Camoëns
Revue des Deux Mondes
Période Initiale, tome 6

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Traduction Jacky Lavauzelle

ARTGITATO
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Ferdinand de Portugal Camoes Os Lusiadas IV Traduction Jacky Lavauzelle

ALPHONSE V DE PORTUGAL

 OS LUSIADAS IV

LUIS DE CAMOES LES LUSIADES


Camoes Canto III